SOS Racisme Partenaire de Quat'rues

vendredi 25 septembre 2009

Face au juge, Dieudonné plaide "l'attentat humoristique"

e ne comprends pas pourquoi je suis là." Dieudonné M'Bala M'Bala jure ses grands dieux qu'il n'a rien à se reprocher dans l'affaire qui l'amène, mardi 22 septembre, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Si M. M'Bala M'Bala est là, c'est pour ce qui s'est passé le 26 décembre 2008, à la fin de son spectacle au Zénith de Paris. Il avait fait monter sur scène son technicien et assistant Jacky, revêtu d'un pyjama ample et flanqué d'une étoile jaune avec la mention "Juif". Le technicien avait remis un prix de "l'infréquentabilité" - matérialisé par un chandelier et des pommes - à Robert Faurisson, auteur négationniste, condamné à plusieurs reprises pour "contestation de crimes contre l'humanité".

Le parquet poursuivait M. M'Bala M'Bala pour "injures raciales", tandis que sur plainte de la Licra - représentée par le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel et Me Alain Jakubowicz -, il était également cité à comparaître avec M. Faurisson - absent à l'audience - pour "contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité".

Devant le tribunal, tout en reconnaissant sa volonté de "provoquer et de choquer", M. M'Bala M'Bala a invoqué la liberté de l'artiste en assurant que ses provocations étaient destinées aux journalistes. "C'était un spectacle, une oeuvre humoristique, il y a un jeu avec les médias, je leur ai servi un attentat humoristique à ma sauce." Avant d'ajouter : "Leur hystérie à voir de l'antisémitisme partout me paraît suspecte et obscène. (...) Je suis le baromètre de la liberté d'expression."

Tant le président que les huit parties civiles (notamment, outre la Licra, la LDH, le MRAP, SOS-Racisme et l'Union des étudiants juifs de France) ont tenté, en vain, de lui faire expliciter le sens de cette "prestation scénique".

Pourquoi Robert Faurisson ? "Pour moi, il niait Goré (l'île du Sénégal d'où partaient les bateaux négriers durant la traite), c'était suffisant (en termes d'infréquentabilité)."

Pourquoi, alors, le pyjama et l'étoile jaune ? "Parce que c'était le costume de scène (de son assistant) depuis plusieurs mois, son habit de lumière." Pourquoi le chandelier et la pomme ? "C'est ce qu'il y avait dans la loge." "Ce n'est pas ce que vous nous disiez tout à l'heure, c'est soit de la provocation, soit les moyens du bord, vous naviguez, on ne comprend plus", lui répond le président du tribunal, Nicolas Bonnal.

Le parquet a requis un an de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende. Jugement le 27 octobre.


Abel Mestre et Caroline Monnot
Article paru dans l'édition du 24.09.09


Le Monde.fr : Imprimez un élément: "Face au juge, Dieudonné plaide 'l'attentat humoristique'"

la censure est désormais levée sur 20minutes.fr

Sous la pression des associations et des médias, une exposition a échappé de peu à la censure à la bibliothèque du 4e. Trop tard cependant pour éviter la polémique. L'expo en question, « Les chiffres ont un visage », dénonce la situation des sans-papiers, racontée en images par le photographe Bertrand Gaudillère. Elle est ouverte au public depuis dix jours, lorsque mercredi la direction des bibliothèques municipales de Lyon décide de fermer la salle d'expo. La projection-débat au cours de laquelle hier des familles sans-papiers devaient témoigner est également annulée. « C'est le personnel qui m'a averti en m'expliquant que mon travail, trop militant, n'avait pas sa place dans une bibliothèque », explique le photographe, abasourdi. « C'est pourtant la direction qui m'a demandé d'exposer et qui a validé mon travail », poursuit-il, soucieux de comprendre les motifs réels de cette affaire.

Mais alors que la direction de l'établissement se terre dans son silence, les premières explications proviennent des jeunes identitaires lyonnais. Sur Internet, ce groupe d'extrême-droite appelle à la mobilisation pour obtenir l'annulation de « cette exposition illégale ». Le mot d'ordre est entendu et la bibliothèque est inondée de coups de téléphone, mercredi, quelques heures avant que l'exposition ne soit fermée. « Cette décision a été prise pour se laisser le temps de la réflexion sur l'accueil des sans-papiers prévu lors de la projection, a minimisé hier la mairie de Lyon. Cela ne remet pas en cause la qualité de l'exposition ou le fait qu'elle ne doit pas être censurée ». La salle a rouvert hier après-midi et la soirée-débat, finalement maintenue, s'est déroulée en l'absence des sans-papiers. « La loi l'interdit », précise la ville. W

Elisa Frisullo

la censure est désormais levée sur 20minutes.fr: "la censure est désormais levée"

Libération: Trois ans sans stade requis contre le footballeur raciste

Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: Trois ans sans stade requis contre le footballeur raciste: "Trois ans sans stade requis contre le footballeur raciste

JUSTICE - En première instance, à Belley (Ain), le jeune homme avait écopé de quatre mois de prison avec sursis et cent jours de travaux d'intérêt général (TIG), pour les insultes racistes sur le stade (lire). Après un match amateur gagné 5-0, et émaillé de cris de singes venant des spectateurs, il avait lâché à Makam, footballeur d'origine africaine : 'On en a mis cinq dans votre cul, sale nègre'. L'affaire passait jeudi devant la cour d'appel de Lyon, où l'avocat général a confirmé les quatre mois avec sursis, mais transformé les TIG en trois ans d'interdiction de stade.
Ol.B.
Lire aussi : Dans l'Ain, le racisme ordinaire du terrain au tribunal"

Une exposition qui dérange - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

"Pourquoi est-ce si problématique de parler des sans-papiers aujourd'hui ?", c'est Bertrand Gaudillère photographe lyonnais de 36 ans qui pose la question. Et pour cause, son exposition sur le sujet a été officiellement "fermée" au public mercredi 23 et jeudi 24 septembre avant de ré-ouvrir précipitamment à la bibliothèque du quatrième arrondissement de Lyon, sur intervention express du directeur des bibliothèques de Lyon, du maire du quatrième arrondissement, du maire de Lyon et de l'adjoint à la culture. Rien que ça.

Plus d'un an de travail autour des "êtres humains" sans-papiers. "Derrière les chiffres, j'ai voulu montrer qu'il y avait des hommes envoyés dans des centres de rétention, des familles séparées, parfois dans des conditions inhumaines !", explique le photographe Bertrand Gaudillère, qui appartient au collectif lyonnais engagé Item. Pour réaliser ce travail, le photo-reporter a suivi pendant plus d'un an les membres des associations de soutien aux sans-papiers, le Réseau Education sans frontière à Lyon (RESF) notamment et le Collectif Les Amoureux au banc public, afin d'approcher les sans-papiers au plus près. Résultat : vingt-sept photos qui ont failli être interdites à Lyon.

"Les gens de la bibliothèque municipales du quatrième arrondissement connaissaient mon travail. Ils m'ont contacté en juin, explique Bertrand Gaudillère, pour me proposer d'organiser une exposition à la rentrée". Le photographe leur présente alors son travail, les bibliothécaires le valident, puis l'exposition "Les chiffres ont un visage" est annoncée dans le magazine "Topo" des bibliothèques de Lyon, à la rentrée. Mais entre temps, "la mairie aurait reçu des centaines de coups de téléphones demandant de faire interdire l'exposition", explique Claire Deverine, juriste de l'association Les Amoureux au banc public qui a, entre autres, averti la presse. Le directeur des Bibliothèques de Lyon, Patrick Bazin, ainsi que la mairie, auraient plié sous la pression. Mercredi 23 septembre, l'exposition a ainsi fermé au public pour cause de "militantisme partisan", quelques heures seulement après avoir ouvert.

Bazin manipulé par l'Extrême droite lyonnaise ?

Le jour même, les Jeunesses identitaires lyonnaises, pour le moins opportuniste, envoyait un mail à toutes les rédactions lyonnaises, se félicitant de s'être mobilisées "depuis 24 heures" pour faire annuler cette exposition. C'est donc l'Extrême droite lyonnaise qui aurait harcelé par téléphone la mairie du quatrième arrondissement lyonnais et la bibliothèque municipale de Lyon afin d'obtenir la fermeture de l'exposition, quelques heures seulement. Maigre victoire, mais qui a quand même obligé Patrick Bazin, le directeur des Bibliothèques de Lyon a ordonner la fermeture de l'exposition mercredi et à se rendre sur place jeudi matin pour juger lui-même du "militantisme" du travail de Bertrand Gaudillère. "Ce n'est pas le rôle d'une bibliothèque de poser un acte militant, elle doit informer sur la réalité, mais ce n'est pas son rôle de poser un acte militant", martelait-il alors. Informer sans militer, tout un programme. Interrogé par ailleurs sur le rôle interventionniste des artistes, en particulier sur le rôle des photographes dans une société démocratique, il a ajouté que "ce n'est pas tant l'exposition en elle-même qui posait problème, mais le débat monolithique qui était prévu jeudi soir". Débat, en réalité table ronde, annulée de la même façon jeudi 24 septembre par le directeur des Bibliothèques de Lyon parce qu'il n'était pas "équilibré", avant d'être re-programmée 24 heures plus tard jeudi soir. "Le principe était de faire intervenir de fins connaisseurs sur la question des sans-papiers à la bibliothèque, devant le grand public", explique le photographe Bertrand Gaudillère. En l'occurrence, un membre du Réseau Education sans frontière (RESF), un membre des Amoureux au banc public, une étudiante sans-papier et un père de famille sans papier étaient conviés. Cela, toujours à l'initiative des bibliothécaires du quatrième arrondissement.

