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lundi 22 juin 2009

Conférence-débat organisée à Eze le 30 juin

Dans le cadre de la campagne nationale de SOS Racisme " 30 000 expulsions

c'est la honte, Mobilisons nous",

SOS RACISME 06 organise le 30 juin 2009 à EZE (19h30) une conférence débat
sur le thème :

MIGRATIONS SUD NORD : ENJEUX ET PERSPECTIVES


Les intervenants seront :

Dominique Sopo (Président de SOS Racisme et Professeur de sciences
économiques et sociales), LÔ Gourmo (Professeur de droit et Avocat),
Marie-Aline TRESSON (Professeur d'histoire-géographie et Membre de SOS
Racisme 06), Basile NGANGUE EBELLE (Président du festival du film
panafricain, Conférencier, Président Nord Sud Développement)

Cette conférence débat sera suivie d'un buffet autour duquel nous pourrons
continuer à échanger ensemble.

Elle est organisée avec le soutien de :
Poètes and Co, MPCIA, APGL, VIP-LUX, URBAN CAR, CHEZ OUCINE/LA TABLE DU
MAROC.

Pour signer la pétition, retrouvez-nous sur le blog de campagne de SOS Racisme, C'est la honte : http://www.cestlahonte.info/
link

vendredi 5 juin 2009

Immigration: la rencontre entre Eric Besson et les associations reportée , Société - Information NouvelObs.com

La rencontre prévue vendredi matin entre Eric Besson et les associations de soutien aux immigrés a été reportée à la demande de ces dernières "à une date ultérieure" a confirmé jeudi le cabinet du ministre de l'Immigration à l'Associated Press.

Cette rencontre devait permettre d'"engager un travail de clarification des limites entre l'aide humanitaire soutenue par l'Etat et la participation aux filières d'immigration clandestine", selon l'ordre du jour fixé par le ministère, après l'interpellation ces derniers mois de plusieurs militants portant assistance à des sans-papiers, notamment à Marseille et Calais.

Mardi, les principales associations -en tête desquelles la Cimade- avaient demandé le report de cette rencontre, jugeant "peu opportune" la date retenue à deux jours des élections européennes, et estimant l'ordre du jour "fixé de manière trop unilatérale". Les associations, qui dénoncent un "délit de solidarité", estiment avoir un "désaccord de fond sur la loi dans sa rédaction actuelle", et en demandent la modification.

Cette rencontre devait avoir lieu dans un contexte de bataille juridique engagée depuis près de dix mois entre le ministère de l'Immigration et les principales associations sur les nouvelles modalités d'intervention de ces dernières dans les Centres de rétention administrative (CRA).

Dernier épisode en date, le Conseil d'Etat a rejeté mercredi la demande d'annulation du décret du 22 août 2008 -formulée par neuf associations- remettant en cause les modalités de l'assistance aux étrangers placés dans les 27 centres de rétention assurée jusqu'ici par la seule Cimade.

La plus haute juridiction administrative rappelle cependant au gouvernement que les futurs intervenants ne devront pas limiter leur mission à l'information des étrangers mais devront permettre "l'exercice effectif de leurs droits". AP

Mouvement de soutien pour une lycéenne sans papiers - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

Sarah est lycéenne et risque l'expulsion. 300 personnes se sont mobilisées ce matin devant la préfecture pour la soutenir.

A l'appel du Collectif Réseau Education Sans Frontières, 300 personnes ont occupé la rue Dunoir devant la préfecture pour réclamer la régularisation de Sarah, une lycéenne du Lycée Jean Paul Sartre de Bron qui risque l'expulsion. Elle est en France depuis 2005 à la suite du décès de son père et de son frère. Elle n'avait que 13 ans lorsque sa mère a décidé de rejoindre ses deux autres filles, mariées et domiciliées en France. Majeure depuis janvier dernier, Sarah a demandé un titre de séjour qu'elle s'est vue refuser par la préfecture du Rhône. Pour Mireille Peloux du Réseau Education Sans Frontières, « Le préfet a le pouvoir discrétionnaire de choisir qui peut rester en France. Sarah le mérite, elle n'a pas de famille en Algérie » pour un autre membre de RESF, Sarah devrait bénéficier de la mesure « d'immigration choisie ». « Sarah passe son bac scientifique, et veut devenir infirmière. A ce que je sache, il y a un manque d'infirmiers en France. On nous parle d'immigration choisie, c'est dans ces cas là qu'elle devrait s'appliquer ».

Aucune délégation reçue

RESF espérait être reçu par le préfet mais dès le début du rassemblement une policière est venue faire la « messagère » pour annoncer qu'aucune délégation ne serait reçue. Finalement après quelques échanges, trois personnes ont finalement pu déposer des lettres de soutien, préalablement remplies, au poste de police de la préfecture. D'autres courriers seront envoyés quotidiennement à la préfecture, jusqu'à l'obtention d'une réponse.

Victor Guilbert

Mouvement de soutien pour une lycéenne sans papiers - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

mercredi 3 juin 2009

Immigration: les associations demandent le report de la rencontre prévue vendredi avec Eric Besson , Société - Information NouvelObs.com

Les principales associations de soutien aux immigrés ont demandé mardi le report de la rencontre prévue vendredi avec Eric Besson. Elles jugent notamment "peu opportune" la date retenue, à deux jours des élections européennes, et estiment l'ordre du jour "fixé de manière trop unilatérale".

