Entourée d'invités, parmi lesquels Louis Schweitzer, président de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité ), Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Emmanuelle Perreux, ancienne présidente du syndicat de la Magistrature, magistrate victime de discrimination, et Julien P., victime de discrimination dans son entreprise, Carole Gaessler dresse un état des lieux des discriminations en France et en Europe. Dix-huit critères illégaux de différences de traitement ont été édictés dont les plus fréquents en nombre sont le sexe, l'origine, l'âge, l'orientation sexuelle, l'activité syndicale, le handicap et l'apparence physique. C'est avec la création de la Halde en 2004 que la volonté politique s'est illustrée dans la nécessité de combattre les discriminations jusqu'alors masquées par un important déni social.
Dans le cadre de cette soirée spéciale, sera diffusé le documentaire d'Hélène Lévy :
" Pourquoi toi et pas moi ? " Documentaire de 52' écrit par Hélène Lévy et Henri Madeuf, réalisé par Hélène Lévy et produit par Miss Luna Films, avec la participation de France Télévisions et de Planète, et avec le soutien de l'Acsé. Voix off : Marianne Dénicourt. 2009.
Malgré de réelles avancées, l'entreprise est encore trop rétive à la différence. Ce film donne la parole à six personnes victimes de discrimination dans le travail. Sandrine, Julien, Gérard, Salah, Alexandra et Chantal confient à la réalisatrice l'injustice qu'ils ont subie et le chemin qui a été le leur pour se reconstruire et continuer d'avancer. Des spécialistes analysent leurs histoires représentatives de la situation aujourd'hui en France.
Réalisation : Benoît Lemoine
Durée : 52 mn
lundi 8 février 2010
En finir avec la discrimination - Pourquoi toi et pas moi ?
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Sept questions naïves aux partisans de la statistique de la diversité
La lecture de l’argumentation de l’appel lancé dans le Journal du Dimanche est limpide. « Chaque jour, des millions de Français souffrent des discriminations », qui « demeurent massives dans notre pays » et doivent être en conséquence « mesurées avec précision. ». Comment ? « Le Conseil constitutionnel a validé (…) les études basées sur le patronyme et l’apparence physique, du moment que (…) les études se fassent sur une base anonyme, auto-déclarative, facultative, sans constitution de fichier. C'est très exactement ce que nous demandons. ». Conclusion [roulements de tambours] : « N'hésitons pas à le dire, il en va de notre unité nationale. Il en va de l'avenir de notre pays. ».
Comme je doute, personnellement, de l’importance de ces statistiques pour notre « unité nationale », je me permets de poser quelques questions, tout à fait naïves, à leurs défenseurs.
(1) Si on sait déjà que « des millions de Français » souffrent de discriminations, pourquoi faut-il le mesurer ? Pour faire avancer la reconnaissance du combat contre les discriminations ? Mais l’existence d’une structure telle que la HALDE n’est-elle pas déjà une reconnaissance en soi de ce phénomène ?
(2) Que veut dire « mesurer avec précision » ? Ces termes pudiques renvoient aux « études basées sur le patronyme et l’apparence physique ». Ce qu’on veut savoir, c’est donc en gros si le fait de s’appeler Mohammed rend plus difficile de x% l’obtention d’un emploi que si l’on s’appelait Maurice, et sans doute aussi (dans un deuxième temps) si quitte à ne pas s’appeler Maurice, il vaut mieux s’appeler Mamadou ou Mohammed.
(3) En quoi le fait de savoir que Maurice a 3 fois plus de chance que Mohammed – et peut-être 3,5 fois plus que Mamadou (ou l’inverse) – de décrocher un emploi permettra-t-il de rétablir concrètement l’égalité entre nos trois amis à prénom en –m ? Inversement, est-il impossible d’imaginer des moyens immédiats de lutter pour rétablir cette égalité – au hasard, CV anonyme, testing, éducation à la citoyenneté et à l’anti-racisme introduite tout au long du parcours scolaire, plan Marshall dans les quartiers pauvres – qui seraient indifférents à l’existence et à l’utilisation de telles statistiques ?
(4) Quelle est la différence, apparemment évidente pour les beaux esprits signataires de l’appel du JDD, entre « l’origine ethnique ou raciale » (c’est mal) et le classement par « patronyme ou apparence physique » (c’est bien) ? Pour obtenir des statistiques utilisables, ne va-t-on pas, au bout du compte, finir par utiliser des catégories de classification renvoyant à des groupes ethniques ?
(5) Conjointement, les réponses « anonymes, auto-déclaratives » au questionnaire, qui renvoient peut-être au « sentiment d’appartenance » cher à Yazid Sabeg, ne devront-elles pas au bout du compte être repassées à la moulinette de catégoriques ethniques, au risque sinon de ne rien prouver ? Car pour parler de façon plus crue ou directe que les pétitionnaires, ce qu’ils cherchent à montrer, c’est bien l’existence quantifiée de discriminations contre tel ou tel groupe ethnique – « noirs, arabes, asiatiques ou métis », comme ils l’avouent au début de leur texte. Si c’est vraiment utile, alors les enquêtes ne seront elles-mêmes utiles que si les sondés se décrivent suivant ces catégories. Si je suis « de type » arabe, victime de discriminations mais que je me présente à l’enquêteur comme « Français de souche », alors je fausse l’étude. Donc on laissera peut-être les sondés se présenter comme ils le veulent (au lieu de cocher une case correspondant à leur couleur de peau), mais en priant très fort pour qu’ils donnent une réponse analysable en termes de … couleur de peau !
