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mardi 10 janvier 2012

Laissez parler Marine Le Pen ? Hors de question d’être complices du FN !

Le 6 décembre, la présidente du Front national, invitée à débattre à l’université Paris-Dauphine, n'avait pas pu s'exprimer, bloquée par des étudiants et des militants anti-FN. Dans la foulée, Laurent Joffrin, directeur du "Nouvel Observateur", a revendiqué le droit à la liberté d'expression du FN. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, lui répond.
Cher Laurent,
C’est avec un certain intérêt que j’ai lu ton papier intitulé "Laissez parler Marine Le Pen" . A cette occasion, tu mets en cause le caractère peu pertinent d’empêcher Marine Le Pen de parler, suite à l’action que des organisations , dont SOS Racisme, ont menée à l’Université Paris-Dauphine en raison de la venue de Marine Le Pen dans un débat qui devait tourner autour des questions économiques du parti d’extrême droite qu’elle préside.
Tu évoques à cette occasion une contrainte "physique" qui aurait été exercée à l’encontre de Marine Le Pen, permettant à cette dernière de passer pour une victime en beuglant contre les "milices de gauche" que nous représenterions.
C’est là la source de mon étonnement. En effet, de contrainte physique, il n’y en a eu point. Que Marine Le Pen prenne pour une agression la présence dans une salle de militants antiracistes est une chose, que des journalistes relaient cette atmosphère de "scandale" en est un autre (à cet égard, SOS Racisme a déposé plainte contre Marine Le Pen pour dénonciation calomnieuse et diffamation, nous accusant à tort d’avoir précisément empêché physiquement la tenue de ce fameux - et fumeux ? - débat).
La réalité est en fait plus prosaïque : Marine Le Pen n’a en rien été empêchée de venir s’exprimer à Paris-Dauphine. Un rassemblement a été organisé. Rappelons à toute fin utile qu’en République, manifester est un droit, en tout cas tant que l’extrême droite n’est pas au pouvoir... Madame Le Pen conçoit-elle assez mal que les libertés républicaines et démocratiques puissent être exercées ? Cela n’est pas à exclure… Mais surtout, Marine Le Pen a fui, comme à son habitude, un débat qui lui aurait été pénible, tant son programme économique est inepte et constitue la promesse d’une ruine pour la France.
Pourquoi alors, me demanderas-tu, avoir mené cette action, si l’expression même de Marine Le Pen eut suffi à la décrédibiliser ? Pour une raison finalement assez simple et dont j’ose espérer qu’elle continue à faire l’objet d’un certain consensus : le Front national n’est pas un parti comme les autres.
Que des directions d’université et des associations universitaires jouent la partition de la banalisation du Front national et de Marine Le Pen est une chose. Mais tu admettras qu’il ne faut certainement pas attendre des militants antiracistes et de la défense des droits de l’Homme qu’ils regardent passer, comme si de rien n’était, ce mauvais scénario, qui nous fut présenté à satiété lors de l’intronisation de Marine Le Pen à la présidence du Front national.
D’ailleurs, Marine Le Pen, suite à cette action, a en quelque sorte fait tomber les masques. Attaque contre les associations humanistes dont elle réclame la suppression des subventions (sache au demeurant que ce travail n’attend pas Marine Le Pen, les subventions aux associations, dont SOS Racisme, étant déjà fortement mises en péril ces derniers temps par les pouvoirs publics, ce qui sera le cas échéant un sujet de campagne intéressant à l’endroit de ceux qui mèneraient des stratégies d’affaiblissement du lien social). Meeting à Metz où les noms de Georges-Marc Benamou et Bernard-Henri Lévy ont été sifflés par l’action du verbe de Madame Le Pen. Attaques en piqué contre les étrangers et leurs enfants.
Dans ce qu’elle a pensé être une fenêtre de tir médiatique pour elle, Madame Le Pen s’est engouffrée dans le chemin qu’elle connait le mieux et qui, malgré toutes ses grossières et piteuses tentatives de "banalisation" de son image et de son parti, reste décidément le chemin de la haine raciste, antisémite et xénophobe.
C’est parce que ce chemin est dans l’ADN de ce parti qu’il n’est décidément pas un parti comme les autres et que le rappeler à chaque fois que cela sera nécessaire restera pour nous une boussole de notre action.
Quant à la possibilité pour Marine Le Pen de s’exprimer, il n’aura échappé à quiconque que Madame Le Pen bénéficie d’un espace médiatique considérable qui lui laisse suffisamment l’occasion de développer ses idées, ou plutôt ses macabres obsessions.
Dominique Sopo

Président de SOS Racisme
Laissez parler Marine Le Pen ? Hors de question d’être complices du FN !

jeudi 14 mai 2009

Aix-Marseille - Toute l'actualité de la région avec Libération: De retour d'un meeting de Le Pen, des militants du FN tabassent un noir

RATONNADE. De retour dimanche du « banquet patriotique » donné à Marseille par le leader du Front national, cinq militants niçois s’en sont pris à un jeune homme sur une aire d’autoroute à Vidauban (Var). Ils ont été condamnés en comparution immédiate mardi par le tribunal correctionnel de Draguignan. Quatre d’entre eux sont en prison.