Contacté mardi après-midi par l'Associated Press, peu après la diffusion du courrier de demande de report adressé à M. Besson par 19 organisations, le cabinet du ministre de l'Immigration disait "ne pas en avoir eu connaissance".

"La date retenue, l'avant-veille d'une journée électorale, nous paraît peu opportune si notre objectif commun est de reprendre un dialogue sur des bases plus sereines", écrivent les 19 organisations parmi lesquelles la CIMADE, Emmaüs France, Médecins du Monde, le Secours Catholique, SOS Racisme ou encore le MRAP.

"Les délais très courts risquent en outre de nuire à la bonne représentation de nos différentes associations. C'est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir reporter la réunion afin qu'elle puisse se tenir après le 7 juin", ajoutent les associations.

Elles jugent par ailleurs que l'ordre du jour a été "fixé de manière trop unilatérale", alors que M. Besson souhaite lors de cette rencontre "engager un travail de clarification des limites entre l'aide humanitaire soutenue par l'Etat et la participation aux filières d'immigration clandestine".

Les associations, qui dénoncent un "délit de solidarité" après l'interpellation de certains de leurs militants ces derniers mois lors d'actions d'aide aux sans-papiers, estiment avoir un "désaccord de fond sur la loi dans sa rédaction actuelle", et en demandent la modification.

Cette demande de report intervient quelques jours après le désaveu infligé à M. Besson par le tribunal administratif concernant un autre dossier, les nouvelles modalités d'intervention des associations dans les Centres de rétention administrative (CRA).

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a en effet décidé samedi de suspendre les contrats conclus le 10 mai par le ministre concernant l'assistance juridique aux étrangers placés en rétention administrative.

Face à cette décision, Eric Besson a annoncé dimanche vouloir prolonger de trois mois cette mission jusque-là dévolue à la seule CIMADE, ce que l'association a accepté.

Le ministère a aussi annoncé que la décision du tribunal administratif allait faire l'objet d'un pourvoi devant le Conseil d'Etat, et qu'il ferait appel en cas d'annulation des marchés passés.

Les associations appelaient ce mardi à des rassemblements symboliques devant les CRA, les préfectures, les tribunaux administratifs ou encore le Conseil d'Etat à Paris, sur le thème "Dehors, dedans, nous restons aux côtés des étrangers", des manifestations annoncées avant la décision de la justice. AP

Hexagone: Centres de rétention: c'est l'Etat qui paiera la note

«Formellement, ça pourrait se terminer par une demande dédommagement». Pour l'instant, l'appel du pied est discret, mais si le ministère de l'Immigration fait le sourd, les quatre associations de défense des étrangers en situation irrégulière qui devaient remplacer la Cimade dans les centres de rétention administrative (CRA) avant que le juge ne suspende dimanche l'exécution de ce marché, hausseront le ton.

Logiquement, le passage de relais entre les intervenants de la Cimade et ceux des associations lauréates aurait dû se faire ce mardi matin. Afin d'assurer cette mission d'assistance des étrangers en instance d'expulsion, France terre d'asile (FTDA) avait recruté onze personnes, Forum Réfugiés dix, l'Ordre de Malte huit et l'Assfam deux.

Eric Besson ayant été contraint par la justice de prolonger (de trois mois) la mission de la Cimade, ces salariés se retrouvent sans emploi. «Il y a un aspect préjudiciable pour les équipes recrutées», note Pierre Henry, directeur général de FTDA. A peine embauchés, déjà débauchés? «Nous allons proposer à ces salariés un reclassement à l'intérieur de l'association», promet Pierre Henry. Ceux qui étaient précédemment employés par la Cimade devraient voir leur mission prolongée.

Reste que les quatre associations n'ont pas l'intention de supporter les conséquences du bras de fer entre la Cimade et Eric Besson. «La situation actuelle n'est pas de notre responsabilité», rappelle Alain de Tonquédec, secrétaire général de l'Ordre de Malte. Christian Laruelle, directeur de l'Assfam est plus précis: «J'espère que le ministère va prévoir une indemnisation». «On maintiendra les droits des salariés, et on verra comment on peut trouver les moyens financiers pour cela, mais on ne va pas les sortir de notre poche», prévient Olivier Brachet, directeur général de Forum réfugiés.

Sur son blog, Serge Slama avait anticipé le risque de voir les associations prestataires réclamer des indemnités.

En signant le marché le dimanche 10 mai alors que la justice n'avait pas encore tranché, Eric Besson a mis en difficulté les quatre associations. Maintenant, soit il ouvre un deuxième front contentieux avec elles, soit il les dédommage. "Au bas mot, entre les indemnités qui seront versées aux prestataires retenus et les frais d’avocats pour les 3 procédures, le contribuable devra débourser sûrement une centaine de milliers d'euros", estime Serge Slama.

dimanche 31 mai 2009

Le Figaro - France : Aide aux immigrés : la justiceinflige un revers à Eric Besson

Le juge des référés a suspendu les contrats conclus le 10 mai par le ministre de l'Immigration concernant l'assistance juridique aux étrangers placés en rétention administrative, donnant ainsi raison à la Cimade.
C'est un sérieux camouflet que la justice a infligé samedi à Eric Besson. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a en effet décidé de suspendre les contrats conclus le 10 mai par le ministre de l'Immigration concernant l'assistance juridique aux étrangers placés en rétention administrative.

