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samedi 8 août 2009

Plainte contre le préfet Paul Girod de Langlade pour propos racistes


Une femme agent de sécurité à l'aéroport d'Orly a porté plainte hier pour propos diffamatoires à caractère raciste contre le préfet Paul Girod de Langlade, celui là même qui était encore le 'patron' des États généraux à la Réunion il y a quelques jours.

Les faits se sont déroulés le 31 juillet dernier. La veille, le Préfet Paul Girod de Langlade avait terminé sa mission de responsable de l'organisation des Etats généraux et il avait passé le relais à Françoise Vergès, l'experte transversale, et avant de prendre l'avion pour rentrer à Paris.

A l'arrivée à Orly, peu avant 7 heures du matin, le préfet Girod de Langlade est passé, comme tous les passagers, sous les portiques de sécurité de l'aéroport. C'est à ce moment que l'alarme a retenti et que l'agent de sécurité de la société "Sécuritas" lui a demandé de vider ses poches. Il n'en a pas fallu plus pour que le préfet Girod de Langlade "pête un cable" et lance le contenu à la tête de l'employé, tout en tenant des propos racistes : "On se croirait en Afrique" et "il n'y a que des noirs ici"...

Effectivement, les deux agents de sécurité étaient des "blacks", comme on dit en Métropole.

Une collègue du premier agent de sécurité qui assistait à la scène lui a alors demandé de garder son calme. Ce à quoi Paul Girod de Langlade a mis en avant sa qualité de préfet, ce qui lui a valu la réponse cinglante de l'employée : "Vous êtes donc bien placé pour savoir qu'il faut respecter les lois".

La jeune femme n'a pas voulu en rester là et a porté plainte hier nominativement contre le préfet Paul Girod de Langlade pour "propos diffamatoires à caractère raciste" auprès du parquet d'Evry, tandis que son collègue masculin se contentait d'une main courante.

A noter que la femme qui accompagnait Paul Girod de Langlade y est allée elle aussi de son couplet raciste : "De toutes façons, il n'y a que des personnes de couleur comme vous qui montent au créneau..."

Paul Girod de Langlade, n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine. Au mois de septembre 2007, il avait été placé "hors cadre" par le Conseil des ministres. Autrement dit, il avait été révoqué de son poste à la suite de sa condamnation à 2.000 euros d'amende pour "incitation à la haine raciale". Il avait déclaré dans "La Nouvelle République" : "Il y a trop de gens du voyage sur l’Indre et Loire. On a été trop laxiste pendant trop longtemps (…) il faut arrêter de se voiler la face. Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance"... Il avait fait appel du jugement et avait obtenu gain de cause après avoir reçu le soutien d'un très grand nombre de personnes dont l'ensemble des élus de droite et socialistes d'Indre-et-Loire et d'une grande majorité des élus des départements dont il a eu la charge. Une pétition avec près de 2 000 signatures a même été remise fin 2007 au Président de la République par Yves Dauge (PS) et Philippe Briand (UMP), parlementaires d'Indre-et-Loire. Il a finalement été relaxé de toutes les charges pesant à son encontre par un arrêt de la Cour d'appel de Paris le 25 juin 2008.

En 2004, le même tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Paul Girod de Langlade, alors préfet du Vaucluse, pour avoir déclaré le 23 octobre 2002 lors d’une conférence de presse à Carpentras que les gens du voyage "vivent d’escroquerie et de rapines". Si le procureur avait estimé que la diffamation était constituée, le tribunal ne l'avait pas condamné, jugeant que le représentant des nomades avait mal formulé la poursuite.

Jamais deux sans trois...

Jeudi 06 Août 2009 - 10:41

jeudi 18 juin 2009

AFP: Fichage ethnique: la société Daytona condamnée à 20.000 euros d'amende

VERSAILLES (AFP) — La cour d'appel de Versailles a condamné mercredi la société Daytona, spécialisée dans la mise à disposition d'hôtesses et de commerciaux pour de grandes marques, à une amende de 20.000 euros pour "fichage ethnique" de ses collaborateurs.

Après une condamnation au tribunal de Nanterre, en octobre 2008, à 20.000 euros d'amende dont 15.000 avec sursis pour fichage ethnique et discrimination raciale, le parquet avait fait appel, en jugeant la peine trop légère.

La cour d'appel de Versailles a finalement condamné la société à une amende plus lourde, puisque non assortie de sursis, mais elle a relaxé Daytona du délit de discrimination raciale.

L'ancien directeur général François Leveque et l'ex-directrice du département hôtesses, Caroline Housset ont eux aussi été relaxés. En première instance ils avaient écopé respectivement de 3.000 euros (dont 2.000 avec sursis) d'amende pour fichage ethnique et de 4.000 euros d'amende (dont 4.500 avec sursis) pour fichage ethnique et discrimination raciale.

C'est sur la base d'un fichier informatique classant les candidats à des opérations commerciales - 1 pour les Européens blancs, 2 pour les Maghrébins, 3 pour les Noirs et 4 pour les Asiatiques - et signalé par un employé de Daytona à SOS Racisme en novembre 2002, que l'association avait porté plainte contre l'entreprise.

SOS Racisme, qui s'était constitué partie civile, avait également versé au dossier un document émanant de la société et sur lequel figurait, à propos des hôtesses permanentes, la mention "de nationalité française et +pure white+" (blanche pure).

"Le support papier d'où a été tiré la copie papier n'a pas été retrouvé", souligne la cour d'appel dans son arrêt pour relaxer Daytona du délit de discrimination raciale.

En revanche, "la direction des ressources humaines de Daytona (...) a procédé pour le compte de la société (...) à l'enregistrement et à la conservation de données nominatives sensibles des personnes recrutées en ce qui concerne notamment leur race, sans leur demander leur accord", précise l'arrêt.

"Nous avons enfin une jurisprudence sur le fichage ethnique" a déclaré à l'AFP Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme. "Cela nous permettra de lutter contre les velléités des entreprises à procéder aux statistiques ethniques", a-t-il ajouté.


AFP: Fichage ethnique: la société Daytona condamnée à 20.000 euros d'amende

mercredi 17 juin 2009

"Blanc Bleu Belge": Adecco devant la chambre du conseil | RTBF INFO


Une trentaine de personnes ont manifesté mardi devant le Palais de Justice de Bruxelles en vue d'inciter la justice à avancer dans l'instruction judiciaire pour discrimination raciale ouverte contre l'agence d'intérim Adecco.

Les manifestants ont répondu à l'appel de la FGTB et des organisations de lutte contre le racisme Kif Kif et SOS Racisme.

L'instruction, ouverte en 2001 après une plainte d'un collaborateur de l'agence, risque la prescription à partir du 2 septembre prochain. Le dossier a été plaidé mardi devant la chambre du conseil de Bruxelles qui devra décider d'un éventuel renvoi de l'affaire vers le tribunal correctionnel.