(6) La réalité sociale a ceci de particulier qu’elle est affectée directement (et fortement) par les instruments et concepts d’étude qu’on introduit en son sein. Qu’un zoologiste spécialiste des antilopes introduise des concepts visant à distinguer d’une façon nouvelle entre différentes catégories d’antilopes ne changera pas grand chose à la vie de ces dernières. En revanche, que l’Etat se mette à manipuler à grande échelle, pour qualifier ses citoyens, les termes de « noir », « arabe » ou « métis » ne sera pas sans conséquence sur le corps social, sa vie et sa façon de s’appréhender lui-même. Comment nos pétitionnaires envisagent-ils cela ?
(7) Si on peut plaider l’irresponsabilité pleine de bons sentiments pour les scientifiques et députés qui soutiennent cette mesure, comment ne pas croire que les organisations communautaires telles que le CRAN ne visent pas, au bout du compte, un système de quotas ethniques (dans les concours, dans les administrations …) fondé sur les résultats de ce type d’études statistiques ? On notera en passant l’incohérence ou l’hypocrisie de cette organisation qui à la fois, selon sa page Wikipedia, soutient qu’il n’existe pas de « race », « ethnie » ou « communauté noire » en France, mais prétend fédérer les organisations … noires de notre pays.
Le lobby des statistiques ethniques ou de la « diversité » est mû, à mon sens, par deux dogmes. D’abord celui d’un scientisme naïf, selon lequel il faudrait connaître parfaitement et de façon quantitative la réalité pour agir. Ensuite celui, moins avoué, d’un communautarisme revendicatif, qui veut rendre justice à chaque « communauté », sans que l’on sache très bien si cela renvoie à des groupes sociaux et/ou ethniques (tabou du racisme oblige). Ces deux voies sont également dangereuses pour la République. Et produisent à leur tour des discriminations – pourquoi la pétition du JDD mentionne-t-elle les « noirs », « arabes », « asiatiques » et « métis », mais pas les Indiens, d’Inde ou d’Amérique ? Et les Polynésiens ? Sont-ils moins importants car moins nombreux en France ? Cela veut-il dire que certaines minorités valent plus que d’autres ? Etc. Le piège est retors est infini. Souhaitons que la majorité des élus de la nation refusent de s’enfermer dans cette impasse qui n’est rendue possible, c’est un fait, que par l’insuffisance de la lutte contre les discriminations dans notre pays.
Romain Pigenel
Sept questions naïves aux partisans de la « statistique de la diversité » - La politique en France sur LePost.fr: "Sept questions naïves aux partisans de la « statistique de la diversité »"
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vendredi 5 février 2010
Bussereau dérape à son tour
SOS Racisme est consterné par les propos de Dominique Bussereau, qui en parlant de la liste composée par Ségolène Royal, sa concurrente aux élections régionales en Poitou-Charentes a déclaré : « Elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l’expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu’ils n’ont pas d’autres moyens d’être élu. » Ces propos sur une population prise dans les tourments de l histoire coloniale sont inadmissibles.
Dans le climat délétère actuel ou les dérapages se multiplient nous demandons aux responsables des Partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l’expression des paroles stigmatisantes qui fracturent le vivre ensemble et enclenchent des logiques de repli.
Suite aux trop nombreux dérapages des membres du gouvernement, nous rappelons au Premier Ministre qu’il est de sa responsabilité de mettre un terme à l’expression, légitimée par les institutions, de préjugés éculés.
Il est plus que temps que M. Fillon ordonne à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l’endroit de telle ou telle partie de la population et tire les enseignements du débat sur l’identité nationale qui a libéré en France l’expression d’une parole raciste.
Bussereau dérape à son tour - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Bussereau dérape à son tour"| Réactions : |
Les statistiques ethniques par la petite porte à l’heure du débat sur l’identité nationale
Le Comité pour la mesure de la diversité et l’évaluation des discriminations a rendu aujourd’hui son rapport avec près de 7 mois de retard. 7 mois pour travailler ou pour faire passer la pilule ?
La question se pose légitimement face aux recommandations du Comedd qui en substance consistent à généraliser et systématiser dans les statistiques publiques et dans les fichiers des entreprises la collecte de données relatives à l’origine des personnes.
Premier étonnement de la part des acteurs de la lutte contre les discriminations : Quelle est l’utilité de collecter systématiquement, par l’Etat ou par les entreprises, la nationalité et le lieu de naissance des parents ?
Le Comedd cache mal son agenda qui s’inscrit dans une logique de comptage segmenté de la population et pas dans une logique de lutte contre les discriminations. A l’heure du débat sur l’identité nationale qui a au moins pour avantage de révéler la volonté du gouvernement de placer sur le terrain identitaire et non pas celui de la lutte contre les discriminations les questions du vivre ensemble, le rapport du Comedd vient démontrer une nouvelle fois l’absence totale de volonté politique d’éradiquer les discriminations.
Dans le contexte délétère actuel du débat sur l’identité nationale est-il bien judicieux d’intégrer des données sur la nationalité et le lieu de naissance des parents qui de l’aveu même du Comedd, pour être exploitées dans le recensement et dans les fichiers de gestion du personnel, feront l’objet de « regroupement par nationalités » qui « se situe nécessairement dans le registre de l’ethno-racial » ?
C’est un débat qui engage l’ensemble de la société et il ne saurait être tranché par un Comité réduit dont la composition tronquée a laissé sur la touche les universitaires, les acteurs associatifs travaillant depuis de nombreuses années sur la question.