Seule association jusqu'alors habilitée pour cette mission, la Cimade avait saisi la justice en formulant un recours contre les conditions de la fin de son monopole dont elle bénéficie depuis 1984. Samedi, l'association s'est déclarée satisfaite de cette décision de justice faisant droit à sa requête, et appellé le ministre à «ouvrir d'urgence une concertation» avec les associations de défense des droits des étrangers pour trouver une solution permettant de «garantir et de maintenir une réelle assistance juridique aux étrangers placés dans les centres de rétention administrative».

Pour sa part, Eric Besson «se donne 48 heures pour prendre les décisions qui conviennent afin que les droits des étrangers en rétention soient bien pris en compte après le 2 juin», date à laquelle avait été fixée l'entrée en application des nouvelles dispositions, souligne un communiqué diffusé par ses services sans fournir de précisions.

«Un risque d'atteinte à l'intérêt public»

Selon un communiqué de la Cimade, le juge a soulevé dans son ordonnance «un risque d'atteinte à l'intérêt public, qui s'attache à ce que soit assuré l'exercice effectif de leurs droits par les étrangers» et ajoute que cette suspension ne menace pas la continuité du service puisque «le ministre a la faculté de conclure avec la Cimade (...) un avenant prolongeant l'exécution de ce marché».

Sur le fond, selon l'association, le tribunal indique par ailleurs qu'en ne prévoyant qu'une mission d'information et non plus d'assistance juridique, «les prestations objet du marché, ainsi fixées par le ministre de l'Immigration, ne permettent pas d'atteindre, dans son intégralité, l'objectif fixé par le législateur (...) à savoir mettre les étrangers retenus à même d'assurer l'exercice effectif de leurs droits».

Eric Besson avait signé le 10 mai le texte attribuant la mission d'assistance juridique aux étrangers à l'ASSFAM, la Cimade, le Collectif Respect, le Forum Réfugiés, France Terre d'Asile et l'Ordre de Malte, suite à l'appel d'offres dont le résultat a été publié le 10 avril. Les nouvelles dispositions d'intervention des associations dans les centres de rétention administrative (CRA) devaient entrer en vigueur à partir de mardi 2 juin.

Aide aux immigrés en rétention : la justice donne raison à la Cimade sur 20minutes.fr


IMMIGRATION - Le tribunal administratif de Paris a suspendu les contrats signés par Eric Besson sur l’aide aux étrangers en rétention administrative...

Eric Besson voulait passer en force, la justice française l’a retoqué. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu samedi l'exécution du marché de l'aide aux étrangers en rétention signé le 10 mai par le ministre de l'Immigration, qui faisait l'objet d'un recours de la Cimade, seule association jusqu'alors habilitée pour cette mission. Le nouveau dispositif devait entrer en vigueur ce mardi.


Ces contrats signés par Eric Besson octroyaient le marché de l'aide dans les centres de rétention adminstrative (CRA) à six associations. La Cimade, soutenue par de nombreuses associations de défense des droits humains et des étrangers, avait dénoncé la transformation de la mission d'aide aux étrangers, notamment pour former des recours contre une expulsion, en une simple mission d'information.

La Cimade satisfaite

Dans son ordonnance rendue samedi, le juge a estimé que les conditions étaient réunies pour prononcer la suspension «de l'exécution du marché signé le 10 mai par le ministre de l'Immigration (...) jusqu'à ce qu'il soit statué sur les requêtes aux fins d'annulation formées» par la Cimade et trois autres associations.

Dans un communiqué, la Cimade «prend acte avec satisfaction de cette décision de justice» et «demande au ministère de l'Immigration d'ouvrir de toute urgence une concertation avec les associations de défense des droits des étrangers, afin de dégager une solution permettant de garantir et de maintenir une réelle assistance juridique aux étrangers placés dans les centres de rétention administrative».

Le 10 avril, le ministre de l'Immigration avait annoncé la répartition des centres de rétention administrative (CRA) en huit lots attribués à six associations: Cimade, Ordre de Malte, Forum Réfugiés, Collectif Respect, France Terre d'Asile et Assfam. Le 10 mai, sans attendre une décision du tribunal administratif, il avait annoncé la signature des marchés de prestations résultant de l'appel d'offres, considérant qu'il y avait «urgente nécessité» pour garantir, à compter du 2 juin, l'accompagnement des étrangers en rétention.


Besson monte au créneau

Dans un communiqué publié samedi en début de soirée, Eric Besson a d'ailleurs réaffirmé, après avoir pris connaissance de la décision du tribunal administratif, que «sa priorité absolue est d’assurer l’exercice effectif des droits des personnes retenues et que la continuité de ces prestations de soutien et d’assistance juridiques aux personnes étrangères en rétention administrative doit impérativement être assurée après le 2 juin 2009 (mardi, ndlr)».

Le ministre de l’Immigration «se donne 48h pour prendre les décisions qui conviennent afin que les droits des étrangers en rétention soient bien pris en compte après le 2 juin».


NB avec agence

samedi 30 mai 2009

Nous resterons aux côtés des étrangers explusés ! Appel à mobilisation et à rassemblement le 2 juin - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Le 2 juin marquera la fin d’une présence associative nationale et indépendante dans les centres de rétention administrative. La mise en concurrence des associations dans le cadre d’un appel d’offres et l’évolution de la mission associative vers une simple information des personnes au lieu d’une aide à l’exercice effectif des droits, tout cela ne saurait cacher la volonté réelle du ministère de l’Immigration : affaiblir l’action de la société civile et restreindre l’accès au droit pour les étrangers reconduits, afin de mieux atteindre les objectifs chiffrés d’expulsions.

