SOS Racisme Partenaire de Quat'rues

vendredi 31 juillet 2009

SOS Racisme : coup de gueule des comités locaux

COMMUNIQUE
Par des responsables de comités SOS Racisme en province
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Depuis quelques mois toute la presse nationale relaye sans recul les problèmes de Julien Dray avec Tracfin qui impliquent l’association des parrains de SOS Racisme et la FIDL en particulier. La façon dont sont traitées les informations issues des fuites à partir du dossier d’instruction mené par le procureur de Paris nuit fortement à l’image de notre association.

En tant que militants de SOS Racisme, nous tenons à rappeler, que SOS Racisme est une organisation militante qui regroupe des milliers de bénévoles à travers toute la France. Ses militants ne cessent de se mobiliser pour combattre par tous les moyens possibles, le racisme, l’antisémitisme et les discriminations quelles qu’elles soient. De nuit comme de jour, en zone urbaine comme en zone rurale, en centre ville comme dans les quartiers défavorisés, le réseau des militants de SOS Racisme est présent. Il travaille, il reçoit des victimes dans ses permanences, il aide dans les procédures juridiques avec le soutien de centaines d’avocats souvent bénévoles.

Nous souhaitons que cette affaire soit menée dans la sérénité car nous avons, nous aussi, besoin de savoir ce que l’on nous reproche.
Sauf si c’est une manipulation grossière, politique comme cet article de « Breizh NOVOpress », sur le comité de Nantes qui a toujours fait un travail formidable. Cet article contenant des informations mensongères, n’est ni plus ni moins qu’une grosse manipulation qui vise Jean Marc Hérault dont l’unique tort est de se mobiliser et de mobiliser son conseil municipal contre le racisme afin que sa ville ne soit pas le lit des idées nauséabondes, discriminatoires, racistes et antisémites.

L’efficacité du travail des comités de SOS Racisme n’est plus à démontrer. Nous invitons tous les détracteurs de SOS Racisme de regarder les jurisprudences en matière de lutte contre les discriminations et de voir la part de l’apport des actions de SOS Racisme ou tout simplement de venir à nos permanences à Paris ou en Province (Nice, Grenoble, Lyon Saint Etienne, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Calais, Orléans, Tours, Angers, etc.…)

Le combat mené par SOS Racisme ce n’est pas une vision de l’esprit et moins encore un fantasme entretenu contre l’extrême droite et ses acolytes. C’est un engagement pragmatique qui bénéficie à des milliers de personnes tous les jours. C’est un engagement sans faille contre l’antisémitisme, contre les discriminations dans l’accès aux droits et pour l’affirmation de la liberté, de la laïcité, de l’égalité et de la démocratie.

Certes nos méthodes ne plaisent pas à tout le monde mais ce n’est pas une raison de vouloir torpiller un héritage de combat républicain qui s’inscrit dans les traditions de notre pays, la France. Notre société qui est si mouvante, où le racisme, l’antisémitisme et les discriminations sont de plus en plus pervers, a besoin d’une association comme SOS Racisme dont les méthodes innovantes et modernes ont permis et vont permettre encore de déceler et de faire condamner les actes non conformes à nos valeurs républicaines mais aussi de construire de nouvelles démarches en terme d’innovations sociales et culturelles qui participent à l’effort de maintien d’un tissu social apaisé car guidé par plus de justice et d’égalité.

Nous pensons enfin que notre association et notre travail méritent du respect notamment de la part des médias qui localement comme nationalement ont pu à plusieurs reprises être témoins du sérieux et du dévouement de nos militants.

Nous remercions tous ceux qui parrains, marraines ou simples sympathisants continuent à nous faire confiance et à soutenir notre action.

Amar THIOUNE Président de SOS Racisme Rhône Alpes et membre du Bureau National
Norbert NITCHEU membre du Conseil national de SOS Racisme et de Sos Racisme Loire
Saïd HAMIMI SOS Racisme Loire
Mamadou THIOYE Président de SOS Racisme Alpes Maritime et membre du Bureau National
Nabil KADRI Président de SOS Racisme Marseille
Arnaud MAFOUA Président de SOS Racisme comité d’Orléans
Joseph NZINDA Président de SOS Racisme comité d’Angers
Pierre NZINDA Président de SOS Racisme comité de Tours
Arthur LEGENDRE Président SOS Racisme comité de Loire Atlantique
Lamine DIOUF Président de SOS Racisme comité de Metz
Najwa EL AITHAIE Présidente de SOS Racisme comité du Havre
Anthony SIMATI Président de SOS Racisme comité de Calais
Abdelkader TAHAR Président SOS racisme comité du Nord Isère et membre du conseil national
Jacques SAVINE Président SOS Racisme comité Grenoble/Isère
Bruno SAUVE Président SOS Racisme Comité du Rhône
Delphine JAMINET SALL SOS Racisme Comité du Rhône et membre du conseil national
Sandrine MALLET Présidente SOS Racisme Comité de Bordeaux et membre du bureau national

Contact presse : Amar Thioune 06 82 67 32 08

Le Progrès de Lyon - Infos du Rhône : Roanne : des inscriptions antisémites sur un terrain de sports

Hier matin, en arrivant au stade Malleval afin de préparer le tournoi qu'ils organisaient dans l'après-midi, les bénévoles d'un club de football roannais ont découvert une inscription antisémite et une croix gammée tracées avec du sable sur le revêtement

d'un terrain synthétique. Alertés, les policiers ont constaté puis détruit les insultes. Une enquête a été ouverte pour connaître les circonstances et découvrir l'identité du ou des auteur(s) de cet acte à caractère antisémite.


