SOS Racisme Partenaire de Quat'rues

lundi 22 juin 2009

Rire contre le racisme à Lyon - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Créé en 2004, Rire contre le Racisme, est devenu un évènement annuel. Il porte tous les traits d’un militantisme qui s’adapte à son époque. Depuis la naissance des deux association que sont SOS Racisme et l’UEJF, qui organisent et coordonnent le spectacle, de nombreux artistes et de simples citoyens descendent régulièrement dans la rue pour défendre le combat antiraciste. Cette année, la première édition de rire à Lyon, ce 22 juin,aura lieu sur les berges de Saône, présenté par Cyril Hanouna, accompagné de Phil Darwin, de Booder, ainsi que tant d’autres... A Paris, le spectacle aura lieu le 5 septembre à l’Olympia. Les plus grands noms de la scène humoristique française (Anne Roumanoff, Michel Boujenah, Florence Foresti...) seront au rendez-vous !

Pour plus d’information :www.rirecontreleracismealyon.fr



Rire contre le racisme à Lyon - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Iran : plusieurs centaines de manifestants à Paris - International - 21/06/2009 - leParisien.fr

Entre 500 et 1500 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi à Paris en «en solidarité avec le peuple iranien» pour protester contre le résultat de l'élection présidentielle en Iran.

Plusieurs manifestants avaient revêtu des vêtements verts, la couleur de Mir Hossein Moussavi, principal opposant au président Mahmoud Ahmadinejad, lors de ce rassemblement organisé près de l'ambassade d'Iran par SOS-Racisme avec le soutien de militants iraniens, de syndicats étudiants (UNEF, UEJF notamment), d'associations et d'élus de gauche et du MoDem.

«Censure, sabotage: sortons l'Iran de sa cage», «L'Iran aux Iraniens, pas au régime assassin», «Les droits de l'homme en Iran: bafoués, bafoués», ont notamment scandé les manifestants, en brandissant des banderoles et des photos des mouvements de contestation en Iran.

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, a appelé le gouvernement français à «faire preuve de davantage de fermeté» face à «un régime assis sur du sang» et s'est prononcé pour de nouvelles élections en Iran.

Des personnalités politiques se sont également jointes à cette mobilisation, parmi lesquelles Jack Lang (PS), la députée européenne Corinne Lepage (MoDem, Cap 21) et l'ancienne secrétaire d'Etat (UMP) Nicole Guedj, ainsi que l'écrivain Marek Halter.


Iran : plusieurs centaines de manifestants à Paris - International - 21/06/2009 - leParisien.fr

Rassemblement en soutien au peuple iranien - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Dimanche 15 h - place d’Iena

APPEL EN SOUTIEN AU PEUPLE IRANIEN

Ainsi, donc, ces centaines de milliers de manifestants ne seraient que « poussière » selon le président battu Ahmadinejad ?

Ainsi, donc, son propre peuple n’existerait pas ?

Par son coup de force électoral, le régime des mollahs décrète l’infaillibilité d’un régime théocratique définitivement supérieur aux choix rationnels des citoyens ; en interdisant les manifestations, en censurant les médias, en procédant à des arrestations arbitraires, en coupant les moyens modernes de communication, il cherche le pourrissement avant l’affrontement.

Le mouvement populaire pacifique des Iraniens peut marquer le début d’une nouvelle ère en Iran qui voit le peuple revendiquer la démocratie. Celui-ci a soif de changement et a choisi, après le scrutin du 12 juin, la voie exemplaire d’un soulèvement démocratique. Il a compris que – sauf à vouloir subir le sort du printemps chinois de 1989 – c’est le moment ou jamais de s’unir durablement pour faire respecter leur citoyenneté. La détermination du pouvoir fait désormais face à celle des Iraniens eux-mêmes unis par le nombre, le calme, la détermination...et le soutien de l’opinion publique internationale.

C’est pourquoi il faut aussi, dans le monde, aider les relais de la démocratie iranienne en marche comme nous y appellent tant de voix : au-delà du respect de leur vote, qu’exigent tous les Iraniens, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, ce qui se passe en Iran peut changer la face du Monde et est porteur d’’un avenir neuf.

C’est de cet espoir dont tous ceux qui sont épris de liberté, de justice et de démocratie ont besoin. Nous avons envie que le peuple iranien réussisse ce changement. Les modalités lui appartiennent et le débouché devra très certainement être négocié. Mais pour cela, il faut tenir. Certes, cela dépend en grande partie du peuple iranien mais, par la manifestation de notre solidarité, nous voulons lui dire que le monde le regarde en admirant son courage.

- Nous exigeons la cessation des tirs meurtriers et les violences sur les manifestants

- Nous demandons le respect du droit des journalistes de rendre compte librement des évènements en cours.

- Nous exigeons la libération des manifestants arrêtés

Soutenons les iraniens dans leur exigence de la vérité des urnes !

Rassemblement Dimanche à 15h, place d’Iéna

(M° Iena).

Premiers signataires : SOS Racisme, Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS chargé des droits de l’homme Centre culturel Pouya, UEJF, FIDL, Confédération étudiante, Fédération Nationale des maisons des Potes, Banlieues du Monde, NPNS, Naza Moktari, Patrick Pelloux, médecin urgentiste, Marek Halter, Jack Lang,ancien ministre et député, Mohamed Sifaoui, journaliste Michel Taubman rédacteur en chef de la revue Le meilleur des mondes, Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, Harlem Désir, Député européen, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Fodé Sylla, membre du Conseil économique et social (…)



Rassemblement en soutien au peuple iranien - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Intervention au collège Vernier à Nice

Extrait de Direct Nice daté du 10 juin 2009

Conférence-débat organisée à Eze le 30 juin

Dans le cadre de la campagne nationale de SOS Racisme " 30 000 expulsions

c'est la honte, Mobilisons nous",

SOS RACISME 06 organise le 30 juin 2009 à EZE (19h30) une conférence débat
sur le thème :

MIGRATIONS SUD NORD : ENJEUX ET PERSPECTIVES


Les intervenants seront :

Dominique Sopo (Président de SOS Racisme et Professeur de sciences
économiques et sociales), LÔ Gourmo (Professeur de droit et Avocat),
Marie-Aline TRESSON (Professeur d'histoire-géographie et Membre de SOS
Racisme 06), Basile NGANGUE EBELLE (Président du festival du film
panafricain, Conférencier, Président Nord Sud Développement)

Cette conférence débat sera suivie d'un buffet autour duquel nous pourrons
continuer à échanger ensemble.

Elle est organisée avec le soutien de :
Poètes and Co, MPCIA, APGL, VIP-LUX, URBAN CAR, CHEZ OUCINE/LA TABLE DU
MAROC.

Pour signer la pétition, retrouvez-nous sur le blog de campagne de SOS Racisme, C'est la honte : http://www.cestlahonte.info/
link

jeudi 18 juin 2009

AFP: Fichage ethnique: la société Daytona condamnée à 20.000 euros d'amende

VERSAILLES (AFP) — La cour d'appel de Versailles a condamné mercredi la société Daytona, spécialisée dans la mise à disposition d'hôtesses et de commerciaux pour de grandes marques, à une amende de 20.000 euros pour "fichage ethnique" de ses collaborateurs.

Après une condamnation au tribunal de Nanterre, en octobre 2008, à 20.000 euros d'amende dont 15.000 avec sursis pour fichage ethnique et discrimination raciale, le parquet avait fait appel, en jugeant la peine trop légère.

La cour d'appel de Versailles a finalement condamné la société à une amende plus lourde, puisque non assortie de sursis, mais elle a relaxé Daytona du délit de discrimination raciale.

L'ancien directeur général François Leveque et l'ex-directrice du département hôtesses, Caroline Housset ont eux aussi été relaxés. En première instance ils avaient écopé respectivement de 3.000 euros (dont 2.000 avec sursis) d'amende pour fichage ethnique et de 4.000 euros d'amende (dont 4.500 avec sursis) pour fichage ethnique et discrimination raciale.

C'est sur la base d'un fichier informatique classant les candidats à des opérations commerciales - 1 pour les Européens blancs, 2 pour les Maghrébins, 3 pour les Noirs et 4 pour les Asiatiques - et signalé par un employé de Daytona à SOS Racisme en novembre 2002, que l'association avait porté plainte contre l'entreprise.

SOS Racisme, qui s'était constitué partie civile, avait également versé au dossier un document émanant de la société et sur lequel figurait, à propos des hôtesses permanentes, la mention "de nationalité française et +pure white+" (blanche pure).

"Le support papier d'où a été tiré la copie papier n'a pas été retrouvé", souligne la cour d'appel dans son arrêt pour relaxer Daytona du délit de discrimination raciale.

En revanche, "la direction des ressources humaines de Daytona (...) a procédé pour le compte de la société (...) à l'enregistrement et à la conservation de données nominatives sensibles des personnes recrutées en ce qui concerne notamment leur race, sans leur demander leur accord", précise l'arrêt.

"Nous avons enfin une jurisprudence sur le fichage ethnique" a déclaré à l'AFP Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme. "Cela nous permettra de lutter contre les velléités des entreprises à procéder aux statistiques ethniques", a-t-il ajouté.


AFP: Fichage ethnique: la société Daytona condamnée à 20.000 euros d'amende

mercredi 17 juin 2009

"Blanc Bleu Belge": Adecco devant la chambre du conseil | RTBF INFO


Une trentaine de personnes ont manifesté mardi devant le Palais de Justice de Bruxelles en vue d'inciter la justice à avancer dans l'instruction judiciaire pour discrimination raciale ouverte contre l'agence d'intérim Adecco.

Les manifestants ont répondu à l'appel de la FGTB et des organisations de lutte contre le racisme Kif Kif et SOS Racisme.

