SOS Racisme Partenaire de Quat'rues

lundi 30 novembre 2009

Sarkozy prend les sans-papiers en otages - l'Humanite

Avec en toile de fond l’immigration et l’identité nationale, Sarkozy ouvre la campagne du parti présidentiel par une contre -offensive idéologique autour de sa politique et son bilan.

Notre sondage exclusif : 78% des Français souligne le rôle des sans-papiers dans l’économie du pays.

« Sans complexe.  » Le ton est donné, samedi à Aubervilliers, (Seine-Saint-Denis), par le premier ministre François Fillon. L’UMP, plus que jamais parti présidentiel, réunissait les 2 000 membres de son conseil national pour lancer la campagne électorale des régionales. Pas de place pour l’improvisation, chaque intervenant décline à sa manière le message politiquement habile décidé par l’Élysée qui, répété du matin jusqu’au soir, finit par faire slogan  : «  La France change, tandis que les régions gérées par la gauche freinent.  » La campagne sera donc nationale («  On ne gagnera pas en faisant 22 campagnes régionales  », Xavier Bertrand) sous la marque Sarkozy. Le clou sera enfoncé en fin d’après-midi, par Nicolas Sarkozy lui-même. Lequel enterre une nouvelle fois une certaine idée de la République en troquant les habits de chef d’État contre ceux de chef de clan. En réfléchissant à des références du passé, cela fait un peu drôle, et un peu peur…

Une contre-offensive politique et idéologique Alors que les doutes s’installent bien au-delà des rangs du seul électorat de gauche, la droite sarkozyste appelle à «  faire front  », selon la formule de François Fillon. «  Après les régionales, je serai toujours président de la République  », souligne Nicolas Sarkozy. Alors à Aubervilliers, plus qu’une tactique conjoncturelle, on a décidé de lancer une contre-offensive politique et idéologique. Inutile de chercher  : dans le sarkozysme, tout est bon. À peine consent-on à constater  : «  On est un peu mouillés mais on pilote le navire.  » Consent-on encore à avouer que «  le chômage, c’est le point dur  ». Tout y passe comme autant de preuves données aux intérêts qu’ils défendent d’une volonté de révolution capitaliste qualifiée de «  modernité  », de «  mutation culturelle et politique  » face aux «  rigidités  », au «  conservatisme  » que porterait la gauche. Tout y passe  : le bouclier fiscal, les droits de succession («  parce que j’aime la famille  », dira Sarkozy), les suppressions de postes de fonctionnaires, la défiscalisation des heures supplémentaires, l’autonomie des universités, la réforme des collectivités territoriales, la suppression de la taxe professionnelle, le service minimum, la «  démocratie sociale en mutation puisqu’on a brisé le système binaire  », «  le capitalisme familial  ». À la tribune, peu de références au débat sur l’identité nationale ou la chasse aux immigrés  : ça, c’est juste la toile de fond identitaire de cette droite et un instrument pour capter le vote Le Pen. Non, avertissement à ceux qui seraient tentés par une prise de distance  : l’heure est «  au courage d’assumer des choix structurants  ». Parmi ceux-ci, Sarkozy se fait une nouvelle fois pédagogue en direction de ceux qui, dans son camp, font mine de ne pas comprendre, plaidant «  l’ouverture aux personnalités, mais aussi l’ouverture aux thèmes  », exhortant de ne pas rester «  dans le seul corpus d’idées traditionnelles de la famille politique  ».

La justification emprunte à la méthode Coué  : «  Cette stratégie nous a réussi aux européennes.  » Oubliant que la droite sarkozyste a perdu quatre points entre le premier tour de la présidentielle et les élections européennes. L’envolée idéologique n’empêche pourtant pas les piques tactiques. Ainsi les discours seront-ils émaillés de références à la gauche, en particulier au Parti socialiste et aux Verts. D’abord en plaidant «  l’atout unité  », opposé aux divisions de la gauche. En renvoyant au PS la responsabilité de faire «  monter le Front national  » en se positionnant sur la régularisation massive des sans-papiers. «  J’ai compris la manœuvre  !  » s’exclame Sarkozy quand lui-même met l’administration de l’État au service du débat sur l’identité nationale. Quant aux Verts, la tactique est celle de la triangulation  : sous couvert du sommet de Copenhague, on invente le concept «  d’écologie populaire  », pour mieux siphonner un électorat qui, bien que sensible à l’environnement, ne veut pas de «  décroissance  ». Plus écolo que l’UMP, tu meurs. Sans complexe, on vous dit.

Dominique Bègles

Sarkozy prend les sans-papiers en otages - l'Humanite: "Sarkozy prend les sans-papiers en otages"

Stéphane Guillon dans le collimateur d'Eric Besson - 20minutes.fr

Stéphane Guillon, le chroniqueur humoriste de France Inter
Stéphane Guillon, le chroniqueur humoriste de France Inter/Radio France/ Christophe Abramowitch

JUSTICE - En cause, une chronique sur les mariages gris...

Eric Besson envisagerait de porter plainte contre France Inter, selon l’express.fr En cause, la chronique de Stéphane Guillon mercredi dernier, dans laquelle l’humoriste évoque les «mariages gris», prenant en exemple la jeune compagne tunisienne de 22 ans du ministre de l’Immigration.

Une comparaison restée en travers de la gorge d'Eric Besson qui envisage de porter plainte contre la station de radio. Selon Le Journal du Dimanche (dans sa première édition publiée ce samedi), il serait en négociation avec Philippe Val, le directeur de la station.

Le ministre de l'Immigration a annoncé la semaine dernière qu'il allait engager une «réflexion» sur les «mariages gris», qu'il a qualifiés «d'escroquerie sentimentale à but migratoire».
Stéphane Guillon dans le collimateur d'Eric Besson - 20minutes.fr: "Stéphane Guillon dans le collimateur d'Eric Besson"

mercredi 25 novembre 2009

Besson annonce qu'un millier de sans-papiers seraient régularisables - LeMonde.fr

En réponse à un mouvement de grève débuté depuis un mois et demi par plus de 5 000 salariés sans papiers, le ministre de l'immigration, Eric Besson, affirme, mercredi 25 novembre, qu'un millier de travailleurs immigrés sans titre de séjour en France pourraient être régularisés. "L'estimation de mes services – elle est aléatoire car par définition c'est du cas par cas – c'est que cela pourrait être un millier de personnes", a-t-il dit sur France Inter, répondant à une question sur le nombre de personnes qui pourraient bénéficier d'une régularisation.