Par ailleurs, SOS Racisme tient à rappeler que, contrairement à ce qui est sous entendu dans ce rapport, de très nombreuses études réalisées dans le cadre actuel existent sur le sujet et le défaut de connaissance n’est pas lié à la nature des données pouvant être collectées par les chercheurs mais par le sous financement chronique de la recherche en science sociale.
La réalité à laquelle les pouvoirs publics doivent répondre, c’est celle de discriminations majeures et flagrantes. Des discriminations contre lesquelles un très grand nombre d’instruments pourraient être adoptés très rapidement mais qui n’ont toujours pas vu le jour : actions de groupe, dommages punitifs, délit de préemption discriminatoire, sRapport du Comedd - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Rapport du Comedd"
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- D. Sopo : «On attend une réponse globale»
Dominique Sopo : «Le gouvernement a joué avec le feu en soutenant plus que de raison la tenue du débat sur l'identité nationale.»
Le président de SOS Racisme anime ce soir à Pont-à-Mousson, un débat République, intégration, discrimination, où en sommes-nous ?
Comment réagissez-vous à ce débat sur l’identité nationale qui s’achève par un séminaire gouvernemental ?
Dominique SOPO : «On voit bien que ce débat a tourné à la pantalonnade ? Cela ne pouvait que déraper dans le sens de la libération d’une parole raciste. Le gouvernement a joué avec le feu en soutenant plus que de raison la tenue de ce débat. La parole raciste est interdite dans l’espace public.»
Les multiplications de déclarations racistes en politique se multiplient. La boîte de Pandore est ouverte ?
«Elle est rouverte parce qu’Eric Besson a lancé ces débats qui ont été vus comme l’officialisation que l’on pouvait exprimer une parole raciste. Et plutôt que d’être stigmatisée, elle devenait légitime. Une personne qui venait s’exprimer dans ces débats était confortée dans sa parole raciste. Nous sommes aussi face à une mutation profonde de la société française : on voit émerger toute une série de logiques de métissage, avec des gens extrêmement formés. Ils peuvent prétendre à des postes dans la société. Ils sont confrontés à une résistance farouche par rapport à cette évolution, vécue par les personnes socialement installées.»
Comment aller contre ces peurs, attisées par la crise ?
«On peut militer, tout simplement, comme nous, et rappeler que la beauté de la France est d’être un pays qui a toujours su intégrer les nouvelles vagues d’immigration.»
Comment jugez-vous la décision prise par Eric Besson de refuser la nationalité française à un homme qui impose le voile à sa femme ?
«Cette façon de procéder est encore une forme d’abaissement de la politique. On est face à un débat qui doit être réglé par une commission parlementaire et M. Besson anticipe la décision qui doit être prise en trouvant un cas dans l’actualité pour jouer au grand républicain. Ce qu’on attend de la République, ce ne sont pas des coups d’éclat mais une réponse globale à des problèmes.»
Serez-vous en mesure de vous faire entendre lors des élections régionales ?
«Je pense que nous allons être quelque peu oubliés. Un exemple : les Régions gèrent les lycées. Elles devraient s’intéresser aux stages en entreprise et faire en sorte que des bourses de stage soient créées avec des partenaires économiques. Il y a des phénomènes extrêmement discriminants dans l’accès à l’emploi par la suite et les pouvoirs publics ne prennent pas leurs responsabilités.»
société sos racisme - D. Sopo : «On attend une réponse globale» - Le Républicain Lorrain: "D. Sopo : «On attend une réponse globale»"
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mercredi 3 février 2010
Un plan de lutte contre les discriminations à Lille
La maire de Lille, Martine Aubry, a présenté le 29 janvier un « Plan de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances » qui devait figurer à l’ordre du jour du conseil municipal de ce lundi. Y sont associées la Halde, la Face et la Maison de l’emploi de Lille. Ce plan concerne le renforcement de l’aide aux victimes, l’accès à l’enseignement supérieur et à l’emploi des jeunes. Il prévoit en outre l’organisation de testings à l’entrée des des cafés et boites de nuit et la signature d’une convention locale entre la ville et la FNAIM sur l’accès au logement. Enfin, la Ville s’apprêterait à mettre en œuvre un plan de lutte contre les discriminations dans ses procédures internes de gestion des ressources humaines.
http://www.infos-discriminations.fr/2010/02/un-plan-de-lutte-contre-les-discriminations-a-lille/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeLaLutteContreLesDiscriminations+%28Le+blog+de+la+lutte+contre+les+discriminations%29&utm_content=Google+Feedfetcher
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Des gaullistes d’extrême droite: le M.I.L
Une croix de Lorraine et une cocarde tricolore. Le Mouvement initiative et liberté est le dernier bastion du gaullisme “dur”. Une association- ni parti, ni syndicat- qui évolue sur les mêmes terres que le Service d’action civique (SAC), la police parrallèle gaulliste qui fut impliquée dans un grand nombre de “coups tordus” de la Ve République, avant sa dissolution en 1982 suite à la tuerie d’Auriol . Le MIL, créé en décembre 1981 (donc avant la dissolution du SAC), était en fait une structure de repli pour ces “gaullistes”, terrorisés par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Ainsi, ils n’ont pour référence idéologique que le Général de Gaulle dont ils défendent l’héritage d’une façon un peu particulière. “Presque toute la droite était sentimentalement, voire viscéralement, attachée à l’Algérie française. De Gaulle aussi, probablement. Pourtant, il s’agissait d’un angélisme utopique: qui se réjouirait aujourd’hui que 35 millions de musulmans fussent citoyens français à part entière?”