L'instruction, ouverte en 2001 après une plainte d'un collaborateur de l'agence, risque la prescription à partir du 2 septembre prochain. Le dossier a été plaidé mardi devant la chambre du conseil de Bruxelles qui devra décider d'un éventuel renvoi de l'affaire vers le tribunal correctionnel.

La chambre du conseil devrait se prononcer le 30 juin.

Pour la défense, la date de prescription sera inévitablement atteinte. A la FGTB, on espère pouvoir trouver une mesure juridique visant à suspendre la prescription mais on reconnaît que la tâche sera difficile. "Travail = un droit pour tous" ou "BBB = Blanc Bleu Bête", pouvait-on lire sur des calicots.

Le collaborateur d'Adecco avait indiqué que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge", du nom d'une race bovine développée en Belgique.

"Il est très rare d'avoir une preuve de discrimination raciale car cette pratique est discutée généralement au cours de colloques singuliers. Et si la législation est favorable à la poursuite de tels actes, elle est difficilement applicable en réalité. Cette affaire permet de confirmer des études notamment du BIT, de l'ONEM, du Forem ou d'universités sur les problèmes de discriminations à l'embauche. Nous sommes convaincus que ce genre de pratique existe toujours au sein du secteur intérim, mais de façon plus insidieuse", a déclaré Jean-François Marcours, juriste au service d'étude de la FGTB fédérale.

La FGTB se montre critique vis-à-vis du parquet pour sa lenteur dans ce dossier. "On ne peut qu'être interpellé par l'attitude du parquet qui aurait une très grande responsabilité en cas de prescription. Qu'importe finalement la justification, on ne peut que s'interroger sur le temps qu'a pris le parquet, soit cinq ans, pour rédiger ses deux pages de réquisitoire", a réagi Jean-François Marcours.

Du côté de la défense, on souligne que la société Adecco n'a jamais introduit le moindre acte en vue de ralentir la procédure. La défense estime que la prescription du dossier est acquise, compte tenu du délai d'un éventuel appel et même du délai de fixation devant le tribunal correctionnel.

Le service d'étude de la FGTB espère pouvoir obtenir une suspension de la prescription en fixant une date d'audience d'introduction au procès, en cas de renvoi du dossier vers le tribunal correctionnel, mais il reconnaît que le délai est fort court.

Sur le fond du dossier, le conseil de la société Adecco affirme que les pratiques reprochées à son client appartiennent au passé. L'agence d'intérim a édicté un code de conduite visant à prévenir tout acte de discrimination à l'embauche.

La société Adecco reconnaît avoir pratiqué une discrimination raciale à la demande d'employeurs, a expliqué Me Laurent Kennes. Sur les 58.213 annonces saisies au cours de perquisitions effectuées le 21 février 2001, au siège social d'Adecco et dans plusieurs agences de la société, un peu moins de cent comprenaient la mention "BBB". Pour Me Kennes, ce faible pourcentage, soit 0,18%, mais qui "reste inadmissible", prouve que l'initiative de la pratique n'émanait pas de représentants d'Adecco.

La société Adecco a été condamnée en appel en France, en juillet 2007, pour discrimination raciale à l'embauche.



"Blanc Bleu Belge": Adecco devant la chambre du conseil | RTBF INFO

1er procès européen contre les discriminations à l'embauche - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Mardi 16 juin 2009 à 9H30 aura lieu au palais de justice de Bruxelles un très important procès européen contre le plus gros systèmes discriminatoire mis à jour dans le secteur de l’emploi. Il s’agit du premier procès antiraciste européen.

L’audience portera d’une part sur le renvoi de la société ADECCO, numéro un mondial de l’Intérim pour discrimination raciale avec le code raciste "BBB" qui signifie "pur belge" (en référence aux vaches Blanc Bleu Belges). L’entreprise est suspectée d’avoir obeit à plus de cent entreprises commanditaires de ces discrimination en réclamant à ses chargés de recrutement de leur fournir les BBB que ces entreprises réclamaient. Ce système discriminatoire mis à jour le 22 février 2001 dans les agences ADECCO de Bruxelles grace à une perquisition diligentée par un juge d’instruction compétent avait été, trois semaines auparavant, le 28 janvier 2001 découvert dans une agence ADECCO de Paris grace à un contrôle d’huissier diligenté par l’association SOS Racisme. En France, le code raciste était simplement différent d’une lettre , il s’agissait du code BBR (Bleu Blanc Rouge).

- Le deuxième enjeu du procès du 16 juin 2009 à Bruxelles porte justement sur la recevabilité de la constitution de partie civile de SOS Racisme dans l’affaire Belge. En fait c’est grace à l’action judiciaire de SOS Racisme devant les autorités judiciaires Belges que cette affaire va enfin pouvoir être jugée. En effet, depuis mai 2004 l’instruction était terminée à Bruxelles et le dossier avait été renvoyé par le juge auprès du Procureur du Roi, mais ce procureur avait laissé l’affaire s’endormir comme la belle au bois dormant avec la complicité du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme Belge (CECLR). SOS Racsime, pour réveiller le dossier a demandé à se constituer partie civile en septembre 2007, c’est grace à cette demande de constitution de partie civile qu’en avril 2008, le procureur du Roi, en rendant son réquisitoire d’irrecevabilité de la partie civile de SOS racisme a réclamé le renvoi de la société ADECCO pour être de jugée de "notamment 100 actes de discriminations, pour le compte d’une centaine d’entreprises différentes".

- SOS Racisme, a appelé à la rescousse, un syndicat de travailleur belge, la FGTB (d’abord la FGTB de la restauration et l’hôtellerie, puis toute la FGTB) et l’association antiraciste Belge : Kif Kif. Ce syndicat et cette association ont décidé de rejoindre SOS Racisme dans cette bataille judiciaire et de se constituer partie civile à leur tour contre ADECCO pour être sur que cette affaire sera enfin jugée. SOS Racisme a aussi bataillé avec force et détermination pour que le CECLR Belge se constitue aussi partie civile et nous espérons le retrouver aussi à nos cotés devant le tribunal en espérant qu’il réclamera aussi la condamnation d’Adecco.

Devant le Palais de Justice, SOS racisme, kif Kf et la FGTP invitent tous les antiracistes qui connaissent l’ampleur des discriminations raciales à l’embauche à Bruxelles comme en France à venir soutenir la détermination des syndicats et des associations antiracistes à voir cette affaire enfin jugée. Ce système discriminatoire découvert en 2000 sévit toujours en Belgique comme en France même si les codes BBB en Belgique et BBR en France ont été remplacés depuis par les codes 1,2,3,4.

Le 17 juin 2009, à Paris, ou plus précisément devant la Cour d’Appel de Versailles, c’est ce code discriminatoire 1,2,3,4 qui sera justement jugé. La société DAYTONA fichait ainsi ses 5000 salariés occasionnels "hotesses et animateurs de vente" pour les affecter sur des missions selon les consignes discriminatoires des clients (1=type européen, 2=type maghrébin, 3=type africain ou antillais, 4= type asiatique). SOS Racisme est aussi à l’origine de ce procès. En première instance en novembre 2008, la société DAYTONA n’avait été condamnée qu’à 5000 Euros d’amende ferme (alors que le procureur réclamait 100 000 Euros). Nous espérons une sanction plus lourde en appel.

1er procès européen contre les discriminations à l'embauche - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

mardi 16 juin 2009

Discrimination au logement : LOGIREP mis en examen - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

En 2005, Monsieur Frédéric Tieboyon, d’origine ivoirienne, s’était vu refuser par LOGIREP - l’un des plus importants bailleurs sociaux d’Ile-de-France - l’attribution d’un logement dans la Tour d’Ouessant, au cœur du quartier du Chemin de l’Ile à Nanterre.

En effet, lors d’une conversation téléphonique enregistrée par Monsieur Tieboyon, son interlocutrice auprès de LOGIREP avait expliqué que « cet immeuble accueillait déjà beaucoup de personnes d’origine africain et antillaise ».

Le 28 juillet 2006, SOS RACISME déposait une plainte avec constitution de partie civile à l’encontre de LOGIREP, pour des faits constitutifs du délit de discrimination « raciale » dans la fourniture d’un bien et, d’autre part, pour le délit de fichage ethnique.

Aux termes de l’enquête judiciaire, LOGIREP avait été mis en examen pour « discrimination raciale » mais avait bénéficié d’une ordonnance de non-lieu s’agissant de l’incrimination de « fichage ethnique ».

Or, le 18 mai dernier, à l’occasion d’une perquisition dans les locaux de LOGIREP, le juge d’instruction en charge du dossier a considéré qu’il existait des charges suffisantes pour que LOGIREP soit mis en examen pour « mise ou conservation en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l’intéressé de données à caractère personnel, laissant apparaître directement ou indirectement ses origines ethniques ou raciales ».

Cette affaire s’inscrit dans le cadre de plusieurs procédures initiées par SOS RACISME à l’encontre des Offices HLM qui ont adopté un système de fichage ethnique des demandeurs de logements pour pratiquer une discrimination à raison de leur origine ethnique et non pour assurer « une mixité sociale » dans l’occupation du parc HLM.

Le Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne a d’ailleurs considéré, dans son jugement rendu le 3 février 2009 condamnant l’OPAC de Saint-Étienne, que ce seul argument de « mixité sociale » ne saurait constituer un mobile juridique justifiant la conservation de données relatives l’origine « raciale » ou ethnique du demandeur.