Le ministre a adressé mardi une circulaire aux préfets indiquant les critères à prendre en compte pour une telle régularisation : cinq années de séjour en France, travailler dans un secteur qui a un fort besoin de main-d'œuvre, un an d'ancienneté dans l'entreprise, une promesse d'embauche de plus d'un an, "l'intégration" du demandeur.

Quelque 5 400 travailleurs immigrés sans titre de séjour étaient en grève mercredi pour réclamer des papiers, selon le syndicat CGT, qui coordonne le mouvement débuté à la mi-octobre, principalement en région parisienne. Pour la plupart africains, ils sont employés dans la restauration, le bâtiment, le nettoyage ou la sécurité. Ces travailleurs sans papiers, dont beaucoup disposent de contrats de travail et paient des cotisations, seraient jusqu'à 400 000 en France, selon la CGT.

Alors que l'opposition socialiste réclame une "régularisation large" des sans-papiers, sur critères, le président Nicolas Sarkozy s'est à nouveau dit mardi opposé à une "régularisation globale", qui serait selon lui "contraire" aux "valeurs de la République".


Besson annonce qu'un millier de sans-papiers seraient régularisables - LeMonde.fr: "Besson annonce qu'un millier de sans-papiers seraient régularisables"

Sans papiers : six semaines de grève pour le droit de travailler | Eco89

Darcos n'a pas calmé les intérimaires sans papiers qui veulent le retour de la circulaire sur la régularisation par le travail.

Ils n'en démordent pas ; ce qu'ils veulent, c'est « la circulaire ». Alors que Xavier Darcos et Eric Besson évoquent conjointement la possibilité de fermer les établissements employant des travailleurs sans-papiers, et que doit se tenir jeudi la réunion de la Commission nationale de la lutte contre le travail illégal (CNLTI), les sans papiers en grève, ainsi que les 11 syndicats et associations qui les encadrent, maintiennent leurs priorités.

Le préalable à toute action, c'est le remplacement de la circulaire de régularisation par le travail -annulée par le conseil d'état le 26 octobre dernier-, pour aboutir à des critères équitables, simplifiés et valables dans chaque département. Plusieurs points sont encore en discussion, parmi lesquels la durée de présence sur le territoire requise pour la régularisation, l'identification des secteurs déficitaires en main d'oeuvre, ou encore la reconnaissance du travail au noir.

Si les réponses du gouvernement conditionnent aujourd'hui les mouvements de grève, l'implication du ministère du Travail était cependant attendue, de préférence à celle du ministère de l'Immigration. Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, réagit à l'interview donnée par Xavier Darcos dans Le Parisien, dans laquelle il menace de fermer les entreprises employant des sans-papiers :

« Les sanctions administratives contre les employeurs existent déjà. Nous avons 5200 salariés en lutte issus de 1800 entreprises. Alors on fait quoi, vous voulez qu'elles soient toutes fermées ? […] Notre point de vue, c'est qu'il faut régulariser ces travailleurs. » (Voir la vidéo)



Traiter les patrons au cas par cas

Lundi matin, au siège de la CGT, 200 grévistes, issus pour la plupart du secteur du BTP, s'étaient réunis en toute confidentialité. Motif du conciliabule : la reconquête de leur droit de grève sur le chantier de la tour First (ex-AXA) à La Défense, géré par Bouygues construction.

Le 2 novembre dernier, 300 travailleurs grévistes avaient en effet été évacués par les forces de l'ordre. Cette prompte intervention, dès le premier jour de grève, mais surtout sans décision de justice, avait alerté la CGT.

Quelques jours plus tard cependant, le syndicat découvrait un décret passé durant l'été, et donnant à la préfecture de police de Paris des pouvoirs étendus aux départements de la petite couronne parisienne. Malgré ce nouveau cadre légal, la pilule n'est pas passée ; pour les leaders syndicaux comme pour leurs nouveaux adhérents, le droit de grève reste un principe inaliénable.

Le mode opératoire du jour est donc des plus simples : réinvestir le chantier de la Tour First. A 14h00, ils sont plus d'une centaine à débarquer sur les lieux. Parmi eux, Mr Niakaté, travailleur intérimaire employé par la société de démolition Adec, et Francis Bottalico, responsable de l'union locale de la CGT à La Défense :

« Si, aujourd'hui, nous tolérons que pour une partie du salariat, sous prétexte qu'il s'agit d'intérimaires ou de sous-traitants, le droit de grève leur est inaccessible, demain ce sera étendu à tout le monde. » (Voir la vidéo)


La réinstallation sur chantier de la tour First sera de courte durée ; les grévistes sont évacués dans la soirée de lundi par les forces de l'ordre. La préfecture précise à l'AFP :

« Le préfet a autorisé le concours de la force publique, à la demande de l'entreprise, car les manifestants ne font pas partie de ses salariés. »

Soit ; mais inciter les donneurs d'ordre à reconnaître des travailleurs disséminés dans l'arborescence de la sous-traitance, était aussi le but de la manoeuvre. Depuis le 12 octobre, début des mouvements de grève, la cégétiste Francine Blanche observe en effet qu'un travailleur sur trois est intérimaire :

« Le droit de grève leur est dénié, ils sont évacués chaque jour des entreprises qu'ils occupent bien qu'ils soient intérimaire des grandes agences d'intérim. Quant aux salariés des petites ETP, ils ne peuvent pas faire grève ailleurs que dans leurs locaux, ce qui est le meilleur moyen de se faire licencier. »

Mettre fin aux pressions des supérieurs

Entre évacuations et réinstallations, les intérimaires s'entêtent. A la régie de la RATP, se retrouvent chaque jour des salariés de l'agence Asten, un des nombreux sous-traîtant du transporteur francilien. Ce sont eux qui avaient filmé une séance revêtement de bitume dans le métro parisien.