Présidé par le professeur des universités Christian Labrousse - qui enseigne à Paris II-Assas-, le MIL compte parmi son comité d’honneur Robert Pandraud (ancien ministre), Bernard Debré (député de Paris), Yves Guéna (ancien président du Conseil constitutionnel), Charles Pasqua (ancien ministre), Eric Raoult (député UMP de Seine-Saint-Denis, corapporteur de la comission parlementaire sur la burqa), et l’ancien maire de Paris, Jean Tiberi.
Organisation groupusculaire, le MIL n’en demeure pas moins un mouvement associé à l’UMP et chouchouté par les dirigeants du parti présidentiel. Ainsi, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, s’y exprime régulièrement ainsi que Michèle Alliot-Marie . Pourtant, les positions politiques défendues par le MIL sont pour le moins radicales, plus proches du FN que du discours officiel du parti de Nicolas Sarkozy.
Dans son manifeste, mis à jour en novembre 2009 et disponible sur son site, l’on peut voir que les deux obsessions principales de ces gaullistes sont la gauche et l’islam. Ainsi, les militants du MIL - utilisant des métaphores médicales qui semblent sorties du film Z de Costa Gavras - estiment que “tout retour au pouvoir de la gauche est une rechute dans une maladie pernicieuse et porte un coup tragique et quasi-définitif au redressement de la France”. Plus loin, évoquant le marxisme: “Cette drogue idéologique, injectée à doses massives pendant plusieurs décennies, continue à faire sentir ses effets dans l’organisme de la société française”. A en croire le MIL, la gauche serait au pouvoir dans l’éducation (”[la gauche] a fait régner un état d’esprit qui a eu pour résultat la désagrégation des armatures mentales et morales des élèves”) , les médias (“On entend souvent dire que pour redresser la situation, il faudrait donner un “bon coup de balais” dans les médias et surtout à la télévision. L’opération pourrait être en effet salutaire , mais elle ne suffirait pas, car la gauche est retranchée dans d’innombrables recoins et ses idées imprègnent en profondeur l’état d’esprit ambiant”) ou encore la justice.
“Circonscrire et endiguer” l’islam
En ce qui concerne l’islam, le MIL y voit “un problème spécifique grave”. “Les difficultés et les violences s’aggravent au fil des générations”, peut-on lire dans le manifeste. “Le point crucial, c’est que ces quelques millions de personnes bien décidées à conserver leur propre façon de vivre et de penser, voire à les imposer de façon plus ou moins pressante ou agressive, sont pour la plupart unies par un ciment puissant: l’islam. […] Ce n’est pas seulement une religion au sens où nous l’entendons, c’est un code complet de la vie en société.” D’ailleurs, pour le mouvement gaulliste, “ce que l’on appelle les zones de non-droit, qui sont en fait des zones de droit coranique, relèvent de la lutte contre les crimes et les délits. Des actions de police énergiques et spectaculaires, allant jusqu’à l’épreuve de force, sont un bon moyen d’assainir certains territoires.”
La solution du MIL? “Il faut le circonscrire et l’endiguer en limitant très strictement les nouvelles arrivées. […] Nous devons réaffirmer la prééminence de nos traditions, de nos moeurs, de nos pratiques culturelles sans tolérer qu’elles soient altérer par des pressions externes”.
Le Mouvement initiative et liberté reste la dernière survivance d’un gaullisme radical, qui flirte tres clairement avec l’extrême droite. En effet, l’autre symbole de cette époque, l’Uni (association universitaire issue du SAC rassemblant professeurs et étudiants) vient de se fondre dans le “Mouvement étudiant” (MET), la nouvelle organisation jeune de l’UMP.
Des gaullistes d’extrême droite: le M.I.L - Droite(s) extrême(s) - Blog LeMonde.fr: "Des gaullistes d’extrême droite: le M.I.L"
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mardi 2 février 2010
Frêche: raciste et antisémite!
G. Frêche savait parfaitement ce qu’il disait quand il a mis en cause Fabius sur sa «tronche pas catholique »
L’extrême droite et le journal « Minute » ont en effet très souvent caricaturé et attaqué la « tronche » de Fabius sur un mode antisémite, notamment dans l’affaire du sang contaminé.
Cette dimension de notoriété publique n’est certes pas inconnue de l’imprécateur raciste de Montpellier, mais il pense que tout lui est permis, particulièrement à l’égard de « communautés » qui lui seraient redevables d’actes en leur faveur.
C’est le sens de sa lettre à Fabius dans laquelle il redouble son propos initial
Il y prétend que son insulte "n'a pas de connotation religieuse"et poursuit :"...tu connais depuis longtemps mon amitié pour Israël. L'action que j'ai conduite en faveur de la communauté juive en porte le témoignage", On notera au passage l’amalgame entre la communauté juive et Israël.
Il réagit exactement, au terme près, comme en son temps Jacques Médecin, maire ultra-droitier de Nice quand celui-ci avait en 1990 réagi violemment au refus des membres de la communauté juive de cautionner son rapprochement avec Le Pen. Il avait attaqué les «Israélites qui ne refusaient jamais un cadeau»; interrogé plus tard sur cette réaction, il se justifie ainsi, sur le mode clientéliste:
« J'étais de toutes les fêtes de la communauté, de tous leurs défilés, de toutes leurs manifestations. Mes propos ont été déformés, délibérément. En parlant, j'évoquais un problème de politesse. Et on m'a lynché dans le monde entier. »
Malgré ses propos abjects et redoublés contre les Harkis « sous-hommes », puis contre les Noirs trop nombreux en équipe de France, récemment contre les militants de la Cimade (au passé glorieux de sauvetage de Juifs pendant la guerre) traités carrément de nazis il y a 15 jours parce qu’ils manifestaient contre l’entreprise israélienne Agrexco, Frêche avait malheureusement bénéficié de la complaisance d’une partie de la direction nationale du PS et des dirigeants locaux corrompus de ce parti.