La chambre du conseil devrait se prononcer le 30 juin.

Pour la défense, la date de prescription sera inévitablement atteinte. A la FGTB, on espère pouvoir trouver une mesure juridique visant à suspendre la prescription mais on reconnaît que la tâche sera difficile. "Travail = un droit pour tous" ou "BBB = Blanc Bleu Bête", pouvait-on lire sur des calicots.

Le collaborateur d'Adecco avait indiqué que des postes pour des missions dans certaines entreprises qui ne souhaitaient pas recruter des personnes étrangères étaient pourvus du code BBB, pour "Blanc Bleu Belge", du nom d'une race bovine développée en Belgique.

"Il est très rare d'avoir une preuve de discrimination raciale car cette pratique est discutée généralement au cours de colloques singuliers. Et si la législation est favorable à la poursuite de tels actes, elle est difficilement applicable en réalité. Cette affaire permet de confirmer des études notamment du BIT, de l'ONEM, du Forem ou d'universités sur les problèmes de discriminations à l'embauche. Nous sommes convaincus que ce genre de pratique existe toujours au sein du secteur intérim, mais de façon plus insidieuse", a déclaré Jean-François Marcours, juriste au service d'étude de la FGTB fédérale.

La FGTB se montre critique vis-à-vis du parquet pour sa lenteur dans ce dossier. "On ne peut qu'être interpellé par l'attitude du parquet qui aurait une très grande responsabilité en cas de prescription. Qu'importe finalement la justification, on ne peut que s'interroger sur le temps qu'a pris le parquet, soit cinq ans, pour rédiger ses deux pages de réquisitoire", a réagi Jean-François Marcours.

Du côté de la défense, on souligne que la société Adecco n'a jamais introduit le moindre acte en vue de ralentir la procédure. La défense estime que la prescription du dossier est acquise, compte tenu du délai d'un éventuel appel et même du délai de fixation devant le tribunal correctionnel.

Le service d'étude de la FGTB espère pouvoir obtenir une suspension de la prescription en fixant une date d'audience d'introduction au procès, en cas de renvoi du dossier vers le tribunal correctionnel, mais il reconnaît que le délai est fort court.

Sur le fond du dossier, le conseil de la société Adecco affirme que les pratiques reprochées à son client appartiennent au passé. L'agence d'intérim a édicté un code de conduite visant à prévenir tout acte de discrimination à l'embauche.

La société Adecco reconnaît avoir pratiqué une discrimination raciale à la demande d'employeurs, a expliqué Me Laurent Kennes. Sur les 58.213 annonces saisies au cours de perquisitions effectuées le 21 février 2001, au siège social d'Adecco et dans plusieurs agences de la société, un peu moins de cent comprenaient la mention "BBB". Pour Me Kennes, ce faible pourcentage, soit 0,18%, mais qui "reste inadmissible", prouve que l'initiative de la pratique n'émanait pas de représentants d'Adecco.

La société Adecco a été condamnée en appel en France, en juillet 2007, pour discrimination raciale à l'embauche.



"Blanc Bleu Belge": Adecco devant la chambre du conseil | RTBF INFO

vendredi 5 juin 2009

le Parisien - La société HLM poursuivie pour fichage ethnique - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 05/06/2009

La découverte de mentions ethniques dans ses fichiers vaut à Logirep une mise en examen. Un candidat d’origine ivoirienne s’était vu refuser un appartement.

Le président de Logirep, l’un des plus importants bailleurs sociaux d’Ile-de-France, basé à Suresnes, a été mis en examen mercredi par un juge de Nanterre pour fichage ethnique.

Le bailleur avait refusé un logement à Frédéric Tieboyou, un guichetier de la RATP d’origine ivoirienne. Plus précisément, le représentant de Logirep est mis en examen pour avoir « mis ou conservé en mémoire informatisée, sans le consentement exprès des intéressés, des données à caractère personnel, qui directement ou indirectement font apparaître les origines raciales ou ethniques ».

C’est Logirep elle-même qui annonce cette nouvelle étape d’une procédure judiciaire engagée depuis quatre ans.
L’affaire remonte à 2005 lorsque, au cours de l’été, Frédéric Tieboyou se voit refuser l’attribution d’un trois-pièces dans la tour Ouessant, en plein coeur du quartier du Chemin-de-l’Ile à Nanterre. Cela en vertu de l’article 56 de la loi contre l’exclusion, qui stipule que « l’attribution des logements doit favoriser l’égalité des chances des demandeurs et la mixité sociale des villes et des quartiers ». D’après une conversation téléphonique de juillet 2005, que le candidat évincé a enregistrée, la tour Ouessant accueillait déjà « beaucoup de personnes d’origine africaine et antillaise », selon son interlocuteur de la Logirep qui avait insisté : « Ce n’est pas de la discrimination, c’est de la mixité. »

« Ce n’est pas de la discrimination, c’est de la mixité »

Soutenu par SOS Racisme, Frédéric Tieboyou a déposé plainte dans la foulée. Après l’enquête de la police judiciaire des Hauts-de-Seine, un an plus tard, Logirep était mise en examen une première fois pour « discrimination raciale », le juge ne retenant pas l’accusation de fichage ethnique.
En mars dernier, le parquet de Nanterre avait d’ailleurs requis le renvoi du bailleur social en correctionnelle pour qu’il réponde de « discrimination » et un non-lieu pour le volet « fichage ethnique ».
Mais le 18 mai, rebondissement : le juge d’instruction a organisé une perquisition dans les locaux du bailleur social, à Suresnes, avant de convoquer son représentant pour le mettre en examen. Cette fois-ci pour « fichage ethnique ». Rappelant qu’elle est une ancienne filiale de la Sonacotra, Logirep se défend de tenir de tels fichiers. Et avance qu’elle « ne fait que collecter dans sa base de données un élément d’état civil : le lieu de naissance des candidats, (…) une donnée qui apparaît dans tout document administratif requérant les éléments d’état civil ».
« Quand on indique sa ville de naissance, en général on n’ajoute rien quand on est né en France mais on précise le pays quand il s’agit d’une ville étrangère, complétait le service communication du bailleur hier soir. Le juge doit considérer qu’il s’agit là d’un fichage ethnique. »

le Parisien - La société HLM poursuivie pour fichage ethnique - Infos, actualités Hauts-de-Seine 92 - 05/06/2009

mercredi 3 juin 2009

TESTING AU MUSÉE du LOUVRE - Pote à pote - Tout sur les quartiers

dimanche 31 mai 2009, par Pote à pote
L’association SOS Racisme a organisé, mercredi 27 mai, un testing au musée du Louvre afin de dénoncer la décision du gouvernement de limiter aux ressortissants des pays de l’Union européenne la gratuité des musées pour les moins de 26 ans.