Ils souhaitaient mettre fin aux pressions exercées par leurs supérieurs. Si les images ont fait le tour de la toile, Sékou et Gandega déplorent aujourd'hui l'absence totale de concertation avec leurs employeurs. (Voir la vidéo)


Fermer les entreprises qui recrutent des sans-papiers ? L'idée effraie la plupart de ces grévistes. Ils veulent travailler, et accessoirement faire la grève, comme tout travailleur en France. A la différence près qu'ils sont les seuls à accepter les cadences et les salaires de ces métiers en tension : cuisinier, plongeur, maçon qualifié, vigile, technicien de surfaces, nounou… Des métiers non délocalisables, et composés aujourd'hui d'une main d'oeuvre quasi-exclusivement étrangère.

Sans papiers : six semaines de grève pour le droit de travailler | Eco89: "Sans papiers : six semaines de grève pour le droit de travailler"

Le cabinet de Besson contacte le "sale Arabe" de Sciences-Po | Rue89

« Dégage, sale Arabe ». Ces mots barrent la Une de Libération ce mardi. D'après Anyss Arbib, élève de Sciences-Po, habitant de Bondy et d'origine marocaine, ce sont ceux que lui ont adressé des policiers mercredi soir à Paris, alors qu'il fêtait la qualification de l'Algérie pour la Coupe du monde de football. Peut-être pour s'en expliquer, le cabinet d'Eric Besson vient de lui proposer un rendez-vous.

Encouragé par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, Anyss a d'abord raconté cette altercation sur sa page Facebook. Il y explique comment un ami algérien l'a convaincu de se rendre sur les Champs-Elysées pour célébrer la victoire de son équipe sur l'Egypte. Comment, arrivés sur les Champs-Elysées, les choses dégénèrent très vite :

« Des jeunes lancent des bouteilles et des pétards sur les forces de l'ordre. Les habituels casseurs profitent des circonstances pour briser des vitrines et se livrer à des larcins. […] Les forces de l'ordre répliquent, ce qui est normal. »

Les deux jeunes hommes décident de rentrer en voiture à Bondy. Ils stationnent Porte Maillot en attendant un ami. Des CRS sont présents. C'est alors que les choses dégénèrent :

« Des hommes descendent et commencent à donner des coups de matraque à toute personne en dehors de sa voiture. Ils cognent sans raison et sans ménagement sur des gens qui n'ont rien à se reprocher. Ils instaurent un climat de terreur. »

Suit le récit de nombreuses violences policières, auxquelles Anyss et son ami assistent médusés. Puis un CRS s'approche de leur voiture : « Qu'est-ce que tu regardes, dégage, dégage ! » Réplique de l'étudiant :

»« Je regarde devant moi, je connais mes droits, je suis étudiant à Sciences Po. » Réponse : « J'emmerde Sciences-Po ! » Je lui fais observer que je suis poli avec lui et qu'il n'a pas à utiliser un tel langage. Il coupe court : « Ferme ta gueule ! »

Son collègue me pulvérise sur le visage un gel lacrymogène. […] C'est une agression gratuite. […] J'ai la sensation d'agoniser. Mon ami est dans le même état. On me dit : « Dégage sale Arabe. » […] Quand il y a des manifestations de ce type on se retrouve comme un ennemi dans sa propre République. Or les seuls points communs entre un casseur et moi, c'est qu'on est tous les deux français et qu'on a tous les deux le teint bronzé. »

Le soutien de Dominique de Villepin

Suite à la publication de ce témoignage à la Une de Libération, Anyss a reçu par mail le soutien de Dominique de Villepin. Il l'avait rencontré à la fin de son année de terminale, comme d'autres jeunes de banlieue reçus à Matignon. Il avait dit au Premier ministre : « Comme vous, je veux faire Sciences-Po et l'Ena. » En quatrième année à Sciences-Po, passé par la convention ZEP, il fait aujourd'hui partie du club lancé par Villepin.

Plus étonnant, Anyss dit avoir été contacté par le cabinet d'Eric Besson, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale ayant exprimé son souhait de le rencontrer. Il n'a pas encore donné suite, comme il l'explique à la caméra de Sciences-Po TV. (Voir la vidéo)


Par son témoignage, Anyss espère lancer le débat sur la discrimination dont sont victimes les jeunes de banlieue :

« Changer le discours sur les personnes issues de l'immigration. Il y en assez que l'on parle de la burqa, du voile. Ce sont des phénomènes marginaux en banlieue qui concernent très peu de personnes. Les vrais problèmes sont la discrimination, le chômage en banlieue, l'égalité des chances […]. Il faut recentrer le débat sur l'identité sur les problèmes qui nous concernent vraiment ».

Le jeune homme envisage aujourd'hui de porter plainte. Il devrait être invité du Grand Journal de Canal + ce mardi soir aux côtés de Rachida Dati et des députés devraient interpeler le gouvernement jeudi à l'Assemblée. Conclusion tout de même positive de toute cette affaire :

« Ça m'a beaucoup motivé pour mener des combats politiques à l'avenir. J'ai toujours aimé la politique ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. »

"Dégage sale Arabe" (Chimulus)

Le cabinet de Besson contacte le "sale Arabe" de Sciences-Po | Rue89: "Le cabinet de Besson contacte le « sale Arabe » de Sciences-Po"

Jacques Chirac pris en flagrant délit d' "hortefeuillade"


L'ex-président de la République a été pris en flagrant délit d'«hortefeuillade». Que risque-t-il?...

Après Brice Hortefeux, Jacques Chirac vient à son tour d'être filmé en plein dérapage verbal à l'égard d'un jeune homme de couleur. Mais ce qui a bien failli coûter son portefeuille au ministre de l'Intérieur pourrait bien n'être qu'un incident «médiatique» de plus pour l'ex-président de la République. Explications.

La caractérisation des faits n'est pas évidente
Les propos qu'il a tenus ayant été portés publics, via la caméra dont il ne pouvait ignorer la présence, Jacques Chirac pourrait être assigné en justice par la personne visée, l’habitant de Lormont donc, ou par une association comme SOS Racisme par exemple. Reste que le caractère délictuel de ses propos (diffamation ou injure raciale) n'est pas évident, selon Aurélien Chardeau, avocat du cabinet Gide. «La frontière entre un propos certes pas très élégant mais qui ne se voulait pas nécessairement blessant et une insinuation diffamatoire est ténue», explique-t-il à 20minutes.fr

Membre du Conseil constitutionnel et ministre, ce n'est pas pareil
Si Jacques Chirac, en tant que membre du Conseil constitutionnel, est tenu à une obligation de réserve, celle-ci tient plus à la neutralité politique qu'à la modération de tout propos public. «Ce devoir de réserve est plus politique, symbolique que juridique», observe Aurélien Chardeau. «La portée de ces propos est beaucoup plus limitée que dans le cas de Brice Hortefeux dans la mesure où Jacques Chirac n'a plus de pouvoir d'action sur la politique d'immigration», souligne Christian Delporte, historien et spécialiste de la communication en politique.