C’est pourquoi La Cimade et ses partenaires associatifs appellent tous les citoyens, les associations, les avocats et les syndicats à se mobiliser et à se rassembler le 2 juin pour affirmer ensemble « dehors ou dedans, nous restons aux côtés des étrangers ! ».

Appel à mobilisation pour le 2 juin : Centres de rétention : dehors ou dedans, nous restons aux côtés des étrangers !

Le 2 juin les associations retenues par le ministère de l’Immigration pour intervenir dans les centres de rétention administrative deviennent des « prestataires », des concurrents dans le cadre de l’appel d’offres. La mission d’accès aux droits auprès de personnes privées de libertés se transforme en simple mission d’information. Les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ne sont pas à vendre ! Face à une logique de concurrence des associations, nous revendiquons une logique de compétence et une parole citoyenne indépendante.

Associations, syndicats, avocats, citoyens, à l’intérieur ou en dehors des centres de rétention, nous continuerons à aider les étrangers pour la défense de leurs droits et de leur dignité. Dans les permanences, dans les tribunaux, dans les préfectures, dans les aéroports, dans la rue, nous poursuivrons nos actions auprès des étrangers et de leurs familles.

A Paris, nous appelons à un rassemblement solidaire, le mardi 2 juin, à 19 heures sur la place du Palais-Royal, devant le Conseil d’Etat, pour réaffirmer aux étrangers enfermés notre soutien et notre vigilance, pour dire notre attachement à l’indépendance des associations, à leur liberté de parole et de témoignage.

Premiers signataires : ACAT-France - ADDE - Amoureux au ban public - Anafé - CCFD - Terre Solidaire - CEDETIM - Comede - Emmaüs-France - Gisti - La Cimade - Fédération de l’Entraide Protestante - Femmes de la Terre - Ligue des droits de l’Homme - Mission Populaire Evangélique - MRAP - RAIDH - Réseau éducation sans frontières - le Secours catholique - SOS Racisme - le Syndicat des avocats de France - Syndicat de la magistrature - Terre d’errance

mercredi 6 mai 2009

Charlie Hebdo: 5 000 SIGNATURES EN 5 JOURS - La lutte continue, Besson ment toujours

Tandis que le GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés) continue à faire mentir le ministre Besson en mettant en ligne, au fur et à mesure de leur disponibilité, les condamnations prononcées pour « délit de solidarité », Charlie ajoute à cette liste non exhaustive la condamnation, en janvier 2008, de François Auguste, le vice-président communiste de la Région Rhône-Alpes.
Le 2 décembre 2006, alors que François Auguste s’apprête à prendre l’avion pour une mission du conseil régional, des militants de RESF lui remettent un tract l’informant de l’expulsion, sur son vol, d’une famille kosovare. Après avoir demandé, en vain, à parler au commandant de bord, l’élu décide de s’adresser directement aux passagers. Il a à peine le temps d’ouvrir la bouche. Deux policiers surgissent, le ceinturent, lui attrapent les bras et les jambes et lui font dégringoler la passerelle à l’horizontale. Une fois dehors, à l’abri des regards, il est brutalement plaqué au sol, la tête sur le tarmac et un genou sur la nuque. Résultat : une côte cassée, cinq heures de garde à vue et, le 14 janvier 2008, une condamnation par le tribunal correctionnel de Lyon à 500 euros d’amende avec sursis, pour «obstruction à la reconduite à la frontière» et «entrave à la circulation d’un aéronef». (voir la suite dans Charlie Hebdo n° 881 du 6 mai 2009.)
Voir le fac-similé du courrier du directeur général de la police nationale, Michel Gaudin, adressé le 14 septembre 2006 au P-DG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, concernant les bons et les mauvais comportements des commandants de bord, en matière d’expulsion.
Charlie Hebdo: Besson ment toujours

mercredi 29 avril 2009

Le maire s'engage contre les expulsions de sans-papiers - La Seyne sur mer - La Seyne-sur-mer - Var Infos - varmatin.com

La petite main jaune sur fond noir de SOS Racisme a grandi. Depuis hier, ce sont de grandes silhouettes noires sur fond jaune qui tapissent les murs de la ville pour alerter sur la nouvelle pétition de l'association contre les expulsions de sans-papiers.

Mais à La Seyne, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, et sa secrétaire générale Cindy Léoni, ont trouvé mieux pour assurer la promotion de leur campagne. Ils étaient présents hier matin en mairie pour assister à la signature officielle du manifeste « 30 000 expulsions c'est la honte », par le maire, Marc Vuillemot.

« La Seyne a toujours été une terre d'accueil »

« C'est dans la logique de ma vie et aussi dans celle des orientations qu'on s'est assignées, à notre petit niveau d'élus locaux, pour faire vivre les mots Liberté, égalité, Fraternité inscrits sur le fronton des mairies », a expliqué le premier magistrat, avant de prendre son stylo... pour renouveler officiellement, devant la presse, un soutien qu'il avait déjà apporté sur internet « comme simple citoyen ».