Intervention express de Gérard Collomb

Finalement, c'est le maire de Lyon, son adjoint à la culture, le maire du quatrième arrondissement et le directeur des Bibliothèques de Lyon -rien que ça !- qui sont intervenus jeudi en fin d'après midi, selon le photographe, pour ré-autoriser l'exposition et l'ensemble des manifestations prévues autour d'elles. "Le directeur des Bibliothèques de Lyon a simplement demandé aux bibliothécaires du quatrième arrondissement d'indiquer sur une affichette, dans un coin de l'exposition, que les propos du photographe n'engageaient que lui", précise Bertrand Gaudillère. Au cas où ça ne serait pas assez clair. Pour finir, seule la table ronde des Amoureux au banc public prévue mercredi soir à la médiathèque du 8ème arrondissement aura été annulée, au grand damne de ses organisateurs. "Au dernier moment, la mairie nous a refusé la salle", regrette Claire Deverine, juriste du collectif Les Amoureux au banc public, qui a travaillé plusieurs heures à l'organisation de l'événement. La mairie de Lyon, qui rappelle courageusement que la loi lui interdit d'accueillir dans une salle municipale des sans-papiers. Moralité, les bibliothécaires de Lyon, la prochaine fois qu'ils voudront organiser une exposition autour du thème des sans-papiers, seront bien inspirés de penser à inviter aussi le préfet du Rhône chargé des reconduites à la frontière, afin d'équilibrer les débats. Pas sûr qu'il accepte, mais au moins, ils ne pourront pas être taxés de "militantisme" par leur supérieur ...

Lucie Blanchard

Crédit photo : Bertrand Gaudillère, collectif Item

Retrouvez tous les renseignements sur l'exposition "Les chiffres ont un visage" de Bertrand Gaudillère en cliquant ici


Une exposition qui dérange - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia: "Une exposition qui dérange (24/09/2009 )"

Une expo sur les sans-papiers censurée pendant 24 heures sur 20minutes.fr

Une photographie de l'exposion «Les chiffres ont un visage», de Bertrand Gaudillère.
Une photographie de l'exposion «Les chiffres ont un visage», de Bertrand Gaudillère./© BERTRAND GAUDILLERE

POLEMIQUE - «Les chiffres ont un visage» aurait été victime de la pression d'un groupe d'extrême-droite...

La soirée-débat et le vernissage auront finalement lieu. Accrochée dans la bibliothèque du 4e arrondissement, à Lyon, une exposition sur les sans-papiers a provoqué la polémique. Après une première interdiction, la bibliothèque a fait volte-face.

>> Toutes les images de l'exposition à découvrir ici...

«Hier (mercredi), la bibliothèque m’a appelé, raconte Bertrand Gaudillère, le photographe, contacté par 20minutes.fr, on me prévient alors que la soirée du vernissage et du débat est annulée. On ne m’a donné aucune raison, on m'a juste dit "on nous a demandé de fermer la salle"». L'exposition «Les chiffres ont un visage» est fermée dans la foulée.

La bibliothèque inondée de mails


Annoncée pourtant dans le magazine Topo, l’expo de photos n’aurait pas plu à un groupuscule d’extrême droite, «les jeunesses identitaires lyonnais», nous explique le photographe. Ces derniers l’ont en effet fait savoir sur leur site Internet, dénonçant «cette collaboration entre un établissement public et une organisation d’extrême gauche soutenant des délinquants en situations irrégulière». Contacté par 20minutes.fr, Arnaud Delrieux, membre de l'association, explique avoir été «choqué qu'une manifestation dans un lieu public accueille des clandestins, qui sont des hors-la-loi».

A l’appel de cette organisation, mercredi, la bibliothèque aurait été inondée de mails, coups de téléphone et fax, dénonçant une exposition trop «politique». Ce qui, selon Arnaud Delrieux, aurait entraîné la fermeture de l'exposition. «Je pense que c'était une sorte de tactique pour calmer tout le monde», confie-t-il.

«Evidemment que je suis engagé, je ne m’en cache pas, reconnaît de son côté Bertrand Gaudillère. Mon travail est politique, mon but, c’est d’interroger les lois de la République, de faire réfléchir.»

«Une bonne nouvelle»


Jeudi après-midi, en pleine conversation téléphonique avec 20minutes.fr, Bertrand Gaudillère apprend que finalement, le vernissage aura lieu et l’exposition sera maintenue. «C’est plutôt une bonne nouvelle, je suis ravi que ça se retourne à mon avantage», déclare-t-il alors. «Ce qui est dommage, c’est que ce soit à cause de la pression médiatique», regrette-t-il néanmoins.

De son côté, la mairie de Lyon s’est finalement exprimé en milieu d’après-midi, ce jeudi: «La bibliothèque du 4e a fermé l’exposition pour se laisser le temps de la réflexion, non pas sur l’exposition mais sur l’accueil des sans-papiers (pour le débat, ndlr), prévu ce soir dans le cadre de la projection débat. Cela ne remet pas en cause la qualité de l'expo ou le fait qu’elle ne doit pas être censurée». L'exposition était pourtant ouverte depuis douze jours.
Oriane Raffin avec Elisa Frisullo, à Lyon

Une expo sur les sans-papiers censurée pendant 24 heures sur 20minutes.fr: "Une expo sur les sans-papiers censurée pendant 24 heures"

jeudi 24 septembre 2009

Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: L'extrême-droite fait vasciller à Lyon une expo sur des sans-papiers

Planche 01 copie

SOCIÉTÉ - L'exposition "Les Chiffres ont un visage" était accrochée depuis une dizaine de jours à la bibliothèque du 4e arrondissement de Lyon. Le vernissage devait avoir lieu ce soir, avec la projection d'un film, et un débat sur le sujet. Mais hier, tout a été annulé. La salle d'exposition a été fermée au public. Motif : le travail du photographe Bertrand Gaudillère, du collectif Item, serait trop "militant", "pas assez neutre" pour avoir sa place dans une bibliothèque municipale. De fait, Bertrand Gaudillère est un photographe militant. Le travail qu'il mène auprès de sans-papiers l'est aussi. Sans ambiguïté aucune. Et sans qu'il ne s'en soit jamais caché. Pourquoi alors cette annulation de dernière minute ? Hier, toute la journée, la bibliothèque et la mairie du 4è arrondissement ont reçu des plaintes "d'habitants", furieux de cette exposition prenant la défense des sans-papiers. Des appels initiés par les Jeunes Identitaires Lyonnais (1), groupuscule d'extrême-droite qui évolue dans la mouvance du Bloc identitaire, successeur d'Unité radicale, groupe dissout après l'attentat sur Jacques Chirac. Quelques heures avant les plaintes, dans la nuit, ces "Identitaires" appelaient sur leur site les militants à harceler la bibliothèque et la mairie, pour faire annuler cette expo. Le piège a fonctionné, le vernissage a été annulé…

Sur ce site, on peut lire : "Il y a des soucis sur cette exposition." (…) "C'est sur la bonne voix d'être annulé". (…) "On a déjà reçu un mail qui est remonté". Les Jeunes Identitaires Lyonnais ont mis en ligne leur trophée de guerre : un coup de fil à la bibliothèque du 4e arrondissement où l'un d'entre eux s'est fait passer pour un administré choqué par l'exposition et demandant son annulation. En face, l'employé, le rassure, lui explique que l'expo qui pose "soucis" va de toute façon être annulée.

Bertrand Gaudillère, le photographe, a en effet été informé de l'annulation de son vernissage dans la journée de mercredi. "Un gars de la bibliothèque m'a appelé, raconte-t-il. Il m'a expliqué que mon travail était trop engagé et trop militant pour avoir sa place dans une bibliothèque. Apparemment, cela aurait pu passer si j'enlevais les textes qui allaient avec les photos." Le photographe est atterré. Et surpris. L'exposition est prévue depuis le mois de juin, accrochée depuis une dizaine de jours. "Si, dès le départ, on m'avait dit que mon travail était trop engagé pour être accroché dans une bibliothèque, je l'aurais compris. Mais, là, cela ne veut rien dire". Bertrand Gaudillère aurait aimé une explication claire avec la direction des bibliothèques municipales. Il n'en a pas eu. Libération, à cette heure, non plus.

L'affaire est embarrassante pour beaucoup. A la mairie du 4è arrondissement, on tente d'expliquer que le problème n'est pas lié aux photos de Bertrand Gaudilllère mais au débat organisé ce jeudi soir à l'occasion du vernissage. "Il y avait deux problèmes. Un problème de déséquilibre du débat. N'étaient invités que des personnes qui défendaient la même position. Le second problème est lié à la présence de sans-papiers à ce débat. Est-ce qu'une bibliothèque peut réellement accueillir des personnes qui sont hors-la-loi et pour qui être là pour représenter un risque ?", explique Dominique Bolliet, le maire socialiste de la mairie du 4è arrondissement. Défendant ainsi la position prise par la direction des bibliothèques municipales. Les mots sonnent curieusement dans la bouche d'un élu socialiste dont la mairie organise des parrainages républicains.

Alice Géraud

(1) La mouvance "Identitaire" est née de la dissolution d'Unité radicale, groupe d'extrême-droite ont était issu Maxime Brunerie, auteur de la tentative d'attentat contre Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. Les Identitaires sont des militants ultra-nationalistes, spécialistes du lobbying et des actions violentes.