Du coup, la vidéo fait moins de buzz
L'enjeu étant moins important, la vidéo connaît un engouement moindre sur le Net que celle de Brice Hortefeux. «Jacques Chirac est démonnaitisé dans le champ politique, renchérit Frédéric Dabi, de l'institut de sondage Ifop. Personne n'aurait intérêt à l'attaquer.» Preuve en est, selon Christian Delporte, «cet extrait a été diffusée dans une émission où l'on rit (Le Grand Journal de Canal+, nldr). Et à la fin de la diffusion, on voit Pierre Moscovici, l’invité du plateau, sourire». Ce qui fait dire à un blogueur de 20minutes.fr que cette vidéo ne fera «pas un buzz équivalent à Hortefeux (...) car même si Canal montre ses images, tout est présenté sur le ton de la blague». D’abord mise en ligne sur YouTube par le blogueur Full HD Ready, elle a ensuite été retirée de la plate-forme vidéo puis... remise sous un autre titre – actuellement, elle est intitulée «Jacques Chirac Alain Juppé humour potache». Résultat, cette dernière vidéo n'avait totalisé que 325 visites ce mardi soir, après trois heures de mise en ligne. En outre, sur le réseau Twitter, pas de phénomène non plus, exceptées quelques blagues - encore - sur le Corrézien et l'Auvergnat...

Jacques Chirac surfe toujours sur sa côte de popularité
Qui dit distance avec le pouvoir, dit popularité, ce qui confère à Jacques Chirac une sorte d'immunité dans l'opinion, reprend Christian Delporte. Par ailleurs, selon l'historien, l'ancien chef de l'Etat bénéficie de l'anti-sarkozysme actuel et d'un parfum de nostalgie. «Il joue un peu le rôle de père de la Nation», ajoute Frédéric Dabi, qui conclut que cette vidéo écornera à la marge sa popularité.

Finalement, ceux qui risquent le plus, ce sont ceux qui commentent la vidéo
«Le piège de ce type d'intervention, c'est qu'elle oblige les hommes politiques en fonction à réagir», souligne Christian Delporte. Selon lui, l'embarras d'Alain Juppé sur la vidéo est visible et l'actuel maire UMP de Bordeaux essaie de s'en sortir par une pirouette. Mis à part Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, qui a publiquement qualifié ce dérapage d'«humour», les élus de la majorité contactés par 20minutes.fr ont d'ailleurs refusé de commenter ces propos.
Jacques Chirac peut-il dire ce qu'il veut? - 20minutes.fr: "Jacques Chirac peut-il dire ce qu'il veut?

mardi 24 novembre 2009

AFP: 80% des Français jugent les discriminations "répandues"

PARIS — Une très grande majorité de Français (80%) jugent les discriminations "répandues" et approuveraient (75%) que la lutte contre ces pratiques devienne "grande cause nationale", selon un sondage Ifop réalisé pour SOS Racisme dévoilé vendredi.

80% des personnes interrogées estiment que les discriminations sont un phénomène "très" (25%) ou "assez répandu" (55%) en France, contre 18% qui le jugent "peu répandu" et 2% "pas du tout répandu".

Parallèlement, 20% disent avoir été discriminés (11% à plusieurs reprises, 9% une fois), tandis que la moitié (48%), qui affirme ne l'avoir jamais été, dit connaître "dans son entourage proche des personnes" victimes.

Un total de 32% se considère pas concerné.

Interrogés sur les institutions les plus susceptibles selon eux de discriminer, les Français évoquent à 67% la police (probabilité "très forte" pour 19%, "assez forte" pour 48%), devant les agences immobilières (66%), l'entreprise (62%), la gendarmerie (59%), les HLM (44%) et la justice (43%).

L'école arrive loin derrière: 26% seulement estiment qu'une personne d'origine étrangère risque d'y être discriminée.

Invités à se prononcer sur des mesures de lutte, 68% sont favorables au fait de "rendre anonymes les demandes de logements sociaux pour qu'il n'y ait plus de répartition en fonction de l'origine ethnique".

Un total de 65% sont pour développer "l'utilisation du CV anonyme dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés", et autant pour "condamner plus lourdement" celles coupables, "par exemple en les empêchant de se présenter à des marchés publics".

60% sont favorables à l'instauration "pour chaque personne contrôlée par la police de la remise d'un ticket sur lequel figureront le numéro de matricule de l'agent et les circonstances du contrôle".

Pour autant, notent les auteurs du sondage, "le taux de personnes considérant chaque mesure +tout à fait+ efficace s'avère relativement faible (entre 6% et 22%), signe que "l'adhésion relève plus de l'accord de principe que d'un souhait fortement exprimé".

Sondage réalisé selon la méthode des quotas du 12 au 13 novembre par téléphone au domicile d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

AFP: 80% des Français jugent les discriminations "répandues": "80% des Français jugent les discriminations 'répandues'"

Sopo : la proposition de Besson n’est "pas crédible" - Actualité France - Politique - Radio Europe1

Le président de SOS Racisme ne croit pas au projet gouvernemental de fermeture des entreprises qui emploient des sans-papiers.

es entreprises fermées parce qu’elles emploient des sans-papiers, c’est ce que souhaite le ministre de l’Immigration Eric Besson. Dominique Sopo, lui, n’y croit pas. "Ce n’est pas crédible, a affirmé lundi le président de SOS- Racisme sur Europe 1. On ne sait pas pourquoi les employés des salariés en situation régulière seraient frappés par des mesures de fermeture de leur entreprise."

"On sait très bien que s’il y a des sans-papiers qui travaillent, c’est qu’il y a un besoin économique", poursuit Dominique Sopo. "Il est assez étrange que le gouvernement ne se pose jamais la question de satisfaire ce besoin, mais préfère agiter au contraire la question de l’irrégularité sur le territoire français. Et ce alors même que ces personnes payent bien souvent des impôts. Là, ça ne pose pas de problème."

