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lundi 31 août 2009

Le Pen fabrique des chiffres sur la délinquance des immigrés en France - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Le Pen fabrique des chiffres sur la délinquance des immigrés en France - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain: "Le Pen fabrique des chiffres sur la délinquance des immigrés en France
90% des délinquants sont des étrangers selon lui. 12,5% selon les rapports de police
Jean Marie Le Pen a affirmé sur RTL, la semaine dernière, que les étrangers sont responsables des 90% des faits divers relevés en France. Un chiffre que conteste l’Observatoire national de la délinquance (OND). Pour cet organisme public, 12,5% seulement des délinquants sont étrangers. Pour le Mouvement des jeunes socialistes, le président du Front national stigmatise les étrangers à l’aide de « faux chiffres ».

Christophe Soullez est formel : « Nous ne confirmons pas ces chiffres ». Pour le chef du département Observatoire national de la délinquance (OND), une instance de l’Institut national des hautes études statistiques (INHES), chargé de suivre, via les données des forces de l’ordre l’évolution des délits et crimes en France, les chiffres avancés par Jean-Marie Le Pen sur la délinquance des étrangers n’ont rien d’officiel. S’exprimant sur la politique d’immigration du président français Nicolas Sarkozy, le jeudi 20 août sur RTL, le président du Front National (FN) avait déclaré que « 90% des faits divers ont à leur origine soit un immigré, soit une personne d’origine immigrée ». Il avait ajouté : « Nicolas Sarkozy est un menteur et il ne se donne pas les moyens de faire la politique qui serait celle de la sécurité qui passe d’abord par le contrôle de l’immigration, immigration qui n’a cessé d’augmenter dans notre pays et qui crée la situation principalement d’insécurité ».

12,5% des étrangers impliqués dans les actes de délinquance

La loi française interdit l’établissement de statistiques ethniques. Mais les rapports de la police sur la délinquance distinguent toutefois les cas imputables aux Français de ceux des étrangers vivant en France. En observant les données directement liés à l’insécurité, comme les atteintes à l’intégrité physique des personnes ou les atteintes aux biens, on se rend bien compte que le chiffre avancé par Jean Marie Le Pen est erroné. L’OND relève ainsi que le nombre des étrangers impliqués dans la délinquance en France reste pratiquement stable depuis une dizaine d’années. Il se situe entre 10 et 14% du total national. En 2007, pour un million de personnes mises en causes pour crimes et délits, hormis les infractions à la législation sur l’entrée et le séjour des étrangers (ILE), l’OND dénombrait 127 092 étrangers, soit 12,5%. Cinq ans plus tôt en 2002, 845 000 personnes avaient été mises en cause pour les mêmes types de violation de la loi : 13,6% d’entre elles étaient de nationalité étrangère. Ce pourcentage s’établira à 14% en 2003, pour redescendre à 13,8% en 2004.

L’OND relève que le nombre d’étrangers impliqués dans des délits d’atteintes aux biens a baissé de 8,1% de 2006 à 2007. « En 2007, plus de 30 000 étrangers ont été mis en cause pour atteintes volontaires à l’intégrité physique hors vol », lit-on dans le dernier rapport de l’OND. Pendant ce temps, le nombre de Français mis en cause pour le même type d’infractions a connu un petit bond de 7,2%. Sur la même période, alors que le nombre d’étrangers accusés d’infractions à caractère financier baissait de 4,2% (moins 499 cas), celui des français connaissait une hausse de 2,7% (plus 1806 cas).

Les infractions sur les titres de séjour constituent l’exception

Les infractions liées à l’entrée et au séjour des étrangers (ILE) constituent (évidemment) la seule catégorie dans laquelle les étrangers tiennent le haut du pavé. Ils sont 109 000 en 2007, à avoir eu affaire aux services de la police pour ces infractions, soit 46% du total des étrangers mis en cause. Une conséquence sans doute, du durcissement des conditions d’obtention des titres de séjour.

Afrik.com a tenté, en vain, de joindre lundi le Front National, pour avoir la source des « 90% » évoqués par Jean Marie Le Pen. L’immigration reste le thème de prédilection du leader du FN, qui en a toujours fait son principal cheval de bataille électoral. Lors de la campagne présidentielle de 2007, il promettait de faire la chasse aux « faux touristes » et de « (rétablir) de la préférence nationale » s’il était élu, attribuant la hausse du taux du chômage à la « folle politique d’ouverture généralisée des frontières humaines, commerciales, sanitaires et internationales ». Et l’homme est prêt à tout pour étayer ses thèses nationalistes, même à affirmer des contrevérités.

Le président de SOS Racisme dénonce ce qu’il qualifie de nouvelle provocation. « C’est une provocation supplémentaire. Jean Marie le Pen tente par ce biais de se relancer. Mais les chiffres qu’il a avancés sont farfelus. (…) Cela laisserait à penser qu’il y a un lien entre l’origine des gens et un comportement. Ce qui est non seulement faux, mais revient à racialiser la question de la délinquance », a déclaré Dominique Soppo.

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) ne dit pas autre chose. Dans une déclaration publiée dimanche, le (MJS) a laissé entendre que Le Pen a menti. « Nous, jeunes socialistes, tenons à rappeler à Jean Marie Le Pen que le poids d’une affirmation tient dans sa véracité. Nous refusons que les étrangers soient stigmatisés ainsi, surtout à travers des accusations faites de faux chiffres. (…) les jeunes socialistes ne tolèrent aucun propos, aucune action qui consiste à alimenter la peur des étrangers. Nous en sommes convaincus, l’immigration est un facteur d’enrichissement culturel, social et économique ». Voilà une vérité qui fait l’unanimité.

CONTRE-ATTAQUE DU PRÉFET SUSPENDU : "Hortefeux veut se refaire une virginité de parfait antiraciste", actualité Société : Le Point


Suspendu après avoir été accusé de propos racistes , le préfet hors cadre Paul Girot de Langlade passe à l'offensive. Plutôt silencieux depuis le début, il affirme être victime d'une cabale dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd'hui en France . Il accuse ainsi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux de vouloir, avec cette affaire, "faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé" et "se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste". Une affirmation que l'entourage de Brice Hortefeux réfute : "C'est un argument un peu facile. Il n'y a jamais eu de coup monté", fait-on savoir place Beauvau.

"Blessé par ce lynchage médiatique"

Entendu lundi par la Brigade de la répression de la délinquance contre la personne, Paul Girot de Langlade évoque des propos tenus devant des agents le 31 juillet à l'aéroport d'Orly alors qu'on lui demandait de vider ses poches après que l'alarme du portique de sécurité a retenti. Il raconte qu'il était en transit entre deux avions, avec un temps de correspondance très court. "Au contrôle de sécurité, les agents ont été agressifs d'entrée de jeu. J'ai été bousculé", soutient-il. Il aurait alors voulu parler du désordre qui règne dans certains aéroports africains, en déclarant : "On se croirait en Afrique ici ! Comme j'aurais dit : On se croirait en Asie ou en Amérique, si ce contrôle avait été effectué correctement et avec rigueur. Or ils ont fait n'importe quoi !" "La scène a été filmée par les caméras. Ce film conforte ma version", poursuit le préfet, "blessé par ce lynchage médiatique".

Le parquet de Créteil, en charge du dossier, poursuit son enquête ouverte après le dépôt de plainte de trois agents pour "injures publiques à caractère racial". Le procureur décidera a posteriori de la suite à donner à cette affaire, soit engager des poursuites contre le préfet, soit classer l'affaire. Ce n'est pas la première fois que Paul Girot de Langlade est mis en cause pour ses propos. Il a déjà été relaxé en appel en juin 2008 pour avoir assimilé les gens du voyage à des délinquants. Un dérapage qui est d'ailleurs à l'origine de son placement hors cadre par le Conseil des ministres en 2007.
CONTRE-ATTAQUE DU PRÉFET SUSPENDU : "Hortefeux veut se refaire une virginité de parfait antiraciste", actualité Société : Le Point

Le Progrès de Lyon - Infos de la Loire : ASSE-RMC - La plainte toujours pas déposée, SOS Racisme veut se porter partie civile - Le Progrès

Officiellement, la plainte de Vincent Tong Cuong n'a toujours pas été déposée à l'encontre de RMC. C'est ce que nous a confié hier le parquet de Saint-Etienne qui, officieusement, s'attend à ce qu'elle le soit dans les jours à venir.

Rappelons que Vincent Tong Cuong, le directeur général de l'ASSE, veut déposer plainte à l'encontre de Vincent Moscato, un animateur de la radio RMC, pour « injures racistes ».

Hier, l'association SOS Racisme a fait savoir qu'elle entendait se constituer partie civile dans cette affaire, « pour que les propos, préjugés et dénigrements à caractère racistes ne soient plus une banalité ». Ajoutant que Vincent Moscato, « de part son image d'ancien sportif de haut niveau » (NDLR : il a été international de rugby) ne donne pas l'exemple auprès des supporteurs.

SOS Racisme rejoint ainsi l'ASSE et l'Union des clubs professionnels de football (UCPF), qui avaient déjà annoncé leur intention de se constituer partie civile.



Le Progrès de Lyon - Infos de la Loire : ASSE-RMC - La plainte toujours pas déposée, SOS Racisme veut se porter partie civile - Le Progrès:

Faites encore plus fort que Roumanoff, Semoun, Kavanagh, Gregorio... Vous allez bien vous marrer !

Pour la sixième année consécutive, une bande d'humoristes de tous horizons va revitaliser l'adage molieresque : castigat ridendo mores, et tenter de faire progresser, par le rire, la tolérance.

Anne Roumanoff, Michel Boujenah, Elie Semoun, Anthony Kavanagh, Pascal Legitimus, Michael Gregorio, Phil Darwin, Booder, et bien d'autres... : ils seront tous réunis à l'Olympia le samedi 5 septembre à partir de 20h35 pour Rire Ensemble : Un spectacle contre le Racisme (diffusé en direct sur France 2).