Discrimination : SOS Racisme "teste" le musée du Louvre - Nouvel Obs
Le 13 janvier 2009, lors du discours de Nîmes, Nicolas Sarkozy avait annoncé la gratuité aux moins de 26 ans pour tous les jeunes de moins de 26 ans. Le 1er avril, la direction des musées nationaux a décidé de limiter la gratuité aux jeunes ressortissants de l'UE. Qu'en est-il au musée du Louvre? Mercredi 27 mai, une équipe de SOS Racisme constituée d'étudiants français, marocain, américain, camerounais et turc, tous agés de moins de 26 ans se présente au Musée du Louvre.



TESTING AU MUSÉE du LOUVRE - Pote à pote - Tout sur les quartiers: "TESTING AU MUSÉE du LOUVRE


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Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Quatre mois avec sursis pour les injures racistes au stade

En sortant du tribunal de Belley, cet après-midi, Makam Traoré se disait « soulagé ». Il était « content de la Justice de (son) pays ». Et ajoutait même qu'il se sentait « Français à présent ». Les magistrats de l'Ain ont condamné à quatre mois de prison avec sursis l'homme qui était accusé de lui avoir jeté, en janvier dernier, à l'issue d'un match de football amateur : « On en a mis 5 dans votre cul, sale nègre » (lire). Cela se passait à Lagnieu, dans l'Ain. L'arbitre venait d'interrompre la rencontre à cause des cris de singe des supporters. Décision rarissime, suivie d'une plainte du joueur, soutenu par son club et par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). A l'audience, le 5 mai, le parquet a réclamé six mois avec sursis, et cent quarante heures de travaux d'intérêt général (TIG), suggérant que ces dernières soient effectuées à la Maison d'Izieu, où 44 enfants juifs ont été arrêtés et déportés en avril 1944 (lire). Outre les quatre mois avec sursis, le tribunal de Belley a infligé cent heures de TIG au raciste, qui a annoncé son intention de faire appel. En attendant, Makam Traoré explique de son côté qu'il va monter une association. « Contre le racisme en général, et dans le sport en particulier ».

Alain Jackubowicz : « Mon client doutait au point de quitter la France »

Le tribunal correctionnel de Belley a rendu son jugement mardi après-midi dans une affaire "d’injures à caractère raciste" sur un terrain de football. Un joueur d’une équipe amateur a été condamné à 4 mois de prison avec sursis, à 100 heures de travail d’intérêt général et à verser 1.500 euros de dommages et intérêts. C’est la première fois qu’un footballeur est jugé pour de tels faits. Le 25 janvier dernier, Makam Traoré avait été insulté lors d’un match de 2e division de district, dans l’Ain. La défense, qui fait appel de la décision, dénonce des pressions médiatiques qui ont amené à une condamnation rapide. L’avocat de la victime, Alain Jakubowicz, est satisfait.

Lyon Mag.com : Avec ce délibéré, y’a-t-il une prise de conscience du racisme sportif, notamment dans les milieux amateurs ?

Alain Jakubowicz : La justice a déjà pris conscience il y a bien longtemps de ce problème. Mais elle ne peut rendre des jugements que si on lui défère des faits. Jusqu’à présent, c’était plutôt la théorie du silence qui régnait. Dans notre cas, un joueur est poursuivi, l’arbitre est sorti de son silence, qui est généralement imposé. Ce qui évolue, ce n’est pas la justice mais plutôt les mentalités dans le sport en général, et dans le sport amateur en particulier.

Votre client se satisfait-il de ce jugement ?

Makam Traoré doutait tellement de la justice française qu’il était sur le point de quitter le pays et d’abandonner sa nationalité française. Il y avait donc un besoin de le remettre en confiance pour qu’il reste dans un pays qui est le sien. Je lui ai expliqué que la vérité a été rendue, par une décision de justice. Et que le plus important est qu’il ait été reconnu en tant que victime dans cette affaire.

A votre avis, les langues vont-elles se délier dans le milieu sportif amateur après ce délibéré ?

Oui, je le pense et surtout je l’espère. J’espère également que les arbitres vont désormais avoir un rôle différent dans ce type de cas. Ils ont un rôle existentiel à jouer, d’une part sur le terrain, mais aussi dans la société.

Propos recueillis par Gwenaël Windrestin

Procès Fofana : décryptage - le blog memorial98

Comment expliquer que Fofana ait récusé son avocate Me Coutant-Peyre et ait choisi de la dénoncer comme « juive » ?
Selon ses propres termes à l'audience : « Coutant-Peyre... Peyre, c'est juif, non ? » Puis il a ajouté: « On veut déjà me tuer... Donc, je ne vais pas m'entourer de gens comme ça. »
Fofana indiquait ensuite qu'il ne parlerait plus qu'à trois personnes lors du procès, dont l'avocat de la famille Halimi, Me Szpiner en tant que « représentant des Juifs de France, du monde, et de l'Etat d'Israël «
Coutant-Peyre semblait pourtant présenter les meilleures « garanties » possibles pour Fofana. Elle est une proche collaboratrice de Garaudy et responsable de son association « A contre jour » ; elle est aussi l'épouse de Carlos avec qui elle a convolé après l'avoir défendu. Quelle meilleures garanties que le chantre international du négationnisme et ce grand « antisioniste » incarcéré pour terrorisme ?
Carlos vient d'ailleurs de rendre public son soutien à la liste "antisioniste" laquelle en retour se félicite de ce renfort et le salue chaleureusement.

L'explication la plus probable est qu'il s'agit d'un écho des divergences dans le milieu « antisioniste » extrémiste.

Fofana est depuis le début soutenu et parrainé par le groupe de Kemi Seba (Tribu Ka puis MDI) qui s'est proclamé protecteur de l'accusé et a même menacé à la cantonade de représailles, si le procès ne se déroulait pas « correctement ».
Or Seba entre-temps a refusé de participer à la liste «antisioniste » de Dieudonné-Gouasmi-Soral.
Sa divergence officielle porte sur l'anticommunautarisme affiché de la liste et sur la personnalité de Soral. Seba se présentant comme un défenseur acharné des « communautés » noire, arabe, blanche/européenne, asiatique, ne se retrouverait donc pas dans la posture affichée de la liste.
Il y a sans doute d'autres enjeux de pouvoir et de finances, qui entretiennent d'ailleurs d'âpres polémiques.

Il est à noter que ces différentes fractions « antisionistes » n'ont entre elles pas de divergences de principe sur la collaboration approfondie avec des organisations d'extrême droite.
Dieudonné et Soral sont en cheville avec le courant dit « national-révolutionnaire » sans doute le plus proche du fascisme et avec les catholiques les plus intégristes. Seba s'organise avec des groupuscules violents tels que la Droite socialiste. Mais la mouvance de Seba a peut être du mal à accepter le style « bleu-blanc-rouge » affiché par la liste « antisioniste ».