Qui sont les encore aujourd’hui les défenseurs de Frêche ?
JL Nicolin, affairiste, président de club de foot local, grand pourfendeur homophobe et misogyne de « tarlouzes et de gonzesses ».
Le président du CRIF R. Prasquier lui délivre un certificat de bonne conduite, tout en légitimant le grandébat sur l’Identité nationale. Frêche utilise évidemment cette aubaine venue du CRIF. Au même moment, le CRIF exclut le PC et les Verts de sa réception annuelle et invite Eric Besson à son dîner annuel en Rhône-Alpes. C’est la marque de la dérive que nous avons déjà évoquée et qui semble s'aggraver . (voir notre article Stéphane Guillon: bravo! ) Notons que pour la LICRA au contraire et fort pertinemment cette fois çi «il s’agit d’une stratégie délibérée afin de glaner les votes des électeurs du Front National dans la région qu’il convoite.» La LDJ, porte-parole de l’extrême-droite juive soutient aussi Frêche.
JC Gayssot, ancien ministre communiste, se range aux côtés de Frêche avec les corrompus locaux du PS.
Des responsables nationaux du PS tels V. Peillon, Moscovici et Ségolène Royal bien sûr lui trouvent encore des excuses
L’attitude du PS à l’égard de Frêche a représenté une véritable tragédie : malgré les alertes répétées, malgré les cris d’alarme des militants antiracistes depuis de nombreuses années, sa direction a attendu ce dernier éclat pour enfin se séparer électoralement de celui qu’elle avait pourtant exclu dès 2007
Cette pusillanimité peut entretenir l’idée que le PS s’émeut seulement quand l’insulte est antisémite.
Néanmoins, on ne peut qu’espérer que de ce mal sorte un bien. Il est temps que toute la gauche, au-delà de ses divergences tout à fait réelles, s’unisse véritablement, sans calcul de préséance pour débarrasser la région de l’imprécateur qui la dirige. Le pire serait que les calculs des uns et des autres permettent à Frêche de prétendre encore une fois comme en 2008 devant des étudiants : "Moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue."
MEMORIAL 98Frêche: raciste et antisémite! - le blog memorial98: "Frêche: raciste et antisémite!"
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Dérapages à l'ump : Top 10 des plus belles perles ...
"Je préfère à la limite deux ou trois dérapages verbaux à un front national à 20%" declarait T.Mariani député UMP . Message apparemment reçu 5/5 par la majorité de droite... Alors pour vous posteurs , voici les plus belles perles lâchées par les personnalités de l'UMP en 2009-2010 . A vous de juger et de vous faire une opinion...

1-"Oui, il faut nettoyer au Kärcher, nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités ». F.Amara 01/2010
2-«Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes». B Hortefeux 12/2009
3-"Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG." a propos de M.Soumaré Tete de liste ps . F.Delattre maire ump 01/2010
4- "Il ne correspond pas du tout au prototype..."B.Hortefeux a propos d'Amine , militant auvergnat de l'UMP 09/2009
5-"A mon avis, il n’est pas tout à fait natif de la région»" J.Chirac à propos d'un jeune lors d'une séance de dédicace. 11/2009
6-"il est temps qu'on réagisse, on va se faire bouffer ...y'en a déjà dix millions que l'on paye à rien foutre» Maire de Gussainville A.Valentin , allusion aux immigrés 03/2009
7-"15 à 20 000 musulmans ont déferlé dans les rues de Marseille." JC Gaudin à propos de la victoire célébrée par des Franco-Algériens 01/2010
8-"Moi, ce que je veux du jeune musulman,.. c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers» Nadine Morano 12/2009
9-"Nadine Morano, elle connaît bien les quartiers. Peut-être pas autant que vous. "
Eric Raoult à un journaliste français d'origine arabe de rue89 le 12/2009
10-"Des afghans dans la force de l’âge n’assument pas leur devoir ... pour défendre leur propre liberté dans leur pays»
F.Lefebvre justifiant ainsi l'expulsion de 9 d'entre eux. 12/2009
Et bien ! Il faut du courage pour prendre sa carte au mouvement populaire!
Dérapages à l'ump : Top 10 des plus belles perles ... - SuperTop sur LePost.fr: "Dérapages à l'ump : Top 10 des plus belles perles ..."
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Voile intégral : par où en sortir ? « Caroline Fourest
On aimerait qu’aucune femme n’ait jamais l’idée saugrenue de se cacher pour plaire à Dieu. On aimerait qu’aucun homme n’ait jamais envie de couvrir sa femme, comme une voiture ou un canapé, pour se l’approprier. On aimerait que ce débat, difficile et compliqué, se déroule dans une époque enchantée, où il n’y aurait ni polémique opportuniste sur l’identité nationale ni vote suisse contre les minarets. On aimerait vivre dans un monde où il n’existerait ni intégrisme pour nourrir le racisme ni racisme pour nourrir l’intégrisme. On aimerait…
Mais s’il suffisait de claquer des doigts pour vivre dans un monde idéal, cela se saurait. Le débat sur le voile intégral est là, il faut bien le mener. Il est là parce que des parlementaires s’en sont emparés, ce qui n’est pas absurde en démocratie, mais surtout parce que le voile intégral choque. Ce qui est plutôt rassurant pour un pays attaché à l’égalité. Il faut une sacrée dose de différentialisme, le frère jumeau du racisme, pour ne ressentir aucun frisson en voyant des ombres de femmes hanter certains quartiers comme si nous étions en Arabie saoudite. Espérons que l’on ne s’y habitue jamais.