« La Seyne a toujours été une terre d'accueil », a poursuivi le maire. « Les Celtes ont dû composer avec les Ligures, puis, des années 1850 jusqu'à 1930, sont venus les Italiens. (...) On les appelait aimablement " Macaronis ", " Bàbi ", ce qui signifie crapaud, ou bien" Piantou ", les Piémontais. La Seyne est un peuple qui a toujours accueilli, mais jamais facilement, avec des crises, des rejets... Et pourtant, le Piémontais parlait la même langue et allait à la même église. Ils ont été discriminés jusqu'à ce qu'un de leurs petits-fils devienne instituteur de la République ! »

« On renvoie des gens pour rien »

« Voilà pourquoi, a continué Marc Vuillemot, il me semble d'autant plus important que les gens qui sont là aujourd'hui puissent vivre comme ils en ont le droit, qu'ils aient ou pas des papiers. Les expulsions ne règlent rien. Ni les problèmes de logement, ni le chômage. On renvoie des gens pour rien dans des pays qu'ils ont quitté pour des raisons économiques, pour fuir la guerre ou parce que les droits de l'Homme n'y sont pas respectés. Alors oui, on a un peu honte. »

Dominique Sopo, président de SOS Racisme a remercié le maire d'avoir accepté cette démarche. « La campagne a été initiée début janvier, quand on a annoncé, comme une gloire, en s'en félicitant, l'objectif atteint de 30 000 expulsions », a-t-il rappelé. « Avant, on expulsait des gens qui étaient là depuis quelques mois, qui avaient tenté leur chance et pour qui ça n'a pas marché. Aujourd'hui, on renvoie des gens qui vivent là depuis cinq ans, dix ans, et qui font partie du tissu social. Derrière chaque expulsion, il y a une vie, des gens avec des espoirs et des rêves, et avec leur contribution à la société parce qu'ils travaillent. »

Des propositions pour 2012

Le manifeste de SOS Racisme a déjà recueilli 20 000 signatures. L'association en espère 100 000 « pour montrer que beaucoup de gens en France n'approuvent pas cette politique archaïque ».

Après une phase de conférences et de débat, SOS Racisme entrera dans une phase de propositions pour « qu'avant 2012, émerge une autre vision, plus humaniste, de l'immigration, parce qu'il y a d'autres façons de faire ».

Caroline Martinat

Vidéo de la conférence sur l'immigration organisé à Lyon pr SOS Racisme Rhône

Conférence débat organisée par SOS Racisme Rhône le 15 Avril 2009 à l'IDHL sur le thème:
Immigration choisie/immigration subie : le droit de vivre en famille menacée?

Opération de police à Calais, 200 migrants arrêtés


Près de 200 migrants ont été interpellés mardi lors d'une opération de police à Calais, par où transitent de nombreux candidats à l'immigration vers la Grande-Bretagne.

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a expliqué en marge d'une conférence de presse à Paris que l'opération visait à démanteler les réseaux de passeurs d'immigrants illégaux, et non à arrêter les étrangers en situation irrégulière.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, quelque 150 personnes, essentiellement des Afghans, ont été arrêtées dans la zone industrielle des Dunes, surnommée "la jungle", où campent de nombreux migrants illégaux. Près de 300 policiers et gendarmes, sur les 500 mobilisés en tout, ont été déployés pour cette seule opération, menée sur réquisition du parquet de Boulogne-sur-mer.

Quarante-quatre autres sans papiers ont été arrêtés lors d'opérations menées sur des aires d'autoroutes du département.

Les quelque 200 migrants ainsi arrêtés ont été transférés et placés en garde à vue à Boulogne, Calais, Coquelles et Lille, après l'opération, qui a commencé vers 05h00 GMT (03h00 GMT) et s'est achevée vers 08h30 GMT (06h30).

"Il ne peut être dit ou suggéré qu'à Calais les passeurs et les trafiquants font la loi et, de ce point de vue-là, il fallait que l'Etat marque sa détermination", a dit Eric Besson.

Le ministre doit se rendre jeudi à Calais, où il présentera des mesures pour régler le problème d'afflux d'immigrés souhaitant gagner le Royaume-Uni, notamment sur les passeurs.

Lors d'une visite d'un commissariat à Nice, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a précisé que des identités de plusieurs centaines de personnes avaient été vérifiées.

"OPÉRATION DE NETTOYAGE"

Sylvie Copyans, secrétaire adjointe de l'association "Salam", très active auprès des migrants du Calaisis, a dénoncé pour sa part une "opération de nettoyage".

"Deux gros bulldozers jaunes étaient prêts et les forces de l'ordre avaient déposé deux bennes à l'entrée du campement. Le but n'était pas seulement d'interpeller, ils étaient venus pour détruire les cabanes installées mais notre présence a gêné", a-t-elle raconté. "Ça m'étonnerait que les personnes arrêtées soient 150 passeurs".

Elle a jugé "troublante" la coïncidence avec la visite d'Eric Besson. "Le campement concerné, où une mosquée de fortune a été installée, est le plus grand et le plus visible", a-t-elle dit, précisant que l'opération s'était déroulée dans le calme.

"Les migrants ne se rebellent pas, ils savent qu'ils ont tout à y perdre. Ils sont retournés dans leur cabane dès le départ des forces de l'ordre", a-t-elle rapporté.

Le tête de liste du Parti socialiste pour les élections européennes en Ile-de-France, Harlem Désir, a dénoncé pour sa part une "mise en scène médiatique déplorable" avant la visite d'Eric Besson dans la région.