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« On prenait un café devant la boutique quand ces jeunes sont descendus de leur autocar en criant “La France aux Français. Le Pen Président. A mort les noirs ou les Arabes. Heil Hitler”, en me regardant du coin de l’œil. Ils se sont jetés sur moi à cinq ou six et m’ont donné des coups de poing et de pied. Un boutonneux au crâne rasé me frappait en criant “On va niquer ta mère sale Arabe” », a raconté la victime au tribunal, selon Var-Matin.

Ce cuisinier de 25 ans a alors trouvé refuge dans la boutique, où un client l’a protégé. Alertés, les gendarmes ont intercepté le bus au péage de Fréjus et interpellé les agresseurs.

La victime « a pris des coups un peu partout », selon son avocate, Me Alexandra Granier. « Il est blessé au genou, des soins sont en cours, une expertise médicale doit avoir lieu. » Il a eu une interruption temporaire de travail (ITT) de 8 jours.

Quatre des prévenus ont été condamnés à 18 mois de prison, dont 15 mois avec sursis. Un mandat de dépôt a été prononcé à leur encontre.

Une cinquième militante, une retraitée âgée de 69 ans, était poursuivie pour avoir encouragé l’agresseur principal, un mineur qui sera jugé devant le tribunal pour enfants le 10 juin. Elle aurait crié : « La France aux Français, vas-y Manu, attaque », en agitant un drapeau tricolore. Elle a écopé de la même peine, mais sans mandat de dépôt.

Selon Var-Matin, elle a dit au tribunal être « un peu raciste, parce qu’à la différence des Asiatiques, les Arabes et les Noirs ne nous respectent pas, et parce qu’il existe des mosquées souterraines ». A l’issue du procès elle a affirmé qu’elle rendait sa carte du FN.

Reconnus coupables de violences avec les circonstances aggravantes de la réunion, de l’état d’ivresse et de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race ou une religion, les quatre condamnés emprisonnés sont âgés de 20 à 25 ans. L’un se dit « responsable des jeunes partisans » du FN à Nice. Il est en fait responsable du FNJ dans les Alpes-Maritimes. Ils ont tous présenté leurs excuses à la victime et plaidé l’effet de groupe.

Plusieurs d’entre eux rêvent d’entrer dans l’armée.

« Vous voulez intégrer l’armée ? Mais elle n’a pas besoin de gens comme vous. Vous êtes le contraire des valeurs de la République », a estimé le Procureur, en dénonçant ce « groupe de nazillons caricatural qui débarque du bus en scandant des slogans nazis ». Il avait requis 18 mois de prison, dont 6 mois ferme.

Les prévenus ont surtout chargé le mineur, dénommé Manu. « Il n’aime pas les noirs ni les juifs, se dit néo-nazi mais n’assume pas », ont expliqué ses compagnons, selon Var-Matin, qui le décrit ainsi : « Couvert d’acné, le crâne rasé, chaussé de rangers, portant t-shirt et bretelles, avec 1,70 g/l d’alcoolémie due à la bière, celui-ci avait tout de la panoplie du skinhead. » Dans l’attente de son procès, il a été placé dans un centre éducatif fermé.

Du côté du FN, la secrétaire départementale des Alpes-Maritimes, Lydia Schenardi, affirme : « Mon mouvement ne cautionne absolument pas ces actes inadmissibles. Nous avons exclu les trois personnes qui appartiennent au Front national », les autres étant, selon la député européenne, des « sympathisants ».

« Je les connais, ils ont apporté leur contribution au Front national depuis des mois et se comportaient correctement, assure Lydia Schenardi, numéro deux sur la liste du FN dans le Sud-Est pour les élections européennes du 7 juin. Leur sanction est très lourde mais méritée. La démocratie, c’est la voie des urnes, certainement pas le coup de poing. Je ne veux absolument pas de personnes comme ça dans nos rangs. »

Quant à la militante âgée de 69 ans, Lydia Schenardi estime que son cas « tient de la psychiatrie ».

Pour Bruno Ligonie, secrétaire départemental adjoint, « ils avaient un peu trop bu à table, étaient chauds, contents d’avoir vu Le Pen. Ils se sont laissés déborder par un effet de groupe. C’est une imbécillité, c’est débile. »

Tout le groupe avait assisté au « banquet patriotique » donné dimanche midi par Jean-Marie Le Pen à Marseille, au cours duquel le leader FN avait ressassé ses rengaines habituelles, notamment sur l’immigration.

M.H.

Aix-Marseille - Toute l'actualité de la région avec Libération: De retour d'un meeting de Le Pen, des militants du FN tabassent un noir

le Parisien - Ils veulent rebaptiser la rue du Front national - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 08/05/2009


Un collectif militant demande au maire (PC) de Nanterre de rebaptiser la rue où s’est établi le siège du FN du nom d’une victime du racisme."