Dominique Sopo, Président de SOS Racisme et Raphaël Haddad, président de l'UEJF, instigateurs de ce rendez-vous salutaire, se félicitent de continuer leur combat avec l'énergie du rire, malgré un contexte difficile : "En cette période de crise où la morosité est de mise, et où l'on assiste à une montée certaine des préjugés et de la peur de l'autre, il est plus que jamais nécessaire d'utiliser l'humour, ensemble, pour combattre cette dynamique qui mine notre société. La culture est au coeur du combat antiraciste."

Et ils peuvent se réjouir, car, cette année, leur initiative va avoir droit à une magnifique publicité : ce dimanche 30 août, des centaines (voire plus, cela dépend de vous...) de Parisiens vont... partir ensemble d'un éclat de rire qui risque de faire vibrer toute la capitale !

Après l'exceptionnel happening chorégraphique proposé cet été par la Bàb (la Boîte à Bordel) en hommage à Michael Jackson, l'initiative va être reconduite à l'occasion de ce flashmob hilarant, qui marquera le préambule de la soirée Rire ensemble : un spectacle contre le racisme !

Rendez-vous est donné à tous les figurants-rieurs dimanche 30 août à 15h00, place de la Sorbonne, où ils recevront les indications des équipes de SOS Racisme et de l'UEJF et se verront notifier au dernier moment le lieu du happening - effet de surprise oblige. Retrouvez toutes les informations utiles sur le profil Facebook de l'événement : "Flashmob Rire Ensemble UEJF - SOS Racisme".

Ah ! Ah ! Ah! - Oh, pardon : chez Purepeople.com, on a commencé à s'entraîner !

G.J.



Faites encore plus fort que Roumanoff, Semoun, Kavanagh, Gregorio... Vous allez bien vous marrer !

Moscato dérape : le racisme anti-asiatique davantage toléré ? | Rue89

L'AS Saint-Etienne vient de porter plainte contre RMC après la tenue par Vincent Moscato, le 22 août, de propos qualifiés par le club « d'injures raciales » à l'encontre de Vincent Tong Cuong, directeur général du club de football. L'affaire ne fait pas grand bruit : dans l'échelle de l'indignation, certains racismes pèsent moins lourd que d'autres.

Au cours de l'émission « Les paris de RMC », le 22 août dernier, en direct sur l'antenne, un auditeur provoque l'hilarité en ironisant sur les origines de Vincent Tong Cuong : « Comment il s'appelle l'autre là, le Chinois ? Chong-Chong ? . »

Ni une ni deux, l'ancien rugbyman reconverti en animateur réplique sur le même ton : « Ils ont recruté un Chinois ? Non, c'est pas possible ! (…) On aura tout vu dans ce championnat ! ». Avant d'enchaîner les « blagues » sur les délocalisations et le travail des enfants.

L'ex-rugbyman s'est mollement excusé quelques jours plus tard à l'antenne d'avoir « froissé des personnes ». Mais bon, c'était vraiment pour rigoler : « Des fois on a un peu d'enthousiasme, faut pas le prendre mal. » (Ecouter le son, monté par Le Post)

« Parler du travail des enfants va au-delà de l'humour potache »

Si l'affaire n'enflamme pas le débat national, elle met Felix Wu hors de lui. Le président de l'association pour la promotion et la défense des cultures asiatiques et ancien candidat aux municipales de 2008 dans le XIIIe arrondissement de Paris fulmine :

« Parler de délocalisations et de travail des enfants va bien au-delà de l'humour potache. Cela montre que ce genre de préjugés racistes est intégré et partagé par l'ensemble de la population française.

Les Chinois forment une communauté très discrète, sujette à toutes les attaques, et ce d'autant plus qu'elle réussit relativement bien notamment dans le petit commerce.

Ce sont les boucs émissaires nécessaires pour une population qui n'arrive pas à trouver de solutions aux échecs des politiques menées en France.

Quand on interroge des ouvriers au fin fond d'une usine, c'est tout de suite : “On a peur parce que les Chinois vont nous bouffer.” On ne parle pas du Brésil ou de l'Inde, qui est une puissance extrêmement importante, avec un taux de croissance similaire à la Chine. »

Le racisme anti-asiatique est sous-médiatisé

Le seuil de tolérance envers le racisme anti-asiatique est-il plus élevé que pour celui des autres communautés ? Pour Dominique Sopo, président de l'association SOS-racisme, cela ne fait aucun doute :

« Il n'y a pas de contentieux colonial entre Français et Asiatiques comme il peut y en avoir entre la population française et les Noirs ou les Arabes. Le racisme anti-noir ou anti-juif est assimilé, souvent à raison d'ailleurs, à une résurgence d'un passé lourd. »

Le très faible nombre de plaintes de gens qui se disent victimes de propos racistes participe également à une sous-médiatisation du phénomène « anti-chinois » pourtant bien réel.

« C'est dur pour les associations de se substituer aux victimes. “L'affaire Moscato” fait du bruit parce que quelqu'un s'est manifesté. »

On est encore loin du buzz, mais Félix Wu veut lui aussi penser que ces propos ont quelque-chose de « salvateur » :

« Finalement c'est presque une bonne chose que quelqu'un comme Moscato dise tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ça va peut-être permettre une prise de conscience.

Il faut que les communautés asiatiques s'organisent, comme le Conseil représentatif des associations noires (Cran) ou le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) l'ont fait. »

Illustration : pochette du single de Vincent Moscato, « Moscadanse ».


Moscato dérape : le racisme anti-asiatique davantage toléré ? | Rue89

Injures Racistes à l’encontre de M. Vincent TONG-CUONG Directeur Général de L’ASSE

COMMUNIQUÉ Par SOS Racisme Loire
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Sos Racisme est indignée par les propos de Monsieur MOSCATO, chroniqueur sur
l'antenne de RMC, tenus à l'encontre de Monsieur Vincent TONG-CUONG, directeur général
de l’ASSE, lors de l'émission radio du 22 août.
Monsieur MOSCATO, par une série d'injures et préjugés racistes, a provoqué les fous rires
complices de l'ensemble du plateau. Il a largement dépassé le cadre légal, et plus encore, la
dignité de Monsieur TONG-CUONG, de sa famille, de toute une communauté asiatique qui
se sent stigmatiser une fois de plus, mais aussi tous ceux pour qui le racisme, les préjugés
et les discriminations indignent.
Les origines et le nom de famille de Monsieur TONG-CUONG ont été la cible de railleries par
un ancien sportif de haut niveau, en plus chroniqueur sportif. Il devrait d'autant plus
montrer l'exemple de respect, de fairplay, de tolérance pour les supporters et sportifs.
Dans ses explications, Monsieur MOSCATO ne semble pas comprendre ce qui lui est
reproché, serait ce pour lui une « boutade » des plus banales?
Quel exemple Monsieur MOSCATO, qui de part son image d'ancien sportif de haut niveau,
donne-t-il aux supporters déviants, qui s'en donneront à coeur joie lors des prochaines
rencontres contre Monsieur TONG-CUONG, à cause de ses injures ?
Pour que les propos, préjugés et dénigrements à caractères racistes ne soient plus une
banalité, l’association SOS RACISME compte se constituer partie civile, si une plainte est
déposée.
Saïd HAMIMI
Secrétaire Général
SOS Racisme Loire
sosracismeloire@free.fr
http://sosracismeloire.hautetfort.com/
09-51-21-43-25
06-32-18-70-79

jeudi 20 août 2009

Le faux témoin de P. de Villiers - le blog memorial98

L’intégration de P. de Villiers à la majorité sarkozyste provoque des remous. Celui dont la xénophobie et l’agitation contre les musulmans constituent le fonds de commerce fait mauvais effet, sauf aux yeux de Philippe Besson.

La LICRA, dirigée par P. Gaubert, ex-député européen membre de l’UMP déclare ainsi : "Le discours politique de l'UMP ainsi que celui de la majorité présidentielle n'ont rien à gagner à l'arrivée du supplétif Philippe de Villiers, sauf à droitiser voire à extrême droitiser leurs propres discours. C'est pour l'UMP cautionner a posteriori les propos intolérables et racistes de M. de Villiers"

L'organisation et son président rappellent que M. de Villiers fut "expulsé vigoureusement de la manifestation qu'elle organisait en février 2006 après l'assassinat d'Ilan Halimi alors que M. de Villiers tentait d'y imposer sa présence".

Face à cette fronde, l’UMP a trouvé un témoin de moralité en la personne du « jovial » Jean-Claude Gaudin. Selon lui, il n’y a aucun problème car atteste-il: « …M. de Villiers n'est pas de l'extrême droite. Il a toujours été très net vis-à-vis de Front national et nous aussi, par conséquent ça s'arrête là…".

Les communicants de l’UMP ont dû oublier de vérifier le pedigree du maire de Marseille.

Gaudin a en effet, dès 1986 et avant tous les autres, fait alliance avec le Front National pour être élu à la tête de la région PACA. Il a géré ensemble la région avec le parti d’extrême-droite jusqu'en 1992, à coup de nominations et de désistements réciproques lors des échéances électorales.(voir nos articles précédents Sarkozy, Gaudin, Estrosi: l'ombre du Front National et Des "collègues" du FN à la tête de l'UMP )

Cette gestion commune a servi de laboratoire et de "modèle" à d’autres dirigeants régionaux de la droite qui ont finalisé leurs accords avec le FN lors des élections régionales d’avril 1998.

En 1998, le même Gaudin organisait la scission de l’UDF car ses instances de l’époque refusaient l’alliance avec le FN et créait le parti Démocratie Libérale avec notamment A.Madelin et JP. Raffarin.

Gaudin a ensuite récupéré dans sa région de nombreux cadres et élus FN locaux, rebaptisés par lui « droite républicaine », sans avoir rien changé de leurs idées et de leurs pratiques.