Lyon - Toute l'actualité de la région avec Libération: L'extrême-droite fait vasciller à Lyon une expo sur des sans-papiers: "L'extrême-droite fait vasciller à Lyon une expo sur des sans-papiers"

Diffamation : Entrevue et un ex-vigile de Carrefour condamnés, Société - Information NouvelObs.com

Pierre-Damien Kitenge avait accusé, dans le magazine Entrevue, l'enseigne Carrefour de chercher à étouffer une affaire de propos racistes mettant en cause un haut fonctionnaire du ministère de l'Immigration.

Magasin Carrefour (Reuters)

Magasin Carrefour (Reuters)

Le Tribunal de grande instance de Nanterre a condamné, jeudi 24 septembre, Entrevue et Pierre-Damien Kitenge, un ex-vigile de Carrefour, à un euro symbolique de dommages et intérêts et à 3.000 euros pour frais d'avocats. L'ancien employé avait accusé dans les colonnes du magazine, l'enseigne Carrefour de chercher à étouffer une affaire de propos racistes mettant en cause un haut fonctionnaire du ministère de l'Immigration.

"Sale noir"


Retour à l'origine de l'affaire. Le 26 avril 2008, Pierre-Damien Kitenge, ex-vigile du Carrefour Bercy II, portait plainte contre un collaborateur du secrétaire général du ministère de l'Immigration pour diffamation et injure à caractère racial. Pierre-Damien Kitenge affirmait avoir été traité de "sale noir" et de "sans-papiers" par le fonctionnaire dont il voulait vérifier l'identité, ce dernier payant par chèque. En juillet 2008, le parquet de Créteil avait classé sans suite cette plainte ainsi qu'une autre action engagée par SOS Racisme pour "subornation de témoins".
Un mois plus tôt, Entrevue publiait un article intitulé : "Racisme, pressions, menaces... L'affaire que Carrefour veut étouffer". L'ancien vigile y raconte notamment l'altercation qu'il a eue avec le haut fonctionnaire. Il affirme également que "le directeur du Carrefour m'a demandé de retirer ma plainte… il m'a même garanti que j'aurai un emploi stable si je la retirais". Et d'ajouter : "Carrefour fait pression sur les salariés pour que personne ne témoigne".

Pas d'éléments concrets


La multinationale qui estime que ces propos "portent incontestablement atteinte à [son] honneur et à [sa] considération" exige 100.000 euros de dédommagement, en plus de la publication d'un communiqué en couverture de la revue et de 7.000 euros de frais de justice. L'enseigne s'engage également à reverser les sommes allouées à la Fondation Carrefour, une émanation caritative du groupe.
Selon le jugement de la 1ère chambre civile du tribunal de Nanterre, que l'AFP a pu consulter, la diffamation est constituée, mais les sociétés n'ont pas fourni "au tribunal les éléments concrets permettant de chiffrer leur préjudice".


Sans-emploi


En plus de l'euro symbolique Pierre-Damien Kitenge et Entrevue ont été condamnés à verser 3.000 euros à Carrefour au titre des frais d'avocats. Le magazine devra également publier les principales dispositions de son jugement.
Lors de l'audience du 24 juin dernier, l'avocat de l'ex-vigile, Me Patrick Klugman, avait dénoncé "la campagne d'isolement menée contre son client" qui a perdu son emploi depuis l'affaire. Selon SOS racisme, Pierre-Damien Kitenge fait appel de la décision du tribunal de grande instance. L'organisation réprouve également dans un communiqué "la démarche mercantile de Carrefour".

(Nouvelobs.com avec AFP)

Diffamation : Entrevue et un ex-vigile de Carrefour condamnés, Société - Information NouvelObs.com: "Diffamation : Entrevue et un ex-vigile de Carrefour condamnés"

Démantèlement de la « jungle » de Calais : une honte pour la République - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme tient à manifester son indignation suite à l’opération de démantèlement de la « jungle » de Calais, dont nous rappelons que l’existence n’est que la conséquence prévisible dès l’époque de la fermeture du centre de Sangatte.

Une fois de plus, le Gouvernement – et plus particulièrement le Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale – se livre à une opération d’un populisme effrayant, dont on perçoit mal la finalité, sinon de complaire à un électorat d’extrême-droite et de jouer sur les peurs qu’il suscite au quotidien.

En proclamant qu’il se livre à cette opération policière afin de « rétablir l’Etat de droit », Monsieur Besson se lance dans une bien malsaine stratégie de communication. En effet, est-ce « rétablir l’Etat de droit » que de placer des mineurs en rétention ? Est-ce « rétablir l’Etat de droit » que de livrer en pâture à l’opinion publique des personnes qui sont sur notre territoire pour fuir l’Irak ou l’Afghanistan ? Est-ce « rétablir l’Etat de droit » que de pourchasser sans fin des personnes démunies et de les priver de toute assistance humanitaire, sanitaire et sociale ? Monsieur Besson l’a peut-être oublié mais l’Etat de droit a pour finalité d’assurer les conditions du respect des personnes humaines et ne saurait en aucun cas servir de piteux cache-sexe à une politique d’humiliation et de bouc émissaire. Monsieur Besson, à cette fin, serait mieux inspiré d’être à l’écoute des nombreuses associations qui agissent sur le Calaisis et de présenter une politique de moyen-terme en concertation avec la Grande-Bretagne plutôt que de faire sa « comm’ de rentrée » au milieu des fourgons de police remplis de mineurs interpellés sous l’objectif des caméras.

SOS Racisme appelle le Gouvernement à cesser de jouer sur la misère des gens et à s’occuper des vrais problèmes des citoyens aujourd’hui touchés par la crise économique.



Démantèlement de la « jungle » de Calais : une honte pour la République - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Démantèlement de la « jungle » de Calais : une honte pour la République"

Délibéré dans l’affaire Kitenge : Goliath écrase David - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Ce matin, jeudi 24 septembre, le Tribunal de grande instance de Nanterre a rendu son délibéré dans l’affaire opposant Carrefour à Pierre-Damien Kitenge.

Le TGI a condamné solidairement Entrevue et Pierre-Damien Kitenge à un euro de dommages et intérêts et à 3000 euros au titre des dépens. M. Kitenge fait appel de cette décision. Dans cette confrontation où Goliath essaie d’écraser David une véritable question de principe est en jeu. En effet, monsieur KITENGE en voulant défendre ses droits a tout perdu. Il a été poursuivi au civil par Carrefour, pour diffamation à la suite de la parution d’un article dans le magazine Entrevue dans lequel il racontait l’altercation qu’il avait eue avec un client « Haut Fonctionnaire », membre du Ministère de l’immigration, qui l’avait vraisemblablement insulté dans le magasin Carrefour Bercy II. A cette occasion, Monsieur KITENGE, alors agent de sécurité du magasin, employé par la société SNGSP, se plaint d’avoir fait l’objet d’injures à caractère raciste de la part de ce client mécontent. Cette procédure démontre manifestement que Carrefour n’a pas aimé quand Kitenge a raconté les pressions subies par lui-même et les témoins. L’enseigne de la grande distribution a réclamé à Monsieur KITENGE le versement de la somme astronomique de 114.000 euros en réparation d’un soit disant préjudice (soit près de 8 ans de salaire !). Le montant des dommages et intérêts demandés excessivement élevé démontre manifestement que Carrefour a cherché à museler un de ses collaborateurs… peut-être pour l’exemple. SOS RACISME réprouve la démarche mercantile de Carrefour.

Délibéré dans l’affaire Kitenge : Goliath écrase David - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Délibéré dans l’affaire Kitenge : Goliath écrase David"

Touche Pas à Kitenge !
envoyé par sos-racisme. - L'info video en direct.

Rappel des faits :


mercredi 23 septembre 2009

Melting'Notes: une sixième édition avec Dalé - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38)

La sixième édition du festival Melting’Notes s’installe au Jardin de Ville du 23 au 26 septembre.
Samedi soir, les artistes s’engagent gratuitement pour un concert en faveur de SOS Racisme. West Claix Bridge, Vibrasoul Ground ou encore Dalé, l’Echirollois de « La Nouvelle Star  2009», seront les voix de la solidarité.

Dalé explique : “Le racisme, c’est global. Ce n’est pas les blancs contre les noirs ou les noirs contre les blancs, c’est aussi les blancs contre les blancs, les noirs entre eux. Ce sont des conflits pour des religions. C’est pointer du doigt l’handicapé ou l’homosexuel, en disant qu’il est différent. On est donc tous concernés, tous les jours. Alors, quand SOS Racisme Grenoble m’a contacté, je n’ai pas trop réfléchi. J’ai regardé si la date pouvait coller entre la tournée Nouvelle Star et les concerts que je fais de mon côté. Comme j’étais libre, j’ai tout de suite dit: “Ok, c’est bon, allons-y !” La musique, pour moi, c’est partager tous ensemble. C’est ce qu’on fera samedi”.

Samedi 26 septembre au Jardin de Ville de Grenoble à partir de 19 heures. Tél. 04 76 42 06 17

Le programme:

23 septembre
Spectacle de marionnettes à 14 h « Leuk ».

24 septembre
Conférence-débat à 18 h 30 à l’UPMF de Grenoble : « 10 ans de SOS Racisme en Isère, bilan et perspectives ».

25 & 26 septembre
Village associatif et exposition.

26 septembre
Animation & concert au jardin de ville. Village du monde à 14h, danse hip-hop/classique/tango à 17h. Concert de clôture à 19h.

Contacts
SOS Racisme (6, rue Très-Cloîtres) à Grenoble. Tél. 04 76 42 06 17. sosracisme.grenoble@wanadoo.fr



Melting'Notes: une sixième édition avec Dalé - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38): "Melting'Notes: une sixième édition avec Dalé"

SOS Racisme Grenoble: Dix ans, des dates et des faits marquants - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38)

Dix ans pour l’antenne locale de SOS Racisme. C’est dix ans de coups de gueule, de belles rencontres, de solidarité. C’est aussi six ans d’un festival Melting’Notes qui a lieu cette semaine, avec en point d’orgue, le concert de Dalé . Et bien sûr, c’est dix ans de choses un peu tristes : des procès, de la discrimination, du racisme. Et c’est pour ça qu’ils sont là.