Discrimination au logement : LOGIREP mis en examen - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme: Sopo tance le PS - Toute l'actu sur Lejdd.fr

Invité lundi de l'émission 'Faces à Faces' de la chaîne Public-Sénat, Dominique Sopo, le président de l'association SOS Racisme, a pointé du doigt le Parti Socialiste, dénonçant une absence de 'logiciel idéologique qui soit en phase avec l'époque actuelle'. D'après Dominique Sopo, le PS est 'vieux dans sa relation avec la société civile', et peu intéressé par les 'réflexions de SOS racisme'. 'Un parti qui n'est plus capable d'être en lien avec la société civile, c'est extrêmement grave', a-t-il poursuivi, recommandant aux socialistes 'de s'intéresser aux primaires aux États-Unis'.
SOS Racisme: Sopo tance le PS - Toute l'actu sur Lejdd.fr

dimanche 14 juin 2009

Rire contre le racisme à Lyon le 22 juin : Voir les extraits des spectacles

Pour la première fois RIRE CONTRE LE RACISME ce décentralise et vient détendre l'athmosphère à Lyon : Mardi 22 juin, Square Delfosse (à l'embarcadaire) sur les bords de la Saone - Spectacle GRATUIT en introduction de Tout le Monde Dehors.

Animé par Cyril Hanouna



www.rirecontreleracisme.fr

www.myspace.com/rirecontreleracisme

http://www.facebook.com/pages/Rire-contre-le-racisme-a-Lyon/90252232197?ref=ts

Lyon : l’été sera show !

L’édition 2009 de « Tout l’monde dehors » commencera le 21 Juin prochain pour s’achever mi-septembre. Plusieurs animations seront au programme, qui prévoit trois temps forts ; la fête de la musique, les festivités du 14 Juillet et un vaste parcours interactif en vélo.

Gratuité, proximité, convivialité, émotion, surprises découvertes sont au menu des 250 animations, spectacles et évènements de cette nouvelle édition de Tout l’monde dehors, qui brasse, dans un grand métissage de cultures, toutes les disciplines artistiques ». Cette mise en bouche, servie par Najad Belkacem, adjointe déléguée aux grands évènements, à la jeunesse et à la vie associative, plante le décor d’une manifestation qui se veut chaleureuse et estivale. Du 21 juin au 19 septembre, Lyon se met au rythme de l’été avec plusieurs rendez-vous artistiques, gratuits et conviviaux disposés à travers la ville. Cette programmation invitera le public à découvrir au hasard d’une balade dans les 60 parcs et places publiques, des concerts et séances de cinéma en plein-air, des œuvres graphiques et des pièces de théâtres.

Premier temps fort de l’évènement, son lancement simultanément à la fête de la musique, les 21 et 22 juin. Pour l’occasion, une grande scène sera installée deux jours durant au quai Rimbaud, en bordure de Saône, scène qui accueillera entre autres le chanteur kenyan Keziah Jones. Plusieurs artistes locaux, dont le groupe lyonnais A.N.I et Laisy Daisy, se produiront également lors de ce rendez-vous musical. Le même plateau accueillera le lendemain, une quinzaine de jeunes humoristes français, qui participeront au stand-up organisé par SOS racisme et animé par Cyril Hanouna.
Autre grand rendez-vous de la manifestation, les festivités du 14 Juillet. Avant le traditionnel feu d’artifice, trois bals populaires animeront les quais de Saône de 19h à 22h. L’occasion pour le public de se plonger dans les traditions musicales orientales, avec les danses berbères, mais également de renouer avec les patrimoines français et européens, lors des bals folk et musette.
Enfin, dernier temps fort de cette édition, une grande déambulation en vélo au départ des terrasses de la Guillotière, ponctuées de pauses et d’animation surprenantes, emmènera le public au village festival Woodstower (parc de Miribel-Jonage), lors d’un parcours long de 15km.
Les organisateurs ont donc misé cette année sur la diversité et l’agréabilité des activités. L’an passé, la manifestation avait déjà séduit 55 000 spectateurs.

Une main tendue en forme de prière


By Caroline Fourest

Le discours prononcé par Barack Obama au Caire confirme un changement de stratégie face au défi complexe de l’après-11-Septembre, sans toutefois abandonner une formulation très religieuse des enjeux.

Mélangeant dangereusement Bible et western, Bush voulait répondre à l’intégrisme religieux par la guerre au nom de Dieu. Obama, lui, souhaite lutter contre l’intégrisme par le dialogue entre les religions. C’eUne mast un net progrès. Mais un progrès qui ne résiste pas à la tentation de privilégier la foi comme langage commun entre l’Amérique et le « monde musulman ».

Dans son allocution, le président américain a cité à plusieurs reprises le “saint Coran”, la “sainte Torah” ou la “sainte Bible”, rendu hommage aux prophètes Moïse, Jésus et Mahomet, en ajoutant que “paix et bénédiction soient sur eux”, avant de souhaiter la paix parce que “Dieu le veut”. George Bush voulait faire la guerre en Irak parce que “Dieu le lui avait demandé”. Le Dieu d’Obama est donc plus pacifiste que celui de George Bush. Tant mieux. L’incantation reste néanmoins risquée. Car, si Dieu est derrière tout ça, que s’est-il passé ? Dieu a-t-il changé d’avis ? La Maison Blanche a-t-elle changé de ligne directe ? Mais, au fait, qui nous dit qu’elle a une meilleure liaison qu’Al-Qaida ?

Emettons plutôt l’hypothèse que Dieu n’a rien à faire là-dedans. Simplement, les équipes d’Obama n’ont pas trouvé de meilleur technicien pour rétablir la ligne téléphonique entre Washington et Le Caire. De fait, les passages les plus applaudis furent ceux où le président américain a cité le “saint Coran”. Conformément à la tradition américaine, qui pense la question du voile sous l’angle de la liberté religieuse, le président américain a cru également devoir désigner un ennemi commun : ces affreux pays laïques qui interdisent à une musulmane de se couvrir la tête.

Personne ne lui reprochera d’avoir tenté d’aplanir les divergences en cultivant les convergences entre l’Amérique et le monde musulman. Sauf si ce dialogue se fait au détriment de la sécularisation. Car c’est bien la laïcité et non le seul respect de la liberté religieuse (ou même du pluralisme religieux) qui pourra stopper le cercle infernal nourrissant l’intégrisme.

Aux Etats-Unis, le recours systématique à Dieu en politique favorise la droite religieuse. C’est la même chose, en pire, dans les pays musulmans. Convoquer l’islam au service de la politique n’y a jamais permis de faire reculer le fanatisme, bien au contraire. Lorsque l’islam est religion d’Etat, les plus fondamentalistes finissent toujours par apparaître comme une alternative légitime, chaque fois que l’Etat faillit. Ce qui rend très dangereux de démocratiser avant de séculariser. Puisque les islamistes font un tabac à la moindre bouffée démocratique. Ceux qui s’en sortent le mieux, comme la Turquie, ont d’abord sécularisé, puis démocratisé. Même au pouvoir, les islamistes turcs sont contenus par la Constitution laïque. Tandis qu’en Egypte, où la sécularisation recule, une victoire des Frères musulmans servirait de signal à tous ceux qui rêvent d’instaurer la théocratie par la voix démocratique. La seule solution semble de séculariser, puis de démocratiser, sans laisser participer aux élections des partis utilisant le scrutin électoral en vue d’instaurer une dictature, qu’elle soit religieuse ou laïque.

Cela n’interdit pas de dialoguer avec tous les acteurs de ce cercle infernal, qu’ils soient autocrates ou théocrates. A condition de ne jamais oublier qui sont les vrais alliés des démocraties : ceux qui ne supportent plus ni les uns ni les autres. Ces démocrates laïques ne seront jamais en position de force sans une véritable sécularisation. D’où l’importance de s’adresser au monde musulman en lui parlant le langage de la raison et non celui de la religion. Si le plus brillant des présidents américains ne peut s’y résoudre, l’Europe, elle, ne doit surtout pas laisser cette tonalité s’éteindre.

Caroline Fourest

LE MONDE | 05.06.09 | 14h19

La Ligue des droits de l’Homme et la Ligue de l’enseignement déposent un recours contre l’accord avec le Saint Siège

Le 18 décembre 2008 un accord sur "la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur" a été signé par Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères et européennes, et Dominique Mamberti, secrétaire au Saint Siège pour les relations avec les Etats. Un décret du 16 avril 2009 signé par le Président de la République en porte publication. Cet accord est inadmissible. Il remet en cause la laïcité de la République en privilégiant une option spirituelle et en mettant fin au monopole d’Etat pour la collation des grades dans l’enseignement. Il méprise, en outre, les prérogatives du Parlement auquel, selon l’article 53 de la Constitution, doit être soumis tout accord international modifiant la législation. Afin de s’opposer à sa mise en œuvre, la Ligue des droits de l’Homme et la Ligue de l’enseignement déposent un recours commun auprès du Conseil d’Etat contre cet accord.

http://www.laicite-laligue.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1146&Itemid=32

Assassinat du Dr Tiller : quand l’idéologie aveugle devient meurtrière

Le Docteur George Tiller, fervent défenseur du droit des femmes à l’avortement a été lâchement abattu le 31 mai 2009 alors qu’il se rendait à un office religieux dans le Kansas. Il était l’un des rares médecins à pratiquer des avortements tardifs aux États-Unis. Cette figure emblématique du droit à l’avortement avait déjà été blessée en 1993 et sa clinique, la Women’s Health Care Services, l’objet de nombreuses manifestations de militants anti-avortement et d’un attentat à la bombe en 1985. Cela n’a pourtant jamais découragé ni intimidé le Dr Tiller dans son combat sans relâche pour le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. Il l’a payé de sa vie. Avec ce drame, les anti-avortements démontrent qu’ils n’ont jamais renoncé à leurs méthodes barbares, illégales et meurtrières. Une certaine Amérique renoue avec ses vieux démons en dépit et probablement à cause des prises de positions officielles du Président Obama en faveur de l’avortement qui a immédiatement dénoncé cet acte odieux. Ce meurtre confirme la fragilité d’un droit qui ne peut s’imposer sans une réelle volonté politique. Au-delà du drame humain et de l’indignation soulevée par ces pratiques inqualifiables dont l’unique objet est de provoquer peur et intimidation, ces faits nous rappellent, si besoin était, que nous devons redoubler de vigilance. Vigilance primordiale pour la défense du droit des femmes à l’avortement ici et ailleurs, et pour que chaque praticien de l’avortement soit protégé dans son exercice. A quelques jours des élections européennes, rappelons que la Slovaquie souhaite introduire dans sa loi des contraintes limitant le recours des femmes à l’interruption de grossesse ; que le gouvernement espagnol désirant améliorer sa loi, doit faire face à un lobby anti-avortement actif conduit par l’église catholique, que l’Irlande, Malte, la Pologne et Andorre n’ont toujours pas de cadre permettant aux femmes d’accéder à des avortements sûrs et légaux.