Le 1er MAI 1995, un Marocain de 29 ans était bousculé par des skinheads lors du traditionnel défilé du Front national à Paris. Brahim Bouaaram est mort noyé dans la Seine. Hier, son fils, Saïd, 23 ans, a rencontré un collectif d’habitants et d’associations de Nanterre qui proposent de donner le nom de la victime à la rue des Suisses, où s’est installé l’an dernier le siège du Front national.


La rencontre a été organisée dans les locaux du DAL, rue de la Banque à Paris (IIe), en face de la Bourse. « Nous avions peu de temps pour trouver des locaux, Saïd doit repartir samedi, il n’a obtenu qu’une autorisation de séjour de dix jours », s’excuse Fawzi Ahamada, habitant de Nanterre et membre duMrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), à l’initiative du collectif.
Saïd a toujours vécu au Maroc avec sa mère et sa sœur. « J’avais 9 ans à l’époque et j’ai tout appris à la télé », raconte le jeune homme. Le collectif, qui réunit des représentants de plusieurs associations (Authenti- Cité, Femmes africaines et solidaires, SOS Racisme 92…) avait déjà adressé une requête, par courrier, au maire (PC) de Nanterre, Patrick Jarry. Lequel a toujours exprimé son hostilité à l’implantation du parti de Jean-marie Le Pen sur son territoire. Mais depuis l’emménagement, c’est le silence.

« J’avais 9 ans à l’époque et j’ai tout appris à la télé »

D’où la nécessité pour ces habitants d’une action symbolique : « On a lancé l’idée de dénommer cette rue Brahim-Bouaaram. D’autant que Nanterre a été marquée par un autre épisode de l’histoire, celui du 17 octobre 1961 », rappelle Jacques Celet, président de la Ligue locale des droits de l’homme. En effet, parmi lesmilliers de manifestants venus de toute la région parisienne, nombreux étaient ceux qui arrivaient du bidonville de Nanterre. Beaucoup sont tombés sous les coups de la police et certains sont, eux aussi, morts noyés dans la Seine.
« Pour le moment, nous n’avons pas eu de réponse de la mairie », reconnaît Fawzi Ahamada, qui a néanmoins « bon espoir de voir cette idée aboutir ».
le Parisien - Ils veulent rebaptiser la rue du Front national - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 08/05/2009

mercredi 29 avril 2009

Harlem Désir dénonce «une nébuleuse de la haine» chez Dieudonné - leParisien.fr

Harlem Désir, tête de liste européenne du PS en Ile-de-France, considère que la candidature de Dieudonné et de ses co-listiers pour les élections de juin prochain émane d'une «nébuleuse de la haine».

«Cette candidature est celle d'une nébuleuse de la haine», commente l'eurodéputé socialiste dans un communiqué ce samedi.

Après avoir lancé sa campagne le 21 mars dans son théâtre de la Main d'Or à Paris (voir la vidéo en cliquant ici), l'humoriste controversé a annoncé ce vendredi qu'il présenterait au moins cinq listes «anti-sionistes» au scrutin européen du 7 juin.
«Les listes présentées par Dieudonné sont fondées sur des principes radicalement contraires aux valeurs humanistes de l'Europe», poursuit l'ancien président de SOS Racisme. «La dernière obscénité de Dieudonné, qui a fait défiler un figurant en costume rayé de déporté sur scène, montre son mépris pour la Shoah et la déportation, pourtant le plus grand crime de l'histoire de notre continent».

Dans plusieurs quartier de la banlieue d'Île-de-France, les listes Dieudonné - baptisée à l'époque Europalestine - avaient réalisé de bons scores aux derrnières élections europénnes.


«Surtout, cette annonce achève de démontrer s'il en était besoin que Dieudonné n'est pas un humoriste mais un agitateur d'extrême droite qui véhicule des idées nauséabondes», selon Harlem Désir qui «renvoie dos-à-dos Marine Le Pen et Dieudonné».


Approfondir : Tariq Ramadan avec Dieudonné et Soral : vers l'antisémitisme? sur Mémorial 98


jeudi 16 avril 2009

Libération: Des délinquants solidaires se livrent à la justice

Entre 750 et mille délinquants ont manifesté hier mercredi devant le palais de Justice de Lyon. Comme d'autres en France, ils venaient se constituer prisonniers, s'accuser « d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour des étrangers ». Dénoncer le ministère de l'immigration et de l'identité nationale qui prévoit 5.500 interpellations de ces « aidants » pour 2009. Caroline, conseillère d'éducation, est venue avec ses enfants. « Ce sont bien les miens, précise-t-elle en riant, je ne les ai pas trouvés ». Elle estime qu'Eric Besson « joue sur les mots quand il dit que personne n'a été arrêté. » Elle se sent menacée comme ses élèves. « Notre équilibre, notre richesse, se fait avec eux, et pas en ayant peur chaque matin s'il en manque un en classe »...