Un des fleurons de ce recyclage fut Daniel Simonpieri, maire de Marignane qu'il avait conquis en 1995 sous la bannière FN, intégré à l'UMP par Gaudin en 2004, et dont il a imposé l’investiture au nom de l’UMP pour les municipales de 2008. Le député UMP de la circonscription, E.Diard, a protesté et rappelé que Simonpieri avait inauguré dans sa ville une stèle en hommage aux généraux putschistes d'Algérie et aux membres de l’OAS.

Ses protestations n’ont pas pesé face au choix de Gaudin qui présidait aussi la commission nationale d’investiture de l’UMP. Diard a ensuite présenté une liste qui a largement devancé celle de Simonpieri.

Il ne s’agit pas d’histoire ancienne. La coopération électorale entre la droite et le FN a constitué une des racines de la légitimation de ce parti et de son irruption à la présidentielle d’avril 2001. La campagne de Sarkozy en 2007 a prolongé cette entreprise d’intégration des thèmes d’exclusion portés par l’extrême-droite.

MEMORIAL 98
Le faux témoin de P. de Villiers - le blog memorial98

Les coulisses de la Télévision - La soirée « Rire ensemble » à l'Olympia en direct sur France 2 : L'actualité de la télévision, invitations aux émissi


Samedi 5 septembre à 20:35, France 2 diffusera « Rire ensemble », un divertissement présenté par Anne Roumanoff avec la participation de Michel Boujenah.

En direct depuis l'Olympia, tous les humoristes vous donnent rendez-vous
pour la 6ème édition du spectacle contre le racisme. Accompagnés par Anne Roumanoff et Michel Boujenah, ils vous proposeront une soirée dédiée à la tolérance.

Une soirée mise en scène par Christophe Duthuron avec Pascal Légitimus, Françis-Xavier Demaison, Anthony Kavanagh, Elie Semoun, Laurent Ruquier, Thomas Ngijol, Virginie Hocq et de nombreux autres !

Ils interpréteront, seuls ou en bande, les incontournables de leur répertoire et des sketchs inédits au profit des associations créatrices de l’événement, SOS Racisme et l’UEJF.


Les coulisses de la Télévision - La soirée « Rire ensemble » à l'Olympia en direct sur France 2 : L'actualité de la télévision, invitations aux émissi

Toul: Deux suspects interpellés - profanation à Tous mosquée - leJDD.fr

A la veille du ramadan, des tags racistes et xénophobes ont été découverts mercredi matin dans un lieu de culte musulman à Toul, en Meurthe-et-Moselle, selon les informations recueillies par Europe 1. Deux personnes ont été arrêtées.

L'enquête sur les tags racistes découverts dans un lieu de culte musulman, rue de Verdun, à Toul, en Meurthe-et-Moselle, avance rapidement. Deux jeunes hommes âgés d'une vingtaines d'années ont été interpellés mercredi.

C’est un riverain qui a donné l’alerte vers 7 heures. Les autorités qui se sont rendues sur place ont constaté la présence de croix gammées et de pieds de cochon accrochés aux volets de ce lieu de culte, géré par l'association socio-culturelle des Maghrébins toulois. Le lieu de culte qui comprend une salle de prières et des salles de cours a été ouvert il y a une vingtaine d'années. "On n'a jamais eu de problème jusqu'alors", a assuré Ichou Amzil, trésorier de l'association socio-culturelle.

Le procureur de Nancy s'est rendu sur les lieux dans la matinée. "Devant la gravité de ces faits, j'ai décidé de confier l'enquête au SRPJ de Nancy", a-t-il déclaré. Nadine Morano, la secrétaire d' Etat chargé de la famille, a vivement condamné "les dégradations commises" sur ce culte musulman et a appelé " à la tolérance au dialogue et au respect mutuel", dans un communiqué publié mercredi.

Toul: Deux suspects interpellés - profanation à Tous mosquée - leJDD.fr

mercredi 19 août 2009

A voir absolument !!! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

"Neuilly sa mere !"

D’origine algérienne, Sami, 14 ans, qui vit libre et heureux dans une cité de banlieue, est confié à sa tante Djamila, mariée à un riche entrepreneur habitant un hôtel particulier à Neuilly. Il va devoir apprendre d’autres rites, subir la psychorigidité de son oncle, le racisme de son cousin, et les brimades d’élèves de son nouveau collège très chic. Sans éviter les clichés (bourges gratinés, gosses des banlieues sympas), Djamel Bensalah, scénariste producteur, a conçu une comédie satirique et sociale soucieuse de pourfendre par le rire les préjugés raciaux.

http://www.neuillysamere-lefilm.com/



A voir absolument !!! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

LA CRISE DANS LES DOM : D’ABORD UNE CRISE DE LA RELATION - Pote à pote - Tout sur les quartiers

LA CRISE DANS LES DOM : D’ABORD UNE CRISE DE LA RELATION - Pote à pote - Tout sur les quartiers:

Le sociologue Pierre Pastel revient sur les récents événements qui ont secoué les Antilles françaises et nous offre une analyse du rapport entre la France et ses départements d’Outre-mer : « Je t’aime, moi non plus… »

On peut comparer la vague de protestation qu’ont connue, dans le premier trimestre de 2009, les départements français de la Caraïbe (la Martinique et la Guadeloupe) à un cyclone qui, en un rien de temps, met tout à nu et nous oblige tous à la réflexion et à la réaction. Ici, c’est l’ensemble de la conscience collective française qui reçoit en pleine face la poussée du vent… de la contestation. Nous savons que, face à ce type de tourmente climatique, nul ne peut prétendre ne pas être affecté par ce qui se passe. De manière tout azimut, tous, et surtout les « spécialistes », de quelque niche qu’ils se réclament ou s’auto-proclament, cherchent, non sans une certaine frénésie, l’explication, la solution.

Le déni séculaire

Là où est contestée une pratique séculaire de la « profitation/exploitation », de la discrimination à l’embauche, là où est pointé du doigt un chômage endémique, un mal développement économique systémique, là où est fustigé un mode, presque congénital, de partage inégal des richesses, on veut encore y voir une crise économique et financière conjoncturelle.

Là où des milliers de consciences individuelles se lèvent comme un seul homme pour dire de concert, haut et fort, à elles-mêmes et à l’adresse de la Nation française si ce n’est à l’adresse du monde tout court, STOP à la falsification de notre dignité humaine, NON au déni de notre état d’égal citoyen, on veut encore y voir des hommes et des femmes qui se cherchent, des non-matures en crise d’identité.

Là où, aux prises avec la vie quotidienne, des responsables politiques, associatifs, des responsables syndicaux, religieux, là ou des acteurs du monde éducatif, de la culture, des acteurs de la santé, du monde économique ou de l’environnement, se concertent, élaborent un schéma d’amélioration des conditions de la vie ensemble et se dressent pour convoquer au dialogue et à la négociation sans complaisance, on veut encore y voir une prise de parole syndicale ou une crise politicienne menée par des prétentieux travaillés par des arrières pensées aux relents sécessionnistes.

Là où des milliers d’hommes et de femmes, majoritairement des personnes métisses ou noires, disent à l’ensemble de leurs compatriotes de ces sociétés insulaires et à ceux de l’ensemble de cette nation française à prétention démocratique (peu importe la couleur de leur épiderme) : -Ne vivons pas en caméléon ! Le gâteau économique, politique, le gâteau foncier, historique, le gâteau culturel, celui de l’éducation, de la santé, n’appartient à personne ni à aucun groupe exclusivement mais à nous tous. Entraînons-nous, donc, au discernement et au respect mutuel- on veut encore et toujours y voir des velléités racistes rampantes.

Là où l’on sollicite un réajustement des prix, l’équité et la continuité sociale, les apprentis spécialistes « nombrilistes » de la comptabilité publique croient encore y repérer des citoyens pique-assiette qui coûteraient cher à la Nation et cela sans que ne soit apporté, par les relais officiels de l’état, un nécessaire et vibrant démenti face à cette illusion d’optique séculaire.

Là où pour lever des malentendus ou pour pulvériser la camisole du refoulement face à l’histoire de l’esclavage des personnes noires et de la colonisation, là où, pour mieux se connaître pour mieux vivre ensemble, on réclame un indispensable et utile devoir de faire mémoire ensemble, on veut encore y voir une resucée névrotique du passé. C’est à croire qu’il existerait des groupes, des peuples qui auraient, en France et de par le monde, le monopole de la souffrance et du devoir de mémoire, et d’autres qui devraient s’interdire de souffrir et de se souvenir…

Là où ils somment l’Etat français de ne plus fabriquer des citoyens de première zone et d’autres de seconde zone, là où ils lui rappellent sa complaisance anti-citoyenne vis-à-vis de tel ou de tel aux Antilles, là où ils lui indiquent son non-devoir de contrôle depuis plusieurs décennies, notamment de contrôle de l’effectivité de la concurrence, on veut encore y voir une tentative pour lui imposer la loi de la rue…

Là où ces milliers de vieux, de jeunes et de moins jeunes, ces milliers d’adolescents et d’enfants mettent en veilleuse, un des moments forts de leur culture, le CARNAVAL, pour continuer à dire et à faire entendre leur essentiel : « nous naissons égaux en droit et en devoir, nous entendons construire avec tous un avenir serein », on veut y voir encore des bons à rien toujours disposés à s’amuser.

Pour une autre relation sociétale Assurément, la représentation que l’on a de quelqu’un, d’un groupe, détermine la qualité de la relation que l’on entretient avec lui. La qualité de la relation qu’on entretient avec lui détermine la qualité des « échanges »…y compris économiques…qu’on nourrit avec lui. La qualité des échanges qu’on nourrit avec lui détermine le niveau de la paix sociale, le niveau de la tranquillité civique, la quiétude sociétale.

La crise dans les DOM est d’abord une crise de la perception qu’on a de l’autre, laquelle détermine tout le reste, à commencer par la qualité de la relation entre les hommes.