"La politique de stigmatisation permanente des étrangers et de leurs familles contribue à instaurer un climat xénophobe insupportable dans notre pays", ajoute dans un communiqué l'ancien président de SOS Racisme.

Eric Besson, qui est lui-même un ancien membre du PS, s'est dit "choqué" par les propos d'Harlem Désir qui font selon lui un "amalgame surprenant" entre cette opération et la politique migratoire du gouvernement.

Les migrants qui cherchent à passer clandestinement en Grande-Bretagne sont de plus en plus nombreux dans la région de Calais, ont récemment observé les bénévoles des associations humanitaires qui leur viennent en aide.

Fin mars, Joël Loeuilleux, le responsable de la Ligue des droits de l'homme à Calais, estimait leur nombre à 700 environ, notamment des Afghans, des Erythréens et des Kurdes Irakiens.

Dans les bois qu'occupent les migrants à la sortie de la ville, les cabanes se sont multipliées.

Le centre de la Croix-Rouge de Sangatte, qui accueillait les candidats à l'immigration auparavant, avait été fermé en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Opération de police à Calais, 200 migrants arrêtés

lundi 20 avril 2009

Expulsions : Besson se trompe d’objectif - Libération

Dimanche 29 mars, Eric Besson tentait de justifier son objectif 2009 de 27.000 reconduites à la frontière de clandestins : «l’objectif est basé sur des estimations, département par département, de personnes en situation irrégulière. Est-ce que vous croyez que tous les pays européens ne font pas la même chose?» Double intox."

Intox

Eric Besson, nouveau ministre de l’Immigration, s’est lancé dans un ardu chantier de com': insister sur l’humanité de la politique française en matière d’immigration. Mais le transfuge du PS doit pour cela assumer la politique sarkozienne du chiffre, et l’objectif qui lui a été assigné de reconduire à la frontière 27 000 clandestins en 2009. Le 29 mars, sur Europe 1, Besson en niait le caractère arbitraire et le justifiait ainsi: «Le chiffre n’est pas tombé du ciel. Il est basé, département par département, sur des estimations des personnes en situation irrégulière.» Et de poursuivre : «Est-ce que vous croyez que d’autres pays européens ne font pas la même chose? N’avez-vous pas vu la polémique en Espagne, avec des critères plus exigeants et des objectifs plus exigeants ? Tout le monde fonctionne de la même façon.»

Désintox

Première contre-vérité : tout le monde ne fonctionne pas de la même façon. On ne trouve nulle trace d’objectifs chiffrés chez les voisins. Ni en Italie, ni en Allemagne, ni au Royaume-Uni. Quant à l’Espagne, que cite Besson, elle est certes actuellement le théâtre d’une vive polémique, mais pour des raisons différentes : les commissariats, selon la presse, se sont vu confier des objectifs en matière d’arrestations d’étrangers illégaux. Mais aucun objectif national en terme d’éloignement du territoire n’est pour autant affiché. Au contraire, le gouvernement espagnol réfute farouchement toute politique de quotas. Deuxième mensonge de Besson : l’objectif de 27 000 reconduites à la frontière ne découle pas de l’addition des clandestins dans chaque département. Il y a une forme d’habileté à présenter l’objectif d’expulsions comme correspondant au nombre d’irréguliers, et donc échappant à l’arbitraire administratif. «Mais c’est faux, affirme Damien Nantes, responsable du service Défense des étrangers reconduits à la Cimade. On n’a aucune statistique fiable sur le nombre d’étrangers en situation irrégulière en France, et encore moins pour chaque département.» Un paradoxe ruine l’argumentaire de Besson : depuis 2005, les objectifs d’expulsions augmentent (de 20 000 à 27 000) alors que le gouvernement assure (sans être capable d’en apporter la moindre preuve) que le nombre de sans-papiers en France (estimé entre 200 000 et 400 000) diminue.

«L’objectif ne repose sur rien, et ne sert qu’à dire à la fin de l’année : on mène une politique efficace», dénonce Patrick Weil, chercheur au CNRS. Avis partagé par Thomas Hammarberg, commissaire européen aux Droits de l’homme. Dans son memorandum consacré à la France et daté du 20 novembre, il appellait Paris à ne plus recourir aux objectifs chiffrés, argumentant ainsi : «Depuis 2005, les autorités françaises ont pris la décision de déterminer en début d’année le nombre d’étrangers irréguliers qu’il convient d’éloigner volontairement ou non avant le 31 décembre. Cet objectif est passé de 20 000 reconduites en 2005 à 26 000 pour l’année 2008. Les autorités reconnaissent toutefois qu’elles ne pourront pas par ce biais mettre un terme à la présence d’étrangers irréguliers sur le territoire français. La détermination de cet objectif quantitatif semble donc plus dépendante de la capacité supposée de l’administration à les atteindre que de la volonté de faire disparaître un tel phénomène»

Cette «logique» confine parfois à l’absurde. En septembre 2007, alors que le rythme des reconduites à la frontière est en deçà de l’objectif annuel, Brice Hortefeux, alors ministre de l’Immigration, convoque une quinzaine de préfets. Le résultat passe par une explosion de départs dits «volontaires» des Roumains et de Bulgares. Les camps de Roms sont investis, des convois de retour au pays en groupe sont organisés. Les «retours volontaires», qui se montaient à 913 sur les huits premiers mois de 2007, frôleront les 5 000 fin décembre. Scénario inverse en 2008, où le grand nombre de reconduites à la frontière au premier semestre (17200) est suivi d’un ralentissement notable sur les six derniers mois (à peine plus de 12 000), l’objectif ayant déjà été atteint.