« Un pays qui ferme ses frontières entretient les trafiquants et les passeurs », martèle Marion Gachet, de la Cimade, qui ajoute : « Les étrangers qui doivent quitter leur pays, partiront de toutes façons ». Stéphane Gomez, de la Ligue des droits de l'Homme, prend pour sa part acte des précisions apportées par Eric Besson au sujet du « mythe du délit de solidarité ». Il demande l'abrogation de l'article permettant de poursuivre ceux qui aident. « Une loi qui existe peut être à tout moment utilisée », précise-t-il. Il souhaite que la législation cible spécifiquement les passeurs, les trafiquants et les criminels. Et ne comprend pas pourquoi ce sont les « victimes de ces passeurs », les étrangers « encore boucs-émissaires des problèmes de la société française », qui doivent payer.

« Des gens qui ont hébergé des sans-papiers ont été convoqués à la PAF ; ils n'étaient ni trafiquants ni passeurs », dénonce Mireille Peloux, du Réseau éducation sans frontières. « Il y a des gens qui ont été inquiétés pour avoir hébergé leur conjoint. » Elle rappelle qu'André Barthélemy, président d’Agir Ensemble pour les Doits de l’Homme, dont le siège est à Lyon, a été condamné à 1500 € d'amende pour « tentative d’obstruction à vol d’un aéronef », alors qu'il demandait juste des explications. « C'est pas de la prison ferme, mais ce sont des poursuites et des intimidations », précise-t-elle.


Farid SIDI-BOUMEDINE Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Des délinquants solidaires se livrent à la justice

jeudi 9 avril 2009

Grèce : défaite contre le négationnisme - le blog memorial98

La cour d'appel d'Athènes a acquitté le 28 Mars le négationniste Plevris, suivant en cela le réquisitoire du procureur,.
Plevris,avocat et militant néonazi autoproclamé, avait été condamné en Décembre 2007 en première instance à 14 mois de prison pour un brûlot antisémite intitulé 'Les Juifs, toute la vérité' (voir notre article de l'époque Grèce: première condamnation d'un néo-nazi ).."

Dieudonné sera poursuivi pour avoir invité Faurisson sur scène

Dieudonné a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, mercredi 8 avril, pour 'injures raciales' pour avoir remis, fin décembre sur la scène du Zénith, un 'prix de l'infréquentabilité' à l'historien Robert Faurisson, condamné à plusieurs reprises pour ses thèses négationnistes. Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire le 29 décembre, quelques jours à peine après que l'humoriste a accueilli l'historien sur la scène du Zénith.

Au terme de l'enquête, le parquet de Paris a 'engagé des poursuites pénales à l'encontre de Dieudonné Mbala Mbala des chefs d'injures commises à l'encontre d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, en l'espèce des injures antisémites', explique une source judiciaire citée par l'AFP. Le procès aura lieu le 5 mai à 13 h 30, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Plusieurs municipalités, comme Besançon, Caen ou Belfort, ont récemment annulé des spectacles de l'humoriste, qui compte présenter en Ile-de-France, une liste "anti-sioniste" aux élections européennes en raison de ses provocations. Le Monde

vendredi 3 avril 2009

Actualité judiciaire


Verdict dans le procès en appel contre kémi Séba

Aujourd’hui la 11 ème chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Paris la rendu son arret dans le procès en appel contre kémi Séba. Alors que le parquet avait requis six mois ferme à l’encontre de Kémi séba ainsi qu’une privation de ses droits , la cour l’a condamné à huit mois avec sursis.

SOS Racisme regrette qu’à la veille des élections européennes et de la constitution des listes, la Cour n’ait pas suivi les réquisitions du parquet.

Kémi Séba était poursuivi pour provocation à la haine raciale, diffamation raciale, contestation de crimes contre l’humanité et injure raciale pour la publication d’un texte publié sur Kemiseba.com intitulé "DESIONISATION, DEDOMMAGEMENT, RAPATRIEMENT". SOS Racisme


Propos négationnistes de Le Pen

Jean-Marie Le Pen a réitéré ses propos négationnistes aujourd’hui dans l’enceinte même du Parlement Européen : « « Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l’Histoire de la seconde guerre mondiale, ce qui est une évidence ». Ces propos d’une extrême gravité ne sont qu’une tentative pitoyable pour le leader du Front National de continuer à exister médiatiquement. Après avoir tenu ces propos en septembre 1987, puis en 2005 et en 2008, le leader du FN vient de nouveau distiller la haine en qualifiant de détail le plus important génocide de l’Histoire.

Ce nouvel événement vient souligner l’importance de modifier le règlement intérieur du Parlement européen afin que Jean-Marie le Pen ne puisse présider, en tant que doyen, la session inaugurale du Parlement après les prochaines élections européennes.

SOS Racisme demande à ce que le Parquet engage des poursuites à l’encontre de J.-M. Le Pen. SOS Racisme


Les profanateurs du cimetière d'Herrlisheim jugés pour tentative de meurtre

Emmanuel Rist a été interrogé mardi sur ses opinions racistes au procès du cabanon qui s'est ouvert devant la cour d'assises du Haut-Rhin où il est poursuivi pour tentative de meurtre à l'encontre d'un retraité marocain, grièvement blessé par une explosion en 2005.