En somme, l’on comprend que, pour opposer une solution durable à cette crise de la relation, c’est donc toute la société française qui doit S’EDUQUER à connaître, à intégrer MENTALEMENT, culturellement, l’homme… pluriel.

Pierre PASTEL Sociologue/Psychothérapeute.

Des anges d’Ernest Pignon-Ernest censurés à Montauban (Connaissance des arts) - Prochoix, la revue pour le droit de choisir, dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, trois jeunes fervents catholiques, un frère aîné et ses deux sœurs, ont censuré une œuvre d’Ernest Pignon-Ernest affichée sur la façade de la cathédrale de Montauban. Depuis le 3 juillet et dans le cadre de l’exposition « Ingres et les modernes », deux anges monumentaux réalisés par l’artiste, inspirés du Vœu de Louis XIII d’Ingres, recouvrent la façade du lieu de culte. Armés de balais, de papier journal et de colle, les trois jeunes gens ont tenté, en pleine nuit, de recouvrir le sexe féminin des anges, afin de « les rendre décents ». Ils ont finalement été arrêtés par la police alertée par les caméras de vidéo surveillance, avant d’avoir pu recouvrir le sexe du deuxième ange. La famille traditionnaliste dont ils sont issus avait déjà fait part de son mécontentement à l’Evêché, puis à la mairie, propriétaire de la façade de la cathédrale. En vain. Les trois catholiques considèrent l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest comme une attaque directe à leur culte, puisque le concile de Nicée II en 787 déclarait les anges asexués, car sans corps. Le peintre Ernest Pignon-Ernest s’étonne de cette censure de la part de ces jeunes Français, alors que ses portraits du poète Mahmoud Darwish, reproduits sur de nombreux murs en Palestine, ont été récemment lacérés par des religieux. Après la Russie et la Grèce, c’est la troisième fois en dix jours que l’art est censuré par la religion chrétienne.

Lucille Igersheim

http://www.connaissancedesarts.com/peinture-sculpture/actu/articles/oeuvres-expositions/breves/des-anges-dernest-pignon-ernest-censures-a-montauban.html



Des anges d’Ernest Pignon-Ernest censurés à Montauban (Connaissance des arts) - Prochoix, la revue pour le droit de choisir, dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner

manouk: Le Hamas décapite un groupe djiadiste à Gaza.

Les rivalités entre le Hamas et plusieurs factions djiadistes ont explosé en lourds affrontements, le week-end dernier dans les rues de Rafah. Les combats ont opposé le Hamas aux salafistes de Djouds Ansar Allah, une organisation palestinienne pro Al-Quaïda, faisant au moins 28 victimes. Le chef du groupuscule, Abdel-Latif Moussa, dit Abou al Nour al Makdessi, a trouvé la mort dans l’explosion de sa maison, alors que 23 autres activistes étaient tués dans les affrontements. Il était très écouté de jeunes sympathisants que les persécutions du Hamas avaient exacerbés dans leurs velléités djihadistes. Il avait déclenché la foudre du Hamas en prêchant, vendredi dernier, la création d’un «Emirat islamique » régi par la charia.
Le Hamas est aussi intervenue pour protéger son territoire, face aux tentatives des factions rivales de s’implanter sur les localités côtière de la bande de Gaza. Il a également montré sa volonté d’intervenir contre des groupes dont l’engagement envers le processus de paix est moins élevé que le sien. « L'objectif principal était de montrer aux pays occidentaux que le Hamas est capable de supprimer toute progression des groupes plus radicaux » expliquait à Reuters Hani Habib, analyste palestinien. Des tirs de roquette et des attaques contre des étrangers à gaza, opérés par des petites factions radicales avaient perturbé la trêve que le Hamas tentait de maintenir.
Comme la Fatah il y a deux ans, le Hamas semble aujourd’hui souffrir d’une désaffection des Gazaouis, à la faveur de la dernière incursion d’Israël dans la bande de Gaza, en janvier dernier, une frange de la population se radicalise.
On comptait aussi parmi les victimes des affrontements du week-end la « présence probable », selon Reuters, d’un syrien d’origine palestinienne, qui pourrait appartenir à Al-Qaïda, au grand dam du Hamas qui répétait qu’aucun lien réel n’existait entre les groupes salafistes et l’organisation terroriste.



manouk: Le Hamas décapite un groupe djiadiste à Gaza.

La dernière vidéo d'Oussama Ben Laden !

Le réseau Al-Qaïda vient de diffuser la dernière vidéo d'Oussama Ben Laden. Ce qu'il dit est surprenant, regardez plutôt :


http://www.mohamed-sifaoui.com/article-34939449.html

Rééditer Mein Kampf ? - le blog memorial98

Un débat s’est rouvert en Allemagne à propos de Mein Kampf.

A l’échéance du 31 décembre 2015 les droits d'auteur de l'édition originale de Mein Kampf tomberont dans le domaine public. A cette date, des rééditions néo-nazies du manifeste hitlérien seront théoriquement possibles, alors qu’elles sont actuellement interdites

Rédigé par Adolf Hitler alors qu'il était emprisonné à Landsberg entre 1923 et 1924 pour une tentative ratée de putsch, Mein Kampf pose les fondements de l'idéologie nazie. L’ ouvrage détaille notamment les théories d'Hitler sur la pureté raciale, sa haine du communisme et du socialisme et son obsession de la malfaisance des Juifs, qu’il voue aux gémonies et désigne comme responsables de tous les malheurs de l’Allemagne et du monde.

Il s’y réfère abondamment aux pseudos « protocoles des sages de Sion » qu’il considère évidemment comme véridiques et dignes de foi.

Les ventes de MK ont suivi l'ascension politique d'Adolf Hitler.

Diffusé par le régime nazi, plus de 10 millions d'exemplaires se sont vendus entre 1930 et 1940, auxquels on peut ajouter les traductions dans une quinzaine de langues.

Mein Kampf est aujourd’hui interdit à la diffusion en Allemagne, ce qui n’est pas le cas dans de nombreux pays.

Le Conseil central des juifs allemands a apporté son soutien à une proposition pour la republication de Mein Kampf. Un certain nombre de juifs allemands s'opposent à cette initiative mais Stephan Kramer, secrétaire général du Conseil des Juifs d’Allemagne (qui se montre combatif sur toutes les questions de racisme et de lutte contre l’extrême droite) pense que le livre doit être lu par les générations futures pour les informer de la nocivité du nazisme : «Il est important de publier une édition de Mein Kampf avec un commentaire pédagogique, a-t-il déclaré. Nous devons préparer une édition historiquement critique aujourd'hui pour empêcher que les néo-nazis en profitent.»

L’état de Bavière, qui détient les droits du livre, reste opposé à cette idée. «Nous ne lèverons pas l'interdiction car elle pourrait faire le jeu de l'extrême droite», a déclaré un porte-parole du gouvernement bavarois.

Néanmoins, W. Heubisch, ministre des sciences et de la recherche de Bavière, s'était prononcé en faveur d'une réédition: «S'il faut que l'ouvrage d'Hitler soit édité, le danger existe que des charlatans et des néo-nazis se saisissent de cette œuvre ignoble lorsque la Bavière n'aura plus les droits ».

En France, la publication et la vente en librairie de Mein Kampf demeurent taboues, mais ne sont pas interdites. Dans un arrêt du 11 juillet 1979, la Cour d'appel de Paris juge que Mein Kampf peut être autorisé à la vente compte tenu de son intérêt historique, mais accompagné toutefois d'un texte de huit pages mettant en garde le lecteur. Ce texte évoque les dispositions légales en matière d'incitation à la haine raciale et rappelle les crimes contre l'humanité du régime hitlérien.

En pratique ce sont les librairies d’extrême-droite et surtout les nombreux sites néo-nazis qui proposent l’ouvrage, téléchargeable dans de nombreuses langues.

Le livre est largement diffusé dans les pays arabes (mais il y reste dépassé par son « ancêtre » les « Protocoles des sages de Sion ») en Inde, en Indonésie, en Turquie. Partout il symbolise l’ultra-nationalisme et l’antisémitisme.

L’ouvrage récent d’Antoine Vitkine Mein Kampf: histoire d'un livre ( Flammarion, 2009) retrace une partie du sort de l’ouvrage d’Hitler. On peut aussi lire une interview de l’auteur http://www.arte.tv/fr/recherche/2014706.html

Nous estimons que l’accès à Mein Kampf , le débat sur l’histoire du nazisme et l’application du programme hitlérien qui est contenu dans l’ouvrage constituent des outils pédagogiques.

On peut ainsi mesurer ce que doivent à ces thèses les campagnes de l’extrême-droite européenne, du Front national, de la liste « antisioniste » de Dieudonné-Soral-Gouasmi ( qui vitupère sur le « sioniste qui se trouve derrière chaque divorce » reprenant un thème typiquement nazi), voir notre article précédent Interdire les listes de Dieudonné ?

Quand Dieudonné prépare déjà la prochaine échéance de son spectacle de décembre prochain qui, après Faurisson en 2008, sera centré sur la célébration de Céline.

Quand Kémi Seba se lance sur Internet dans une comparaison entre Bonaparte et Hitler dans le seul but de convaincre ceux qui l’écoutent qu'Hitler ne doit pas être « diabolisé ».

Quand l'antisémitisme mais aussi le négationnisme et le racisme sont diffusés aussi largement, il est utile de retracer la nature de ce qui constitue l'idéologie la plus réactionnaire jamais produite à ce jour.

MEMORIAL 98



Rééditer Mein Kampf ? - le blog memorial98

Deux nouvelles plaintes déposées contre le préfet Girot de Langlade - Libération

Deux agents de sûreté de la société Securitas évoquent les mêmes injures racistes qui avaient déjà valu au préfet une première plainte et une suspension par le ministère de l'Intérieur.

Paul Girot de Langlade, alors préfet de la Savoie, en 2002 à Chambéry.