Peut-on, pour autant, tout régler par l’interdit ? C’est là que le débat devient plus complexe. Il est possible d’interdire un signe religieux inégalitaire à l’école publique, au nom de sa vocation émancipatrice. Ainsi que dans les services publics et les lieux représentant la République, à cause de cette symbolique. Mais dans la rue ? Ici, le choix d’un individu – fût-il aliénant – prime. Tant qu’il ne nuit pas à la sécurité ou à l’ »ordre public ».
Une loi symbolique contre le voile intégral aurait l’inconvénient d’être particulariste et prendrait le risque d’être inapplicable. Pourquoi interdire le voile intégral mais pas le port du masque en période de grippe A ? A cause de la dignité des femmes ? Mais alors, pourquoi ne pas interdire le voile simple ? Ne porte-t-il pas atteinte à la dignité des femmes ? Et si on interdisait le voile simple dans la rue, pourquoi ne pas interdire tout signe politique tendancieux ? Evitons ce cercle infernal, et cherchons l’efficacité.
Dans cette affaire, il faut dissocier deux choses : les raisons pour lesquelles on souhaite combattre le voile intégral (la dignité des femmes) et celles que l’on peut invoquer pour restreindre cet uniforme sectaire (la sécurité). C’est ce que permettrait la combinaison intelligente d’une résolution solennelle avec une série de règlements plus généraux, concernant le devoir de s’identifier.
La résolution pour le symbole : la représentation nationale exprimerait ainsi son rejet de tout signe portant atteinte à la dignité des femmes. Cette résolution n’aura de force que si elle fait l’unanimité et transcende les clivages partisans. La gauche s’honorerait à y participer.
Quant à la mise en pratique, des mesures doivent permettre aux commerces et aux lieux publics d’afficher des règlements obligeant toute personne entrant dans ces lieux à s’identifier, pour des raisons de sécurité. En 2006, un homme s’est baladé dans le métro londonien, placé sous vidéosurveillance, couvert d’une cagoule noire. Il a été arrêté. Pourquoi une femme aurait-elle le droit de porter une cagoule masquant son visage ? Parce qu’elle est persuadée que Dieu lui demande ? Dieu n’a pas à être un passe-droit… Il y a quelques semaines à Marseille, un bijoutier croit ouvrir à un couple, dont une silhouette portant un voile intégral. C’était en fait deux braqueurs. Il a été cambriolé.
Dans de nombreux cas de figure – que ce soit pour aller chercher son enfant, un colis à la poste, prendre le bus, entrer dans un magasin ou dans une zone placée sous vidéosurveillance -, une femme en voile intégral doit accepter de s’identifier sous peine d’être verbalisée. En dehors de ces situations, libre à elle de porter un voile pour se protéger de la colère d’un dieu misogyne, ou de la grippe A. Libre aux autres de continuer à dire ce qu’ils en pensent.
Caroline Fourest
Voile intégral : par où en sortir ? « Caroline Fourest: "Voile intégral : par où en sortir ?"
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Débat sur l'identité nationale: un début d'aveu d'Eric Besson - Libération
Selon un sondage, seuls 22,2% des personnes interrogées ont trouvé un intérêt à cette initiative. Tout en la justifiant, le ministre «comprend» ce peu d'enthousiasme.
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, à Marseille, le 15 janvier (Jean-Paul Pelissier / Reuters)
Un début d’ébauche d’autocritique. Alors que selon un sondage, seuls 22,2% des Français ont trouvé le débat sur l’identité nationale «constructif», son instigateur, Eric Besson, a reconnu, sur France Info, qu’«objectivement, ce n’est pas faux... Ils ont raison.» Mais le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale a surtout défendu son initiative — «indispensable» et un engagement de campagne de Nicolas Sarkozy — et déploré que des «caricatures» et des «phénomènes exogènes» aient saboté le débat.
A la question: «Estimez-vous que le débat sur l’identité nationale a été constructif?», 22,2% des sondés ont répondu «oui», 63,1% ont répondu «non», alors que 14,7% ne se sont pas prononcés, d’après cette enquête Obea-InfraForces réalisée pour 20 minutes et France Info.
Le ministre justifie ce peu d’enthousiasme par les «caricatures» dont le débat sur l’identité nationale a fait l’objet, selon lui. «Certains ont dit: "c’est pour stigmatiser les étrangers ou les Français d’origine étrangère". [...] C’est grotesque, j’ai voulu un débat pour rassembler, pour dire ce qui nous lie, ce que sont nos valeurs», assure Besson qui, compte tenu des «polémiques», dit «comprendre» ce jugement d’«une partie de nos concitoyens».
Electoraliste pour 53,4% des sondés
Et d’invoquer, pour expliquer ce revers, les «phénomènes extérieurs» qui se sont télescopés avec le débat: vote sur les minarets en Suisse, «attitude de quelques jeunes après les matchs Algérie-Egypte» ou encore discussions sur une éventuelle interdiction du port du voile intégral.