Il se peut aussi que se manifestent ainsi des tensions avec le chiisme, dont Gouasmi se proclame le représentant en France. K.Seba, récemment converti à l'Islam après avoir violemment dénoncé cette religion "esclavagiste" , avait été reçu en grande pompe au centre Zahra dirigé par Gouasmi, mais manifestement sans résultat concret.
On note aussi que le seul avocat choisi et non récusé par Fofana est Me Ludot, militant de la droite dure, ancien défenseur de Saddam Hussein et membre de son comité de soutien. Il s'agit d'un profil peu compatible avec le chiisme de Gouasmi, dont la liste est soutenue par Carlos et Coutant- Peyre, qui du coup est proclamée « juive ».
L'antisémitisme obsessionnel et quelque peu conspirationiste de ce milieu produit des effets apparemment inattendus.

http://memorial98.over-blog.com/article-32128459.html

samedi 30 mai 2009

Gratuité dans les Musées pour tous les moins de 26 ans, SOS Racisme maintient la pression ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Après une opération de testing menée au Louvre ce mercredi, SOS Racisme a renouvelé l’opération aujourd’hui au Musée d’Orsay.

Samuel Thomas, Vice Président de SOS Racisme accompagné de 14 militants de plusieurs nationalités ont interrogé une centaine de personnes pour savoir si, comme l’a déclaré Mme Albanel, la gratuité au moins de 26 ans extra européens était appliquée.

SOS Racisme a pu constater que les moins de 26 ans ressortissants européens ont tous bénéficiés de la gratuité, par contre l’ensemble des moins de 26 ans extra-européen ( de nationalité chinoise, japonaise, américaine, marocaine ou encore indienne) ont du régler le paiement de leur ticket d’entrée.

Nous avons ensuite, effectué un compte rendu auprès du personnel des guichets, de l’accueil et de la sécurité faisant le constat de la discrimination constatée.

Le personnel du Musée s’est exprimé très majoritairement en faveur de l’action de SOS Racisme, relatant les difficultés posées par cette mesure discriminatoire.

SOS Racisme demande à la direction du musée d’Orsay d’appliquer une égalité de traitement pour les moins de 26 ans, comme c’est déjà le cas dans les musées du Louvre, du Quai Branly ou encore de l’immigration.

SOS Racisme continue sa mobilisation, et doit rencontrer ce mardi la direction du Musée d’Orsay pour faire appliquer la gratuité à tous.

Contacté par la direction du Musée d’Orsay, le cabinet de Mme Albanel a déclaré qu’il n’y avait aucun changement pour l’instant quand à l’application de la mesure de gratuité, mais que celui-ci était à l’étude.

SOS Racisme, qui a déposé un recours au Conseil d’Etat contre l’Etat et 50 musées et monuments nationaux ayant instauré cette mesure discriminatoire, veut attirer l’attention sur le fait que rien ne justifie l’existence d’une condition de nationalité pour accorder la gratuité.

Gratuité dans les Musées pour tous les moins de 26 ans, SOS Racisme maintient la pression ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Dominique Sopo: «Ce n'est pas normal que la gratuité des musées soit réservée aux jeunes Européens»

INTERVIEW - Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, cite les mauvais exemples des musées du Louvre et d'Orsay...

En début de semaine, SOS Racisme a déposé plainte contre le musée du Louvre pour «discrimination» et déposé un recours devant le Conseil d’Etat. En cause: la gratuité de l’entrée uniquement pour les moins de 26 ans issus de l’Union européenne. Les Japonais et Mexicains, eux, doivent payer leurs billets. Ce vendredi, l’association a constaté qu’il en était de même au musée d’Orsay. Son président, Dominique Sopo, ne décolère pas.

Pourquoi parlez-vous de «discrimination»?
Parce que, au Louvre comme au musée d’Orsay, la gratuité est réservée aux jeunes de certaines nationalités. Or appliquer des différences de traitement en fonction de l’origine, c’est la définition de la «discrimination».

Quand même, n’y a-t-il pas d’autres chevaux de bataille que les musées? Des domaines où la discrimination est davantage prioritaire?
Les musées sont un lieu de culture, où les gens s’aèrent l’esprit. Ce n’est pas normal que cela soit gratuit pour les jeunes Européens, et pas les autres. Et puis, si les Etats donnent des privilèges à certaines nationalités, cela veut dire que les agents des musées publics deviennent des fonctionnaires de police, chargés de contrôler aux guichets les papiers pour vérifier l’origine des visiteurs.

Pour justifier de son âge, et avoir éventuellement un tarif réduit, il faut aussi présenter ses papiers à l’entrée des musées...
L’âge, cela se vérifie aussi sur une carte d’étudiant, un cahier de lycéen, ou autre. Ce n’est pas pareil que de demander aux visiteurs de présenter leurs papiers d’identité pour voir leur origine.

Qu’aimeriez-vous?

Que l’entrée soit gratuite pour tous les moins de 26 ans, quelle que soit leur nationalité. Quand Christine Albanel (la ministre de la Culture, ndlr) dit qu’elle veut faire profiter de la gratuité à tous les jeunes étrangers résidant sur le territoire français, c’est extrêmement flou. Cela veut dire quoi, être «résident» en France? Avoir une carte d’étudiant d’une université française? Avoir une carte de séjour depuis trois mois, trois ans, dix ans? L’Etat doit être exemplaire sur ce point.

Pourquoi la plainte porte aussi sur les sites Web des musées?
Parce qu’ils écrivent noir sur blanc que la gratuité concerne uniquement certaines nationalités.
Recueilli par Alice Antheaume
http://www.20minutes.fr/article/329243/Culture-Dominique-Sopo-Ce-n-est-pas-normal-que-la-gratuite-des-musees-soit-reservee-aux-jeunes-Europeens.php

SOS Racisme porte plainte pour discrimination contre les musées nationaux , Société - Information NouvelObs.com

AP | 27.05.2009 | 19:43

La gratuité dans les musées nationaux pour les jeunes ressortissants de l'Union européenne âgés de 18 à 26 ans est-elle discriminatoire? L'association SOS Racisme le pense et a déposé plainte contre le musée du Louvre qui applique cette directive du ministère de la Culture ainsi qu'un recours au Conseil d'Etat pour faire annuler cette décision mise en place depuis le 4 avril.

Dans sa plainte déposée lundi et que l'Associated Press a pu consulter, SOS Racisme considère que cette gratuité dans 14 musées et monuments nationaux, dont Le Louvre, est subordonnée à la condition d'être ressortissant de l'Union européenne et "constitue la matérialité du délit de discrimination" réprimée par le Code pénal.