Deux autres plaintes pour injures racistes concernant le préfet Paul Girot de Langlade, visé par une enquête après une première plainte d'une agent de sûreté de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), ont été déposées, selon une source judiciaire. Les plaintes, déposées les 11 et 12 août, émanent aussi d'agents de sûreté de la société Securitas.

Elles évoquent les mêmes propos à caractère racial que le préfet Paul Girot de Langlade, 63 ans, suspendu depuis par le ministère de l'Intérieur, est soupçonné d'avoir tenus le 31 juillet vers 06h50 à l'aéroport d'Orly-Ouest.

Le parquet de Créteil a ouvert vendredi une enquête pour «injures publiques à caractère racial» visant Paul Girot de Langlade, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Des auditions sont programmées dans ce dossier toute la semaine, a-t-on ajouté de même source.

«Manipulation»

Samedi, Paul Girot de Langlade avait affirmé sur France Inter qu'il «ne voyait pas» ce qu'on pouvait lui «reprocher» dans l'affaire, parlant d'une «manipulation». «Les comportements et les propos qu'on me fait tenir dans les médias depuis deux jours ne sont pas les miens et ne reflètent ni la réalité ni ma personnalité», avait-il déclaré.

Le 31 juillet à l'aéroport d'Orly, alors qu'on lui demandait de vider ses poches après que l'alarme du portique de sécurité a retenti, le préfet aurait répondu, selon les propos rapportés par la première plaignante : «On se croirait en Afrique ici» et «De toutes façons, il n'y a que des Noirs ici».

Le préfet, qui était coordinateur local pour la Réunion des Etats généraux de l'Outremer, a été immédiatement suspendu de sa fonction par le ministère de l'Intérieur. La procédure n'est pas la première engagée contre Paul Girot de Langlade, préfet hors cadre, qui a déjà obtenu une relaxe et un non-lieu pour des propos concernant les gens du voyage.

(Source AFP)


Deux nouvelles plaintes déposées contre le préfet Girot de Langlade - Libération

Enfants en rétention : Lettre de la LDH au ministre Besson sur LePost.fr

1/ Lettre de la LDH en date du 11 août :

Enfants enfermés : lettre ouverte du président de la LDH au ministre de l’immigration :
Monsieur le Ministre, Au cours de ces mois dits de vacances, les services de police et administratifs n’ont pas respecté les conventions internationales en matière de droits spécifiques des enfants. Même si beaucoup de ces mesures ont été rapportées, certaines sur le fond, d’autres sur la forme, il n’empêche que des instances de police ont jugé qu’il convenait de mettre en rétention des familles entières. A Metz, à Toulouse, à Nice ou à Marseille, pour ce que nous connaissons actuellement, les réseaux militants et les sections de la LDH se sont mobilisés pour obtenir la mise en liberté de ces enfants et de leurs familles. La LDH se félicite des résultats positifs de ces actions et des décisions prises par la justice.Mais, nous constatons que plusieurs cas restent à régler. Malgré les prescriptions de la convention des droits de l’Enfant, malgré les observations de plusieurs autorités internationales ou européennes et malgré les recommandations des différentes autorités administratives indépendantes françaises, les services de police continuent à agir de la même manière.C’est donc en pleine connaissance de cause que ces mesures ont été prises. Elles sont la conséquence directe de la politique menée par le gouvernement.Nous vous demandons de mettre fin à cette inversion du droit qui ignore la spécificité de l’enfance et met notre pays dans une situation inacceptable au regard de ses engagements internationaux. Le droit des mineurs à vivre en famille dans des conditions décentes et à recevoir une éducation prime toute autre considération. La LDH saisira, dès le mois de septembre, les instances européennes et internationales appropriées.D’ores et déjà, nous vous demandons solennellement de mettre un terme à ces situations. Tous les enfants actuellement encore retenus avec leurs familles doivent être immédiatement libérés et leur accueil en France doit être assuré.Vous comprendrez que nous rendions cette lettre publique.Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma haute considération.Jean-Pierre Dubois, président de la LDH.

2/ La réponse du ministre :
COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTERE DE L’IMMIGRATION, DEL’INTEGRATION, DE L’IDENTITE NATIONALE ET DU DEVELOPPEMENTSOLIDAIRE
Réponse d’Eric Besson à la lettre ouverte de la LDHParis, le 12 août 2009
Dans une lettre ouverte adressée à Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) demande, à propos de la rétention de familles en situation irrégulière, de « mettre fin à cette inversiondu droit qui ignore la spécificité de l'enfance et met notre pays dans une situation inacceptable au regard de ses engagements internationaux ».
Cette lecture du droit international, qui ne correspond pas à la réalité de la jurisprudence des juges des libertés et de la détention, est inexacte et partielle. En effet, l’article 3-1 de la convention de New York du 26 janvier 1990 sur les droits de l’enfant, auquel la LDH fait référence, doit se lire au regard des articles 8 et 9-1 de cette même convention qui impose notamment que « Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré […] ». L’intérêt supérieur de l’enfant est donc bien, d’abord et avant tout, de ne pas être séparé de ses parents : le maintien del’unité familiale constitue dès lors la priorité des pouvoirs publics.Ainsi, conformément au droit international, l’article R. 553-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et l’arrêté du 21 mai 2008 pris en application de cedernier permettent la possibilité de placer des familles dans certains centres de rétention administrative (CRA) spécifiquement aménagés à cet effet, pour recevoir dignement des parents accompagnés de leurs enfants (chambres spécialement équipées, matériel de puériculture adapté,etc…). Dans le respect de la convention de New York, les autorités françaises ne peuvent pas séparer les enfants de leurs parents lors du placement de ces derniers en CRA.En accord avec ces différentes normes juridiques qui guident l’action quotidienne des pouvoirs publics français, la bonne application de la loi implique que le seul fait d’avoir un enfant mineur ne puisse constituer un obstacle à la reconduite d’une famille en situation irrégulière. Toute autrepratique contreviendrait à notre politique de maîtrise des flux migratoires, indissociable de la luttecontre l’immigration irrégulière.Le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, aussi bien que les préfets, reste très attentif à ces situations particulières, et en réalité limitées, de placement de familles en CRA. Elles font l’objet d’un suivi régulier, soucieux notamment des bonnes conditions de vie de ces familles.

3/ Communiqué de la LDH :

Le ministre de l’Immigration et de l’identité nationale a bien voulu répondre à la Ligue des droits de l’Homme que la présence d’enfants et de nourrissons dans les centres de rétention administrative s’expliquait par son souci de respecter le droit humanitaire en ne séparant les familles en aucune circonstance.Sans chercher dans quelle continuité historique s’inscrit la conception que Monsieur Besson se fait de l’internement familial, la LDH constate que des milliers de couples séparés, de familles déchirées et d’enfants privés de leur père ou de leur mère reconduits à la frontière sont à même de mesurer le crédit que l’on peut raisonnablement faire à cette parole ministérielle.Au demeurant, la libération de la famille Santos témoigne à l’évidence du caractère intenable de la position du gouvernement.La LDH tient à assurer les autres victimes de cette politique « décomplexée » de sa solidarité et de son attachement aux valeurs humaines sur lesquelles a été fondée la République.Paris le 13 août 2009.

Enfants en rétention : Lettre de la LDH au ministre Besson. - Infovite sur LePost.fr

mardi 18 août 2009

Rire ensemble contre le racisme sur France 2 ! - melty.fr

Le racisme est toujours omniprésent dans le monde entier et c’est un devoir de combattre ce « fléau » qui continue d’exister à notre époque. France 2 diffuse le 5 septembre prochain « Rire ensemble : le spectacle contre le raciste ».

Un site internet pour dire non au racisme existe mais peut on rire du racisme ? Oui quand le but est de se réunir le temps d’une soirée contre les préjugés, l’idée de races et autres idioties qu’on entends tous les jours un peu partout autour de nous. C’est ce que fait le groupe France télévision en proposant une émission qui sera diffusée le 5 septembre prochain sur France 2.

A l’initiative de l’union des juifs de France et SOS racisme, une soirée spéciale appelée RIRE ENSEMBLE- un spectacle contre le racisme sera programmé sur la deux et se déroulera en direct de l’Olympia. C’est la sixième édition qui regroupe des humoristes de renom et un public, à la fois populaire et engagé, le temps d’une soirée pour faire « taire le racisme dans un grand éclat de rire ». Vous retrouverez durant cette soirée notamment Elie Semoun, Anthony Kavanagh, Anne Roumanoff, Laurent ruquier, Pascal Legitimus, Michel Boujenah, Michael Gregorio, Phil Darwin ou encore Booder. Tous devant vos télé le 5 septembre pour vous taper une bonne barre et mettre à bas les stéréotypes !

Pour tout renseignement : http://www.rireensemble.fr/



Rire ensemble contre le racisme sur France 2 ! - melty.fr

vendredi 14 août 2009

Réactions à la suspension de Girot de Langlade

Réactions à la suspension de Girot de Langlade
Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a confirmé la suspension de Paul Girot de Langlade suite à la plainte porté contre lui.

"J'ai été informé du dépôt de plainte d'un agent de sûreté de l'aéroport d'Orly à l'encontre de Monsieur Girot de Langlade. Ce dernier, revenant de la Réunion, le 31 juillet dernier, aurait tenu des propos diffamatoires, empreints de racisme, à l'encontre du personnel chargé de son contrôle. Les faits se seraient déroulés après le déclenchement de l'alarme du portique de sécurité.
Dans l'attente des résultats de l'enquête en cours, j'ai décidé de suspendre immédiatement l'intéressé de sa mission de coordinateur local, pour la Réunion, des Etats généraux de l'Outre-mer"
, précise le communiqué.

Puis le ministre ajoute pour conclure : "Je ne tolèrerai jamais que des propos racistes ou discriminants soit tenus dans notre pays, d'autant plus par un représentant de l'État, quel qu'il soit. Ces comportements sont indignes des valeurs de notre République".