Le président de SOS Racisme appelle donc à une régularisation "sur des critères clairs. Aujourd’hui, c’est du domaine de l’arbitraire." Dominique Sopo souhaite "que les personnes qui ont un emploi stable puissent être régularisées, parce que leur intégration dans la société française est réelle, et qu’on ne s’amuse pas avec la vie des gens."

Dominique Sopo a par ailleurs évoqué la situation de Fadela Amara, la secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, dont il est un proche et dont le bilan est critiqué. "Il faut voir les moyens qui lui ont été donnés pour avoir un bon bilan", a défendu le président de SOS Racisme. "Et faire en sorte que chaque ministre et chaque ministère s’intéressent à ces questions d’égalité, car les valeurs de la République s’appliquent à tous, pas simplement à un secrétariat d’Etat ghetto qui devrait tout faire pour les banlieues.

Sopo : la proposition de Besson n’est "pas crédible" - Actualité France - Politique - Radio Europe1: "Sopo : la proposition de Besson n’est 'pas crédible'

lundi 23 novembre 2009

Réseau Education Sans Frontières - Le Progrès (Lyon) / La fronde des travailleurs sans papier appuyée par la CGT

Hier en fin de matinée, une trentaine de personnes ont bruyamment manifesté devant le restaurant Mac Donald's de la Part-Dieu. L'un des 47 lieux où le 7 octobre dernier, ces employés qui assuraient le nettoyage la nuit, avaient été interpellés par les policiers dans le cadre d'une procédure de travail dissimulé. Sauf qu'entre la célèbre enseigne de restauration et les travailleurs non déclarés, dont une vingtaine sans papiers, il y avait un intermédiaire. La société Astic a été placée depuis en liquidation judiciaire et son patron mis en examen. Thomas, l'un des employés concernés, évoque son parcours : « j'ai commencé il y a deux ans. On me promettait une embauche qui n'est jamais venue. Si je réclamais, c'était la porte.
(...)
Réseau Education Sans Frontières - Le Progrès (Lyon) / La fronde des travailleurs sans papier appuyée par la CGT: "(Lyon) / La fronde des travailleurs sans papier appuyée par la CGT

Patrick Karam : "Les discriminations ne sont pas une fatalité"


Depuis hier, SOS Racisme tient un colloque sur le thème : "10 ans de lutte contre les discriminations". A cette occasion, Patrick Karam est revenu sur le rapport rendu il y a deux semaines par l’association, et qui démontrait que le fichage ethno-racial était pratiqué à des fins discriminatoires notamment pour les DOMiens.
Pour le délégué interministériel, si l’action de SOS Racisme a permis de clore définitivement le débat sur les statistiques ethniques, elle prouve aussi que "les discriminations ne sont par une fatalité".


Patrick Karam : "Les discriminations ne sont pas une fatalité"

"Merci et bravo à SOS Racisme" a conclu Patrick Karam au terme de son allocution prononcée lors du colloque organisé hier par l’association. S’exprimant sur le thème "10 ans de lutte contre les discriminations", le délégué interministériel a estimé que des progrès avaient été faits "grâce et surtout à SOS Racisme". "Ils ont montré que les discriminations ne sont pas une fatalité et qu’on peut lutter contre elles".

"Beaucoup a été fait, mais ce n’est pas suffisant» a-t-il ajouté. "Il faut qu’il y ait un véritable partenariat avec l’Etat, que l’Etat assume sa mission dans ce cadre là, et qu’on ne laisse pas seule une association se débrouiller sur le terrain. La sanction est pédagogique. Il faut faire passer l’idée auprès des entreprises que c’est fini le temps de l’impunité".

Pour Patrick Karam, l’Etat peut et doit agir pour soutenir concrètement les associations : "L’Etat doit donner des instructions pour qu’il y ait une tolérance zéro et assurer une formation à la fois initiale et continue pour que les pouvoirs publics aient les moyens d’agir. Il faut que le procureur arrête de classer sans suite, qu’il saisisse les fichiers et mène l’enquête sur une méthodologie qui permette de préserver et de rassembler les preuves. Il faut aussi que les officiers de police judiciaire soient formés en l’occurrence".


Le délégué a également insisté sur le fait qu’il entendait combattre tous les types de discriminations et pas seulement les discriminations liées à "la diversité". Une notion dont SOS Racisme aimerait d’ailleurs pouvoir se passer. "A la lutte contre les discriminations, des voix militent pour lui substituer, sur fond de revendications de la mise en place de statistiques ethniques, "la promotion de la diversité", a expliqué Dominique Sopo le président de SOS Racisme. "Mais ce terme, aux relents différentialistes, pousse à l’identification quasi-officielle de groupes au sein de la société, entrainant par la-même des assignations identitaires, là où la dynamique heureuse de l’Humanité est de voir ses membres évoluer vers des identités fluides, mouvantes et sans cesse réinterrogeables".


Le colloque se poursuivra aujourd'hui avec deux tables rondes. L’une s’interrogera sur les outils légaux permettant d’identifier les discriminations, l’autre sur la manière de généraliser les pratiques contraignantes et ambitieuses de lutte contre les discriminations.

Patrick Karam : "Les discriminations ne sont pas une fatalité"

Samedi 21 Novembre 2009 - 08:45
Bérengère Lefèvre
Patrick Karam : "Les discriminations ne sont pas une fatalité": "Patrick Karam : 'Les discriminations ne sont pas une fatalité'"

samedi 21 novembre 2009

Discriminations: «C'est toujours dur d'obtenir une condamnation» - Libération

«Il faut que la lutte contre les discriminations soit une priorité de politique pénale pour que les choses avancent», martèle Dominique Sopo, président de l'association SOS Racisme. C'est dans une belle salle de l'hôtel de ville de Paris, avec des peintures aux plafonds, des dorures et du parquet qui craque, que se tient jusqu'à samedi après-midi un colloque organisé par SOS Racisme. Avec l'objectif ambitieux de faire le point sur les dix dernières années de lutte contre les discriminations.

Au rayon des avancées incontournables ces dernières années: la méthode du testing, qui consiste à passer des coups de fils anonymes aux personnes soupçonnées de discrimination, est désormais une preuve recevable.