A l'origine de cette plainte, des personnels de musées qui se sont insurgés contre cette pratique, a indiqué mercredi à l'AP Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme. Cette "préférence européenne" est une "mesure absurde", s'indigne-t-il, et elle "est la traduction d'une idéologie d'extrême droite qui voit sa première traduction dans la politique gouvernementale". "La préférence européenne n'existe en France dans aucun autre domaine", assure-t-il.

D'autres plaintes contre les musées appliquant cette directive devraient être déposées dans les jours à venir, selon lui.

SOS a également déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour faire annuler les délibérations prises par les conseils d'administration de la Réunion des musées nationaux (RMN) et du Centre des musées nationaux qui ont mis en application cette décision du ministère de la Culture.

Deux musées n'appliquent pas cette mesure: le musée des Arts premiers et la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.

Le 7 mai, interrogée par le député Vert de Paris, Martine Billard, la ministre de la Culture, Christine Albanel, "pleinement consciente du problème posé", a répondu avoir demandé à ses services la possibilité d'étendre cette gratuité "aux étrangers de 18 à 26 ans résidant sur le territoire français" en fonction "d'un titre de séjour" ou d'une "carte d'étudiant".

La ministre de la Culture Christine Albanel s'est dite "très surprise" mercredi dans soir dans un communiqué du "recours déposé par SOS Racisme dénonçant le caractère supposé discriminatoire de la mesure de gratuité des musées et monuments nationaux pour les moins de 26 ans".

Si la ministre "ne souhaite pas étendre cette mesure à tous les jeunes touristes, elle a demandé que soit étudiée la possibilité de l'étendre aux jeunes étrangers, qui ne sont pas issus de l'Union européenne mais qui résident en France, comme par exemple les étudiants". AP

CRAMIF : le salarié gréviste de la faim réintégré … le combat continue ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

En 2004, SOS Racisme avait été saisie par un agent administratif, qui se plaignait de discrimination raciale de la part de son employeur : la CRAMIF.

Monsieur Anany, dénonçait un déclassement et du harcèlement moral de ses supérieurs pendant 4 ans, les faits sont dénoncés à l’inspection du travail, à la Licra, au Premier Ministre de l’époque Monsieur Raffarin, au ministre Douste Blazy, et l’avocat de SOS Racisme saisit la Halde pour discrimination raciale. En 2008 une plainte est déposée auprès du Procureur de la République pour discrimination raciale et harcèlement moral.

En avril 2009, l’affaire s’aggrave puisque la victime, après 10 ans d’ancienneté se retrouve licenciée pour « insuffisance professionnelle » !

Monsieur Anany, soutenu par tous les syndicats de la CRAMIF, et toutes les associations du 19ème arrondissement, entame, en mai 2009, une grève de la faim pour contester son licenciement.

Nous avons appris aujourd’hui, la réintégration de Monsieur Anany au sein de la CPAM.

SOS Racisme, partie civile dans cette affaire, considère que cette décision, qui fait suite à une mobilisation importante autour de la victime, est synonyme de 1 ère victoire.

Néanmoins, nous restons vigilant car la CRAMIF, menacerait de licenciement plusieurs autres salarié (e) s discriminé (e)s qui eux aussi ont déposé plainte pour discrimination.

jeudi 14 mai 2009

Aix-Marseille - Toute l'actualité de la région avec Libération: De retour d'un meeting de Le Pen, des militants du FN tabassent un noir

RATONNADE. De retour dimanche du « banquet patriotique » donné à Marseille par le leader du Front national, cinq militants niçois s’en sont pris à un jeune homme sur une aire d’autoroute à Vidauban (Var). Ils ont été condamnés en comparution immédiate mardi par le tribunal correctionnel de Draguignan. Quatre d’entre eux sont en prison.

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« On prenait un café devant la boutique quand ces jeunes sont descendus de leur autocar en criant “La France aux Français. Le Pen Président. A mort les noirs ou les Arabes. Heil Hitler”, en me regardant du coin de l’œil. Ils se sont jetés sur moi à cinq ou six et m’ont donné des coups de poing et de pied. Un boutonneux au crâne rasé me frappait en criant “On va niquer ta mère sale Arabe” », a raconté la victime au tribunal, selon Var-Matin.

Ce cuisinier de 25 ans a alors trouvé refuge dans la boutique, où un client l’a protégé. Alertés, les gendarmes ont intercepté le bus au péage de Fréjus et interpellé les agresseurs.

La victime « a pris des coups un peu partout », selon son avocate, Me Alexandra Granier. « Il est blessé au genou, des soins sont en cours, une expertise médicale doit avoir lieu. » Il a eu une interruption temporaire de travail (ITT) de 8 jours.

Quatre des prévenus ont été condamnés à 18 mois de prison, dont 15 mois avec sursis. Un mandat de dépôt a été prononcé à leur encontre.

Une cinquième militante, une retraitée âgée de 69 ans, était poursuivie pour avoir encouragé l’agresseur principal, un mineur qui sera jugé devant le tribunal pour enfants le 10 juin. Elle aurait crié : « La France aux Français, vas-y Manu, attaque », en agitant un drapeau tricolore. Elle a écopé de la même peine, mais sans mandat de dépôt.

Selon Var-Matin, elle a dit au tribunal être « un peu raciste, parce qu’à la différence des Asiatiques, les Arabes et les Noirs ne nous respectent pas, et parce qu’il existe des mosquées souterraines ». A l’issue du procès elle a affirmé qu’elle rendait sa carte du FN.

Reconnus coupables de violences avec les circonstances aggravantes de la réunion, de l’état d’ivresse et de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race ou une religion, les quatre condamnés emprisonnés sont âgés de 20 à 25 ans. L’un se dit « responsable des jeunes partisans » du FN à Nice. Il est en fait responsable du FNJ dans les Alpes-Maritimes. Ils ont tous présenté leurs excuses à la victime et plaidé l’effet de groupe.

Plusieurs d’entre eux rêvent d’entrer dans l’armée.

« Vous voulez intégrer l’armée ? Mais elle n’a pas besoin de gens comme vous. Vous êtes le contraire des valeurs de la République », a estimé le Procureur, en dénonçant ce « groupe de nazillons caricatural qui débarque du bus en scandant des slogans nazis ». Il avait requis 18 mois de prison, dont 6 mois ferme.

Les prévenus ont surtout chargé le mineur, dénommé Manu. « Il n’aime pas les noirs ni les juifs, se dit néo-nazi mais n’assume pas », ont expliqué ses compagnons, selon Var-Matin, qui le décrit ainsi : « Couvert d’acné, le crâne rasé, chaussé de rangers, portant t-shirt et bretelles, avec 1,70 g/l d’alcoolémie due à la bière, celui-ci avait tout de la panoplie du skinhead. » Dans l’attente de son procès, il a été placé dans un centre éducatif fermé.