Ce crime innommable ne tolère aucune indulgence et doit être fermement condamné. Nous demandons donc instamment aux autorités politiques françaises et particulièrement au Président Sarkozy et à Madame Bachelot-Narquin, ministre de tutelle, de se prononcer sans ambiguïté pour dénoncer cet assassinat et réaffirmer que ce droit est un droit fondamental en France. L’intégrisme religieux d’où qu’il vienne doit être combattu, nous ne devons plus nous taire face aux forces anti-avortement, il s’agit de la liberté des femmes et des praticiens, de notre liberté à toutes et tous.

Contacts : Ancic - Marie-Laure Brival # 06 72 07 67 08 Cadac - Maya Surduts # 06 07 48 71 83 Le Planning Familial - Danielle Gaudry # 06 60 95 50 77 / Marie-Pierre Martinet # 06 70 19 83 48

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2009/06/03/2180-assassinat-du-dr-tiller-quand-lideologie-aveugle-devient-meurtriere

vendredi 12 juin 2009

AFP: Affaire Dray: Dominique Sopo dénonce une garde à vue abusive

PARIS (AFP) — Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a dénoncé le caratère abusif de sa garde à vue de près de deux jours dans le cadre de l'affaire Julien Dray, dans un entretien publié vendredi par Aujourd'hui en France/Le Parisien.

La garde à vue "était manifestement abusive, comme une bonne partie des 600.000 gardes à vue pratiquées tous les ans dans notre pays", a-t-il dit. "Je suis un simple témoin qui a répondu volontairement à une convocation de la justice", a-t-il ajouté.

"Où était l'utilité de la garde à vue, sinon celle de continuer à alimenter un cirque médiatique détestable", s'est encore interrogé le président de l'organisation anti-raciste.

Dominique Sopo et trois des cadres de SOS Racisme ont été remis en liberté sans charge retenue à leur encontre dans la nuiit de mercredi à jeudi après 42 heures de garde à vue.

Les policiers de la Brigade financière enquêtent sous la direction du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray. Ils s'intéressent notamment sur les liens entre l'association et le député socialiste de l'Essonne, un de ses fondateurs en 1984.

Deux collaborateurs de Julien Dray, qui ont été permanents de l'association, sont notamment épinglés dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin.

Tracfin les soupçonne d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de la Fidl (mouvement lycéen) des chèques pour un montant de 127.377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à M. Dray.

Dans son entretien, Dominique Sopo affirme que ces mouvements d'argent font partie "d'une mise en scène déclenchéée par le rapport de Tracfin". "La caisse de SOS Racisme sert à SOS et à rien d'autre", a-t-il affirmé. "Il n'y a pas d'espèces qui ont été utilisées à autre chose qu'à l'activité de SOS Racisme", a-t-il ajouté en affirmant qu'il n'y a "aucune relation financière entre SOS Racisme et Julien Dray".

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AFP: Affaire Dray: Dominique Sopo dénonce une garde à vue abusive

jeudi 11 juin 2009

« Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants-FIDH > Human Rights for All / Les Droits de l'Homme

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH -OMCT) publie un rapport d’enquête sur les entraves aux défenseurs des droits des migrants en France, intitulé « Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants."

Un Etat bénéficiant d’institutions démocratiques solides et éprouvées est-il une garantie de sécurité et de sérénité pour les défenseurs des droits de l’Homme qui y travaillent ? Alerté par la Ligue française des droits de l’Homme (LDH), l’Observatoire a mandaté une mission internationale d’enquête chargée d’examiner les conditions d’exercice de la défense des droits des migrants en France. La délégation s’est rendue en France du 17 au 25 mars 2009.

Les conclusions du rapport d’enquête sont inquiétantes : dérapages liés à la « culture » du résultat, objectifs chiffrés d’interpellations d’« aidants », pression permanente sur les personnes en contact avec les étrangers, favorisés par une législation imprécise et stigmatisante. Les cas recensés d’arrestations, voire de poursuites, de personnes ayant porté assistance à des étrangers permettent de conclure à l’existence, en France, d’un climat défavorable à la défense des droits des étrangers et ne peuvent que participer à une pression dissuasive forte. Cela est en contradiction flagrante avec la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme et l’Observatoire considère nécessaire de saisir, outre les autorités françaises concernées, les instances et mécanismes de protection des droits de l’Homme aux niveaux international et européen.

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« Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants :
« Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants-FIDH > Human Rights for All / Les Droits de l'Homme

AFP: La mise en cause de SOS Racisme "injustifiée" selon l'un des avocats

PARIS (AFP) — SOS Racisme, dont le président et plusieurs cadres ont été entendus pendant près de deux jours en garde à vue dans le cadre de l'affaire Julien Dray, a fait l'objet d'une "mise en cause totalement injustifiée", a affirmé jeudi à l'AFP l'un de ses avocats, Me Patrick Klugman.

"Il y a eu des fantasmes, des contre-vérités dans les médias, orchestrés parfois par les autorités", a-t-il estimé.

Le président de l'association antiraciste Dominique Sopo et trois de ses cadres ont été remis en liberté sans charge retenue à leur encontre peu après 03H00 du matin après 42 heures de garde à vue.

"Dominique Sopo était très détendu. Ses premiers mots étaient qu'il avait cours ce matin (jeudi) et des conseils de classe dans l'après-midi", a confié l'avocat, précisant que M. Sopo, qui est enseignant, allait "s'expliquer très rapidement sur le fond de l'affaire". "Il va s'exprimer très rapidement pour laver l'association de tout soupçon", a expliqué Me Klugman.

Les policiers de la Brigade financière enquêtent sous la direction du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray. Ils s'intéressent notamment sur les liens entre l'association et le député socialiste, un de ses fondateurs en 1984.

Deux collaborateurs de Julien Dray, qui ont été permanents de l'association, sont notamment épinglés dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin.

Tracfin les soupçonne d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de la Fidl (mouvement lycéen) des chèques pour un montant de 127.377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à M. Dray.



AFP: La mise en cause de SOS Racisme "injustifiée" selon l'un des avocats

SOS Racisme: Sopo et trois cadres remis en liberté – Metro

Le président ainsi que trois cadres de SOS racisme, placés en garde à vue mardi, ont été remis en liberté dans la nuit.

Le président de SOS Racisme, ainsi que trois cadres de l'association, ont été remis en liberté dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir été placés en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur les mouvements de fonds suspects concernant le député PS de l'Essonne Julien Dray, cofondateur de SOS Racisme.

Une perquisition dans les locaux parisiens de SOS Racisme a eu lieu après le placement en garde à vue, dans les locaux de la Brigade financière, de Dominique Sopo, du responsable des finances de l'association et de deux autres cadres de l'association.


L'avocat de Dominique Sopo, Me Jacky Benazerah a dénoncé durant la garde à vue de son client des "fuites orchestrées", considérant que la garde à vue était "un moyen de pression pour obtenir la vérité qui convient aux enquêteurs" et qui "salit SOS Racisme".


Me Léon-Lef Forster, avocat de Julien Dray a considéré de son côté que "la tactique d'enquête employée vise avant tout à une déstabilisation politique et non à une recherche sereine de la vérité". Les proches du député PS, ainsi que ses avocats dénoncent, depuis l'ouverture de l'enquête, le fait qu'ils n'ont pas accès au dossier.

Convoqué, Julien Dray n'a toujours pas été entendu a indiqué son avocat. Selon, Me Benazerah, les auditions des cadres de l'association étaient prévues depuis 15 jours. L'avocat de l'un des gardés à vue, Me Klugman, a quant à lui dénoncé "l'impression de coup de filet" donnée dans la presse concernant ces auditions.
SOS Racisme: Sopo et trois cadres remis en liberté – Metro

Affaire Dray : Les dirigeants de SOS Racisme doivent être libérés - France - LCI

Les dirigeants de SOS Racisme retenus en garde à vue depuis mardi ne seront pas déférés devant la justice et seront remis en liberté avant la fin de leur garde à vue jeudi, a indiqué mercredi soir une source proche de l'enquête. Le président de SOS Racisme Dominique Sopo et trois autres membres de l'organisation étaient encore entendus mercredi à la brigade financière de Paris dans le cadre de l'affaire Dray, leur garde à vue ayant été prolongée de 24 heures.

"Dominique Sopo est dans un excellent état d'esprit, il est tout à fait tranquille et serein", a dit son avocat maître Jacky Benazerah. "Il m'a indiqué qu'à aucun moment l'association n'avait fait de malversations ou de détournements", a-t-il ajouté. Les dirigeants de l'association antiraciste sont interrogés sur le financement de SOS Racisme.

L'affaire porte sur le transfert au bénéfice apparent de Julien Dray entre 2006 et 2008 de 351.027 euros prélevés par des personnes de son entourage sur les comptes bancaires des associations les Parrains de SOS Racisme et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl). Sont aussi examinés d'apparents versements d'entrepreneurs de l'Essonne au député PS. Dans un entretien publié début mai dans Le Parisien, Julien Dray déplorait la lenteur de l'enquête judiciaire le concernant et niait toute malversation.