Le coauteur de la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim, déjà condamné à 30 mois de prison, comparaît aux côtés Laurent Boulanger, 28 ans, pour l'explosion du cabanon de jardin de Lhabib Benamar, 66 ans.Le retraité avait été grièvement blessé le 8 septembre 2005 à Rouffach (Haut-Rhin) au moment où il ouvrait la porte de l'abri.

La personnalité de Rist, 39 ans, ancien agent de sécurité et dessinateur de presse, a longuement été évoquée à l'audience. Ses proches parlent d'un "enfant comme les autres", "normal" ou encore d'un homme gentil et serviable. Sa mère reconnaît cependant qu'il collectionnait des objets du IIIe Reich.Aucun d'eux ne se souvient l'avoir entendu proférer des propos racistes et sa femme Sabine Morgenthaler dit n'avoir rien su.L'avocat de Rist, Renaud Bettcher, lui demande alors d'expliquer une photo montrant leur fils Mao aux côtés d'enfants noirs en Afrique. Les sanglots dans la voix, elle évoque un projet commun qui était de subventionner une famille pour l'achat d'une pirogue, et indique que son mari n'a jamais été opposé au contact de leur enfant avec des Africains.A propos d'une plaque de rue Adolf Hitler Strasse et d'un tableau d'Hitler présents à son domicile, la présidente Mme Marie-Emmanuelle Badinand s'interroge sur sa passion pour le dictateur allemand.Dans le box des accusés, Rist, vêtu d'une chemise noire, évoque "une passion pour l'Allemagne" en raison de son patronyme. Ayant voyagé au Canada, en Afrique en Inde et au Tibet, il explique que ces pays l'ont ouvert sur le monde et dit avoir "pris du recul" sur son passé et ses convictions racistes.

"Mais pourquoi le Tibet ?", lui demande l'avocat de SOS Racisme Michaël Allouche qui fait allusion à une unité du IIIe Reich partie au Tibet à la recherche du berceau de la race aryenne. "C'est un voyage personnel qui ne regarde que moi et ma femme", rétorque Rist, laconique... AFP

Affaire Dezempte : l'épilogue ?

Poursuivi pour discrimination, le maire de Charvieu-Chavagneux a été relaxé par la Cour d'appel de Lyon. Mercredi 04 février, Gérard Dezempte, maire de Charvieu-Chavagneux (Isère), a été relaxé par la Cour d'appel de Lyon. C'est un nouvel épisode dans ce long feuilleton judiciaire entamé il y a neuf ans. La mairie avait usé de son droit de préemption pour acheter un pavillon convoité par un couple de Français d'origine magrébine.

La justice a finalement tranché : cette décision ne constitue pas un acte discriminatoire. L'arrêt de la cour d'appel de Lyon pourrait cependant ne pas clore ce dossier. En effet, SOS Racisme, partie civile au procès, s'est pourvue en cassation, la cour d'appel n'ayant pas suivi sa demande de requalification des faits. Le MRAP, également partie civile, et les plaignants devraient en faire de même. France 3

Voir le reportage de France 3

Peine confirmée en appel pour discrimination raciale au logement
Un agent immobilier, poursuivi pour avoir exercé une discrimination raciale au logement en ne fournissant pas les mêmes annonces aux clients de couleur qu’à ceux d’origine européenne, a vu sa peine confirmée par le tribunal d’Amiens. SOS Racisme veut maintenant poursuivre les propriétaires des biens commanditaires de ces discriminations.
Le gérant d’une société immobilière poursuivi pour discrimination raciale a vu sa peine confirmée en appel par le tribunal d’Amiens : trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende. En revanche, le tribunal a réduit l’amende contre la société, qui passe de 10.000 euros à 3.000 euros, considérant que le patron avait fait cesser l’infraction suite à la plainte. C’est l’association SOS Racisme qui avait porté plainte après avoir réalisé, en 2001, un testing suite à la dénonciation d’une ancienne employée. Lors du testing, dans l’agence Mil’im, qui fournit des listes de logements, le client de couleur avait reçu moins d’offres que celui d’origine européenne.

Selon l’enquête menée suite à la plainte, les fiches d’annonces sur lesquelles étaient noté «code 3», signifiant «ni noir, ni arabe», n’étaient pas mises à disposition des clients de couleur. Au total, 304 fiches présentaient ce code. SOS Racisme entend désormais porter plainte contre les propriétaires de ces logements. «Malgré tout, c’est quand même une victoire importante sur laquelle SOS Racisme va s’appuyer pour réclamer des poursuite contre les 304 propriétaires de biens», a déclaré Samuel Thomas, vice-président de l’association. Batiactu

vendredi 27 février 2009

L'évêque Williamson demande «pardon devant Dieu»