Du côté du FN, la secrétaire départementale des Alpes-Maritimes, Lydia Schenardi, affirme : « Mon mouvement ne cautionne absolument pas ces actes inadmissibles. Nous avons exclu les trois personnes qui appartiennent au Front national », les autres étant, selon la député européenne, des « sympathisants ».

« Je les connais, ils ont apporté leur contribution au Front national depuis des mois et se comportaient correctement, assure Lydia Schenardi, numéro deux sur la liste du FN dans le Sud-Est pour les élections européennes du 7 juin. Leur sanction est très lourde mais méritée. La démocratie, c’est la voie des urnes, certainement pas le coup de poing. Je ne veux absolument pas de personnes comme ça dans nos rangs. »

Quant à la militante âgée de 69 ans, Lydia Schenardi estime que son cas « tient de la psychiatrie ».

Pour Bruno Ligonie, secrétaire départemental adjoint, « ils avaient un peu trop bu à table, étaient chauds, contents d’avoir vu Le Pen. Ils se sont laissés déborder par un effet de groupe. C’est une imbécillité, c’est débile. »

Tout le groupe avait assisté au « banquet patriotique » donné dimanche midi par Jean-Marie Le Pen à Marseille, au cours duquel le leader FN avait ressassé ses rengaines habituelles, notamment sur l’immigration.

M.H.

Aix-Marseille - Toute l'actualité de la région avec Libération: De retour d'un meeting de Le Pen, des militants du FN tabassent un noir

Le maire de Pont-de-Chéruy devant les tribunaux pour discrimination raciale - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia


Le maire de Pont-de-Chéruy (Isère) comparaît demain mardi 12 mai devant le Tribunal Correctionnel de Vienne pour discrimination raciale. Il est accusé d'avoir abusivement usé de son droit de préemption pour empêcher des personnes d'origine extra-européenne de s'installer sur sa commune.

« Pont-de-Chéruy reste au service de tous » écrit le maire Alain Tuduri sur le site internet de la municipalité.
Ce n'est sans doute pas l'avis de Sylvia Akdag, une jeune femme française d'origine turque qui s'est vu découragée d'acheter un bien immobilier sur cette commune du nord de l'Isère. A l'automne 2000, elle trouve la maison de ses rêves, mais le maire divers droite use de son droit de préemption. En clair, Alain Tuduri empêche la vente. « Le quota d'immigrés est atteint depuis longtemps sur la commune » s'est entendue dire la jeune femme. Au total, onze personnes d'origine étrangère se sont manifestées entre 2000 et 2002 auprès de SOS Racisme. A chaque fois la même réclamation : l'usage abusif et discriminatoire du droit de préemption exercé par le maire de Pont-de-Chéruy.

Après l'enquête, le procès

SOS Racisme porte plainte en 2002. Selon l'association, l'enquête mettrait en évidence des pressions exercées par le maire sur des notaires, des agents immobiliers et des vendeurs. Le but est de les faire renoncer à des ventes au bénéfice de personnes d'origine turque ou maghrébine.

Après 7 ans de procédure judiciaire, c'est l'heure du procès. Le maire de Pont-de-Chéruy comparaîtra demain, mardi 12 mai, devant le Tribunal correctionnel de Vienne. Le 9 novembre 2006, Gérard Dezempte, maire de Charvieux Chavagnieux avait lui aussi été jugé pour préemption discriminatoire. Il avait été condamné à 3 ans d'inéligibilité avant d'être relaxé par la Cour d'Appel de Lyon.

Cécile Mivière

Le maire de Pont-de-Chéruy devant les tribunaux pour discrimination raciale - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

mercredi 29 avril 2009

Procès du "Gang des barbares" : Fofana défie la cour, Société - Information NouvelObs.com

Youssouf Fofana a lancé à son arrivée au procès 'Allah akbar' en levant un doigt vers le ciel. 'Je m'appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste', a-t-il dit en déclinant son identité.

Le procès du meurtre d'Ilan Halimi a ouvert mercredi 29 avril avec un peu de retard. Premier accusé à entrer dans le box: Youssouf Fofana, en sweat shirt blanc et très souriant, a déclaré, levant un doigt vers le ciel, "Allah akbar" (Dieu est grand en arabe). Alors que la présidente lui demandait de décliner son identité, Youssouf Fofana a répondu : "Je m'appelle arabs, africaine révolte armée barbare salafiste. Je suis né le 13 février 2006 à Saint-Geneviève des bois". Il s'agit de la date et du lieu de la mort d'Ilan Halimi.

Le huis-clos débattu


La présidente de la cour d'assises des mineurs de Paris jugeant Youssouf Fofana et 26 complices présumés du rapt et de la séquestration d'Ilan Halimi a ordonné au public d'évacuer la salle d'audience mercredi vers 12H15, le procès devant se tenir à huis clos.
Une fois le jury constitué (cinq femmes et quatre hommes), la "publicité restreinte" des débats --sans journalistes ni public à quelques exceptions près-- est de droit dans une cour d'assises jugeant des mineurs. Deux des 27 accusés étaient mineurs au moment des faits.
Plusieurs parties au procès, notamment la famille d'Ilan Halimi, contestent le huis clos, mais la question devait être débattue mercredi une fois prononcée l'ouverture des débats, a décidé la présidente Nadia Ajjan.
Youssouf Fofana, accusé avec 26 complices présumés du rapt et de la séquestration d'Ilan Halimi, demande que son procès soit public et ne se tienne pas à huis clos, selon des conclusions déposées par ses avocats.
"Aucun élément de fait n'est produit, justifiant la restriction des débats", plaident Me Emmanuel Ludot et Isabelle Coutant-Peyre, alors que les débats, impliquant deux mineurs, doivent se tenir à huis clos.
"Cette publicité (des débats) protègent les justiciables contre une justice secrète, échappant au contrôle public et constitue ainsi l'un des moyens de contribuer à préserver la confiance dans les tribunaux", arguent-ils.
La mère d'Ilan a aussi réclamé la publicité des débats.

Riches "parce que juifs"


La connotation antisémite retenue par la justice une semaine après la découverte du corps d'Ilan Halimi, un jeune vendeur juif assassiné après trois semaines de calvaire, le 13 février 2006, avait donné une dimension nationale à ce crime, à propos duquel le président Jacques Chirac avait promis de faire "toute la lumière".
A partir de la diffusion du portrait-robot d'une jeune femme chargée d'"appâter" des hommes présumés riches "parce que juifs", la police avait interpellé jusqu'à une trentaine de membres du "gang des barbares", implanté dans une cité HLM de Bagneux (Hauts-de-Seine).