Affaire Dray : Les dirigeants de SOS Racisme doivent être libérés - France - LCI

mercredi 10 juin 2009

RIRE CONTRE LE RACISME A LYON LE 22 JUIN 2009 A 20H30

Des humoristes de renom, un spectacle populaire et engagé pour faire taire le racisme dans un grand éclat de rire.
RIRE CONTRE LE RACISME sera pour la première fois à Lyon le 22 JUIN 2009 en spectacle « PLEIN AIR » et « GRATUIT » sur les berges de Saône – place Delfosse – quai Rambaud - Lyon 2ème M/T Perrache Cyril HANOUNA présentera : Phil DARWIN, BOODER, Céline IANNUCCI, Vanessa FERY, ALPACH, Ali, KALLAGAN, RED ONE, OPHIR, John ELEDJAM, Katia DORIS, Kevin RAZY, MOURAD ET OUALI.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>www.rirecontreleracisme.fr<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<


Né en 2004 de la volonté conjuguée de deux organisations, l'UEJF et SOS racisme, cet événement annuel rassemble sur une même scène les plus grands comiques français afin de mobiliser dans un grand éclat de rire contre le racisme et l'antisémitisme.
Parce que rire ensemble rassemble, cette opération a pour objectif de démonter les préjugés et les stéréotypes, et d'apporter un message positif pour une plus grande tolérance, une meilleure acceptation de l'autre et ses différences.



Qui veut nuire à SOS Racisme ? - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Suite au placement en garde à vue de Dominique Sopo, le bureau national de l’association renouvelle son entière confiance à son président et à tous les membres du bureau National qui sont actuellement entendus. SOS RACISME souhaite rappeler qu’aucun fait n’est reproché à son Président, ni aux autres membres de la direction, entendus en simple qualité de témoins dans le cadre d’une audition prévue de longue date. Néanmoins la campagne de presse organisée autour de cette audition, en change radicalement la nature et le but et porte une atteinte grave et injustifiée à l’honneur de SOS Racisme. Depuis maintenant près de 7 mois l’association est soumise à un régime d’exception en complète violation l’ état de droit. Intimidation des militants, audition des bénévoles, perquisitions réitérées au siège. Plus grave encore les autorités en charge de l’enquête organisent sciemment des fuites dans la presse, dont l’effet, loin d’aider à la manifestation de la vérité, n’est que de salir le travail quotidien des milliers de militants qui œuvrent pour lutter contre les fléaux du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations. Les policiers sont entrain, en ce moment même, de copier l’ensemble des données de notre serveur. Serveur sur lequel se trouve l’ensemble des informations relatives aux affaires judiciaires en cours (dont plusieurs dossiers de violences policières, de testings, de fichage ethniques). Une conférence de presse sera organisée dans les 48h pour dénoncer et faire cesser la campagne de déstabilisation actuellement en cours à l’encontre de la plus grande association antiraciste.
Qui veut nuire à SOS Racisme ? - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

mardi 9 juin 2009

Découvrez l'excellent court métrage : LE QUOTA ! - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Découvrez l'excellent court métrage : LE QUOTA ! - Pote à pote - Tout sur les quartiers
jeudi 4 juin 2009, par Pote à pote
Que feriez vous si le quota sonnait à votre porte ? le Quota est un court métrage rigolo, n’hésites pas à le faire découvrir à tes amis.



le Quota

TOPJ.NET - L'Agenda

Jeudi 18 juin 2009, de 19h30 à 22h00 : Colloque intitulé « Les liaisons dangereuses du populisme de gauche », présenté par Laurent Azoulai, Président du Cercle Léon Blum.


Jeudi 18 juin 2009, de 19h30 à 22h00, aura lieu un colloque intitulé « Les liaisons dangereuses du populisme de gauche », présenté par Laurent Azoulai, Président du Cercle Léon Blum.

Au programme :

Les mots: par Eric Marty, Professeur de littérature française contemporaine, suivi d’une table ronde animée par Serge Moati, sur le thème: « de Chavez à Bové, de Dieudonné à Durban, où en est la gauche ? »

Participants :
Jean-Christophe Cambadelis, Député PS de Paris, concepteur de la gauche plurielle, Renée Fregosi, Directeur de recherche à l'Institut des Hautes Etudes de L'Amérique Latine, François Heisbourg, Conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique, Patrick Klugman, Avocat de SOS Racisme dans les dossiers Dieudonné et tribu K, Malka Markovitch, Auteur de « Les Nations désunies », analyste des conférences de Durban et de Genève, Hubert Vedrine, Ancien Ministre des Affaires étrangères, Directeur de HV Conseil.
Cette table ronde sera suivie d’un débat avec la salle.

La conclusion sera présentée par Bernard-Henri Levy, philosophe, auteur notamment de « Ce grand cadavre à la renverse ».

Le colloque aura lieu à la salle Durouchoux de la mairie du 14ème, rue Durouchoux - 75014 Paris (métro Mouton-Duvernet).
Merci de confirmer votre présence dès à présent à:
cercleleonblum@wanadoo.fr

TOPJ.NET - L'Agenda

L’obsession ethnique - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Par Vus Make

La question de l’appartenance ethnique est omniprésente dans les médias elle n’apporte pourtant aucune valeur ajoutée à l’information.

Les titres se suivent et malheureusement se ressemblent : « Les suspects, d’origine indo-pakistanaise.. », « Cinq jeunes hommes et une femme, membres de la communauté sri-lankaise et indo-pakistanaise… », « Cinq hommes et une femme, âgés de 25 à 28 ans et appartenant à la communauté indo-pakistanaise… », … C’est en ces termes que les médias, de l’AFP en passant par le Figaro ou encore Elle, sans oublier les grandes chaînes comme TF1 ou France 2 ou encore la radio se sont fait l’écho d’un fait divers survenu à la Courneuve, en Seine Saint Denis le 21 févier 2009. La quasi-totalité des médias ont jugé « indispensable » de préciser que les personnes suspectées étaient d’origine ou de nationalité indo-pakistanaise. Cette attitude quasi systématique du traitement des faits divers par l’appartenance ethnique vraie ou supposée des personnes mises en cause touche parfois à l’obsession. Alors pourquoi cette obsession ethnique des journalistes ?

La question de l’altérité dans les médias reste entière. En effet, de nombreuses conférences, colloques et autres rapports, se penchent très souvent sur la question de la présence à l’antenne ou dans les rédactions de journalistes issus de la diversité, mais ces réflexions laissent de côté la question du traitement de la différence dans les médias. Cette question mérite une véritable réflexion de la part des journalistes mais plus largement de la société.

Cette problématique est essentielle quand on connaît le poids des médias dans la représentation que la société a d’elle-même, et force est de constater aujourd’hui que les médias ne savent pas traiter de la question de l’altérité dans les sujets dont ils sont amenés à s’emparer.

Les médias, bien plus que tout autre secteur d’activité, sont au cœur de la société, et cette position leur confère une responsabilité vis-à-vis de celle-ci. Donner des précisons sur l’origine d’un suspect alors que cet élément ne présente aucun intérêt informatif peut porter préjudice à cette personne et plus largement à toute personne partageant avec ce suspect une origine commune. Cette attitude contribue à nourrir les clichés et les idées reçues qui font le lit de la méfiance et de la peur qui aveugle les sociétés. Il est primordial que les journalistes entreprennent un travail d’introspection sur ces problématiques, pour se débarrasser de certains réflexes que chacun d’entre nous peut avoir dans la vie de tous les jours, mais que les journalistes qui s’adressent à des millions de personnes ne peuvent conserver. Cette précaution est indispensable à observer, au-delà des personnes d’origine étrangère, vis-à-vis de tous les membres de la société, car il en va de la qualité de l’information proposée par les journalistes, comme des conditions indispensables au vivre ensemble.


L’obsession ethnique - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Faut-il mettre les professeurs les plus expérimentés dans les zones d’éducation prioritaire ? - Pote à pote - Tout sur les quartiers

La première question que l’on peut se poser, c’est peut-on enseigner de la même manière dans des écoles primaires, collèges et lycées qui se trouvent dans les zones d’éducation prioritaire que dans des zones dites « normales ». La réponse, en premier lieu, est assez évidente. Et c’est non. En effet, l’enseignement en ZEP reste assez difficile aussi bien pour les profs qui sont expérimentés et bien plus encore pour les néo-titulaires. L’enseignement en ZEP demande à prendre un compte un certain nombre de spécificités. Les difficultés sociales auxquelles sont confrontées les élèves de ces zones ainsi que leurs familles. Les difficultés d’apprentissages, alliées aux difficultés de concentration handicapent ces élèves dans la possibilité d’une réussite scolaire. Il est donc impossible de pouvoir appliquer les mêmes méthodes d’apprentissage dans les zones scolaires classiques que dans les ZEP.

Les néo-titulaires sortent directement de l’IUFM, malgré l’amélioration de l’approche qui en est faite, force est de constater que leur formation est encore inadaptée dans l’ensemble à l’enseignement et à l’accueil de ces élèves. Et nombre d’entre eux démissionnent quelques mois voire semaines après le début de la rentrée scolaire. Les placer en permanence en ZEP aura plus pour conséquence de les démoraliser. Mais il n’est pas rare de trouver quelques néo-titulaires qui sortent du lot et montrent les aptitudes nécessaires à l’enseignement en ZEP. Les professeurs les plus expérimentés ont pu voir la situation se dégrader depuis une vingtaine d’années. Ils se sont adaptés au milieu scolaire mais certains d’entre eux, au-delà de finir leur carrière dans ces zones où effectivement leur savoir faire serait le plus bénéfique aux élèves, préfèrent quitter les collèges et lycées difficiles pour des établissements dits classiques.