S’il admet n’avoir pas assez associé les intellectuels à sa démarche et regrette de n’avoir pas «créé, dès le début, un comité des sages ou un comité d’orientation» sur la question de l’identité nationale, Besson, en revanche, rejette les reproches, notamment à gauche, sur le côté opportuniste d’une telle initiative à l’approche des régionales. «Je n’avais pas du tout anticipé la polémique sur les élections régionales . [...] J’ai entendu mille fois qu’il paraît que ce débat a été lancé pour les élections régionales, ce que je continue à trouver absurde. Mais dont acte.»
Les sondés sont 53,4% à trouver que ce débat «est une démarche électoraliste», tandis que 29,7% répondent non et 16,9% ne se prononcent pas.
Le débat sur l’identité nationale, qui devait se conclure par un colloque prévu le 4 février, avec remise d’un rapport de synthèse, donnera finalement lieu à un séminaire gouvernemental à une date qui reste à déterminer. Des décisions seront annoncées plus tard par Nicolas Sarkozy. Une modification d'agenda intervenue «compte tenu, conclut le ministère auprès de l’AFP, de l’ampleur prise par le grand débat...»
Selon 20 Minutes, l’enquête a été réalisée par téléphone auprès d’un «échantillon représentatif de 1.000 personnes constitué selon la méthode des quotas».
Débat sur l'identité nationale: un début d'aveu d'Eric Besson - Libération: "Débat sur l'identité nationale: un début d'aveu d'Eric Besson"
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lundi 1 février 2010
Alain Jakubowicz élu président national de la Licra
"Il n'est évidemment pas question de céder quoi que ce soit sur le +A+", c'est-à-dire l'antisémitisme, "mais nous devons aussi faire progresser le +R+", c'est-à-dire la lutte contre le racisme, ajoutait-il. "Nos racines sont nos ailes (...) mais je souhaite aussi une plus grande ouverture thématique", a-t-il expliqué dimanche à l'AFP, en prenant pour exemple "l'accueil des réfugiés" et la "lutte contre les discriminations".
"Héritière des réfugiés d'hier, la Licra ne peut se taire quand est en cause le sort des réfugiés d'aujourd'hui, ou quand la parole xénophobe se libère, à l'occasion d'un débat qui mêle dangereusement identité nationale, immigration, immigration clandestine, et religion", a-t-il développé dans une tribune auMonde paru samedi. "Nous devons aussi faire venir à nous plus de militants, et des militants plus jeunes et plus dynamiques", a ajouté Alain Jakubowicz, tout en se réjouissant du "renouvellement générationnel qui a été entrepris".
Né à Villeurbane (Rhône), Alain Jakubowicz est avocat depuis 1976 et présidait depuis 2007 la commission juridique de la Licra. Il a notamment été l'avocat du Consistoire israélite de France aux procès de Klaus Barbie (1987), Paul Touvier (1994) et de Maurice Papon (1997). Plus récemment, il représentait la Licré, partie civile contre Siné. Côté politique, il a été élu au conseil municipal de Lyon en 1989 dans l'équipe de Michel Noir (RPR), dont il fut l'adjoint chargé du "Respect des droits". Il ne s'est pas représenté aux municipales de 1995.
De 2001 à 2009, Alain Jakubowicz a aussi présidé le Conseil lyonnais pour le respect des droits, une structure mise en place par le maire de la ville, Gérard Collomb (PS). "Je n'ai jamais eu de carte dans un parti et je ne me situe nulle part sur l'échiquier politique. Et je crois que les militants y ont été sensibles", a déclaré le nouveau président à l'AFP. Son prédécesseur, Patrick Gaubert, qui avait été élu eurodéputé sur les listes UMP, présidait la Licra depuis 1999.
(avec AFP)
Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Alain Jakubowicz élu président national de la Licra: "Alain Jakubowicz élu président national de la Licra"
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dimanche 31 janvier 2010
Retour sur le spectacle "Rire contre le racisme" du 22 juin 2009
Toutes les photos
La prestation de Ophir
Rire contre le racisme 2009 - Ophir (Prestation intégrale)
envoyé par Overviews. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
La prestation de Katia Doris
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Retour sur la campagne 30 000 expulsions par an, c'est la honte.
Conférence débat sur l'immigration subie ou choisie : "le droit de vivre en famille menacé" le 15 avril 2009
Freeze place de la république
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La Ligue du Sud montre son vrai visage : slogans xénophobes et provocations des habitants des quartiers populaires lors d'un rassemblement
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samedi 30 janvier 2010
Le PS dénonce le ton "raciste" d'un maire UMP, Politique - Information NouvelObs.com
Le PS exige des excuses de l'UMP après des propos tenus par le maire de Franconville Francis Delattre lors d'un meeting, qu'il juge "méprisants et à connotation raciste".
Le PS a demandé samedi des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) après des propos "méprisants à connotation raciste" tenus jeudi contre un candidat socialiste par le maire UMP de Franconville, lors d'un meeting des régionales, a-t-on appris samedi 30 janvier.Francis Delattre, ancien député et actuel maire de cette ville du Val-d'Oise, a déclaré à propos d'Ali Soumaré, tête de liste PS dans ce département : "au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ca change tout !".
"Tonalité raciste"
Ces propos, tenus lors d'un meeting auquel assistaient les ministres Valérie Pécresse, Rama Yade et le numéro un de l'UMP Xavier Bertrand sont "méprisants, à tonalité raciste", dénonce dans un communiqué Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de campagne du président PS sortant et candidat en IdF, Jean-Paul Huchon.