Le prélat intégriste qui avait nié l’existence des chambres à gaz regrette dans une lettre «la douleur» qu’il a causée aux survivants et aux parents des victimes de la Shoah. Il estime cependant avoir «seulement exprimé l’opinion d’un non-historien».
Arrivé ce mercredi en Grande-Bretagne après avoir été déclaré persona non grata en Argentine, Richard Williamson demande «pardon devant Dieu» à tous ceux qu’il a blessés pour ses déclarations négationnistes.
Dans une lettre publiée ce jeudi à Rome, formulée de façon très ambiguë, l’évêque intégriste regrette «la douleur» qu’il a causée «avant tout à l’Eglise, mais aussi aux survivants et aux parents des victimes qui ont subi des injustices sous le IIIe Reich». Mgr Williamson, l’un des quatre évêques intégristes dont le pape a levé l’excommunication le 24 janvier, a fait scandale en niant à la télévision suédoise l’existence des chambres à gaz et en minimisant l’ampleur de la Shoah. «Je demande pardon devant Dieu à toutes les âmes qui se sont honnêtement scandalisées par ce que j’ai dit», ajoute-t-il, précisant avoir «seulement exprimé l’opinion d’un non-historien». L’agence de presse catholique Zenit qui a diffusé la lettre précise qu’elle lui a été transmise par la commission Ecclesia Dei présidée par le cardinal Dario Castrillon Hoyos, chargée par le Vatican des négociations avec les intégristes. (Source AFP) Libération

mercredi 25 février 2009

Les étranges amitiés de Dieudonné

C'est l'histoire d'un humoriste dont les meilleurs amis d'aujourd'hui sont ses pires ennemis d'hier. D'un comique qui, il y a douze ans, s'engageait en politique, à Dreux (Eure), contre Jean-Marie Le Pen, qu'il qualifiait alors de "grand marabout borgne", et qui offre désormais son théâtre à des courants politiques plus radicaux encore que le Front national.

Jadis proche de la gauche alternative, Dieudonné, 43 ans, est devenu une sorte de caisse de résonance pour une frange composite de l'extrême droite française. Ces liaisons dangereuses, il les assume publiquement. L'occasion nous a été donnée de le constater récemment au Théâtre de la Main d'or. Ce soir-là, l'humoriste donne dans sa salle du 11e arrondissement de Paris une représentation de son spectacle J'ai fait le con. Le même show, qui, un mois auparavant, le 26 décembre 2008, avait fait scandale : Dieudonné avait invité sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson pour lui faire remettre un "Prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par son régisseur Jacky, vêtu d'un pyjama rayé de déporté et arborant une étoile jaune.

Ce 29 janvier, le spectacle est surtout parmi le public. Tout le gratin négationniste s'est donné rendez-vous, à l'invitation de Robert Faurisson, dont le 80e anniversaire tombait quelques jours plus tôt. Il y a là une petite famille marginalisée de militants qui nient la réalité du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale et n'apparaissent que très rarement ensemble, compte tenu de l'hostilité qu'ils suscitent.

Un carré de places leur a été réservé au pied de la scène à la Main d'or. Le garde du corps personnel de Dieudonné veille à la sécurité de M. Faurisson. Ses voisins dans la salle sont Serge Thion et Pierre Guillaume, les principaux animateurs du site Internet négationniste Aaargh (Association des anciens amateurs de récits de guerres et d'holocaustes), domicilié à l'étranger et sous le coup d'une interdiction d'accès en France. A leurs côtés, Ginette Skandrani, ancienne militante des Verts, exclue de cette formation pour ses collaborations à l'Aaargh, et qui a fait partie du bureau de campagne de Dieudonné quand l'humoriste envisageait de se présenter à l'élection présidentielle de 2007.

Le théâtre est tout petit, 150 sièges à vue d'oeil. Des jeunes plaisantent entre eux. Ils appartiennent à cette partie du public, plutôt masculine et métissée, qui semble ignorer la dimension politique de cette soirée. Pourtant, outre les négationnistes, plusieurs courants de l'extrême droite radicale, qui ont tous en commun un antisémitisme virulent, ont leurs représentants. Il y a là Charles-Alban Schepens, l'un des dirigeants du Renouveau français, un groupuscule "catholique, nationaliste et contre-révolutionnaire", qui se réclame, entre autres, de Charles Maurras, du maréchal Pétain et des Phalanges espagnoles. On remarque aussi des membres du courant "nationaliste révolutionnaire", qui combine idéologie fasciste et anti-impérialisme, ainsi que le patron d'une boutique parisienne réputée dans les milieux skinheads.

Tous ceux-là apprécient comme autant de clins d'oeil les allusions à la Shoah et au pouvoir prêté aux juifs qui parsèment le spectacle. Comme au début de la représentation, quand une voix off demande, étrangement, avant le lever de rideau l'extinction des téléphones portables "en mémoire des victimes de la seconde guerre mondiale". Une heure et demie plus tard, quand la salle se vide, les plus militants font la queue pour serrer la main de Robert Faurisson, qui restera avec ses alter ego au théâtre pour y souper avec Dieudonné.