Il faut repenser l’ensemble des politiques d’approches des ZEP, tant dans l’enseignement que des équipes pédagogiques, qui enseignent dans ces zones. En tout premier lieu, il faut attirer les profs les plus expérimentés dans ces zones. C’est-à-dire revoir les grilles de salaires, car les spécificités liées à l’enseignement dans ces zones demandent des temps de préparation et d’investissement supérieurs à ceux d’un établissement classique. Il faut penser à pérenniser les équipes pédagogiques car une équipe où les membres sont présents sur, deux voire trois ans, ne peut pas mener à terme des projets spécifiques ou encore se fixer des objectifs atteignables avec les élèves. Il faut également mettre les moyens pour dédoubler les classes ou les groupes d’élèves. Pourquoi même ne pas envisager de dédoubler le nombre de profs par classes, prévoir des binômes d’enseignants qui travailleraient avec les élèves. Ceci permettrait de consacrer plus de temps aux élèves qui sont en difficulté.

La question des moyens financiers reste une évidence flagrante. Mais surtout il faut redonner la confiance aux enseignants pour leur permettre d’enseigner, dans les meilleures conditions, ainsi ils redonneront la confiance aux élèves. « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher essayez l’ignorance » (Abraham Lincoln).

Marc Degbé


Faut-il mettre les professeurs les plus expérimentés dans les zones d’éducation prioritaire ? - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Elections européennes - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme se félicite du faible score des listes d’extrême-droite en France aux élections européennes. En effet, que ce soit le score du Front National ou celui anecdotique des listes aux relents antisémites menées par Dieudonné, on ne peut que constater un recul électoral très net de cette partie de l’échiquier politique.

Ceci étant, derrière les scores des listes clairement identifiées comme étant d’extrême-droite, nous restons attentifs à l’évolution de toute une série de formations politiques qui ont pu jouer – sur l’immigration, sur la Turquie, sur l’insécurité – avec des thèmes populistes.

Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare : « A l’heure où la société française, en mettant un terme à une présence électorale significative de l’extrême-droite, montre à quel point elle est ouverte sur l’Autre et décrispée sur des thèmes naguère agités par des épouvantails, aucune formation politique ne devrait pouvoir prétendre agiter le populisme en raison d’une prétendue « demande » venue de la société. De même, aucune formation politique ne devrait continuer à intégrer que l’extrême-droite est porteuse d’une expression significative de la société française, au point d’être paralysée ou muette sur toute une série de sujets fondamentaux. »


Elections européennes - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Agression devant une école juive : un acte inacceptable - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme dénonce l’agression dont a été victime un jeune collégien devant une école juive de la rue Secrétan (19ème arrdt de Paris) vendredi dernier.

Il apparaîtrait que ce jeune, portant une kippa, ait été pris à partie par d’autres jeunes. En tout état de cause, une agression, quelle que soit sa motivation, est inadmissible. Mais si elle avait été effectivement précédée d’insultes antisémites, nous serions alors face à un acte antisémite qui devrait pousser les pouvoirs publics à agir. En effet, une agression de nature raciste ou antisémite n’est jamais un simple fait divers. Elle est toujours l’indice de tensions qui traversent la société française.

Le jeune âge des agresseurs suspectés montre que l’Ecole doit voir son rôle d’apprentissage au vivre ensemble considérablement renforcé.

Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare : « Il est du rôle de tous les pouvoirs publics –Gouvernement, collectivités locales,… - de mettre en œuvre des plans de renforcement des logiques de vivre ensemble au sein des établissements scolaires. Agir, ça n’est pas simplement condamner quand l’acte survient. C’est aussi et surtout se donner les moyens pour que de tels actes ne se produisent pas. »



Agression devant une école juive : un acte inacceptable - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

"Les droits des étrangers mis à mal par le Conseil d'Etat?

Les étrangers auront-ils moins de droits si la réforme de la justice administrative engagée par le Conseil d'Etat aboutit? Les magistrats le craignent même si le Syndicat de la juridiction administrative Images (SJA),majoritaire, a levé le mot d'ordre de grève d'hier 3 juin, l'Union syndicale des magistrats administratifs (Usma) l'ayant, en revanche, maintenu.

La réforme engagée par le Conseil d'Etat est censée répondre à l'inflation de deux contentieux, dont celui des étrangers (l'autre est celui du permis de conduire à points). «En région parisienne, plus de 50% des affaires sont liées au contentieux des étrangers et, pour les deux cours d'appel, plus des deux tiers», explique Robert Le Goff, secrétaire général du SJA. Cette augmentation est due à l'accroissement des mesures d’éloignement prononcées par les préfectures, cet accroissement étant lui-même la conséquence de la politique chiffrée d'expulsions mise en oeuvre par le ministère de l'Immigration.

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Hexagone : Le préfet de police de Paris condamné pour "atteinte au droit d'asile"

Pour avoir refusé de renouveler les récépissés de demande d'asile des réfugiés, le préfet de police de Paris a été condamné à dix reprises, les 16 avril et 4 mai, par le tribunal administratif.

En théorie, toute personne ayant déposé un dossier auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) se voit délivrer, par la préfecture de police, le fameux récépissé qui lui sert de titre de séjour. Il perçoit également une allocation mensuelle d’environ 320 euros. Il est censé, enfin, se voir offrir un hébergement gratuit.

Faute d'un nombre suffisant de places dans les Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), beaucoup de réfugiés se retrouvent toutefois à la rue. La loi leur imposant, pour avoir droit au renouvellement du récépissé, de produire un 'justificatif du lieu où (le demandeur d'asile) a sa résidence', des associations comme Dom'asile leur fournissent une adresse postale.

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Hexagone: Centres de rétention: une manche pour Besson

Centres de rétention: une manche pour Besson

Le Conseil d'Etat n'a pas suivi la Cimade. L'association de défense des sans-papiers lui demandait d'annuler le décret du 22 août 2008 modifiant les modalités d'assistance aux étrangers placés en centre de rétention administrative (CRA). Le jugement du Conseil d'Etat a été rendu public ce mercredi matin. Et c'est non.

Jusque-là, la Cimade assurait, seule, depuis 25 ans, cette mission sur l'ensemble des centres de rétention. Le décret prévoit que cette assistance sera confiée à des personnes morales différentes pour chaque CRA.

La Cimade y voit une inégalité de traitement entre les étrangers. Accusation rejetée par le juge qui estime «que la nécessité que les droits des étrangers placés en centre de rétention soient garantis dans les mêmes conditions sur l’ensemble du territoire n’implique pas que les missions d’assistance à ces étrangers soient assurées par la ou les mêmes personnes morales sur l’ensemble du territoire national.»

Le Conseil d'Etat a, en revanche, suivi la Cimade sur un point. Pour cette association, la définition de la mission d'assistance aux étrangers telle que prévue dans le décret posait problème puisqu'elle se bornait à «des prestations d’information sous la forme d’organisation de permanences et de mise à disposition de documentation». Or, la loi sur laquelle se fonde ce décret prévoit que les étrangers maintenus en rétention doivent «bénéficier d'actions d'accueil, d'information et de soutien pour permettre l'exercice effectif de leurs droits.»

Pour le coup, le juge est d'accord avec la Cimade et le dit. «Compte tenu de l’objectif poursuivi par le législateur, le Conseil d'État juge que le décret doit être compris comme prévoyant que la convention en question porte non seulement sur l’information mais aussi sur l’accueil et le soutien des étrangers, pour permettre l’exercice effectif de leurs droits».

Mieux, «l'Etat ne peut conclure une telle convention qu’avec des personnes morales présentant des garanties d’indépendance et de compétences suffisantes, notamment sur le plan juridique et social, pour assurer le bon accomplissement de ces missions d’accueil, de soutien et d’information prévues par la loi.»

Une pierre dans le jardin d'Eric Besson qui avait sélectionné, parmi les lauréats, un mystérieux Collectif Respect, proche de l'UMP, et inconnu de la galaxie des associations de défense des étrangers?

Le rejet par le Conseil d'Etat de la requête de la Cimade n'est pas une surprise. «Nous nous y attendions», affirme Laurent Giovannoni, son secrétaire général (voir son Communiqué). Reste que la bataille n'est pas perdue. La Cimade attaque également l'appel d'offre censé fixer les conditions de mise en oeuvre du décret. Et le tribunal administratif ayant suspendu le-dit appel d'offre le 30 mai, la Cimade se veut optimiste pour l'avenir.

Pour Laurent Giovannoni, la sortie de crise passe par une négociation avec le ministère de l'Immigration, permettant de reconsidérer l'ensemble du dossier.


Hexagone: Centres de rétention: une manche pour Besson

Une classe prépa pour la diversité à l'ENA

Un arrêté, paru vendredi au journal officiel, instaure la création d'une classe préparatoire au sein de l'Ecole nationale d'administration (ENA), afin d'encourager la diversité dans la Fonction publique.

"Pour encourager et diversifier l'accès à l'Ecole Nationale d'admnistration, une classe préparatoire est organisée pour l'ENA", afin de "préparer les bénéficiaires au concours externe" d'accès à l'école, explique l'arrêté.Ce texte fait suite à un arrêté similaire, paru samedi, concernant la création de classes préparatoires identiques dans les cinq instituts régionaux d'administration (IRA), qui forment les attachés administratifs.

Selon l'arrêt, la sélection des candidats tiendra compte "de leurs ressources et de celles de leurs parents, de la qualité de leurs études et de leur motivation". Elle sera effectuée par une commission composée de quatre membres: le directeur de l'ENA, un fonctionnaire issu des corps formés par l'ENA, un fonctionnaire chargé des questions d'égalité des chances, et une "personne extérieure choisie pour ses compétences en matière de recrutement et de formation".

Le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, avait annoncé en février la création de ces classes préparatoires réservées aux jeunes de milieux sociaux défavorisés, dans les IRA, mais également à l'ENA, expliquant que la Fonction publique avait "besoin de profils diversifiés", sur la base d'un rapport remis par Raymond-François Le Bris, ancien directeur de l'ENA. La formation comprendra des cours préparant aux concours, des "apports méthodologiques" et des "mesures d'accompagnement" sous forme de tutorat notamment.

Les élèves, comme ceux des classes préparatoires des IRA, pourront bénéficier d'une aide financière.