Pour elle, "la mise en cause d'Ali Soumaré en raison de ses origines et de la ville de Villiers-le-Bel, dont il est issu, est scandaleuse et inacceptable".
Valérie Pécresse, chef de file UMP en Ile-de-France, et Rama Yade, candidate dans les Hauts-de-Seine, "doivent présenter leur excuses et condamner dès aujourd'hui ces propos", poursuit Marie-Pierre de la Gontrie.
Ali Soumaré est d'origine malienne.
Le PS dénonce le ton "raciste" d'un maire UMP, Politique - Information NouvelObs.com: "Le PS dénonce le ton 'raciste' d'un maire UMP"
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Racisme sur internet : un rapport tout en nuances
Remis le 2 janvier au Premier ministre, le rapport sur le racisme sur internet dresse une analyse nuancée du phénomène des propos racistes diffusés sur la toile. Rédigée par Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum des droits sur l’internet, l’étude écarte tout alarmisme : « il n’est pas possible de conclure à une augmentation tendancielle de ces contenus, mais plutôt à l’existence de « pics » d’activité, tant l’expression raciste sur internet se nourrit de l’actualité. » Elle invite à apprécier la complexité du phénomène en faisant la part entre les contenus politisés, dont la diffusion est organisée, et l’expression individuelle spontanée : « il n’existe pas une uniformité dans le discours raciste qui s’exprime sur internet. » Alors que la lettre de mission du Premier ministre l’invitait à explorer cette hypothèse, Isabelle Falque-Pierrotin ne pense « pas que le conflit israélo-palestinien soit en voie d’être importé sur notre territoire. »
Plutôt que de formuler des propositions législatives et un alourdissement de l’arsenal pénal et réglementaire, le rapport invite à mieux exploiter les dispositions légales existantes, jugées suffisantes. Il préconise d’orienter « la politique pénale, non seulement vers les cas les plus graves, mais aussi vers la condamnation du racisme ordinaire, en faisant connaître les condamnations, en améliorant le signalement et, surtout, en développant une réelle politique d’éducation au média à destination des jeunes. »
Les hébergeurs, sur qui pèsent des obligations légales, sont invités à utiliser les techniques de blocage de diffusion utilisée dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon, à base d’empreintes numériques « pour éviter la réapparition des contenus racistes et antisémites supprimés à la suite des signalements faits par les internautes usagers de la plate-forme », plutôt que d’introduire de nouveaux dispositifs de filtrages. Un avis à contre-courant des options retenues pour le projet de loi dit Loppsi.
Le rapport demande aux pouvoirs publics « d’améliorer la mesure du phénomène en favorisant l’adoption d’un référentiel commun au sein des administrations […] et en renforçant le rôle de l’Office central de lutte contre la criminalité aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) comme pivot central du dispositif. » Enfin, l’auteur du rapport appelle à la coopération internationale, et notamment en direction des USA, « pour éviter l’évasion vers des paradis internet. »
http://www.infos-discriminations.fr/2010/01/racisme-sur-internet-un-rapport-tout-en-nuance/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeLaLutteContreLesDiscriminations+%28Le+blog+de+la+lutte+contre+les+discriminations%29&utm_content=Google+International
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Retour en photos, sur la manif contre le débat sur l'identité national à Lyon
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vendredi 29 janvier 2010
Un "freeze contre les expulsions" samedi à Grenoble - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38)
"30 000 expulsions par an, c'est la honte", tél était le nom de la campagne 2009 de SOS Racisme. Après l'annonce, par le ministre Eric Besson, de 29 288 expulsés, l'association se mobilise une nouvelle fois en organisant une "Journée des expulsés" ce samedi 30 janvier, "en mémoire des milliers de personnes traquées, enfermées, séparées de leur famille..."
Au programme à partir de 14h rue Félix-Poulat: l'inauguration d'un "boulevard de la honte". Puis à 15h: un "freeze contre les expulsions" sera réalisé, suivi d'un lâcher de ballons.Un "freeze contre les expulsions" samedi à Grenoble - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38): "Un 'freeze contre les expulsions' samedi à Grenoble"
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Frêche bientôt « sorti » des listes socialistes enfin ?
SOS Racisme se félicite de l’annonce faite par Martine Aubry de proposer au Parti socialiste de retirer son soutien à la liste conduite par Georges Frêche et d’être représenté par une liste conduite par Hélène Mandroux.
En effet, suite à la nouvelle sortie nauséabonde de Monsieur Frêche à l’encontre de Laurent Fabius, ce personnage, multi-récidiviste de la gauloiserie raciste, ne pouvait être le représentant officiel d’un parti républicain. C’est pourquoi nous appelons tous les actuels colistiers de Monsieur Frêche de cesser de leur apporter le moindre soutien et de se reporter sur des listes qui ne sauraient être suspectées d’abriter des personnages aux propos stigmatisants.
Mais, au-delà du cas de Georges Frêche, c’est l’ensemble des partis républicains qui, dans cette région, doivent refuser d’être représentés par des personnages de cet acabit au prétexte de l’efficacité électorale.
SOS Racisme souhaite que le retrait soit effectif à l’issue de la réunion du bureau national prévue mardi prochain. Et que cette jurisprudence puisse s’appliquer aux trop nombreux responsables politiques qui s’amuseraient à « déraper » pour envoyer des signaux à un électorat extrémiste, tout en bénéficiant d’une étrange mansuétude de la part des sphères politique et médiatique.
Frêche bientôt « sorti » des listes socialistes enfin ? - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Frêche bientôt « sorti » des listes socialistes enfin ?"
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