Dix semaines de procès


Neuf projets d'enlèvement -dont certains versés à la procédure- ont été attribués à la bande avant celui, accompli, d'Ilan Halimi, victime de tortures pendant les 24 jours de sa séquestration dans un appartement, puis un sous-sol d'immeuble.
Au total neuf jeunes femmes -dont Emma, 17 ans à l'époque, qui aurait attiré Ilan dans le piège en le séduisant dans son magasin du boulevard Voltaire- siègeront parmi les accusés.
Le procès, prévu sur dix semaines, devrait se tenir à huis clos, un principe qui s'applique lorsque des mineurs sont concernés.


Une requête rejetée


Hormis Youssouf Fofana, assassin présumé, qui encourt la prison à vie, une quinzaine d'accusés doivent répondre de leur participation au rapt ou à la séquestration d'Ilan. D'autres comparaîtront libres pour les seuls chefs d'association de malfaiteurs ou de non dénonciation de crime.
Avant le procès, Youssouf Fofana a déjà protesté contre les conditions de sa détention prévue pour de longues heures dans la "souricière" insalubre du palais de justice de Paris, mais le tribunal administratif a rejeté mardi la requête qu'il avait formulée en urgence pour ne pas avoir à y séjourner.
Les avocats du chef présumé du "gang des barbares" soulignent, par ailleurs, que la procédure d'extradition depuis la Côte d'Ivoire ne mentionnait pas la circonstance aggravante du caractère antisémite du crime présumé, ni deux tentatives précédentes d'enlèvement. Ils demandent donc en conséquence que Fofana soit "déclaré absent" lorsque ces faits seront évoqués.
Mardi le procureur de la République de Paris a par ailleurs reçu un courrier émanant d'un groupe inconnu -"L'Organisation Juive"- promettant 400.000 euros à qui "s'occupera" du principal accusé si jamais "une peine exemplaire" n'est pas réclamée contre lui à l'issue des débats.
(Nouvelobs.com avec AFP)



Procès du "Gang des barbares" : Fofana défie la cour, Société - Information NouvelObs.com

mercredi 8 avril 2009

Un licenciement pas très catholique ?


Communiqué de presse de SOS Racisme Rhône et de l'UD CGT :

Georges ABI RIZK, de nationalité libanaise, docteur en physiologie et étudiant en D.U Anglais médical à la faculté de médecine, exerce au sein de l’établissement scolaire « AUX LAZARISTES », depuis septembre 2004, en qualité de professeur de SVT. Au départ en CDD, il obtient un CDI en septembre 2007 pour un contrat de 10 h par semaine.

Jusqu’en septembre 2008, Il avait un titre de séjour étudiant. Il propose au chef d’établissement de lui introduire un changement de statut pour avoir un statut de salarié. Celui-ci refuse catégoriquement. Georges poursuit alors ses études en parallèle. Il demande un renouvellement de son titre de séjour étudiant auprès de la préfecture du Rhône et continue tranquillement à donner ses cours jusqu’au 23 Mars 2009.

Ayant fait sa demande en octobre, comme tous les étudiants étrangers il obtient récépissé sur récépissé jusqu’au 21 Mars 2009 en attente de sa carte de séjour étudiante valable pour un an.

Le 23 Mars 2009, il se rend auprès de l’administration de l’établissement afin de signaler sa situation (plus de récépissé car sa carte définitive est en cours). Suite à cela, tout au long de la semaine l’administration l’a empêché de dispenser ses cours à ses élèves et semblerait-il en employant des méthodes pas toujours très courtoises.

Il se voit aujourd’hui convoqué vendredi 3 avril par l’administration à un entretien préalable de licenciement et est mis à pied à partir du 26 mars jusqu’à la décision définitive qui découlera de l’entretien. Alors que le 30 mars, sa carte de séjour temporaire lui est enfin délivrée pour la période du 08 octobre 2008 au 30 juin 2009. Il n’aura été sans justificatif de séjour que pendant 9 Jours !

Ses élèves ont décidé de se mobiliser demain mercredi 1er avril afin de soutenir leur professeur par un mouvement de grève à partir de 13h30 au sein de l’établissement « aux Lazaristes », 24 Montée Saint Barthélémy, Lyon 5ème. SOS Racisme Rhône et l’UD CGT du Rhône seront présent demain à leurs côtés et se réservent le droit d’engager des poursuites et de soutenir le salarié dans la suite de la procédure au regard des éléments qui seront rassemblés au cours des prochains jours.

vendredi 3 avril 2009

Bowling de Brignais : « Une discrimination indirecte »


L'association SOS racisme n'est pas restée insensible face à l'écriteau du bowling de Brignais « interdit aux survêtement, chapeaux et foulards ». Son directeur dans le Rhône, Loïc Rigaud, voit dans ces interdictions une discrimination déguisée. « Cette interdiction empêche les personnes de confession religieuse ou autre qui portent des foulards ou des chapeaux à rentrer dans cet établissement. C'est pour nous un critère illégal dans la loi » a réagit le responsable de SOS racisme à Lyon, dans l'après-midi. Hier, l'avocat maître André Vianes, qui avait rejoint l'équipe de Perben lors des dernières élections municipales, avait déclaré que « ces interdictions rentrent dans un règlement intérieur. Ce sont des règles claires qui ne visent pas une catégorie de personnes mais des tenues vestimentaires. Il n'y a ici aucune discrimination ». De son côté, le gérant du bowling n'a pas souhaité nous répondre.
Voir la vidéo sur Lyon Capitale

Violences policières : justice et police répondent à Amnesty

Dans son rapport, l'ONG dénonce l'impunité des forces de l'ordre. Etude de cas avec une vidéo signalée par un riverain.
Amnesty International sortait ce mardi un rapport accablant pour les forces de l'ordre françaises, accusées de se croire « au dessus des lois ». L'ONG, qui répertorie une quinzaine de cas de passages à tabac, n'étrille pas seulement la police mais aussi la justice, plus prompte à sanctionner l'outrage à agent qu'à instruire les plaintes pour violences policières.

Homicides, coups, sévices, mauvais traitements, injures xénophobes… : selon Amnesty, la situation s'est détériorée dans l'Hexagone depuis le dernier rapport, qui datait de cinq ans.

Pour muscler son propos, Amnesty a même créé un site spécial et fait buzzer des vidéos où des victimes de violences policères racontent leur histoire. (Voir la vidéo)

Lire l'article de Rue 89

Actualité judiciaire


Verdict dans le procès en appel contre kémi Séba

Aujourd’hui la 11 ème chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Paris la rendu son arret dans le procès en appel contre kémi Séba. Alors que le parquet avait requis six mois ferme à l’encontre de Kémi séba ainsi qu’une privation de ses droits , la cour l’a condamné à huit mois avec sursis.