Les associations montent au créneau

De nombreuses voix s'élèvent depuis ce matin en métropole pour s'indigner de propos du rapporteur des États généraux de l'Outre-mer pour La Réunion. LePoint.fr cite ainsi le président du Mrap, Mouloud Aounit, qui considère la nomination de ce "multirécidiviste" au poste de rapporteur pour les EGOM comme "ubuesque".
Toujours sur Le Point, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, s'exclame : "J'espère que le ministère de l'Intérieur, au-delà de la suspension, fera en sorte que ce préfet cesse de sévir sur notre territoire de la République".

Réactions à la suspension de Girot de Langlade : http://www.zinfos974.com/Reactions-a-la-suspension-de-Girot-de-Langlade_a9412.html

Préfet accusé de racisme : associations et politiques réagissent, Société - Information NouvelObs.com

Voici les réactions des associations et politiques après la suspension de ses fonctions du préfet Paul Girot de Langlade à la suite du dépôt d'une plainte pour "injures à caractère racistes".

Brice Hortefeux
, ministre de l'Intérieur : justifiant la suspension du préfet Paul Girot de Langlade de sa fonction de coordinateur local pour la Réunion des Etats généraux de l'Outre mer, après le dépôt d'une plainte pour "injures à caractère raciste", le ministre a déclaré que "ces comportements sont indignes des valeurs de notre République"
"Dans l'attente des résultats de l'enquête en cours, j'ai décidé de suspendre immédiatement l'intéressé de sa mission de coordinateur local, pour la Réunion, des Etats généraux de l'Outre-mer", écrit le ministre dans un communiqué ajoutant qu'il "ne [tolèrera] jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays, d'autant plus par un représentant de l'Etat, quel qu'il soit".

Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a qualifiant vendredi le préfet de "beauf de la République" et de "multirécidiviste", il a demandé que "la justice soit exemplaire".
"Ce qui vient de se passer était prévisible parce que Paul Girot de Langlade est un multirécidiviste de l'insulte. Le Mrap l'a poursuivi à trois reprises", a-t-il déclaré.
"C'est un beauf de la République et la République mérite mieux", a-t-il estimé, précisant que le Mrap allait "se constituer partie civile" dans cette affaire.
"Nous attendons que la justice soit exemplaire et que les sanctions soient à la hauteur des provocations. C'est d'une gravité extrême et absolue qu'un préfet de la République tienne de ce genre de propos au risque de les banaliser", a poursuivi Mouloud Aounit.
Le Mrap réclame "sa radiation du corps préfectoral" estimant que le "laisser en fonction est une insulte à la République, au corps préfectoral et à tous ceux qui se battent contre le racisme".

Louis-George Tin, porte-parole et vice-président du Conseil représentatif des associations noires (Cran): "cette suspension est de nature à apaiser la situation pour que les Etats généraux, par ailleurs mal engagés, ne tournent pas au fiasco général. Une fois n'est pas coutume, Brice Hortefeux a sans doute pris la décision qui s'imposait".
Si les propos visés étaient confirmés, "il y aurait d'abord une condamnation judiciaire mais il faudrait aussi une mesure disciplinaire de mise à pied pour envoyer un message politique".
"Ce monsieur ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt: le racisme en France n'est pas simplement l'expression de quelques propos isolés et regrettables que l'on pourrait éradiquer par des condamnations. Il s'agit en profondeur de structures sociales depuis longtemps enracinées et c'est précisément l'un des enjeux des Etats généraux".

Gaëlle Tainmont, responsable nationale à SOS Racisme : les propos en cause "s'ils sont avérés, s'inscrivent dans un climat de réitération, voire de récidive : ils sont hautement condamnables, nous connaissons bien ce monsieur" mis en cause par le passé pour des propos visant les Roms.
"Au-delà de la personne insultée, les propos tenus par un haut fonctionnaire engagent la République dans son ensemble, or pour nous, un haut fonctionnaire ne peut tenir ce genre de propos et se doit d'être exemplaire".
"Ce qui est extrêmement problématique, c'est que de tels propos tenus par un haut fonctionnaire s'apparentent à un blanc-seing pour d'autres personnes de la société civile qui seraient tentées" de faire de même.
La suspension décrétée vendredi par le ministère de l'Intérieur est vue comme "une mesure plus que nécessaire mais qui n'apparaît pas suffisante: nous souhaiterions que, le temps de l'instruction, il soit également suspendu du corps de la préfectorale" et pas uniquement de sa fonction de coordonnateur.
Et si les faits étaient avérés, SOS Racisme demanderait "sa révocation pure et simple, pour envoyer un signal fort".

Le CollectifDOM (Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais) et Tjenbé Rèd (Association contre les racismes, les homophobies et le sida) "prennent acte d'une première mesure conservatoire du ministère" mais "demandent des sanctions exemplaires" car "Monsieur Girot de Langlade est un récidiviste", dans un communiqué.
A leurs yeux, le préfet "s'est comporté comme un vulgaire quidam". Elles se porteront "partie civile après la plainte déposée le 4 août par l'une des victimes, une femme d'origine antillaise", et demandent à Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Françaises d'outre-mer, "de suivre de près cette affaire".

Patrick Karam, délégué interministériel à l'Outre-mer : saluant la "tolérance zéro" du gouvernement qui a décidé de suspendre immédiatement de ses fonctions Paul Girot de Langlade, il a tenu à rappeler que le préfet est "innocent jusqu'à preuve du contraire". Patrick Karam a par ailleurs estimé que "lorsque vous êtes haut fonctionnaire, dépositaire de l'autorité publique, en plus en charge des Etats généraux sur l'Outre-mer à la Réunion, vous devez être irréprochable", dans un entretien à l'AFP.
Pour Patrick Karam, "il y a trop de propos tendancieux qu'on laisse passer". Le gouvernement "a décidé, avant d'attendre la décision de justice par mesure conservatoire de le suspendre de toute responsabilité. Ca change avec les pratiques passées, notamment celles du Parti socialiste", a-t-il assuré.
Selon le délégué interministériel, cette décision "est aussi un signal adressé à la société : tolérance zéro". "S'il y a la moindre suspicion, il faut qu'il y ait tout de suite des mesures conservatoires", soutient-il.
"C'est une nouvelle approche plus offensive contre les discriminations, le racisme, et je souhaite que le Parti socialiste prenne cela en exemple lorsqu'il y a des dérapages et puisse être aussi vigilant qu'intransigeant", a-t-il ajouté, regrettant ainsi l'attitude qu'avait eu le PS vis-à-vis de Georges Frêche lorsqu'il "avait parlé des noirs dans l'équipe de France".
(nouvelobs.com)

Préfet accusé de racisme : associations et politiques réagissent, Société - Information NouvelObs.com:

Le rapprochement de Villiers-UMP crée des remous au sein de la majorité - Politique - Le Monde.fr


L'annonce d'un rapprochement entre Phillippe de Villiers et l'UMP ne cesse de créer des remous au sein de la majorité depuis son annonce, mardi 4 août. Avec ses positions fermes sur l'intégration européenne ou l'immigration, l'arrivée du dirigeant du Mouvement pour la France (MPF) s'est attiré des critiques, notamment chez les membres des autres partis de "l'ouverture".

"Il va falloir qu'il mette de l'eau dans son vin en soutenant la politique du président de la République notamment en matière européenne", a ainsi déclaré jeudi 13 août le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde à l'AFP. Philippe de Villiers "vient avec ses bagages et sans ses armes et c'est pas plus mal car ça fera un peu moins de gens pour raconter n'importe quoi sur l'Europe", critique-t-il tout en se réjouissant de l'éventualité qu'un "anti-européen abdique pour sauver les meubles".

Le 4 août Philippe de Villiers avait annoncé qu'il acceptait la proposition de Nicolas Sarkozy de rejoindre le "comité de la majorité présidentielle". Officiellement installé le 30 juin, ce "comité" regroupe l'UMP, trois formations intégrées au parti majoritaire (le Parti radical de Jean-Louis Borloo, Les Progressistes de l'ex-socialiste Eric Besson et Le Parti Chrétien-Démocrate de Christine Boutin), et deux formations alliées (le Nouveau Centre d'Hervé Morin et La Gauche moderne de l'ex-socialiste "blairiste" Jean-Marie Bockel). Ce "comité" a été mis en place en vue des élections régionales de 2010.

LE RAPPROCHEMENT ENTRE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE ET CPNT SEMBLE PLUS FACILE

C'est le président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, ex-PS, qui est le plus sceptique. "Ça risque d'être viril, de tanguer ! Nous aurons forcément de franches discussions", a ainsi affirmé le secrétaire d'Etat à la justice dans une interview à La Croix.com. Pour lui ce rapprochement n'est pas "anodin, ni facile" : "Je ne peux pas imaginer que Philippe de Villiers rejoigne la majorité sur la base de ses anciennes positions".

L'arrivée de Philippe de Villiers est d'autant moins appréciée que "Xavier Bertrand (...) nous avait dit, à Eric Besson (ministre de l'immigration, ex-socialiste) et à moi, que Philippe de Villiers nous contacterait pour nous rencontrer, et discuter. Mais il ne l'a pas fait". "A tout pécheur miséricorde ! Tout le monde peut évoluer", espère toutefois M. Bockel.

Même réaction épidermique ches les Jeunes Radicaux (Parti radical) qui se sont inquiétés, mercredi, du "grand écart" entre les valeurs "d'une droite souverainiste et d'une droite européenne", au sein de la majorité présidentielle. "Si les Jeunes Radicaux se réjouissent qu'un tel débat puisse avoir lieu entre des sensibilités différentes (...) encore faut-il qu'un consensus soit possible, réalisable et constructif", affirme durement sa présidente dans un communiqué.