«Pendant longtemps, explique Maître Jean-Philippe Duhamel, avocat à la Cour de cassation, les juges voyaient cette méthode d'un mauvais œil. Il faut être honnête, ces coups de fil anonymes sont bien un piège tendu. Du coup, ce mode de preuve était jugé "déloyal" et donc pas recevable. Or, d'un autre côté, il est vraiment difficile pour une victime d'apporter la preuve de la discrimination... Nous avons réussi en 2002 à faire admettre à la cour de cassation que la partie civile pouvait apporter la preuve par tous les moyens. Et donc par testing.» Une victoire donc, même si, comme le souligne un intervenant, «en pratique, les juges peuvent toujours dire que la preuve ne les convainc pas.»

«Il faut aussi parler de la rançon de la gloire dont on est victime aujourd'hui, intervient un avocat dans la salle, visiblement membre de l'association. Oui, parce qu'aujourd'hui policiers et magistrats nous disent : " le testing, puisque vous connaissez, vous avez qu'à le faire à notre place." On a fait une méthodologie, le parquet et la Halde doivent aussi prendre l'initiative.»

En 2007, ont été créés des pôles anti-discrimination autour de chaque procureur, pour justement favoriser la coopération entre magistrats, avocats et policiers et gendarmes. «On essaie de monter des formations pour apprendre par exemple aux gendarmes les méthodes de testing», explique Martine Valdes-Boulouque, procureure générale auprès de la cour d'appel de Grenoble. Seule représentante du ministère public, la magistrate a été prise à partie à plusieurs reprises.

Principale critique: la frilosité des juges qui rechigneraient à condamner. «C'est très dur d'obtenir une condamnation du juge en matière de discrimination. On a beau apporter des preuves matérielles, des témoignages... Ce n'est jamais suffisant !», déplore Bertrand Patrigeon, avocat au barreau de Paris. Pour SOS Racisme, la solution passe par une meilleure sensibilisation des juges aux questions de discrimination.

Epinglée aussi, la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité créée en 2004 et jugée par SOS Racisme comme trop frileuse et pas suffisamment active. Un intervenant résume: «comment se fait-il qu'on soit plus actif que la Halde alors qu'on n'a pas du tout le même budget?»

Discriminations: «C'est toujours dur d'obtenir une condamnation» - Libération: "Discriminations: «C'est toujours dur d'obtenir une condamnation»

L'association SOS Racisme tient un colloque jusqu'à samedi à Paris pour faire le point sur les dix dernières années de lutte contre les discriminations."

vendredi 20 novembre 2009

1 personne sur 5 dit avoir été victime de discriminations


EXCLUSIF - La grande majorité des sondés estime que les discriminations sont répandues...

Une personne interrogée sur cinq dit avoir été victime, au moins une fois dans sa vie, de discriminations. Soit plus de douze millions si l'on extrapole! Selon une enquête réalisée les 12 et 13 novembre* par l'association SOS Racisme, et que 20 Minutes dévoile en exclusivité, 80% des sondés estiment que les discriminations - sexuelles, raciales, sexistes, etc. - sont «très» ou «assez» répandues.

«C'est le signe que le débat avance, estime Dominique Sopo, président de l'association. Qu'on ne vienne plus nous dire que ça n'existe pas.»

«L'école est perçue comme égalitaire»

Les personnes interrogées jugent que c'est avec les policiers et les agents immobiliers que les individus d'origine étrangère ont le plus de risques d'être discriminés. A l'inverse, l'école est perçue comme la plus égalitaire. «Il n'y a pas d'opprobre indistinct jeté sur les institutions. Elles devraient dès lors s'interroger sur leurs pratiques», souligne Dominique Sopo.

Quant aux mesures susceptibles de lutter contre les discriminations, la condamnation plus lourde des entreprises reçoit le plus d'opinions favorables, avec le développement du CV anonyme et des demandes de HLM anonymes. Des mesures prônées par l'association, voire expérimentées actuellement.

* Sondage réalisé auprès de 1 005 personnes.

Laure de Charette

Des discriminations incontestées - 20minutes.fr: "Des discriminations incontestées"

Associations, magistrats, chefs d'entreprises débatent de la question de la lutte contre les discriminations. - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Le 29 avril 1999, à Tours, SOS Racisme faisait condamner la boite de nuit le PYM’S pour discrimination raciale. Cette condamnation a permis de faire reconnaître indirectement le testing comme mode de preuve et a ouvert la voie à d’autres victoires judiciaires.

10 années après, SOS Racisme souhaite dresser le bilan de l’action réalisée.

C’est pourquoi SOS Racisme réunit des universitaires, des magistrats, des avocats, des syndicalistes, des chefs d’entreprises et des militants associatifs, tous experts sur ces questions pour établir le bilan de ces dix dernières années de lutte et d’actions antidiscriminatoires. Cet événement est la première rencontre qui va réunir l’ensemble des acteurs de terrain de la lutte contre les discriminations.

A l’heure où le gouvernement a effacé de ses politiques la lutte contre les discriminations au profit de la promotion de la diversité, ce colloque a pour objectif de recadrer les discussions sur des actions visant à rendre effective l’égalité des droits.

Alors même que de plus en plus de structures s’impliquent et que les questions des discriminations sont devenues au fil du temps un enjeu central dans le débat public, la mobilisation des pouvoirs publics reste timide et les discriminations peu condamnées.

Les procès réalisés par SOS Racisme ont contribué à mettre à jour la trop faible implication des pouvoirs publics, et notamment la Justice, pour mettre fin aux discriminations, directes ou indirectes, qui fissurent le vivre ensemble.

Le récent rapport sur le fichage ethno-racial au sein de grandes entreprises ainsi que les testings réalisés par SOS Racisme dans l’accès aux services, au logement, ou à l’emploi ont permis de révéler à l’opinion publique l’ampleur des discriminations à l’œuvre dans notre pays.

Ce colloque (dont vous trouverez les détails en pièce jointe) se veut un moment d’interpellation des pouvoirs publics et des différentes institutions.

Associations, magistrats, chefs d'entreprises débatent de la question de la lutte contre les discriminations. - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Associations, magistrats, chefs d’entreprises débatent de la question de la lutte contre les discriminations."