Linda El Haddad, élue contre les discriminations et ancienne présidente de SOS Racisme Grenoble et Maïmouna Ndong-Etroit, actuellement coordinatrice de projets dans l’association, reviennent sur 10 ans de lutte.

1999 : la création
Linda El Haddad : “C’était l’époque de la campagne « La discrimination tue les talents ». L’antenne a été créée”. “Dans le mois qui ont suivi, un premier testing aboutissait à un procès”. Choukri Jouari, Boris Vassaux et Amar Thioune sont les premiers présidents. Depuis 2008, c’est Jacques Savine.

2000 : le testing
“Un jeune qui cherchait du travail par la mission locale nous a alertés. Un artisan pratiquait la discrimination à l’embauche. Plus tard, il l’a affirmé clairement : « Je ne veux pas de bougnoule dans mon entreprise ». Condamné”.

2002 : Le Pen au 2e tour
Linda El Haddad : “On était dans notre local place Edmond-Arnaud quand on a appris les résultats. Sur le coup on a pleuré. On s’est réveillé le lendemain avec une motivation énorme, sur le pied de guerre, pour lancer la mobilisation. Elle a été sans précédent. Tout le monde a pris ça à cœur : toutes les générations, toutes les assos, tout le réseau. Je crois que le téléphone n’a jamais autant chauffé”. Le 1er mai, c’était payant. La mobilisation grenobloise plaçait la ville parmi les premières en province.

2004 : le congrès
”On avait bien travaillé à Grenoble. On a obtenu l’organisation chez nous du congrès national de SOS Racisme. C’est la première fois qu’il se faisait en délocalisation”.

2005 : l’Ambiance Café
“On a gagné en première instance et en appel. C’est le grand procès qui a marqué les années où j’étais à la présidence. Là encore, alertés par des jeunes qui se faisaient refouler de la boîte de nuit, on a organisé un testing qui s’est avéré concluant. Trois couples présentés à l’entrée. Le couple européen est passé. Pas ceux africain et maghrébin”. “Désolé, vous ne pouvez pas entrer, ici c’est privé”, s’étaient-ils entendu dire. L’Ambiance Café a définitivement été condamné le 17 janvier 2008.

2006 : la “tranquillité”
Maïmouna Ndong-Etroit : “Un autre procès marquant, concernant le logement. Un couple mixte cherchait un appartement. Quand la femme, blanche, s’est présentée, c’était ok. Quand son conjoint maghrébin l’a fait, ce n’était plus le cas. Le testing a permis de découvrir que le propriétaire disait que son logement était occupé quand l’accent ou le nom n’étaient pas européens. Il a déclaré après vouloir “préserver la tranquillité de l’immeuble”. C’est important, pour les victimes, de voir que ce genre d’affaires aboutisse devant la justice”. L’exemple et l’espoir.

2006 : les lettres
Maïmouna : “Avec notre pôle éducation, un jumelage a été mis en place entre une école de Saint-Martin-d’Hères et une école de Tambacounda, au Sénégal”. Travaux spécifiques, correspondances... Une opération similaire prenait forme peu après dans un collège de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs.

2007 : la caravane
Maïmouna : “En 2007, on a tiré les leçons de 2002. Avant l’élection, un gros travail a été fait pour lutter contre l’abstention. Pour sensibiliser les jeunes à l’importance du vote, on a fait le tour des villes dans une caravane de la citoyenneté”.

2009 : les chiffres
Maïmouna : “Après l’annonce « triomphale » de Brice Hortefeux, appelant à 30000 expulsions, on a collé les affiches avec les silhouettes”. Sur chacune, un chiffre symbolisant une personne qui n’est plus là l

A lire également :


SOS Racisme Grenoble: Dix ans, des dates et des faits marquants - www.grenews.com : Actualité autour de Grenoble - Isère (38): "SOS Racisme Grenoble: Dix ans, un anniversaire et des souvenirs"

Evacuation de la «Jungle de Calais»: Le PS dénonce «un acte totalement inhumain», Londres se félicite sur 20minutes.fr

Les logements de fortune de la «jungle de Calais» ont été détruits après l'évacuation par les forces de l'ordre mardi 22 septembre 2009.

REACTIONS - En trois quarts d'heure, l'endroit a été vidé de ses habitants...

Les forces de l'ordre sont intervenues ce mardi matin pour évacuer la «jungle de Calais», comme l'avait annoncé quelques jours plus tôt le ministre de l'Immigration Eric Besson, sans donner de date précise.

>> Pour lire le reportage de notre correspondant sur place, cliquez ici

En déplacement a Angoulême, Martine Aubry a dénoncé «un acte totalement inhumain». La première secrétaire du Parti socialiste a rappelé qu'elle avait mis en place le centre de Sangatte, fermé depuis: «Ce n'est pas en supprimant un bâtiment qu'on va régler le problème» a-t-elle dénoncé, soulignant que dans la jungle «il y avait une organisation, une fraternité, certes pas digne de notre pays mais qui leur permettait d'attendre.»

«Une opération d’un populisme effrayant»

Le Parti Communiste a aussi condamné l'intervention, se disant «indigné par l'opération médiatico-policière menée par le ministre de l'Immigration».

SOS Racisme a également tenu à manifester son indignation. «Une fois de plus, le gouvernement (...) se livre à une opération d’un populisme effrayant, dont on perçoit mal la finalité, sinon de complaire à un électorat d’extrême droite et de jouer sur les peurs qu’il suscite au quotidien», dénonce l'association dans un communiqué.

Le ministre britannique de l'Intérieur s'est au contraire félicité de l'attitude «prompte et ferme» du gouvernement français. «Cette action perturbera les routes de l'immigration illégale et du trafic de personnes», a déclaré Alan Johnson dans un communiqué. «C'est un signal clair que la France honore l'accord que nous avons conclu à Evian plus tôt cette année pour mettre en place des contrôles encore plus serrés à la frontière de Calais avec le Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

28.000 personnes interceptées

«Le Royaume-Uni est déterminé à expulser les étrangers n'ayant pas le droit d'être sur son sol», a poursuivi le ministre. «Ces changements renforceront encore plus la protection de nos frontières», a-t-il estimé, indiquant que 28.000 personnes tentant d'entrer au Royaume-Uni avaient été interceptées l'an passé et qu'un million de camions avaient été fouillés.

L'UMP s'est également félicitée de voir que le gouvernement «porte le fer contre les filières d'immigration clandestine» en s'attaquant à «la plaque tournante du trafic de réfugiés vers l'Angleterre».
C. F. avec agence


Evacuation de la «Jungle de Calais»: Le PS dénonce «un acte totalement inhumain», Londres se félicite sur 20minutes.fr: "Evacuation de la «Jungle de Calais»: Le PS dénonce «un acte totalement inhumain», Londres se félicite"

lundi 21 septembre 2009

Les Algériens, "des militaires analphabètes": Frêche reprend la tête | Rue89



Les Algériens, "des militaires analphabètes": Frêche reprend la tête | Rue89: "Pour se dédouaner après sa sortie de Seignosse sur les Arabes, Brice Hortefeux évoquait hier à l'Assemblée les turpitudes de George Frêche, exclu du PS après ses déclarations sur les Harkis.

Histoire de rendre à César ce qui appartient au président de région, les Verts du Languedoc-Roussillon diffusent ce mercredi 16 septembre un communiqué rappelant l'incontestable domination de George Frêche sur la sortie à caractère raciste.

Au mois de mai, dans une déclaration alors passée largement inaperçue, il déclarait :

« Les Algériens c'est des militaires qui prennent de l'argent du pétrole qu'on leur a fourni à Tamanrasset et qui le foutent dans des banques suisses. La plupart sont analphabètes et n'ont jamais lu le Coran et ne comptez pas sur eux pour se guider sur Mahomet. »

George Frêche prend donc un large avantage. En attendant une riposte de Brice Hortefeux ?"

Non à la suppression de l’institution du défenseur des enfants ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

La création du futur Défenseur des droits vise-t-elle à supprimer des autorités administratives indépendantes…jugées trop indépendantes ?

SOS Racisme a pris connaissance avec stupeur et consternation de la possible suppression de la C.N.D.S et du défenseur des enfants au profit de la création d’un « Défenseur des droits ».

Or, tant le procédé utilisé pour mener à bien cette réforme que les missions dévolues à cette nouvelle institution posent questions. En effet, institués par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que ses contours en soient définis, les projets de loi prévoyant la suppression de ces institutions au profit de la création de ce défenseur n’ont fait l’objet d’aucune concertation. De plus, les missions dévolues au futur défenseur des droits sont moindres que celles confiées aux institutions condamnées. A titre d’exemple, concernant la promotion et la protection des droits de l’enfant, toute mention relative à la Convention Internationale Relative aux Droits de l’Enfant a été supprimée.

Le gouvernement entend il de cette manière faire fi de « l’intérêt supérieur des enfants » pour mener à bien sa politique chiffrée d’expulsion ou sa maîtrise des flux migratoires par le recours aux tests ADN, sujets sur lesquels Mme Versini, actuelle défenseure des enfants, avait exprimé des positions dissonantes ?