Pour l'humoriste et ses amis, il n'y a plus désormais ni gauche ni droite. Il y a le système - comprendre "l'axe américano-sioniste" - et les ennemis du système. D'où l'étrange attelage qui gravite autour de lui : chiites radicaux du Centre Zahra, héritiers de Maurras, quelques jeunes de banlieue et des étudiants membres de l'extrême droite musclée. Ce 29 janvier, la sécurité était assurée par des jeunes gens barbus, habillés à la manière des salafistes... Lire la suite sur Le Monde

lundi 16 février 2009

L'association roubaisiennes Servir, main dans la main avec SOS Racisme - Actualité Roubaix - Nord - La Voix du Nord

Samedi se tenait à la salle Watremez le forum annuel des associations roubaisiennes. Zoom sur l'une d'entre elles, l'association Servir, qui va se faire le relais local de SOS Racisme. Alors qu'à Carpentras, des commerçants reçoivent des lettres de menaces émanant de groupuscules racistes, on se rend compte que le travail de fond de SOS Racisme est malheureusement loin d'être terminé.

Samedi, justement, le vice-président de SOS Racisme, Hermann Ebongue, était présent au forum des associations roubaisiennes. Il était au côté de Fatiha Touimi, présidente de l'association Servir, qui va devenir son relais sur le terrain. « Il est naturel, à SOS, de travailler avec toutes les associations qui défendent les mêmes idées que nous, confie Hermann Ebongue. Avec l'association Servir, notre partenariat ne va pas tarder à se mettre en place, nous devons encore le définir précisément. Ce qui est sûr, c'est qu'on se retrouve naturellement dans les actions entreprises localement par Servir. » Cette association roubaisienne à pour but, comme son nom l'indique, de venir en aide aux Roubaisiens. Plus particulièrement, les efforts de ses membres se tournent vers l'aide à la constitution de dossiers de naturalisation, les cartes de séjour, la recherche d'emploi, la gestion des relations au travail, la lutte contre les discriminations et la création d'entreprise.

« On va s'appuyer sur la bonne connaissance du tissu local qu'a l'association pour adapter nos outils, nos campagnes, ici à Roubaix, pour être encore plus efficaces par rapport à la situation et aux spécificités locales », poursuit le vice-président de SOS Racisme. Soucieux de ne pas contribuer à l'utilisation politique qui peut être faite de la « diversité », Hermann Ebongue et SOS Racisme veulent toujours lutter contre les racines de ce mal. Servir compte bien être le digne relais roubaisien de cette louable volonté. • W. H. La Voix du Nord

dimanche 15 février 2009

Pétain, le Taser et les races : Le Pen veut récupérer ses électeurs

Parrainage de la fille de Dieudonné, prédiction d'un 'Ben Gaudin' à la mairie de Marseille... Jean-Marie Le Pen cherche à exister de nouveau, avec son arme de prédilection: la provocation.
Vieille recette certes, mais seule planche de salut pour un Front national en état de décomposition avancée, qui ne désespère toutefois pas de faire revenir dans son giron les électeurs frontistes siphonnés par Nicolas Sarkozy en 2007. Et la manoeuvre vient de prendre un tournant plus patent encore, avec l'interview accordée par le leader du FN, ce dimanche au Parisien.
Il faut dire que le moment est opportun: après deux ans d'échecs électoraux, se profilent en juin les européennes au cours desquelles Jean-Marie Le Pen entend agréger les nonistes de droite. Alors, il ne prend même plus de pincettes pour évoquer le holp-up réussi de l'UMP sur ses sympathisants:
"En 2007, M. Sarkozy a capté une partie de mon électorat en copiant une partie de mon discours. C'était une arnaque car depuis, comme prévu, il dérive à gauche. Sarkozy répète sans cesse qu'il a tué le FN. Eh bien, il se trompe: le FN n'est pas mort car il chante encore. Les deux tiers de ceux de nos sympathisants qui s'étaient laissés tenter par Sarkozy sont en train de décrocher. Qui trop embrasse mal étreint."
Reconnaître pour mieux combattre. Telle est la méthode choisie par le chef de l'extrême droite âgé de 80 ans pour relever un parti aux abois, tant politiquement (les cadres en proie à une guerre de succession avec Marine Le Pen quittent le parti un à un) que financièrement (vente du siège, condamnation à rembourser sept millions d'euros de dettes auprès d'un ancien eurodéputé frontiste...).

Sarkozy trop à gauche, mais Le Pen voterait Aubry

Comme un amateur de poker plumé qui tente de se refaire en un coup, Jean-Marie Le Pen joue son va-tout. Exit la tentative de républicanisation du FN initiée par sa fille, place au spectacle. Aussi peu ragoûtant soit-il. L'interview donnée au Parisien s'apparente à un festival nauséabond.

Pour chauffer la salle, on revient d'abord sur ses dernières réussites médiatiques: Marseille ("le maire serait forcément musulman") et Dieudonné ("un chansonnier qui le mérite de la liberté"). On loue aussi "l'image du père, celle du vieux chef", "de De Gaulle à Pétain".

Et puis on accélère en convoquant "la liberté de penser et la liberté d'opinion" pour évoquer la levée de l'excommunication d'évêques négationnistes, en estimant que la crise est due à une "politique raciale des subprimes" ("on a voulu fournir des maisons à des gens qui n'avaient pas les moyens de se les payer et on l'a fait parce qu’ils étaient noirs"), ou encore en révélant avoir des actions "chez Taser".