Affaire PEAN : SOS Racisme se pourvoit en cassation - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

La Cour d’Appel de Paris a confirmé, ce mercredi 18 novembre 2009, la relaxe de Pierre PEAN et de son éditeur, prononcée en première instance.

Pierre PEAN est poursuivi par SOS Racisme pour diffamation raciale et provocation à la haine raciale, suite à la publication de son livre intitulé « Noires fureurs, Blancs menteurs », dans lequel il affirmé notamment que : « la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis » ; et que « depuis leur tendre enfance, les jeunes Tutsis étaient initiés à la réserve, au mensonge, à la violence et à la médisance ».

SOS Racisme est très attaché à la liberté d’expression, principe cardinal du fonctionnement d’une démocratie. Or, dans cette affaire, nous ne sommes plus dans le cadre de la liberté d’expression dès lors que M. PEAN qualifie tout un peuple de menteur, disqualifiant par là même la parole des rescapés du génocide qui ont déposé ou déposent encore des plaintes devant les tribunaux nationaux ou internationaux.

Affaire PEAN : SOS Racisme se pourvoit en cassation - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Affaire PEAN : SOS Racisme se pourvoit en cassation"

Mairie d’Orange : Heil Noël ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Jacques Bompard, initiateur d’une liste xénophobe pour les prochaines élections régionales (la Ligue du Sud), ne recule devant rien pour agréger les mouvements les plus racistes à sa candidature.

En effet, SOS Racisme vient d’apprendre que la municipalité dont il est le responsable a fait figurer 5 croix gammées sur l’affiche du marché de Noël de la mairie d’Orange (cf. images jointes de l’affiche où les croix gammées apparaissent dans les motifs « décoratifs »).

Après avoir reçu le Bloc identitaire le mois dernier, le Maire d’Orange continue de braver la République.

SOS Racisme a confié à Maître Patrick Klugman le soin de déposer une plainte afin que cette ignominie, véritable honte pour la République, ne reste pas impunie.

Mairie d’Orange : Heil Noël ! - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Mairie d’Orange : Heil Noël !"

Eric Besson contre les « mariages gris » : - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

« escroquerie sentimentale » ou escroquerie politique ?

SOS Racisme apprend avec stupéfaction la dernière sortie du Ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Eric Besson.

En effet, en confiant à la députée Claude Greff, une « réflexion » sur les « mariages gris », Monsieur Besson montre une fois de plus sa propension à tirer toutes les ficelles d’un populisme anti-immigré qui semble être devenu le fil rouge de la politique qu’il mène depuis sa prise de fonction.

Ainsi, après avoir expulsé des migrants vers un pays en guerre (cf. expulsion d’Afghans vers Kaboul) et avoir initié un débat nauséabond sur l’ « identité nationale », Monsieur Besson, pour jalonner un chemin dont on ne sait où il le conduit et pour vraisemblablement se prouver à lui-même à quel point il est à l’aise dans ses présentes fonctions, en vient à inventer des concepts pour le moins fumeux. Voici donc que Monsieur Besson voudrait entraîner le pays dans une nouvelle séquence, celle des « mariages gris » et des « escroqueries sentimentales » que ces derniers représenteraient.

SOS Racisme rappelle que les personnes dont le consentement serait arraché dans le cadre d’un mariage sont d’ores et déjà protégées par la loi et que le but recherché semble donc, une fois de plus, de jeter spécifiquement les étrangers à l’opprobre en les associant à des fraudes incessantes et, chose inquiétante sur les tentatives d’évolution de la loi, en leur appliquant un droit spécifique dans tous les compartiments de leur vie, y compris privée.

Cette rhétorique renvoie profondément aux mêmes ressorts que nous avions dénoncés en 2007 lors de la tentative d’instauration des tests ADN en matière de regroupement familial : lier immigration et fraude, s’en prendre au droit de vivre en famille et lancer de faux débats afin d’éviter les débats qui se posent en réalité et avec urgence à la société française.

Eric Besson contre les « mariages gris » : - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Eric Besson contre les « mariages gris » :"

SOS Racisme tape sur les mariages «gris» de Besson - Société - 19/11/2009 - leParisien.fr

SOS Racisme monte au créneau contre qui a appelé la veille à une «réflexion» sur les mariages «gris». Le ministre de l'Immigration «montre une fois de plus sa propension à tirer toutes les ficelles d'un populisme anti-immigré», a déclaré jeudi l'association anti-raciste.

«Voici donc que M.

Besson voudrait entraîner le pays dans une nouvelle séquence, celle des +mariages gris+ et des "escroqueries sentimentales" que ces derniers représenteraient», indique l'association dans un communiqué.

SOS Racisme rappelle que «les personnes dont le consentement serait arraché dans le cadre d'un mariage sont d'ores et déjà protégées par la loi et que le but recherché semble donc, une fois de plus, de jeter spécifiquement les étrangers à l'opprobre en les associant à des fraudes incessantes. «Cette rhétorique renvoie aux mêmes ressorts que nous avions dénoncés en 2007 lors de la tentative d'instauration des tests ADN: lier immigration et fraude, s'en prendre au droit de vivre en famille et lancer de faux débats».

Mercredi, Eric Besson a annoncé vouloir engager une «réflexion» sur ces «mariages gris», désignant ainsi des unions conclues entre un étranger et une personne de nationalité française de bonne foi, abusée dans ses sentiments par un(e) étranger(e) dont l'objectif est d'obtenir titre de séjour ou nationalité française.

leparisien.fr

SOS Racisme tape sur les mariages «gris» de Besson - Société - 19/11/2009 - leParisien.fr: "Zoom
SOS Racisme tape sur les mariages «gris» de Besson"

mercredi 18 novembre 2009

SOS Racisme Rhône recherche un chargé de développement local

image003.JPGChargé de développement local H/F


1 - Missions / objectifs

Dans le cadre du remplacement d'un poste existant, SOS Racisme Rhône recrute un(e) chargé(e) de développement local en CDI.


Le chargé de développement local aura pour mission :

- La mise en œuvre des actions impulsées par SOS Racisme Rhône

- L'accompagnement et le suivi de l'ensemble des actions de l'association par l'apport d'outils et de pratique méthodologique

- La gestion et le développement du pôle juridique de l'association

- Le développement de la structure en collaboration avec le chargé de mission.