Brice Hortefeux semblait assumer plus facilement que son successeur le caractère arbitraire des objectifs chiffrés. Lors d’une audition en commission parlementaire en octobre 2008, il disait: « Si nous fixons des objectifs chiffrés, c’est pour rendre le message compréhensible. Quand une autorité dit : "Attention, si vous venez sans y être autorisé, sans respecter notre législation, cela risque de mal se passer", le message est inaudible. Mais si elle dit : "Si vous venez sans nous demander l’autorisation, 25 000 d’entre vous repartiront", alors, le message est compris.» Expulsions : Besson se trompe d’objectif - Libération

Sur le même sujet :

-Les orientations de la politique de l'immigration

-Lettre de mission du Président de la République et du Premier ministre à Eric Besson

jeudi 16 avril 2009

Le Progrès de Lyon - Dominique Sopo, Président de SOS Racisme : Aucune mesure concrète n'émerge pour la lutte contre les discriminations

Dominique Sopo était hier soir à Lyon pour une rencontre sur le thème «Immigration choisie, immigration subie. Le droit de vivre en famille menacé».

Quels sont aujourd'hui les motifs d'inquiétude de SOS racisme?

L'inquiétude est liée à la crise. Dans ce type de période, les premières personnes touchées sont celles qui sont susceptibles d'être discriminées, qui vivent déjà dans des conditions précaires. A ce risque, s'ajoute le phénomène de bouc émissaire. C'est pourquoi nous demandons aux autorités politiques d'être particulièrement vigilantes sur les signaux qu'ils envoient.

Que pensez-vous des statistiques ethniques?

C'est un débat fumeux. Nous sommes opposés à ces statistiques dans la mesure où elles recensent les gens selon leurs origines. Or, toute la richesse de la France est justement de s'être construite sur des identités fluides, sur un grand métissage. Permettre des statistiques ethniques reviendrait à rigidifier des constructions identitaires.

Qu'attendez-vous du pouvoir politique en matière de lutte contre les discriminations.

Nous demandons l'ouverture de tous les emplois aux étrangers, le développement des CV anonymes, la reconnaissance des actions des entreprises dans cette lutte, notamment pour l'accès aux marchés publics. Or, aucune mesure concrète n'émerge et parallèlement, la politique d'expulsions tend à faire croire que les sans papiers sont dangereux.

Récemment, l'inauguration de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration a été perturbée. Qu'en pensez-vous?

Cette structure est ouverte depuis octobre 2007 et fait un travail pédagogique remarquable. Mais je comprends l'émotion et la contestation soulevée par cette inauguration : le fait d'associer immigration et identité nationale est un signal négatif.

Propos recueillis par Muriel Florin Le Progrès de Lyon - Infos du Rhône : Dominique Sopo, Président de SOS Racisme

SOS-Racisme: 1 ère Conférence-débat nationale à Lyon, dans le cadre de la campagne de SOS Racisme '30 000 expulsions par an , c’est la honte


SOS RACISME Rhône tient à vous inviter à la Conférence-débat qui se tiendra sur le thème de : Immigration choisie/immigration subie, le droit de vivre en famille menacé,
Le 15 avril 2009 à 18h30
à l’Institut des Droits de l’Homme (Université catholique de Lyon)
23 place Carnot, 69002 Lyon.

Des intervenants sont prévus, à savoir : - Le sociologue Eric Fassin, collectif « Cette France là » - Catherine Tourier, responsable RESF - Odile, collectif des « amoureux au ban public » - Julie Beurius, juriste détachée au CRA de Lyon, Cimade - Gaëlle Tainmont, responsable du pôle immigration de SOS Racisme - Dominique Sopo, président de SOS Racisme

Ils apporteront des éclaircissements à cette question et répondront à vos interrogations.
En savoir plus sur www.sosracismerhone.org

Libération: Des délinquants solidaires se livrent à la justice

Entre 750 et mille délinquants ont manifesté hier mercredi devant le palais de Justice de Lyon. Comme d'autres en France, ils venaient se constituer prisonniers, s'accuser « d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour des étrangers ». Dénoncer le ministère de l'immigration et de l'identité nationale qui prévoit 5.500 interpellations de ces « aidants » pour 2009. Caroline, conseillère d'éducation, est venue avec ses enfants. « Ce sont bien les miens, précise-t-elle en riant, je ne les ai pas trouvés ». Elle estime qu'Eric Besson « joue sur les mots quand il dit que personne n'a été arrêté. » Elle se sent menacée comme ses élèves. « Notre équilibre, notre richesse, se fait avec eux, et pas en ayant peur chaque matin s'il en manque un en classe »...

« Un pays qui ferme ses frontières entretient les trafiquants et les passeurs », martèle Marion Gachet, de la Cimade, qui ajoute : « Les étrangers qui doivent quitter leur pays, partiront de toutes façons ». Stéphane Gomez, de la Ligue des droits de l'Homme, prend pour sa part acte des précisions apportées par Eric Besson au sujet du « mythe du délit de solidarité ». Il demande l'abrogation de l'article permettant de poursuivre ceux qui aident. « Une loi qui existe peut être à tout moment utilisée », précise-t-il. Il souhaite que la législation cible spécifiquement les passeurs, les trafiquants et les criminels. Et ne comprend pas pourquoi ce sont les « victimes de ces passeurs », les étrangers « encore boucs-émissaires des problèmes de la société française », qui doivent payer.