Mais à force de flirter avec la caricature, on finit par tomber dans le ridicule. Juste après avoir dénoncé un Nicolas Sarkozy qui "dérive à gauche" et qui "ne peut pas espérer aller de l'extrême droite à MM. Besson et Kouchner", Jean-Marie Le Pen avoue qu'il "essaierait" bien... Martine Aubry, en cas de second tour PS-UMP en 2012.

Preuve, s'il en est besoin, que le toujours président du FN jusqu'en 2010 est désormais prêts à tous les arguments pour son électorat ayant troqué leur bulletin FN contre un vote UMP que l'actuel chef de l'Etat n'est qu'un gauchiste responsable du marasme économique.

Il a passé vingt ans à se présenter comme le meilleur ennemi de Jacques Chirac, il pensait la stratégie d'opposition révolue avec l'avènement de Nicolas Sarkozy, il a compris qu'il avait eu tort, et l'affirme aujourd'hui sans détour: "Sarkozy a enfilé les bottes de Chirac."

Sarkozy riposte encore avec les tests ADN... Lire la suite sur Rue 89

vendredi 13 février 2009

Deux supporters lensois condamnés pour salut nazi

Deux supporteurs lensois ont été condamnés aujourd'hui jeudi à des peines de un et deux mois de prison avec sursis pour avoir fait des saluts nazis, le 14 janvier au parc des Princes, lors du match de Coupe de la Ligue PSG-Lens.

Les deux hommes de 20 et 31 ans, résident dans le Pas-de-Calais. Ils avaient été interpellés à la fin du match, après avoir été filmés par les caméras de surveillance. Alcoolisés au moment du match, ils ont reconnu depuis avoir fait un salut nazi à l'intention de la tribune Auteuil où étaient massés les supporters du PSG, non pas parce qu'elle était "plutôt basanée", comme on le leur reproche, mais, selon eux, pour répondre à "des doigts d'honneur".

"Je ne suis pas raciste, je ne voulais pas faire de mal à qui que ce soit. Mon geste a été mal interprété", s'est défendu devant la 24e chambre Samuel, 31 ans. "Bien sûr qu'ils ne sont pas racistes", ces deux prévenus, a concédé le procureur Jack Perissé, mais quand on fait ce geste-là, "on sait ce qu'on fait. Il y a un affichage". Ce qui leur est reproché, c'est d'avoir provoqué "la résurgence dans la mémoire collective de faits bien précis". Il a demandé à l'encontre des deux prévenus de la prison avec sursis et une interdiction de stade.

Les magistrats de la 24e chambre n'ont pas retenu l'interdiction de stade. La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), partie civile au procès, a été déboutée de ses demandes. Elle réclamait 1.500 euros de dommages et intérêts. A l'époque des faits, elle s'était émue dans un communiqué de la "dangereuse banalisation" de ce type d'incidents dans les stades.

AFP Libération

mardi 10 février 2009

Israël: le triomphe de Poutine?

« Il faut buter les terroristes jusque dans les chiottes ». Cette formule de Poutine à l'égard des Tchétchènes symbolise la brutalité de la guerre qu'il a menée dans ce pays soumis par la Russie à une répression féroce. Dans la campagne électorale en cours en Israël, plusieurs chefs de parti revendiquent une parenté politique avec le dirigeant russe.
C'est le cas d'Ehud Barak, dirigeant du parti travailliste et actuel ministre de la Défense. Dans sa campagne en direction de l'électorat russophone, très convoité et considéré comme particulièrement adepte de l'emploi de la force, il a explicitement revendiqué cette phrase de Poutine comme principe directeur. Des journaux russophones ont alors révélé que Poutine attribue lui-même l'origine de sa formule aux exploits passés de Barak. Celui-ci avait en 1972 pris le contrôle d'un avion détourné sur l'aéroport d'Entebbe et avait attaqué un des assaillants enfermé dans les toilettes.
Au-delà de l'anecdote macabre, se trouve mise en lumière l'inspiration d'une politique de riposte que les dirigeants israéliens eux-mêmes qualifient de « disproportionnée » à l'égard de la population de Gaza.
La proximité est encore plus forte du côté d'Avigdor Liebermann dirigeant d'extrême-droite du parti « Israël Béténou », lui-même russophone. Sa campagne se fait notamment autour d'une agitation contre les Arabes israéliens, accusés de « manque de loyauté » et menacés de perdre leurs droits de citoyenneté. Cette campagne qui rencontre un succès important, particulièrement dans la jeunesse pourrait propulser ce parti au troisième rang des formations du pays et conduire à un gouvernement très à droite.
D'autres signes inquiétants de radicalisation traversent la société israélienne, soumise à une propagande intense, notamment de la part de courants fondamentalistes religieux. Il a ainsi été révélé par la presse israélienne que les aumôniers militaires ont massivement diffusé auprès des soldats de l'opération de Gaza des documents justifiant les actes les plus meurtriers. Des tenants du courant fasciste qui se réclame du défunt Kahana entendent aller provoquer les Arabes israéliens jusque dans leurs principales municipalités.

Le risque est grand que les suites de la guerre conduisent à une politique encore plus agressive, dans une fuite en avant sans limites. MEMORIAL 98