En comparaison, le rapprochement entre la majorité présidentielle et Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT) semble plus facile. Pour M. Lagarde il procède "d'une démarche plus positive" avec la volonté de "défendre une partie de leur programme au niveau régional notamment sur l'aménagement du territoire". "Il ne doit pas se cantonner à un rejet de la gauche, mais adhérer à un projet" se contente d'affirmer Jean-Marie Bockel.

Le Monde.fr, avec AFP


Le rapprochement de Villiers-UMP crée des remous au sein de la majorité - Politique - Le Monde.fr

Injures racistes, préfet suspendu - Paul Girot de Langlade préfet injure raciste - leJDD.fr

Visé par une plainte pour "injures à caractère raciste", le préfet Paul Girot de Langlade a été suspendu de ses fonctions de coordinateur local pour les Etats généraux de l'Outre-mer.

Le préfet Paul Girot de Langlade aurait dérapé. Le coordinateur local des Etats généraux de l'Outre mer est visé par une plainte pour "injures à caractère raciste", déposée au commissariat de Corbeil-Essones fin juillet par une employée d'Orly. C'est le site d'information réunionnais Zinfos 974 qui révèle l'information. D'après le site, les faits se sont déroulés le 31 juillet dernier, lorsque le préfet hors cadre, en provenance de la Réunion, fait sonner un portique de sécurité en arrivant à l'aéroport d'Orly.

Une employée antillaise de Securitas lui demande alors de vider ses poches. Il n'en fallait pas plus pour énerver le haut fonctionnaire, qui jette le contenu de ses poches et balance: "On se croirait en Afrique", puis, afin de bien faire comprendre son propos: "Il n'y que des noirs ici". Il énonce également ses fonctions, mais s'entend répondre par l'employée: "Vous êtes donc bien placé pour savoir qu'il faut respecter les lois", rapporte le site réunionnais, qui ajoute que la femme qui accompagnait Paul Girot de Langlade aurait à son tour lancé: "De toutes façons, il n'y a que des personnes de couleur comme vous qui montent au créneau".Un collègue aurait assisté à cette scène et pourrait témoigner.

Les gens du voyages "vivent de rapines"

Le fonctionnaire a été immédiatement suspendu de ses fonctions par sa hiérarchie. D'autant que l'homme a déjà été impliqué à plusieurs reprises dans ce type d'affaire, sans qu'il ne soit condamné. En 2007, des propos tenus sur les gens du voyage lui valent une condamnation à 2000 euros pour "incitation à la haine raciale" après avoir déclaré dans un journal local "qu'il y a trop de gens du voyage sur l'Indre et Loire. On a été trop laxiste pendant trop longtemps (…) il faut arrêter de se voiler la face. Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance". Le préfet d'Indre-et-Loire est donc sanctionné en Conseil des ministres en 2007 et mis "hors cadre" (il n'a plus les fonctions de préfet tout en gardant le titre). En 2008, il est finalement relaxé par un arrêt de la cour d'appel de Paris.

En 2004, alors préfet du Vaucluse, il était déjà passé devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir déclaré que les gens du voyages "vivent d'escroquerie et de rapines". Il avait été relaxé, là encore. Cette fois le tribunal avait estimé que la diffamation était bien caractérisée mais que les plaignants avaient mal formulé leur plainte, relaie Zinfos 974. Des propos qui dans tous les cas, pour un préfet, sont loin d'être exemplaires.



Injures racistes, préfet suspendu - Paul Girot de Langlade préfet injure raciste - leJDD.fr

jeudi 13 août 2009

L’argent crée un fossé entre les étudiants… - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Aujourd’hui en France, pour continuer ses études dans une grande école, il faut passer un concours. La sélection basée sur les compétences afin de former les élites de demain semble logique. Mais en y regardant de plus près c’est un leurre.

En voici certaines raisons : le manque d’informations des jeunes lycéens des milieux populaires inscrits dans les établissements scolaires défavorisés alors que les élèves des classes plus aisés, sont incités par leur entourage à s’inscrire dans les grandes écoles dont ils ont une parfaite connaissance. Une fois la décision de postuler pour intégrer une grande école effectuée, arrive l’épineux problème des concours.

"le niveau des concours est tel qu’une année de prépa est indispensable. Ici se fait le plus gros écrémage social."

D’une part ceux-ci sont payants, donc difficiles d’accès et décourageant pour les milieux défavorisés voulant entrer en cycle « secondaire ». D’autre part le niveau des concours est tel qu’une année de prépa (1 année=5 fois le SMIC) est indispensable avant de les tenter. Ici se fait le plus gros écrémage social. C’est face à ce constat alarmant que Sciences po a décidé, pour la rentrée prochaine, de ne rendre accessible son entrée en première année qu’aux étudiants post-bac. Idée brillante au demeurant, la contrepartie est que, quiconque veut intégrer Sciences po doit en avoir l’ambition et en avoir fait la démarche à sa sortie de lycée, aux alentours de ses 18 ans. Finie donc l’agréable souplesse permettant de se tester en première année à la fac, prendre le temps de réfléchir, voyager ou tout simplement travailler pour se payer ses années d’études futures. La solution de réduire l’entrée en première aux sortants de terminal uniquement pour réduire les inégalités sociales dans l’accès aux grandes écoles est donc louable mais en semble pas être la plus adaptée. En définitive, il semblerait plus logique de rendre les prépas gratuites ou de faire bénéficier les étudiants d’une bourse sur critères sociaux pendant toute la durée de ses études.

Olivia Cauet


L’argent crée un fossé entre les étudiants… - Pote à pote - Tout sur les quartiers

Interview : Marie Duru-Bellat « Il y aurait moins d’écart entre les établissements si les élèves étaient plus mélangés » - Pote à pote - Tout su

Marie Duru-Bellat est une sociologue, professeur de sciences de l’éducation à l’université de Bourgogne . Son principal ouvrage est « Sociologie de l’école » co-écrit avec Agnès Van Zanten et publié en 1999. Elle répond à nos questions sur les ZEP et les possibilités d’évolution ces zones d’éducation pas si prioritaire que ça…

Que pensez- vous de l’idée de démanteler les Z.E.P ?

Pourquoi pas, mais il ne suffira pas de casser le thermomètre ! Les ZEP se sont en général montrées peu efficaces, incapables de remettre à flot les élèves. Mais les supprimer, si on ne prévoit rien d’autres, n’aura évidemment aucun effet bénéfique, et sans doute des effets négatifs.

Que doit-on améliorer dans les ZEP ?

En fait, il faudrait, avec les moyens (non négligeables) mis dans les ZEP, monter des dispositifs de soutien individualisé très précoces, qui seraient mobilisés dès les petites classes, quand les enfants rencontrent leurs premières difficultés. Plus on intervient tard, moins c’est efficace et plus c’est coûteux.

Les ZEP coûtent 30% moins cher que les établissements situés en centre ville car elle ont moins de professeurs expérimentés. Faut-il ajouter plus de professeurs expérimentés ou augmenter leur budget ?

Jouer la carte des professeurs les plus expérimentés est sans aucun doute la voie la plus efficace, mais il faut trouver les moyens de les convaincre de venir dans les établissements perçus comme les plus difficiles. On sait aussi que multiplier les adultes présents dans les établissements est très important.

Comment réduire les disparités entre les écoles situées en centre ville et les ZEP ?

C’est difficile tant que l’habitat est lui-même ségrégé… Il y aurait moins d’écart (de climat dans les classes, de progression…) entre les établissements si les publics d’élèves étaient plus mélangés, comme c’est encore le cas dans certaines zones loin de Paris… Pour encourager les parents, les mieux informés à laisser leur enfant dans des établissements au public populaire, il faut garantir à ces parents que l’enseignement qui y est donné est d’égale qualité à ce qui est fait dans les établissements plus chics. Cela passe sans doute par des évaluations précises et régulières de ce qu’apprennent les élèves et une « discrimination positive », c’est-à-dire plus de moyens dans les établissements les plus dégradés.

Médina Koné



Interview : Marie Duru-Bellat « Il y aurait moins d’écart entre les établissements si les élèves étaient plus mélangés » - Pote à pote -

Hexagone: Malades et indésirables en France

L'une souffre d'un cancer du pancréas, l'autre a dû bénéficier en extrême urgence d'une greffe du foie. Toutes deux sont Algériennes. Elles ont bénéficié de traitement de pointe de la part des hôpitaux français, mais ont eu maille à partir avec les autorités, car étrangères. Au point, pour l'une au moins des deux, d'y avoir peut-être laissé sa vie.

Dans Libération du 10 août, je relatais le cas de cette algérienne atteinte d'un cancer, qui a du attendre deux mois à Alger où elle avait eu l'imprudence de faire un saut en cours de traitement, avant que les autorités françaises ne la laissent revenir alors qu'elle est titulaire d'une attestation provisoire de séjour pour raisons médicales.

Parmi les commentaires reçus des internautes, certains s'inquiètent du coût de la prise en charge médicale de cette femme, pour la France. Réponse: son transfert ici a été décidé conjointement par les autorités médicales et administratives des deux pays. La première année, la France n'a rien payé, l'Algérie prenant en charge la totalité des frais.

Puis, malgré les traitements, il s'est avéré que sa maladie s'aggravait. Cette femme bénéficie aujourd'hui d'un protocole international expérimental. A ce titre, son statut va changer, et elle sera prise en charge par la France. Mais on peut considérer qu'elle fait avancer la médecine.

Ce matin, l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) m'a envoyé cette autre histoire, transmise par l'un de ses bénévoles.

"Je me permets de vous signaler un cas similaire dont je me suis occupé l'été dernier (2008), relate-t-il.
Il s'agissait d'une toubib algérienne qui lors d'un symposium en France pour lequel elle avait eu un visa, a fait un coma et a abouti à la Salpêtrière pour greffe du foie.

Passé les 3 mois de son titre de séjour, elle a fait les démarches nécessaires à la Préfecture de Police pour obtenir une prolongation.

Puis, et apprenant que sa mère était au plus mal, et alors que son médecin était parti pour 5 semaines de vacances, elle a fait un saut en Algérie.