SOS Racisme regrette qu’à la veille des élections européennes et de la constitution des listes, la Cour n’ait pas suivi les réquisitions du parquet.

Kémi Séba était poursuivi pour provocation à la haine raciale, diffamation raciale, contestation de crimes contre l’humanité et injure raciale pour la publication d’un texte publié sur Kemiseba.com intitulé "DESIONISATION, DEDOMMAGEMENT, RAPATRIEMENT". SOS Racisme


Propos négationnistes de Le Pen

Jean-Marie Le Pen a réitéré ses propos négationnistes aujourd’hui dans l’enceinte même du Parlement Européen : « « Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l’Histoire de la seconde guerre mondiale, ce qui est une évidence ». Ces propos d’une extrême gravité ne sont qu’une tentative pitoyable pour le leader du Front National de continuer à exister médiatiquement. Après avoir tenu ces propos en septembre 1987, puis en 2005 et en 2008, le leader du FN vient de nouveau distiller la haine en qualifiant de détail le plus important génocide de l’Histoire.

Ce nouvel événement vient souligner l’importance de modifier le règlement intérieur du Parlement européen afin que Jean-Marie le Pen ne puisse présider, en tant que doyen, la session inaugurale du Parlement après les prochaines élections européennes.

SOS Racisme demande à ce que le Parquet engage des poursuites à l’encontre de J.-M. Le Pen. SOS Racisme


Les profanateurs du cimetière d'Herrlisheim jugés pour tentative de meurtre

Emmanuel Rist a été interrogé mardi sur ses opinions racistes au procès du cabanon qui s'est ouvert devant la cour d'assises du Haut-Rhin où il est poursuivi pour tentative de meurtre à l'encontre d'un retraité marocain, grièvement blessé par une explosion en 2005.

Le coauteur de la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim, déjà condamné à 30 mois de prison, comparaît aux côtés Laurent Boulanger, 28 ans, pour l'explosion du cabanon de jardin de Lhabib Benamar, 66 ans.Le retraité avait été grièvement blessé le 8 septembre 2005 à Rouffach (Haut-Rhin) au moment où il ouvrait la porte de l'abri.

La personnalité de Rist, 39 ans, ancien agent de sécurité et dessinateur de presse, a longuement été évoquée à l'audience. Ses proches parlent d'un "enfant comme les autres", "normal" ou encore d'un homme gentil et serviable. Sa mère reconnaît cependant qu'il collectionnait des objets du IIIe Reich.Aucun d'eux ne se souvient l'avoir entendu proférer des propos racistes et sa femme Sabine Morgenthaler dit n'avoir rien su.L'avocat de Rist, Renaud Bettcher, lui demande alors d'expliquer une photo montrant leur fils Mao aux côtés d'enfants noirs en Afrique. Les sanglots dans la voix, elle évoque un projet commun qui était de subventionner une famille pour l'achat d'une pirogue, et indique que son mari n'a jamais été opposé au contact de leur enfant avec des Africains.A propos d'une plaque de rue Adolf Hitler Strasse et d'un tableau d'Hitler présents à son domicile, la présidente Mme Marie-Emmanuelle Badinand s'interroge sur sa passion pour le dictateur allemand.Dans le box des accusés, Rist, vêtu d'une chemise noire, évoque "une passion pour l'Allemagne" en raison de son patronyme. Ayant voyagé au Canada, en Afrique en Inde et au Tibet, il explique que ces pays l'ont ouvert sur le monde et dit avoir "pris du recul" sur son passé et ses convictions racistes.

"Mais pourquoi le Tibet ?", lui demande l'avocat de SOS Racisme Michaël Allouche qui fait allusion à une unité du IIIe Reich partie au Tibet à la recherche du berceau de la race aryenne. "C'est un voyage personnel qui ne regarde que moi et ma femme", rétorque Rist, laconique... AFP

Affaire Dezempte : l'épilogue ?

Poursuivi pour discrimination, le maire de Charvieu-Chavagneux a été relaxé par la Cour d'appel de Lyon. Mercredi 04 février, Gérard Dezempte, maire de Charvieu-Chavagneux (Isère), a été relaxé par la Cour d'appel de Lyon. C'est un nouvel épisode dans ce long feuilleton judiciaire entamé il y a neuf ans. La mairie avait usé de son droit de préemption pour acheter un pavillon convoité par un couple de Français d'origine magrébine.

La justice a finalement tranché : cette décision ne constitue pas un acte discriminatoire. L'arrêt de la cour d'appel de Lyon pourrait cependant ne pas clore ce dossier. En effet, SOS Racisme, partie civile au procès, s'est pourvue en cassation, la cour d'appel n'ayant pas suivi sa demande de requalification des faits. Le MRAP, également partie civile, et les plaignants devraient en faire de même. France 3

Voir le reportage de France 3

Peine confirmée en appel pour discrimination raciale au logement
Un agent immobilier, poursuivi pour avoir exercé une discrimination raciale au logement en ne fournissant pas les mêmes annonces aux clients de couleur qu’à ceux d’origine européenne, a vu sa peine confirmée par le tribunal d’Amiens. SOS Racisme veut maintenant poursuivre les propriétaires des biens commanditaires de ces discriminations.
Le gérant d’une société immobilière poursuivi pour discrimination raciale a vu sa peine confirmée en appel par le tribunal d’Amiens : trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende. En revanche, le tribunal a réduit l’amende contre la société, qui passe de 10.000 euros à 3.000 euros, considérant que le patron avait fait cesser l’infraction suite à la plainte. C’est l’association SOS Racisme qui avait porté plainte après avoir réalisé, en 2001, un testing suite à la dénonciation d’une ancienne employée. Lors du testing, dans l’agence Mil’im, qui fournit des listes de logements, le client de couleur avait reçu moins d’offres que celui d’origine européenne.

Selon l’enquête menée suite à la plainte, les fiches d’annonces sur lesquelles étaient noté «code 3», signifiant «ni noir, ni arabe», n’étaient pas mises à disposition des clients de couleur. Au total, 304 fiches présentaient ce code. SOS Racisme entend désormais porter plainte contre les propriétaires de ces logements. «Malgré tout, c’est quand même une victoire importante sur laquelle SOS Racisme va s’appuyer pour réclamer des poursuite contre les 304 propriétaires de biens», a déclaré Samuel Thomas, vice-président de l’association. Batiactu

mardi 10 mars 2009

Au coeur des assises : Retour sur le procès du meurtrier de Chaïb Zehaf à Lyon


Cette semaine France 2 réalise "le feuilleton du 13h" sur l'Affaire Zehaf : Retour sur le procès du meurtrier de Chaïb Zehaf à Lyon Compte rendu d'une semaine de procès : "Au coeur des assises"

Lundi 9 mars : http://jt.france2.fr/player/13h/index-fr.php?jt=20090309&timeStamp=1348