Le chargé de coordination sera placé sous l'autorité hiérarchique et fonctionnelle du bureau de l'association.


2 - Activités principales

- Tenue et développement des permanences juridiques

- Mise en place et suivi d'un plan de développement et de méthodes de travail collaboratif

- Mise en cohérence des différentes actions de l'association

- Apport d'outils et de méthodologies pour la gestion et la coordination de projets

- Participation à la production de rapport

- Encadrement d'équipe : juriste salarié et bénévoles spécialisés dans la tenue de permanences et le suivi de dossiers

- Recherche et montage de dossiers de subventions


Activités évolutives.

3 - Profil - Compétences et connaissances requises


Compétences exigées :

- Coordination et gestion de projet

- Capacité rédactionnelle

- Permis B souhaité



Profil :

- Bonne gestion du stress

- Diplomatie

- Autonomie

- Force de proposition

- Sens des responsabilités

- Bon relationnel


Connaissances souhaitées:

- lutte contre les discriminations

- secteur associatif

- juridiques


4 - Rémunération et avantages sociaux

Salaire : 1200€ net.

Abonnement TCL et remboursement des déplacements.

Téléphone professionnel.


5 - Contacts

Bruno SAUVÉ : bruno.sauve@gmail.com

Résidence administrative : Lyon

Chargé de développement local - SOS Racisme Rhône.pdf

10 ANS de lutte contre les discriminations - COLLOQUE SOS RACISME

SOS Racisme organise le 20 et 21 novembre prochain à l’Hôtel de Ville de Paris, un colloque intitulé "10 ans de lutte contre les discriminations".

Le 29 avril 1999, à Tours, SOS Racisme faisait condamner la boite de nuit le PYM’S pour discrimination raciale. Cette condamnation a permis de faire reconnaître indirectement le testing comme mode de preuve et ouvrait la voie à d’autres victoires judiciaires.

10 années après, nous souhaitons dresser le bilan de l’action réalisée. Lors de ce colloque, les auteurs de la lutte contre les discriminations seront réunis pour présenter leur travail, tant sur le volet judiciaire que sur les actions de prévention.

Le colloque est validé dans le cadre de la formation continue des avocats.

Vous trouverez ci-joint le programme du colloque. Inscrivez-vous dès maintenant et faites circuler l’information autour de vous.

Détails techniques :

Contact/inscription : 01 40 35 36 55 / luttecontrelesdiscriminations@sos-racisme.org

Programme

Vivre ensemble

10 cineastes contre le racisme












[les dates et horaires de diffusion]


Fichage éthno-racial chez Eurodisney - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Visite de l’huissier mandaté par SOS Racisme

L’huissier de justice, qui s’est rendu ce jour au siège d’Eurodisney, a pu saisir la liste des salariés victimes de la catégorisation éthno-raciale.

SOS RACISME va pouvoir procéder au croisement de ses éléments de nationalité enregistrés dans le registre du personnel avec les statistiques mentionnées dans le bilan social (joint), dans lequel les nationalités sont regroupées pour aboutir à des catégories ethno-raciales.

En revanche, l’huissier n’a pas pu se faire remettre le fichier regroupant les candidatures faites par le biais du site Internet ne permettant pas d’identifier les personnes qui avaient renseigné le champ « pays » distinguant France, Martinique, Guadeloupe et Réunion. En effet, il est encore possible de constater que Eurodisney demande aux candidats qui souhaiteraient postuler en ligne à l’adresse http://disneylandparis-casting.com/... de renseigner le champ « pays » dans la rubrique « créez votre CV ».

L’huissier de justice mandaté par SOS RACISME pourrait donc être amené à retourner au siège d’Eurodisney pour réclamer les fichiers qui ne lui ont pas été remis.

SOS RACISME envisage par ailleurs de saisir le Parquet pour poursuivre l’enquête.

Fichage éthno-racial chez Eurodisney - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Fichage éthno-racial chez Eurodisney"

Discriminations ethno-raciales - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Le rapport accablant sur les pratiques de grandes entreprises dévoilé

Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, et Samuel Thomas, président de la Fédération nationale des Maisons des potes et vice-président de SOS Racisme, ont rendu public aujourd’hui un rapport accablant sur les systèmes discriminatoires de recrutement dans les entreprises et dans le marché locatif (cf. en pièce jointe). Ce rapport fait suite à la signature le 13 novembre 2008 d’une convention de partenariat entre Patrick Karam, SOS Racisme et la Fédération nationale des Maisons des potes relative au fichage territorial ou ethno-racial. Les signataires s’engageaient alors à entreprendre de concert une action déterminée et ciblée pour contraindre les contrevenants à cesser ces pratiques. Dans le rapport, une quinzaine de grandes entreprises sont dans le collimateur, soupçonnées d’avoir mis en place un fichage ethno-racial ou territorial qui constitue une infraction pénale en soi. Une pratique qui constitue le préalable à des discriminations systématisées visant les Ultramarins et plus largement toutes les composantes de la diversité. Le rapport pointe ainsi preuves à l’appui le fait que les candidats à un poste fichés selon leurs origines (par exemple : « Origine pays : La Réunion, Guadeloupe, Afrique... ») étaient l’objet de discrimination. La convention signée avec Patrick Karam a soutenu la Fédération des Maisons des potes et SOS Racisme pour relancer les procédures judiciaires en cas de non lieu ou de classement sans suite dans les dossiers les plus solides mais aussi pour accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires. En matière de discriminations à l’emploi, l’État seul ne peut tout régler. De même, les associations n’ont pas toujours les moyens d’agir. Le partenariat avec le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer qui a permis à SOS Racisme et la Fédération nationale des Maisons des Potes d’assurer une véritable mission de service public, est le gage de l’efficacité pour traquer et dénoncer les pratiques discriminatoires à l’embauche qui fragilisent le pacte républicain. Le délégué interministériel a participé activement à la mise au point de la stratégie globale pour mettre un terme à ces discriminations. C’est ainsi que pour la première fois, l’État apporte son concours à la lutte contre un délit pourtant inscrit dans le code pénal depuis plus de trente ans. Une véritable volonté politique incarnée par Patrick Karam couplée à la compétence du milieu associatif aura été nécessaire pour obtenir des résultats probants sur cette question.

Discriminations ethno-raciales - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !: "Discriminations ethno-raciales"