SOS Racisme craint que, sous couvert de la création de ce défenseur des droits, c’est, en réalité, la suppression d’autorités administratives indépendantes finalement considérées comme trop indépendantes qui est souhaitée. Nous appelons le gouvernement à retirer ses projets de loi au profit d’une large concertation des acteurs concernés, des bénéficiaires et de la société civile.


Non à la suppression de l’institution du défenseur des enfants ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Non à la suppression de l’institution du défenseur des enfants !"

Georges Frêche a encore frappé ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme vient de prendre connaissance avec stupéfaction des énièmes propos nauséeux que Georges Frêche aurait tenus au mois de mai et mis en ligne aujourd’hui sur le site rue89.

Au-delà d’une vision du colonialisme digne de Tintin au Congo, Monsieur Frêche, dans des phrases parfaitement explicites, qualifie dans leur globalité les Algériens non seulement d’analphabètes mais également de voleurs de l’argent du pétrole.

SOS Racisme a confié à Maître Patrick Klugman le soin d’étudier la possibilité de déposer plainte pour diffamation raciale contre ces propos aux relents colonialistes et racistes.


Georges Frêche a encore frappé ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Georges Frêche a encore frappé !"

La diversité a son festival : "Melting'Notes" - 23>26 sept à Grenoble | Alpesolidaires

"I have a dream". La diversité, la culture et la solidarité s'invitent au Jardin de Ville du 23 au 26 septembre 2009 à l'occasion de la 6ème édition du festival "Meltin'Note".

Le comité SOS Racisme Grenoble - Isère souffle sa dixième bougie, le combat d'hier est le même qu'aujourd'hui. Cependant, forte de son expérience, SOS Racisme a montré que c'est par l'éducation et la culture que l'on arrive à briser la haine et surtout l'ignorance. C'est dans ce sens que s'oriente la 6ème édition du festival "Melting'Note". L'objectif principal étant de réuniir toutes les cultures et communautés que l'on retouve dans nos villes dans le but de promouvoir la république métissée, ainsi que de faire passer un message fort de partage et de solidarité.

Le festival se déroulera de la manière suivante :

Mercredi 23 septembre - Spectacle de marionnette à 14h :

L'idée est de réunir des enfants des différentes MJC et centres sociaux de l'agglomération autour d'un spectacle qui retrace l'aventure de "Leuk", une oeuvre de l'ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor. Le but étant d'amener les enfants à découvrir d'autres cultures, car c'est par la connaissance de l'autre que de nombreux préjugés disparaissent. La séance se terminera par un petit débat sur les préjugés et les différences.

Jeudi 24 septembre - Conférence débat à 18h30 à l'UPMF de Grenoble : "10 ans de SOS Racisme en Isère, bilan et perspectives"

Un échange sur plusieurs thématiques (racisme, discrimination, antisémitisme, ...) qui sera animé par des spécialistes (de l'Association Départementale d'Accueil des Travailleurs Etrangers, la conseillère municipale déléguée à la lutte contre les discriminations de Grenoble, Mme la Procureure chargée de la lutte contre les discriminations au Parquet de Grenoble, le directeur de l'ODTI, le président national de SOS Racisme, et le vice-président chargé de la lutte contre les discriminations) ainsi que des partenaires associatifs. Le but étant d'amener à réfléchir sur notre rôle en tant qu'acteur social dans l'édification de notre société, ce débat aura lieu à l'université pour permettre de sensibiliser les jeunes sur ce sujet.

Vendredi 25 et samedi 26 septembre - Village associatif & exposition :

Le but est de réunir diverses associations qui luttent contre les injustices sociales, des associations de quartier, humanitaires et communautaires. Crendez-vous est l'occasion de présenter leurs activités, leurs combats ainsi que leurs pays. De plus, une exposition sur Martin Luther King sera présenté le vendredi 25 septembre, ainsi qu'une autre sur les 10 ans de SOS Racisme Grenoble - Isère, qui retrace une décennie d'actions au sein du département.

Samedi 26 septembre - Animation & concert au jardin de ville :

L'après-midi sera un échange entre des artistes et le public, au programme : percussion Djembé, chant et danse (hip-hop, flamenco, danse africaine, etc). A partir de 19h, le jardin de ville se transforme en une scène musicale cosmopolite où le but est de faire découvrir aux spectateurs des univers et des styles différents avec notamment de la funk, du rap, du reggae et aussi Dalé, qui a participé à l'émission "La Nouvelle Star". Il faut savoir que les artistes interviennent gratuitement pour montrer leur soutien à notre combat. Le concert est gratuit pour permettre l'accès aux plus défavorisés et toucher un maximum de personnes.

Le but de ce 6ème festival est de faire passer notre message de fraternité et de solidarité en rassemblant des personnes issues d'horizons différents autour d'un moment de convivialité et de partage.

SOS Racisme Grenoble - Isère :
7, place Edmond Arnaud
38 000 Grenoble
Tél/fax : 04 76 42 06 17

courriel : sosracisme.grenoble@wanadoo.fr



La diversité a son festival : "Melting'Notes" - 23>26 sept à Grenoble | Alpesolidaires: "La diversité a son festival : 'Melting'Notes' - 23>26 sept à Grenoble"

[Gisti-info] Fermeture de la jungle : le droit des personnes ne doit pas rester à la porte [CFDA]

la « fermeture » des ‘Jungles’ pour la semaine prochaine, le ministre de l’Immigration Eric Besson ferme les yeux sur les violations des droits de l’homme massives dans les pays dont sont originaires les migrants et l’extrême précarité de leurs conditions de vie.

Le ministre ne doit pas se leurrer : annoncer la « fermeture » de la ‘Jungle’ signifie simplement tenter de rendre invisible un problème qui perdurera, se renouvellera et se déplacera. L’incapacité des autorités françaises et européennes à appréhender correctement et de façon coordonnée cette situation aura un coût : les conditions indignes dans lesquelles sont contraints de vivre les migrants et demandeurs d’asile malgré l’aide au quotidien de nombreux bénévoles.

Le ministre a d’ailleurs déjà marqué des points avec ses annonces des derniers mois : en effet, comme il l’affirme aujourd’hui « il y avait environ 700 personnes il y a trois mois, il en reste environ 300 ». Des centaines de ces personnes, bien réelles, hommes, femmes, enfants, effrayées, ont poursuivi leur errance vers de nouveaux lieux, de nouveaux pays et font alors face à de nouveaux obstacles et de nouvelles violations de leurs droits.

Pour se justifier, le ministre met en avant la « remontée très forte de la délinquance dans le Calaisis », « les agressions des habitants de Calais » et « les entreprises qui ne peuvent plus travailler normalement ». Cela ne correspond pas aux observations des associations qui sont sur le terrain. Plutôt que d’apporter des solutions aux causes mêmes de cette situation, le ministre opte pour la facilité de la stigmatisation du « migrant-demandeur d’asile », présenté comme une personne délinquante et dangereuse, cela sous couvert de s’attaquer aux passeurs.

Aujourd’hui, comme à chaque annonce, le ministre cache que ces migrants qu’il veut déloger viennent de pays où les violations des droits de l’homme sont massives, ce qui explique leur fuite désespérée et leur acceptation de conditions de vie aussi précaires.

Alors qu’en juillet le ministre parlait de 36 demandeurs d’asile « admis au séjour », il affirme aujourd’hui que 170 demandes ont été enregistrées depuis le 1er janvier « avec titres de séjour et hébergement ». Ce ne sont pas les chiffres des associations : beaucoup de ces personnes, passées par la Grèce ou l’Italie et contraintes de brûler leurs empreintes pour éviter d’y être renvoyées, ne reçoivent ni l’un, ni l’autre.

Comment des Erythréens peuvent-ils accepter un retour « volontaire » dans leur pays ? Pourquoi des Soudanais ou des Afghans accepteraient-ils, en application d’un texte européen, Dublin II, leur transfert vers la Grèce, régulièrement condamnée et dénoncée pour les mauvais traitements caractérisés et répétés à l’encontre des demandeurs d’asile et des migrants en général ?

Demain, Eric Besson va en Grèce, mais ce n’est malheureusement pas pour se mettre d’accord sur la suspension des transferts vers ce pays où la situation de l’asile est régulièrement dénoncée par le HCR et le Conseil de l’Europe. En fait, ce déplacement est annoncé « dans le cadre des efforts de la France pour renforcer la politique de lutte contre l’immigration irrégulière ».

Une politique respectueuse des droits doit avoir le courage de constater que la politique européenne est défaillante. Les autorités françaises perdent une occasion d’ouvrir et de faire ouvrir les yeux sur les drames humains qui se cachent derrière ces situations. Nos associations demandent à nouveau le retrait ou à défaut la révision du règlement Dublin II qui cause plus de victimes qu’il n’apporte de solutions.

Pour sortir de la loi de la ‘jungle’, il faut remettre le système d’asile européen sur ses pieds en arrêtant de dénier les besoins de protection des personnes et en prévoyant un mécanisme leur permettant de demander asile dans le pays de leur choix ou là où elles ont des liens familiaux, linguistiques ou culturels. Quelque soit leur choix, il faut également leur assurer des conditions d’accueil conformes à la dignité des personnes en prévoyant des structures d’hébergement ouvertes à tous.