« Des gens qui ont hébergé des sans-papiers ont été convoqués à la PAF ; ils n'étaient ni trafiquants ni passeurs », dénonce Mireille Peloux, du Réseau éducation sans frontières. « Il y a des gens qui ont été inquiétés pour avoir hébergé leur conjoint. » Elle rappelle qu'André Barthélemy, président d’Agir Ensemble pour les Doits de l’Homme, dont le siège est à Lyon, a été condamné à 1500 € d'amende pour « tentative d’obstruction à vol d’un aéronef », alors qu'il demandait juste des explications. « C'est pas de la prison ferme, mais ce sont des poursuites et des intimidations », précise-t-elle.


Farid SIDI-BOUMEDINE Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Des délinquants solidaires se livrent à la justice

La Cimade va de nouveau contester la répartition des associations en rétention - NouvelObs.com

La Cimade, jusque là seule association présente dans les centres de rétention pour offrir une aide juridique aux étrangers en instance d'expulsion, va contester en justice l'attribution à six associations différentes de cette mission, a-t-on appris mardi.

'Nous allons déposer un référé pré-contractuel' pour contester l'ensemble de la procédure d'appel d'offre devant le tribunal administratif de Paris, a annoncé à l'Associated Press le secrétaire général de l'association Laurent Giovannoni.

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé vendredi que les six associations candidates étaient retenues pour exercer la mission d'accompagnement dans les centres de rétention administrative (CRA), regroupés en huit lots. Au terme de la procédure d'appel d'offres, la Cimade (Service oecuménique d'entraide) a obtenu trois lots, les autres organisations un chacune..."
La Cimade va de nouveau contester la répartition des associations en rétention , Société - Information NouvelObs.com

Des militants de SOS-Racisme se "figent" pour dénoncer les expulsions

Entre 30 et 40 militants de l'association SOS-Racisme ont participé samedi à un happening sur l'esplanade du centre Georges-Pompidou à Paris, dans le cadre de leur campagne "30.000 expulsions par an. C'est la honte", a constaté une journaliste de l'AFP.

Les participants se sont "figés" durant quatre minutes.

"Dès qu'il y a une expulsion, c'est la vie d'une personne, voisin, ami, collègue, membre de la famille, qui s'arrête, se fige", a souligné Hadrien Lenoir, responsable de SOS-Racisme en région parisienne.

"La campagne '30.000 expulsions par an. C'est la honte' a été lancée il y a deux mois, et devrait durer trois ans. Nous sommes dans une première phase, d'interpellation du public, pour dénoncer cette politique du chiffre", a-t-il encore précisé.

"Il s'agit également de montrer au gouvernement qu'il s'avance un peu en disant qu'il a l'opinion publique derrière lui", a ajouté Martial, militant de SOS-Racisme depuis 1985.

L'objectif de cette campagne est d'aboutir à un socle de propositions à soumettre au gouvernement. PARIS (AFP)

mercredi 8 avril 2009

Un licenciement pas très catholique ?


Communiqué de presse de SOS Racisme Rhône et de l'UD CGT :

Georges ABI RIZK, de nationalité libanaise, docteur en physiologie et étudiant en D.U Anglais médical à la faculté de médecine, exerce au sein de l’établissement scolaire « AUX LAZARISTES », depuis septembre 2004, en qualité de professeur de SVT. Au départ en CDD, il obtient un CDI en septembre 2007 pour un contrat de 10 h par semaine.

Jusqu’en septembre 2008, Il avait un titre de séjour étudiant. Il propose au chef d’établissement de lui introduire un changement de statut pour avoir un statut de salarié. Celui-ci refuse catégoriquement. Georges poursuit alors ses études en parallèle. Il demande un renouvellement de son titre de séjour étudiant auprès de la préfecture du Rhône et continue tranquillement à donner ses cours jusqu’au 23 Mars 2009.

Ayant fait sa demande en octobre, comme tous les étudiants étrangers il obtient récépissé sur récépissé jusqu’au 21 Mars 2009 en attente de sa carte de séjour étudiante valable pour un an.

Le 23 Mars 2009, il se rend auprès de l’administration de l’établissement afin de signaler sa situation (plus de récépissé car sa carte définitive est en cours). Suite à cela, tout au long de la semaine l’administration l’a empêché de dispenser ses cours à ses élèves et semblerait-il en employant des méthodes pas toujours très courtoises.

Il se voit aujourd’hui convoqué vendredi 3 avril par l’administration à un entretien préalable de licenciement et est mis à pied à partir du 26 mars jusqu’à la décision définitive qui découlera de l’entretien. Alors que le 30 mars, sa carte de séjour temporaire lui est enfin délivrée pour la période du 08 octobre 2008 au 30 juin 2009. Il n’aura été sans justificatif de séjour que pendant 9 Jours !

Ses élèves ont décidé de se mobiliser demain mercredi 1er avril afin de soutenir leur professeur par un mouvement de grève à partir de 13h30 au sein de l’établissement « aux Lazaristes », 24 Montée Saint Barthélémy, Lyon 5ème. SOS Racisme Rhône et l’UD CGT du Rhône seront présent demain à leurs côtés et se réservent le droit d’engager des poursuites et de soutenir le salarié dans la suite de la procédure au regard des éléments qui seront rassemblés au cours des prochains jours.