Non seulement elle n'a jamais pu ni revenir ni obtenir de visa de retour du consulat général à Alger, mais des factures de 90 jours d'hospitalisation (plus de 110.000€) ont commencé à lui arriver, à mon adresse, avec menaces d'huissiers, alors que la Salpêtrière lui avait très explicitement confirmé, à plusieurs reprises, qu'ayant été hopitalisée en urgence, elle serait prise en charge à 100%.

J'ai écrit tant au Consul général d'Alger, qu'au cabinet du ministre des Affaires étrangères (un mois après n'avoir rien reçu du Consul général), sans plus de réponse.

Le seul conseil que j'ai obtenu de la direction de la clientèle de la Salpêtrière qui connaissait très bien ce cas, c'est que la malade se cache en Algérie durant un an, jusqu'à ce que sa dette soit enterrée, et qu'elle retente une demande de visa.... si elle était encore en vie. Ce dont je doute, un an après, car je n'ai aucune nouvelle d'elle depuis plusieurs mois.

Quant à la préfecture de police, apprenant probablement que cette femme était repartie en Algérie, elle n'a jamais assuré aucun suivi de la demande de prolongation de visa de cette grande malade. Nous devions normalement recevoir une convocation de la préfecture après le dépôt de son dossier qui avait été fait en présence du représentant des usagers, nous n'avons jamais rien reçu.


Hexagone: Malades et indésirables en France

Soutenir le combat des démocrates iraniens.

Je crois qu'il est plus que jamais nécessaire de soutenir les démocrates iraniens. Il ne s'agit pas de contester uniquement une fraude électorale réelle ou supposée, il est important, fondamental de se battre contre la nature même du régime de Téhéran, et ce, quand bien même Ahmadinejad, la marionnette autonome des mollahs, aurait été élu « démocratiquement ». Les ennemis de la démocratie ont toujours su utiliser des processus électoraux pour bafouer justement toutes les valeurs démocratiques. Ne l'oublions pas !

Voir la vidéo sur le blog de Mohamed Sifaoui : http://www.mohamed-sifaoui.over-blog.com/article-34813806.html

Tessolidaire - Firminy, la réparation par l'exemple

A Firminy, fin juillet, des jeunes se sont livrés à des dégradations gratuites. Ils ne sont pas encore passés devant le juge, mais le cabinet de Fadela Amara conçoit une peine clé en mains pour la justice, au cas où elle serait intéressée... Mohamed Abdi, conseiller de la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara, a confirmé à 20minutes.fr qu'il travaillait personnellement à «créer une action pédagogique» pour que les dégâts soient réparés par ceux qui auraient participé aux dégradations.


«Ce n'est pas la première fois qu'il y a des émeutes spontanées de ce type, souligne le conseiller, et nous voulons faire de Firminy un exemple». Un exemple «ferme mais juste», d'une «dynamique collective». Mohamed Abdi se défend pour autant de vouloir se substituer à la justice. «Je ne juge personne: la police et la justice s'occupent des voyous, je m'occupe des citoyens». L'idée est de réunir prochainement les acteurs locaux et le parquet pour envisager les détails de l'opération, qui pourrait s'appeler «J'aime ma ville de Firminy». «Ca ne me choque pas», assure à 20minutes.fr Catherine Vandier, vice-présidente de l'Union syndicale des magistrats. Pour elle, c'est même «un vrai plus» au regard des difficultés qu'ont habituellement les juges d'applications des peines à trouver des travaux d'intérêt général «pédagogiques, qui plus est». Elle se veut même rassurante quant au risque d'une sévérité accrue de ses collègues, encouragés par ce pack de peines prêtes à l'emploi à condamner les jeunes - à des travaux d'intérêt général. «Je fais confiance aux magistrats», lâche-t-elle.



Lettre d'information du réseau politique de la ville - politiques sociales - Tessolidaire

Interdite de piscine à cause de son maillot intégral – leParisien.fr

Interdite de piscine à cause de son maillot intégral Deux mois après la fronde de 65 députés contre le port de la burqa en France, une nouvelle affaire est en passe de déclencher les foudres des défenseurs de la laïcité. Cette fois, la polémique n'a pas pris racine à l'Assemblée mais à Emerainville, petite commune de Seine-et-Marne. C'est ici que le 1er août, Carole, musulmane de 35 ans, s'est vu refuser l'accès à la piscine par le maître nageur de service. Motif invoqué: la direction de la piscine n'accepte pas le «burkini», le maillot de bain islamique avec lequel elle souhaitait se baigner.
Voir la vidéo : Interdite de piscine à cause de son maillot intégral – leParisien.fr:

mercredi 12 août 2009

Nuit d'observation à Bagnolet après la mort d'un jeune en moto - Société - Le Monde.fr


Bagnolet a connu sa première nuit d'attente après la mort de Yakou Sanogo. Lundi soir, dans cette ville de Seine-Saint-Denis, les rues avoisinant le lieu où le jeune homme a trouvé la mort après une course-poursuite avec la police, étaient plongées dans le noir. Quelques câbles électriques avaient été coupés et seuls les gyrophares et les lumières faibles des halls d'immeubles éclairaient un curieux théâtre d'ombres. Celles des jeunes, capuches relevées pour certains, ou simplement curieux de "venir voir". Celles des forces de police, postées au carrefour, visibles mais pas trop pressantes, malgré un dispositif étoffé. Quatre compagnies de CRS, une de sécurisation, ainsi que des fonctionnaires locaux ont été mobilisés, soit quelques 500 personnes. Des dizaines de badauds, parents, commerçants, étaient aux fenêtres ou sur les pas des portes. La mairie avait mis en place un dispositif de veille discret et a laissé tous les éclairages des écoles et gymnases allumés. Pour dissuader toute dégradation.

Jusqu'à 22 h 15, le Plateau, quartier où habite la famille de la victime, est resté calme. Le maire (PCF) Marc Everbecq avait lancé un appel au calme sur RTL. Les autorités avaient fait de même. Une demi-heure plus tard, les premiers incidents sont signalés. Ils demeureront minimes : des poubelles incendiées sur la chaussée, huit voitures et un car marocain mis à feu, des jets de pétards. A 23 heures, le quartier était bouclé et durant une heure, les jeunes et les "troupes mobiles" ont joué au chat et à la souris, sans incident grave.

Quelques heures auparavant, le procureur adjoint de Bobigny, Philibert Demory, avait assuré que "toute la lumière serait faite" et qu'il était décidé "à aller le plus vite possible pour éclairer cette affaire dans toutes ses composantes". Il a ainsi annoncé avoir confié une mission d'expertise à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale qui devra déterminer "l'état exact des véhicules et les circonstances de l'accident". La moto, la voiture de police comme celle banalisée de la BAC, présentes lors de l'accident, sont sous scellés pour expertise. L'Inspection générale des services continue, elle, son enquête après avoir entendu les policiers et deux témoins directs. Les premiers éléments semblent indiquer que la mort du jeune homme serait accidentelle, sans contact avec les voitures de police le poursuivant.

Selon les éléments réunis par le parquet, c'est à 19 h 55, dimanche, que la police est alertée par radio qu'une moto roule à grande vitesse dans les rues de Bagnolet. Le conducteur est sommé verbalement à deux reprises de s'arrêter par deux véhicules de patrouille. Il s'enfuit mais une demi-heure plus tard se retrouve nez à nez avec une voiture banalisée de la BAC et est poursuivi par un véhicule marqué police. Le jeune homme dérape, perd le contrôle de sa moto et heurte violemment des barrières métalliques. Il meurt malgré l'intervention des pompiers à 21 h 15, d'"un traumatisme thoracique profond au contact du poteau de la rambarde". "Il n'y a pas de trace de contact apparues sur le véhicule suiveur", précise le parquet. La mort de Yakou Sanogo serait donc accidentelle.

La version a beau être répétée, les jeunes de la cité Fleury n'y croient pas. Ils n'ont qu'une obsession : "c'est de la faute des flics". La mort de Yakou, sur sa moto 125 cm3 cross, a été provoquée par un "serrage de flics". Leur copain était fan de moto, savait, lors de rodéos réguliers, rivaliser d'agilité et de vitesse. Ce soir-là, il allait "juste un peu vite", concèdent certains. "Ils savent qu'il était en tort mais, pour eux, les flics n'avaient pas à lui courir après alors qu'il n'avait rien fait", explique Laurent Jamet, premier adjoint au maire. A leurs yeux, Yakou, c'est un mort de trop. Début juin, deux jeunes s'étaient tués lors d'un accident de voiture dans le quartier. "A l'enterrement, il y avait 1 500 personnes, on n'avait jamais vu ça", se souvient un élu. Comme une manifestation silencieuse. "C'est un petite ville de banlieue sans trop d'histoire mais où les jeunes ont l'impression d'être relégués, incompris, harcelés par une police qui n'est là que pour la répression. Même la mairie est assimilée à ce monde d'adultes qui les rejette", raconte M. Everbecq qui explique que pourtant, depuis deux ans, deux mini-stades, une antenne sociale, un gymnase, un jardin public et une voirie toute neuve ont été réalisés pour désenclaver le quartier. "Ca ne suffit pas", souffle-t-il.

Lundi, Brice Hortefeux a annoncé la tenue, le 31 août, d'une table ronde avec une vingtaine d'associations sur les rapports entre la police et les jeunes. Pilotée par le sociologue Olivier Galland, elle devrait réunir des associations à portée nationale comme SOS Racisme, Ni putes ni soumises, la JOC et des associations de quartier "représentatives" pour proposer des moyens "rompre l'incompréhension ente jeunes et forces de police et infléchir les politiques par des actions concrètes", explique le cabinet de Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville coorganisatrice de la rencontre.

Sylvia Zappi


Nuit d'observation à Bagnolet après la mort d'un jeune en moto - Société - Le Monde.fr