Le 17 septembre 2009

La Coordination française pour le droit d’asile rassemble les organisations suivantes : ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Act-Up Paris, Amnesty International - section française, APSR (Association d’accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en France), Association Primo Levi (soins et soutien aux personnes victimes de la torture et de la violence politique), CAAR (Comité d’Aide aux Réfugiés), CAEIR (Comité d’aide exceptionnelle aux intellectuels réfugiés), CASP (Centre d’action sociale protestant), CIMADE (Service œcuménique d’entraide), COMEDE (Comité médical pour les exilés), Dom’Asile, ELENA, FASTI (Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés), France Libertés, Forum Réfugiés, FTDA (France Terre d’Asile), GAS (Groupe accueil solidarité), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), LDH (Ligue des droits de l’homme), Médecins du Monde, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Secours Catholique (Caritas France), SNPM (Service National de la Pastorale des Migrants), SSAE (Soutien, solidarité et action envers les émigrants). La représentation du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) en France et la Croix Rouge Française sont associés aux travaux de la CFDA

dimanche 20 septembre 2009

Blog et presse. Deux approches divergentes de la banlieue - Multimedia - Le Télégramme

Bloggeurs et radios communautaires reprochent aux journalistes de "maltraiter" la banlieue en la caricaturant. Faux, répondent les professionnels de l'information: malgré quelques accrocs, les quartiers sont aujourd'hui "un terrain d'investigation comme un autre".

"Pas grand chose n'a changé depuis 20 ans", déplore Nasser Kettane, PDG de Beur FM: "la banlieue est encore vécue comme une espèce d'extra-territorialité", "quand le journaliste y va, c'est comme s'il partait au Rwanda". "Fainéantise", "passivité", "méconnaissance", tels furent les principaux reproches adressés aux journalistes, lors d'un débat sur les médias et la banlieue, organisé début septembre à la Cité nationale de l'histoire de l'Immigration.

Les médias doivent se réformer

Erwan Ruty, fondateur de Ressources Urbaines, explique d'ailleurs qu'il a créé son agence de presse en ligne parce "qu'un certain nombre de gens issus des quartiers constataient que les médias dominants les maltraitaient". "Pour se réformer, les médias doivent prendre conscience que la société évolue", juge Nordine Nabili, ancien rédacteur en chef du Bondy Blog, aujourd'hui directeur de l'antenne de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), inaugurée mercredi à Bondy (Seine-Saint-Denis).

"Eviter le cliché de la banlieue"

"C'est vrai que nous avons, ici et là, traité le sujet de matière chaotique", admet Hervé Brusini, rédacteur en chef du journal de 20h, sur France 2. Mais "contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas un sujet que l'on traite par-dessus la jambe". En témoignent, selon lui, la sélection des équipes envoyées sur le terrain, le souci d'éviter "le cliché de la banlieue" et beaucoup d'efforts pour "banaliser" la représentation des minorités visibles. "Nous sommes victimes d'une catégorie qui a été instaurée comme étant un problème de société (...) et qui a façonné les esprits, aussi bien des électeurs, des citoyens que des journalistes", explique-t-il.

Focalisation sur le fait divers

"Je pense qu'on sous-traite les banlieues plutôt qu'on les maltraite", nuance également Luc Bronner, titulaire de la rubrique banlieue, créée au Monde après les émeutes de 2005, qui ont marqué le "début d'une évolution positive", en la matière, selon lui. "On a tendance à se focaliser sur les faits divers, que l'on transforme parfois en phénomènes de société, et à laisser de côté les problèmes structurels, les problème de fond": l'urbanisme, la politique de la ville, regrette-t-il.

Eloignement sociologique entre banlieue et rédaction

Inévitable, juge Edouard Zambeaux, producteur du magazine Périphéries sur France Inter : "les habitants des quartiers n'ont pas d'attachée de presse". En outre, "la banlieue est sociologiquement assez lointaine d'une salle de rédaction", dominée par les cadres blancs des centre-villes, dit-il. Lui qui voit dans la banlieue "un terrain d'investigation comme un autre", déplore que son "traitement médiatique s'opère selon un mouvement de balancier qui oscille entre "la banlieue, c'est dangereux" et, pour se rattraper, "la banlieue c'est merveilleux".

Une image caricaturale entretenue par certains jeunes

Pour autant, les journalistes ne veulent pas être les seuls à se remettre en question. "Il ne faut pas passer sous silence qu'il est parfois extrêmement difficile de réaliser des reportages en banlieue", rappelle Hervé Brusini, citant les risques de vols et d'agressions. "Il faut aussi que les jeunes de banlieue soient un peu moins conformes à la caricature qu'ils pensent que nous avons d'eux", ajoute Edouard Zambeaux, car "en général le jeune de banlieue joue au jeune de banlieue".



Blog et presse. Deux approches divergentes de la banlieue - Multimedia - Le Télégramme: "Blog et presse. Deux approches divergentes de la banlieue"

jeudi 17 septembre 2009

Hortefeux : le retour du refoulé - le blog memorial98

La réalité de ce qu'ils pensent, des mots qu'ils utilisent, trouve le moyen de surgir au grand jour.

Malgré le formatage de la communication,le contrôle de l’expression,les gestes calculés comme le renvoi du préfet Girot de Langlade, la brutalité et le mépris font irruption.

La xénophobie, constitutive de la mise en place du sarkozysme et étroitement associée à son succès, suinte par les pores de l’ « humour » à la manière Hortefeux.

Il semble d’ailleurs que le seul reproche de Sarkozy à l’égard de son ami politique de toujours porte sur la « décontraction » excessive dont celui ci aurait fait preuve. Autrement dit, il aurait mal contrôlé ce qui doit être exprimé dans un langage électoral.

Pourtant, Sarkozy a donné l’exemple avec le fameux « Casse-toi pauv’ con ». Dans cet épisode aussi, les mots spontanément utilisés révélaient l’univers sémantique et culturel de celui qui est en principe chargé de personnifier les valeurs républicaines.

Le ministre Devedjian, qui en juin 2007 avait traité de « salope » son adversaire de droite Anne-Marie Comparini, vole au secours de Hortefeux et dénonce les "commissaires politiques". Dans ce cas c’est le retour de son passé de militant du groupe fasciste Occident qui s’exprime.(voir notre article Devedjian copie les insultes du Front national )

Il rejoint le style de soutien de Le Pen qui déclare : " Petit à petit l'espace de liberté d'opinion des Français se restreint. (...) C'est le temps de la Gepeou, la Gestapo,( !) assez, jamais plus ça… »

Le pire est sans doute produit par Henri Guaino, conseiller de Sarkozy chargé du discours « social », spécialiste du détournement de Jaurès et autres symboles de gauche et rédacteur du discours de Dakar. Il s'en est pris pour sa part ( 12/9 sur France Info) à "la transparence absolue", qui est pour lui "le début du totalitarisme".

Le contexte du énième dérapage de Hortefeux est éclairé par un passage du livre Histoire secrète de la droite, 1958-2008 rédigé par des journalistes sarkozystes et qui décrit la genèse de la création d’un ministère de l’Identité nationale, ensuite confié à B. Hortefeux :

« Le jeudi 8 mars 2007

. […] face à la remontée de S. Royal dans les intentions de vote du second tour, une prompte décision s’impose. Pourquoi ce “coup de mou”que rien ne laissait présager ? L’analyse est fournie,une fois de plus, par P. Buisson (conseiller de Sarkozy issu de l’extrême droite ndlr) lors d’une réunion convoquée d’urgence.

– Nicolas est en train de se notabiliser, attaque Buisson. J’y vois la conséquence du choix de S .Veil pour présider le comité de soutien.[…]

Puis, s’adressant à Sarkozy:

– Tu as percé parce que tu incarnes une transgression par rapport aux tabous de la politique traditionnelle. Il faut, sans tarder, envoyer un signal fort à toutes les couches nouvelles qui ont déjà basculé dans ton camp ou qui sont prêtes à le faire. Or, le tabou des tabous, c’est l’immigration. La transgression majeure, elle est là. Pas ailleurs. Il faut en remettre un coup sur le thème de l’identité nationale. Le silence, alors, est à couper au couteau. Seul Guaino intervient pour soutenir Buisson. Puis, après un nouveau silence, Sarkozy lui-même :

– Patrick a raison. Je vais proposer la création d’un ministère de l’Identité nationale. Quant à Simone, je la gère. Elle doit comprendre. Elle comprendra."

On connaît la suite. (voir nos articles précédents et notamment Sarkozy et Hortefeux: chasse aux immigrés Le 20 Octobre mobilisation contre la loi Hortefeux! Sarkozy: une année dure et exigeante Hortefeux: guerre aux associations! Sans papiers: le soutien criminalisé Sarkozy et le Front National: une liaison dangereuse )

Face au scandale on ne peut pas contenter de protestations limitées.; Hortefeux doit partir, le ministère de l'Identité nationale doit être supprimé.

Il est de la responsabilité des grandes organisations de lutte contre le racisme d’organiser une mobilisation unie pour l'obtenir.

On ne peut que s’étonner de voir la LICRA et la Ligue des droits de l’homme se rendre seules auprès de B.Hortefeux. Elles semblent ainsi offrir du crédit à ses dénégations et donc lui offrir un répit. La direction de la LICRA choisit d'ailleurs de soutenir Hortefeux à la suite de son entrevue, alors qu’elle sait parfaitement à quoi s’en tenir (voir notre article précédent De Villiers et son faux témoin )

Nous vous appelons d’ores et déjà à signer la pétition lancée par Charlie Hebdo demandant le départ de Hortefeux link

Mémorial 98



Hortefeux : le retour du refoulé - le blog memorial98: "Hortefeux : le retour du refoulé"

« Les tests ADN ne servent à rien » - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Suite aux propos de Nicolas Sarkozy selon lequel « Les tests ADN ne servent à rien », SOS Racisme appelle le Gouvernement non pas à céder aux sirènes démagogiques d’une partie de la majorité mais de tourner définitivement ce détestable épisode législatif.