Lettre d'information Professionnels de l'insertion, de l'emploi, de la formation - Tessolidaire

Exclusion des jeunes étrangers non européens des musées nationaux : une tâche sombre de plus dans l’action de la droite - Le Blog de Martine Faure

Depuis le 4 avril dernier, les Musées nationaux sont accessibles gratuitement à tous les jeunes … ou presque.

En effet, le gouvernement a choisi d’exclure les jeunes étrangers non-communautaires de cette gratuité.Je proteste vigoureusement contre cette décision. Et je soutiens le recours déposé auprès du Conseil d’Etat par SOS Racisme pour faire reconnaître que conditionner la gratuité à la nationalité est contraire à la loi.

Allant jusqu’au bout de son flirt avec l’extrême droite, Nicolas Sarkozy choisit d’appliquer un principe essentiel de la politique de Catherine Mégret lorsqu’elle fut maire de Vitrolles : la préférence communautaire.

Alors que la France aurait pu s’honorer d’ouvrir son parc muséal à tous les jeunes et en particulier aux plus éloignés des lieux de conservation du patrimoine, une telle décision vient couvrir de honte notre pays.

La culture, comme le savoir, fonde notre patrimoine universel et ne connaît aucune frontière. Nous demandons la gratuité pour tous les jeunes de moins de 26 ans, sans distinction de nationalité et apporte son soutien à tous les personnels des Musées nationaux qui ont fait connaître leur refus d’appliquer une telle mesure discriminatoire et xénophobe


Exclusion des jeunes étrangers non européens des musées nationaux : une tâche sombre de plus dans l’action de la droite - Le Blog de Martine Faure

vendredi 5 juin 2009

FGL | L'actualité : Première édition du prix ’Mieux Vivre Ensemble’

A l’occasion du premier anniversaire de sa Maison, le Beit Haverim, groupe juif gay et lesbien de France, remettra ce Prix, à Paris, à la Mairie du 10ème, le jeudi 4 juin 2009 à 18h30

A l’invitation de Rémi Féraud, Maire du 10ème arrondissement de Paris, et du Beit Haverim, plus de 250 responsables institutionnels, associatifs, culturels et communautaires, dialogueront sur le thème : « Mieux Vivre Ensemble en France ». Tous les préjugés seront abordés, et notamment ceux relatifs au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et aux LGBT-phobies.

La table ronde, composée des dirigeants de la LICRA, SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises, l’UEJF et l’Inter-LGBT, sera animée par Mohamed Sifaoui, journaliste et écrivain.

Pour la première fois, un jury de personnalités issues de ces associations représentatives et réunies à l’initiative du Beit Haverim, récompensera les actions de terrain qui ont contribué au Mieux Vivre Ensemble en France au cours de l’année écoulée. Cette première édition mettra à l’honneur la transmission des valeurs d’ouverture et de tolérance à travers l’éducation et la culture.

La soirée se poursuivra par un spectacle de musique, chant et danse sur le même thème, et se conclura par le traditionnel verre de l’amitié.

C’est également à l’occasion du premier anniversaire de sa Maison, que le Beit Haverim organisera un tea dance « Musiques du Monde » au Tango, le dimanche 7 juin de 18h00 à 23h00.

le Parisien - La société HLM poursuivie pour fichage ethnique - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 05/06/2009

La découverte de mentions ethniques dans ses fichiers vaut à Logirep une mise en examen. Un candidat d’origine ivoirienne s’était vu refuser un appartement.

Le président de Logirep, l’un des plus importants bailleurs sociaux d’Ile-de-France, basé à Suresnes, a été mis en examen mercredi par un juge de Nanterre pour fichage ethnique.

Le bailleur avait refusé un logement à Frédéric Tieboyou, un guichetier de la RATP d’origine ivoirienne. Plus précisément, le représentant de Logirep est mis en examen pour avoir « mis ou conservé en mémoire informatisée, sans le consentement exprès des intéressés, des données à caractère personnel, qui directement ou indirectement font apparaître les origines raciales ou ethniques ».

C’est Logirep elle-même qui annonce cette nouvelle étape d’une procédure judiciaire engagée depuis quatre ans.
L’affaire remonte à 2005 lorsque, au cours de l’été, Frédéric Tieboyou se voit refuser l’attribution d’un trois-pièces dans la tour Ouessant, en plein coeur du quartier du Chemin-de-l’Ile à Nanterre. Cela en vertu de l’article 56 de la loi contre l’exclusion, qui stipule que « l’attribution des logements doit favoriser l’égalité des chances des demandeurs et la mixité sociale des villes et des quartiers ». D’après une conversation téléphonique de juillet 2005, que le candidat évincé a enregistrée, la tour Ouessant accueillait déjà « beaucoup de personnes d’origine africaine et antillaise », selon son interlocuteur de la Logirep qui avait insisté : « Ce n’est pas de la discrimination, c’est de la mixité. »

« Ce n’est pas de la discrimination, c’est de la mixité »

Soutenu par SOS Racisme, Frédéric Tieboyou a déposé plainte dans la foulée. Après l’enquête de la police judiciaire des Hauts-de-Seine, un an plus tard, Logirep était mise en examen une première fois pour « discrimination raciale », le juge ne retenant pas l’accusation de fichage ethnique.
En mars dernier, le parquet de Nanterre avait d’ailleurs requis le renvoi du bailleur social en correctionnelle pour qu’il réponde de « discrimination » et un non-lieu pour le volet « fichage ethnique ».
Mais le 18 mai, rebondissement : le juge d’instruction a organisé une perquisition dans les locaux du bailleur social, à Suresnes, avant de convoquer son représentant pour le mettre en examen. Cette fois-ci pour « fichage ethnique ». Rappelant qu’elle est une ancienne filiale de la Sonacotra, Logirep se défend de tenir de tels fichiers. Et avance qu’elle « ne fait que collecter dans sa base de données un élément d’état civil : le lieu de naissance des candidats, (…) une donnée qui apparaît dans tout document administratif requérant les éléments d’état civil ».
« Quand on indique sa ville de naissance, en général on n’ajoute rien quand on est né en France mais on précise le pays quand il s’agit d’une ville étrangère, complétait le service communication du bailleur hier soir. Le juge doit considérer qu’il s’agit là d’un fichage ethnique. »

le Parisien - La société HLM poursuivie pour fichage ethnique - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 05/06/2009

Immigration: la rencontre entre Eric Besson et les associations reportée , Société - Information NouvelObs.com

La rencontre prévue vendredi matin entre Eric Besson et les associations de soutien aux immigrés a été reportée à la demande de ces dernières "à une date ultérieure" a confirmé jeudi le cabinet du ministre de l'Immigration à l'Associated Press.

Cette rencontre devait permettre d'"engager un travail de clarification des limites entre l'aide humanitaire soutenue par l'Etat et la participation aux filières d'immigration clandestine", selon l'ordre du jour fixé par le ministère, après l'interpellation ces derniers mois de plusieurs militants portant assistance à des sans-papiers, notamment à Marseille et Calais.

Mardi, les principales associations -en tête desquelles la Cimade- avaient demandé le report de cette rencontre, jugeant "peu opportune" la date retenue à deux jours des élections européennes, et estimant l'ordre du jour "fixé de manière trop unilatérale". Les associations, qui dénoncent un "délit de solidarité", estiment avoir un "désaccord de fond sur la loi dans sa rédaction actuelle", et en demandent la modification.

Cette rencontre devait avoir lieu dans un contexte de bataille juridique engagée depuis près de dix mois entre le ministère de l'Immigration et les principales associations sur les nouvelles modalités d'intervention de ces dernières dans les Centres de rétention administrative (CRA).

Dernier épisode en date, le Conseil d'Etat a rejeté mercredi la demande d'annulation du décret du 22 août 2008 -formulée par neuf associations- remettant en cause les modalités de l'assistance aux étrangers placés dans les 27 centres de rétention assurée jusqu'ici par la seule Cimade.

La plus haute juridiction administrative rappelle cependant au gouvernement que les futurs intervenants ne devront pas limiter leur mission à l'information des étrangers mais devront permettre "l'exercice effectif de leurs droits". AP

Mouvement de soutien pour une lycéenne sans papiers - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

Sarah est lycéenne et risque l'expulsion. 300 personnes se sont mobilisées ce matin devant la préfecture pour la soutenir.

A l'appel du Collectif Réseau Education Sans Frontières, 300 personnes ont occupé la rue Dunoir devant la préfecture pour réclamer la régularisation de Sarah, une lycéenne du Lycée Jean Paul Sartre de Bron qui risque l'expulsion. Elle est en France depuis 2005 à la suite du décès de son père et de son frère. Elle n'avait que 13 ans lorsque sa mère a décidé de rejoindre ses deux autres filles, mariées et domiciliées en France. Majeure depuis janvier dernier, Sarah a demandé un titre de séjour qu'elle s'est vue refuser par la préfecture du Rhône. Pour Mireille Peloux du Réseau Education Sans Frontières, « Le préfet a le pouvoir discrétionnaire de choisir qui peut rester en France. Sarah le mérite, elle n'a pas de famille en Algérie » pour un autre membre de RESF, Sarah devrait bénéficier de la mesure « d'immigration choisie ». « Sarah passe son bac scientifique, et veut devenir infirmière. A ce que je sache, il y a un manque d'infirmiers en France. On nous parle d'immigration choisie, c'est dans ces cas là qu'elle devrait s'appliquer ».

Aucune délégation reçue

RESF espérait être reçu par le préfet mais dès le début du rassemblement une policière est venue faire la « messagère » pour annoncer qu'aucune délégation ne serait reçue. Finalement après quelques échanges, trois personnes ont finalement pu déposer des lettres de soutien, préalablement remplies, au poste de police de la préfecture. D'autres courriers seront envoyés quotidiennement à la préfecture, jusqu'à l'obtention d'une réponse.