SOS Racisme, qui avait mené la bataille contre l’introduction des tests ADN en matière de regroupement familial, avait montré le caractère scandaleux de cette mesure dont la seule finalité était d’associer les étrangers à des fraudeurs. Nous avions également montré le caractère impraticable de cette mesure, opinion à laquelle Nicolas Sarkozy semble aujourd’hui, certes avec deux ans de retard, se ranger.

Si l’avis du Président et du Gouvernement est que les tests ADN « ne servent à rien » ou « ne sont pas applicables », il leur appartient non pas de se concilier des députés voulant les instaurer mais de proposer, au-delà du refus de prendre le décret d’application, que cette loi soit purement et simplement abrogée car une loi de cette nature n’a rien à faire dans les textes de la République, fut-elle inappliquée.


« Les tests ADN ne servent à rien » - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "« Les tests ADN ne servent à rien »"

mercredi 16 septembre 2009

Hortefeux démission ! Pétition CHARLIE HEBDO


Le nouveau dérapage verbal du ministre de l’Intérieur à l’université d’été de l’UMP n’est pas une blague de bistrot anodine. Dans n’importe quel autre pays démocratique, ce propos raciste aurait amené le ministre à quitter immédiatement le gouvernement. Il n’est pas anodin non plus que ce soit l’ex-ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale qui se répande de cette manière. La sortie d’Hortefeux résume la politique du gouvernement à l’égard des étrangers et de leurs enfants nés français. Quel exemple un ministre de l’Intérieur donne-t-il à ses fonctionnaires lorsqu’il traite publiquement une personne avec mépris et condescendance en raison de son origine ? La scène filmée à l’université de l’UMP montre qu’Hortefeux confond «intégration» avec humiliation et bizutage. Hortefeux doit démissionner.

Hortefeux démission ! Pétition CHARLIE HEBDO: "Hortefeux démission !

L’interview de Brice Hortefeux ne dissipe pas le malaise - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

L’interview donnée ce matin dans le quotidien Libération par le Ministre de l’Intérieur n’est manifestement pas de nature à dissiper le malaise suite aux propos tenus par Brice Hortefeux à Seignosse.

En effet, la nature de ces propos a pu légitimement choquer toute une partie des citoyens qui y ont vu, avec une certaine raison, des paroles susceptibles de renforcer les préjugés envers des groupes déterminés de la population.

Nous appelons une fois de plus Brice Hortefeux à dissiper le malaise qui s’est installé en revenant sur ses propos le plus rapidement possible. S’il ne le faisait pas, il se mettrait lui-même en situation de ne pas pouvoir mener à bien toute une série de réflexions qui ne sont pas étrangères aux problématiques soulevées par la polémique de ces derniers jours. Notamment, comment le Ministre de l’Intérieur pourra conduire le travail de dialogue que son Ministère affirme vouloir engager entre les jeunes et la police ?

Si le Ministre ne rétablit pas un climat de travail serein, SOS Racisme serait amenée à suspendre sa participation à la commission Jeunes-Police à laquelle nous avions accepté initialement d’être présent.


L’interview de Brice Hortefeux ne dissipe pas le malaise - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "L’interview de Brice Hortefeux ne dissipe pas le malaise"

Décrets d’application : l’étonnement sélectif de Jean-François Copé - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme s’étonne des propos tenus par Jean-François Copé, appelant à la mise en œuvre du décret d’application relatif aux tests ADN suite à l’ « enterrement » de ces derniers par le Gouvernement.

En effet, chacun sait parfaitement qu’aussi bien pour des raisons éthiques que techniques ce dispositif n’est plus opératoire.

En outre, Monsieur Copé serait bien inspiré non pas de défendre la mise en œuvre d’une mesure populiste dont le seul but est d’associer l’étranger au fraudeur mais de s’intéresser de plus prêt à toute une série de textes fondamentaux dont les décrets d’application n’ont jamais été pris.

A titre d’exemple, cela fait plus de 3 ans que les députés et les sénateurs ont voté une loi rendant obligatoire l’anonymisation des CV dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Laisser de côté les mesures populistes et mettre en œuvre celles qui aideraient à faire reculer les discriminations : voilà une attitude qui permettrait à Jean-François Copé d’être en cohérence avec son profil républicain.



Décrets d’application : l’étonnement sélectif de Jean-François Copé - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Décrets d’application : l’étonnement sélectif de Jean-François Copé"

lundi 14 septembre 2009

Tests ADN abandonnés : SOS Racisme se "réjouit", Politique - Information NouvelObs.com

Le détestable chapitre des tests ADN en matière de regroupement familial [est] définitivement clos', se réjouit l'association au lendemain de la décision d'Eric Besson de ne pas signer le décret d'application de cette mesure contestée.


Le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

(c) Reuters
SOS Racisme se "réjouit" lundi 14 septembre que le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé dimanche qu'il ne signerait pas le décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial.
Pour SOS Racisme, "le détestable chapitre des tests ADN en matière de regroupement familial était définitivement clos".
Dans un communiqué, l'organisation précise qu'"à l'issue du combat que nous avions mené contre cette disposition populiste visant à associer les étrangers à des fraudeurs, le dispositif n'était plus opératoire sur le plan technique (...) et peu défendable sur le plan de l'éthique républicaine".
SOS Racisme rappelle cependant que "cette annonce (...) ne saurait faire oublier que la politique d'immigration du gouvernement reste frappée du sceau de l'injustice et du manque de respect des droits de la personne humaine".

"Le décret d'application n'est pas possible en l'état"


Eric Besson avait déclaré sur Europe 1 dimanche qu'il ne signerait pas le décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial, en affirmant qu'il n'était pas "en mesure" de "respecter l'esprit et la lettre de la loi".
"Je ne signerai pas ce décret d'application pour une raison simple. Je ne suis pas en mesure dans les délais impartis par la loi, 31 décembre 2009, de respecter l'esprit et la lettre de la loi", a expliqué Eric Besson, ajoutant : "Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état".
La France a adopté en 2007 l'expérimentation de tests ADN pour le regroupement familial dans la loi sur la maîtrise de l'immigration, avec des modalités restreintes par le Sénat par rapport à l'amendement initial, qui avait déclenché de nombreuses protestations. (Nouvelobs.com)

Tests ADN abandonnés : SOS Racisme se "réjouit", Politique - Information NouvelObs.com:

www.lamontagne.fr - Le boxeur Momo Dridi victime de discrimination ?

Néo-Clermontois, attaché à Vichy, l'ancien champion du monde de kick-boxing a rendez-vous avec la justice. Il reproche à la compagnie américaine d'avoir refusé de l'embarquer à l'été 2007.

Néo-Clermontois, attaché à Vichy, l'ancien champion du monde de kick-boxing a rendez-vous avec la justice. Il reproche à la compagnie américaine d'avoir refusé de l'embarquer à l'été 2007.

Il en a pris des coups. Il en a donné. Mais cette blessure-là l'a marqué. Une trace indélébile.

« Mister Dridi, no possible ! ». Momo Dridi le dit, lui-même : « Je n'ai jamais été bon en anglais ». Cette phrase, pourtant, « je m'en souviens », confesse l'ancien champion du monde à cinq reprises de kick-boxing. Ce « No possible », il se l'est vu opposer à deux reprises. Les 22 et 23 août 2007, à Madrid. Il devait se rendre à Miami pour un gala de boxe. Parti de Marseille sur Ibéria, il devait embarquer à Madrid sur American Airlines. Sauf qu'une hôtesse de l'air va lui refuser d'embarquer sur le vol d'American Airlines. Une première fois. Problème de passeport ! Il en obtient un nouveau en urgence, via le consulat français, et se représente, le lendemain, au comptoir d'American Airlines. Pour modification de son billet, on lui réclame 135 dollars. Il paye. Mais nez à nez devant la même salariée de la compagnie aérienne américaine, au moment d'embarquer, Momo Dridi se voit, à nouveau, refuser l'accès à l'avion. Toujours un problème de passeport. Il arrivera quand même à rejoindre les États-Unis. Par un vol sur Ibéria. « Si encore je n'avais pas pu embarquer sur Ibéria?, dit-il, médusé. Mais j'ai bien pu entrer sur le sol américain ».

À la veille du procès en discrimination qui se tient aujourd'hui à Nanterre, et pour lequel il est assisté par l'avocat clermontois Me Gilles-Jean Portejoie, Momo Dridi dit son soulagement. « Ça y est, on y arrive, lâche-t-il, d'un souffle. Ça fait deux ans que ça dure. Deux ans de bataille. Avec, un coup, on fait de la médiation. Un coup, on n'en fait plus, etc. ».

SOS Racisme, réprésentée par Me Portejoie, s'est portée partie civile. « Ce dossier a pris une proportion importante car, aujourd'hui, tout le monde nous rabâche l'intégration. On nous dit qu'il faut travailler plus pour gagner plus, observe Momo Dridi. Moi, j'allais faire mon métier. On m'en a empêché ».

Ce qu'il aurait souhaité, « c'est tout simplement qu'on reconnaisse que l'hôtesse de l'air avait fait une erreur. Elle est passée au-dessus de ses droits et ça m'a fait louper cinq combats aux États-Unis, avec un titre mondial à la clé ».

Cédric Gourin


www.lamontagne.fr - Vichy - CLERMONT-FERRAND - Le boxeur Momo Dridi victime de discrimination ?: "Le boxeur Momo Dridi victime de discrimination ?"

Tests ADN. SOS Racisme se réjouit de l'abandon, pas Copé - France - Le Télégramme

Le décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial était au placard depuis l'adoption de la loi en 2007. Il le restera. Eric Besson a annoncé hier qu'il ne le signerait pas. SOS Racisme se réjouit de la décision. Un choix que conteste Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale.