Victor Guilbert

Mouvement de soutien pour une lycéenne sans papiers - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

Manifestation Paris pour la paix

Manifestation Paris pour la paix
Vidéo envoyée par sos-racisme

Clip pour la manifestation Paris Pour La Paix.

mercredi 3 juin 2009

TESTING AU MUSÉE du LOUVRE - Pote à pote - Tout sur les quartiers

dimanche 31 mai 2009, par Pote à pote
L’association SOS Racisme a organisé, mercredi 27 mai, un testing au musée du Louvre afin de dénoncer la décision du gouvernement de limiter aux ressortissants des pays de l’Union européenne la gratuité des musées pour les moins de 26 ans.

Discrimination : SOS Racisme "teste" le musée du Louvre - Nouvel Obs
Le 13 janvier 2009, lors du discours de Nîmes, Nicolas Sarkozy avait annoncé la gratuité aux moins de 26 ans pour tous les jeunes de moins de 26 ans. Le 1er avril, la direction des musées nationaux a décidé de limiter la gratuité aux jeunes ressortissants de l'UE. Qu'en est-il au musée du Louvre? Mercredi 27 mai, une équipe de SOS Racisme constituée d'étudiants français, marocain, américain, camerounais et turc, tous agés de moins de 26 ans se présente au Musée du Louvre.



TESTING AU MUSÉE du LOUVRE - Pote à pote - Tout sur les quartiers: "TESTING AU MUSÉE du LOUVRE


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Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Quatre mois avec sursis pour les injures racistes au stade

En sortant du tribunal de Belley, cet après-midi, Makam Traoré se disait « soulagé ». Il était « content de la Justice de (son) pays ». Et ajoutait même qu'il se sentait « Français à présent ». Les magistrats de l'Ain ont condamné à quatre mois de prison avec sursis l'homme qui était accusé de lui avoir jeté, en janvier dernier, à l'issue d'un match de football amateur : « On en a mis 5 dans votre cul, sale nègre » (lire). Cela se passait à Lagnieu, dans l'Ain. L'arbitre venait d'interrompre la rencontre à cause des cris de singe des supporters. Décision rarissime, suivie d'une plainte du joueur, soutenu par son club et par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). A l'audience, le 5 mai, le parquet a réclamé six mois avec sursis, et cent quarante heures de travaux d'intérêt général (TIG), suggérant que ces dernières soient effectuées à la Maison d'Izieu, où 44 enfants juifs ont été arrêtés et déportés en avril 1944 (lire). Outre les quatre mois avec sursis, le tribunal de Belley a infligé cent heures de TIG au raciste, qui a annoncé son intention de faire appel. En attendant, Makam Traoré explique de son côté qu'il va monter une association. « Contre le racisme en général, et dans le sport en particulier ».

Alain Jackubowicz : « Mon client doutait au point de quitter la France »

Le tribunal correctionnel de Belley a rendu son jugement mardi après-midi dans une affaire "d’injures à caractère raciste" sur un terrain de football. Un joueur d’une équipe amateur a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, à 100 heures de travail d’intérêt général et à verser 1.500 euros de dommages et intérêts. C’est la première fois qu’un footballeur est jugé pour de tels faits. Le 25 janvier dernier, Makam Traoré avait été insulté lors d’un match de 2e division de district, dans l’Ain. La défense, qui fait appel de la décision, dénonce des pressions médiatiques qui ont amené à une condamnation rapide. L’avocat de la victime, Alain Jakubowicz, est satisfait.

Lyon Mag.com : Avec ce délibéré, y’a-t-il une prise de conscience du racisme sportif, notamment dans les milieux amateurs ?

Alain Jakubowicz : La justice a déjà pris conscience il y a bien longtemps de ce problème. Mais elle ne peut rendre des jugements que si on lui défère des faits. Jusqu’à présent, c’était plutôt la théorie du silence qui régnait. Dans notre cas, un joueur est poursuivi, l’arbitre est sorti de son silence, qui est généralement imposé. Ce qui évolue, ce n’est pas la justice mais plutôt les mentalités dans le sport en général, et dans le sport amateur en particulier.

Votre client se satisfait-il de ce jugement ?

Makam Traoré doutait tellement de la justice française qu’il était sur le point de quitter le pays et d’abandonner sa nationalité française. Il y avait donc un besoin de le remettre en confiance pour qu’il reste dans un pays qui est le sien. Je lui ai expliqué que la vérité a été rendue, par une décision de justice. Et que le plus important est qu’il ait été reconnu en tant que victime dans cette affaire.

A votre avis, les langues vont-elles se délier dans le milieu sportif amateur après ce délibéré ?

Oui, je le pense et surtout je l’espère. J’espère également que les arbitres vont désormais avoir un rôle différent dans ce type de cas. Ils ont un rôle existentiel à jouer, d’une part sur le terrain, mais aussi dans la société.

Propos recueillis par Gwenaël Windrestin

Immigration: les associations demandent le report de la rencontre prévue vendredi avec Eric Besson , Société - Information NouvelObs.com

Les principales associations de soutien aux immigrés ont demandé mardi le report de la rencontre prévue vendredi avec Eric Besson. Elles jugent notamment "peu opportune" la date retenue, à deux jours des élections européennes, et estiment l'ordre du jour "fixé de manière trop unilatérale".

Contacté mardi après-midi par l'Associated Press, peu après la diffusion du courrier de demande de report adressé à M. Besson par 19 organisations, le cabinet du ministre de l'Immigration disait "ne pas en avoir eu connaissance".

"La date retenue, l'avant-veille d'une journée électorale, nous paraît peu opportune si notre objectif commun est de reprendre un dialogue sur des bases plus sereines", écrivent les 19 organisations parmi lesquelles la CIMADE, Emmaüs France, Médecins du Monde, le Secours Catholique, SOS Racisme ou encore le MRAP.

"Les délais très courts risquent en outre de nuire à la bonne représentation de nos différentes associations. C'est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir reporter la réunion afin qu'elle puisse se tenir après le 7 juin", ajoutent les associations.

Elles jugent par ailleurs que l'ordre du jour a été "fixé de manière trop unilatérale", alors que M. Besson souhaite lors de cette rencontre "engager un travail de clarification des limites entre l'aide humanitaire soutenue par l'Etat et la participation aux filières d'immigration clandestine".

Les associations, qui dénoncent un "délit de solidarité" après l'interpellation de certains de leurs militants ces derniers mois lors d'actions d'aide aux sans-papiers, estiment avoir un "désaccord de fond sur la loi dans sa rédaction actuelle", et en demandent la modification.

Cette demande de report intervient quelques jours après le désaveu infligé à M. Besson par le tribunal administratif concernant un autre dossier, les nouvelles modalités d'intervention des associations dans les Centres de rétention administrative (CRA).

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a en effet décidé samedi de suspendre les contrats conclus le 10 mai par le ministre concernant l'assistance juridique aux étrangers placés en rétention administrative.

Face à cette décision, Eric Besson a annoncé dimanche vouloir prolonger de trois mois cette mission jusque-là dévolue à la seule CIMADE, ce que l'association a accepté.

Le ministère a aussi annoncé que la décision du tribunal administratif allait faire l'objet d'un pourvoi devant le Conseil d'Etat, et qu'il ferait appel en cas d'annulation des marchés passés.

Les associations appelaient ce mardi à des rassemblements symboliques devant les CRA, les préfectures, les tribunaux administratifs ou encore le Conseil d'Etat à Paris, sur le thème "Dehors, dedans, nous restons aux côtés des étrangers", des manifestations annoncées avant la décision de la justice. AP

Hexagone: Centres de rétention: c'est l'Etat qui paiera la note

«Formellement, ça pourrait se terminer par une demande dédommagement». Pour l'instant, l'appel du pied est discret, mais si le ministère de l'Immigration fait le sourd, les quatre associations de défense des étrangers en situation irrégulière qui devaient remplacer la Cimade dans les centres de rétention administrative (CRA) avant que le juge ne suspende dimanche l'exécution de ce marché, hausseront le ton.

Logiquement, le passage de relais entre les intervenants de la Cimade et ceux des associations lauréates aurait dû se faire ce mardi matin. Afin d'assurer cette mission d'assistance des étrangers en instance d'expulsion, France terre d'asile (FTDA) avait recruté onze personnes, Forum Réfugiés dix, l'Ordre de Malte huit et l'Assfam deux.

Eric Besson ayant été contraint par la justice de prolonger (de trois mois) la mission de la Cimade, ces salariés se retrouvent sans emploi. «Il y a un aspect préjudiciable pour les équipes recrutées», note Pierre Henry, directeur général de FTDA. A peine embauchés, déjà débauchés? «Nous allons proposer à ces salariés un reclassement à l'intérieur de l'association», promet Pierre Henry. Ceux qui étaient précédemment employés par la Cimade devraient voir leur mission prolongée.

Reste que les quatre associations n'ont pas l'intention de supporter les conséquences du bras de fer entre la Cimade et Eric Besson. «La situation actuelle n'est pas de notre responsabilité», rappelle Alain de Tonquédec, secrétaire général de l'Ordre de Malte. Christian Laruelle, directeur de l'Assfam est plus précis: «J'espère que le ministère va prévoir une indemnisation». «On maintiendra les droits des salariés, et on verra comment on peut trouver les moyens financiers pour cela, mais on ne va pas les sortir de notre poche», prévient Olivier Brachet, directeur général de Forum réfugiés.

Sur son blog, Serge Slama avait anticipé le risque de voir les associations prestataires réclamer des indemnités.

En signant le marché le dimanche 10 mai alors que la justice n'avait pas encore tranché, Eric Besson a mis en difficulté les quatre associations. Maintenant, soit il ouvre un deuxième front contentieux avec elles, soit il les dédommage. "Au bas mot, entre les indemnités qui seront versées aux prestataires retenus et les frais d’avocats pour les 3 procédures, le contribuable devra débourser sûrement une centaine de milliers d'euros", estime Serge Slama.