Officiellement, c'est pour «respecter l'esprit et la lettre de la loi» que le ministre de l'Immigration ne signera pas le très controversé décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial. «Je ne signerai pas ce décret d'application pour une raison simple. Je ne suis pas en mesure, dans les délais impartis par la loi 31 décembre 2009), de respecter l'esprit et la lettre de la loi», a expliqué Eric Besson, sur Europe1, ajoutant: «Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état.»

Copé : "Le gouvernement doit mettre en oeuvre le décret d'application"

Une réflexion qui déplaît particulièrement à Jean-François Copé. Le président du groupe UMP, souvent opposé aux orientations de Nicolas Sarkozy, souhaite au contraire que le décret d'application soit rapidement signé. Selon Jean-François Copé interrogé sur France 2 : "Il faut que chacun soit bien conscient tout de même qu'il s'agit d'une loi votée et que lorsque la loi est votée, les gouvernements ont l'obligation de mettre en oeuvre les décrets d'application". "D'ailleurs en tant que responsable de notre majorité UMP à l'Assemblée, sur ces sujets il faut quand même au moins qu'on en discute avec les députés".

Vives protestations

La France a adopté en 2007 l'amendement sur les tests ADN au terme de débats très houleux et de vives protestations, divisant même le gouvernement. Fadela Amera estimait l'instrumentalisation de l'immigration «dégueulasse». Au final, les modalités avaient été très restreintes par le Sénat. Un test génétique devait être approuvé par un juge français et ne pouvait être pratiqué qu'après accord. Ils ne concerneraient en outre que la filiation avec la mère. Enfin, les tests devaient être employés pendant une période probatoire, jusqu'en 2010.

«Usine à gaz»

Le texte, une fois voté, était resté au fond des placards, Brice Hortefeux, qui l'avait pourtant défendu, n'ayant jamais signé le décret d'application. Son successeur Eric Besson s'était montré, dès son arrivée au ministère, réticent à mettre en place cette «usine à gaz». Quoi qu'il en soit, ce refus est une victoire pour les opposants aux tests. La Licra s'est félicitée hier de cette décision. «Eric Besson s'est montré courageux. Je lui dis: chapeau! Faire une loi sur les tests ADN est inacceptable», a déclaré son président Patrick Gaubert, qui sortait d'un rendez-vous avec... Brice Hortefeux.

SOS Racisme et France Terre d'Asile satisfaites

SOS Racisme et France Terre d'Asile se réjouissent de la décision prise par Eric Besson. Pour SOS Racisme, "le détestable chapitre des tests ADN en matière de regroupement familial était définitivement clos".



Tests ADN. SOS Racisme se réjouit de l'abandon, pas Copé - France - Le Télégramme: "Tests ADN. SOS Racisme se réjouit de l'abandon, pas Copé"

dimanche 13 septembre 2009

SOS RACISME : procès de la statistique ethnique de la délinquance - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !


Ce matin, 10 septembre 2009, a eu lieu au palais de justice de Paris le procès de la statistique ethnique de la délinquance.

SOS RACISME conteste le non-lieu dont avait bénéficié la direction centrale des renseignements généraux qui avait en 2004 et 2005 constitué un fichage ethnique des "meneur de bandes" des quartiers sensibles. Lors de l’audience qui s’est tenue ce jour, l’avocat Général a réclamé la confirmation du non-lieu en prétendant qu’indiquer "origine maghrébine", "origine africaine" ou "français de souche" en fonction de la consonance des noms et prénoms des individus ne constituerait pas un fichage ethnique. L’avocat général prétend qu’il s’agirait simplement d’une définition de l’origine géographique des personnes.

SOS RACISME s’interroge sur la réalité de la mobilisation effective des Parquets dans la lutte contre les discriminations. Comment un Procureur peut prétendre que l’on puisse déterminer l’origine géographique d’une personne à partir de son nom et prénom d’autant plus lorsqu’il s’agit de personnes françaises nées en France.

Le Président de la chambre de l’Instruction rendra sa décision le 16 octobre prochain à 14 heures.


SOS RACISME : procès de la statistique ethnique de la délinquance - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "SOS RACISME : procès de la statistique ethnique de la délinquance"

SOS-racisme contre Péan: Taubira face à RSF

Le deuxième et dernier jour de procès opposant SOS-racisme à Pierre Péan a donné lieu à des débats plus denses, plus profonds et, parfois aussi, plus vifs.



«Dire qu’une communauté a la culture du mensonge, c’est dire qu’aucun Tutsi ne peut échapper à son destin. C’est grave, mais c’est en plus dangereux. » Au deuxième et dernier jour du procès en appel qui oppose SOS-racisme à l’écrivain-enquêteur, Pierre Péan, et à l’ancien directeur des éditions Fayard, Claude Durand, Christiane Taubira se tient à la barre et reprend exactement là où en étaient restés les débats. La députée PRG intervient comme témoin en faveur de l’organisation antiraciste et donne sa vision des quatre pages parues dans le livre « Noires fureurs, blancs menteurs » (1). Quatre pages pour lesquelles Pierre Péan est poursuivi pour « diffamation raciale » et « provocation à la discrimination ». « Ces quatre pages, explique Christiane Taubira, ressemblent à de la propagande et nourrissent l’arrogance de ceux qui, soit nient le génocide, soit le justifient » Et pour l’élue de Guyane de conclure : « Les mots ont incité à tuer au Rwanda, les mots ont excusés, les mots ont absous ».


« Pour survivre, il faut dissimuler »

Pour lui « répondre », un autre témoin : Hervé Deguine, journaliste, membre de Reporters sans frontières et auteur d’enquêtes au Rwanda pour cette organisation. Le « poids des mots », il connaît. Et il sait aussi que parfois ils peuvent être difficiles à trouver. Surtout pour raconter la réalité rwandaise : « C’est de loin le pays le plus compliqué à comprendre », confie-t-il avant de poursuivre, « C’est un pays qui n’a jamais été libre, qui n’a jamais été démocratique. Pour survivre, il faut dissimuler ». La « dissimulation », la « diffamation », la « désinformation » ont été des « pratiques » qui, selon lui, ont eu cours sous Habyarimana (le président hutu assassiné le 6 avril 1994, ndlr) et ont continué sous Kagame pour être instaurées en « système ».


La thèse développée par Pierre Péan dans « Noires fureurs, blancs menteurs » est que Paul Kagame se trouve derrière l’attentat qui a coûté la vie à son prédécesseur. Il justifie d’ailleurs les quatre pages sur « la culture du mensonge » des Tutsis et, « par imprégnation », des Hutus, pour expliquer ce qu’il juge être un système de désinformation instauré par Kagame. Un système visant à camoufler sa participation à cet assassinat et passer sous silence les « massacres de masse » qui ont été perpétrés à l’égard des Hutus.


« Des vieux clichés racistes »

Du côté des avocats de la partie civile, on préfère y voir des « clichés » qui « s’inspirent des plus vieux clichés racistes ». Me Maingain, un des avocats de Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme, déclare, lors de sa plaidoirie, « avoir entendu les mêmes mots, les mêmes expressions en d’autres temps ». Me Lev Forster, le second conseil de l’association antiraciste, lui, pousse le raisonnement encore plus loin lorsqu’il explique que pour voir en Dominique Sopo « une courroie de transmission » du pouvoir rwandais, « il faut appartenir à tout un courant de pensée... » Une réponse à Pierre Péan qui, mercredi, lors de la première journée devant la chambre 2-7 de la cour d’appel de Paris, a réaffirmé que SOS-racisme agissait pour le compte de l’association Ibuka, une organisation proche de Kagame.


Une thèse que la défense de Péan et Durand a préféré laisser de côté pour sa plaidoirie, pour se concentrer sur les quatre fameuses pages incriminées. L’avocate de l’éditeur est la première à se jeter à l’eau. Pour elle, « ce procès est tordu » : « La “culture du mensonge”, ce n’est pas “Les Protocoles des Sages de Sion”. Tout le monde en parle, y compris des gens de RSF. Pas seulement des auteurs de l’époque coloniale, mais aussi des contemporains. » Me Bourg, l’avocate de Pierre Péan, elle, en dégaine justement un d’auteur contemporain : Colette Braeckman. Connue pour ne pas partager la thèse de Péan sur le génocide rwandais, elle évoque « une très ancienne tradition du mensonge » dans « Le Rwanda, histoire d’un génocide », un ouvrage paru… chez Fayard.


« Je ne regrette pas d’avoir écrit… »

Du coup, lorsque Claude Durand est appelé à s’exprimer une dernière fois, il se montre plus combatif que jamais, qualifie d’« ignobles » les propos qui ont été tenus à son égard et se tourne vers Dominique Sopo pour lui dire « dans les yeux » qu’il ne lui « [reconnaît] aucune légitimité à [le] traiter de raciste ». Pierre Péan, lui, s’interroge à voix haute : « Si j’avais anticipé le “coût” médiatique, le “coût” juridique, je ne suis pas certain que j’aurais eu le courage [d’écrire ces quatre pages]. Mais pour la manifestation de la vérité… » La phrase reste en suspens. Suivent quelques digressions. Et Pierre Péan finit par lâcher : « Malgré tous les “coups”, je ne regrette pas d’avoir écrit… »


L’avocat général, qui n'a retenu que la « provocation à la discrimination raciale », a requis une amende dont le montant est laissé au soin des magistrats et la publication de la condamnation. Si condamnation, il y a. Réponse : le 18 novembre prochain…



(1) « Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda (1990-1994) ». Editions Mille et une nuits.
SOS-racisme contre Péan: Taubira face à RSF: "SOS-racisme contre Péan: Taubira face à RSF"