Le Progrès de Lyon - Infos du Rhône : Roanne : des inscriptions antisémites sur un terrain de sports

Les victimes de discriminations hésitent encore à porter plainte - France - la-Croix.com

En 2008, les pôles anti-discrimination n’ont reçu en moyenne que trois plaintes chacun

Ils devaient changer la manière d’instruire les affaires de discrimination. Mais les pôles anti-discrimination créés il y a deux ans ne font pas recette. Dans chacun des 181 tribunaux de grande instance que compte l’Hexagone, ces pôles – composés de magistrats spécialisés – attendent d’être saisis. Et les plaintes restent rares. En 2008, les juridictions en ont, en moyenne, reçu trois chacune.

Comment comprendre le peu d’empressement des victimes à saisir la justice ? Par la difficulté du combat judiciaire d’abord. Nadia, commerciale dans le secteur automobile, qui a mené ce combat, peut en témoigner : « Mon patron exigeait de moi que je taise mon nom de famille pour ne pas faire fuir la clientèle. J’ai beau avoir reçu le soutien de l’inspection du travail, je bataille encore en justice, sept ans après le début de l’affaire. »

Chaque année, sur les centaines de plaintes déposées, seule une vingtaine donnent lieu à une condamnation. « Autant dire qu’une vraie impunité continue de régner », regrette le président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Mouloud Aounit.

"Consentir à une médiation, ce serait comme accepter d’être achetée"

Résultat : les victimes finissent par se tourner vers d’autres modes de résolution des conflits. Deux procédures ont tout particulièrement leurs faveurs : la médiation et la transaction pénale, toutes deux proposées par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde). « Dès lors que les deux parties en conviennent, nous pouvons jouer le rôle d’intermédiaire et faciliter la conclusion d’un règlement financier », confirme Fabien de Chavanne, juriste à la Halde. Atout de tels dispositifs : leur rapidité et leur confidentialité. Et, pour les victimes, la quasi-certitude d’obtenir réparation.

Ces procédures n’en font pas moins polémique. Elles heurtent notamment le vice-président de SOS Racisme, Samuel Thomas. «Nous militons pour que les affaires de discrimination arrivent devant le juge, parce que la vertu pédagogique des procès est irremplaçable. C’est elle qui fait progressivement évoluer les mœurs. »

Une conviction qui ne fait pas oublier au responsable associatif la difficulté qu’il peut y avoir à aller en justice. « Se lancer dans un contentieux judiciaire constitue, il est vrai, une réelle épreuve, mais c’est par cette dénonciation que les victimes se rendent utiles au reste de la société. » Nadia reprend l’argument à son compte : « J’ai parfois l’impression que je vais perdre la tête mais je continue le combat pour tous ceux qui ont été victimes de discrimination avant moi au sein de mon entreprise. Du coup, pour moi, consentir à une médiation, ce serait comme accepter d’être achetée…»

"Il suffit de quelques décisions de justice fortes et bien médiatisées pour sensibiliser les entreprises"

Une autre affaire, révélatrice de la différence d’approche entre la Halde et SOS Racisme, alimente la controverse depuis plusieurs mois. Une femme d’origine africaine s’est récemment vu refuser l’embarquement pour Moscou sur une très fameuse compagnie aérienne européenne. Et ce à la suite d’un accord passé entre la compagnie et les autorités moscovites, qui prétendent vouloir prévenir les attaques dont font l’objet les personnes à la peau noire sur le sol russe.

« Si ce dossier avait été présenté à un juge, les méthodes de cette entreprise auraient pu être dénoncées et condamnées », assure Samuel Thomas. Mais la jeune femme a préféré opter pour une médiation, via la Halde. Pour Fabien de Chavanne, il n’est pas nécessaire que chaque affaire débouche sur un procès, « il suffit de quelques décisions de justice fortes et bien médiatisées pour sensibiliser les entreprises. »

Alors médiation ou procès ? Au Mrap, on refuse toute position dogmatique. « L’intérêt de la victime est notre seule priorité. Elle seule sait ce qui est bon pour elle », assure Mouloud Aounit. «En revanche, lorsqu’une grande entreprise d’État ou une organisation financée par des fonds publics se rend coupable de discrimination, nous faisons tout pour que la victime porte plainte. De sorte que les subventions versées à l’entreprise soient conditionnées au respect du droit. »
Marie BOËTON

Les victimes de discriminations hésitent encore à porter plainte - France - la-Croix.com

La Gazette des Communes

L'interco a organisé cinq sessions consacrées à la lutte contre les discriminations. 150 agents et élus y ont participé.

A Amiens métropole, le changement de majorité, en mars 2008, s'est traduit par la création d'une nouvelle délégation à l'égalité des chances et à la lutte contre les discriminations. Elle a permis à l'agglomération de se doter d'une politique de management participative, destinée à favoriser l'équité dans les recrutements et la gestion des carrières.

Contexte : des dysfonctionnements
C'est lors de l'arrivée d'une nouvelle équipe à la tête des services mutualisés de la communauté d'agglomération et de la ville d'Amiens, qu'une politique de lutte contre les discriminations a été mise en œuvre. Estimant en effet que les « dysfonctionnements » constatés dans les modalités de recrutement antérieures avaient été la source de « mécontentements internes et d'un manque de transparence vis-à-vis des candidats externes », la nouvelle direction des services a affiché sa volonté de faire d'Amiens métropole une collectivité « exemplaire » en matière d'égalité des chances.

Méthode : sessions de formation
Dans ce but, l'interco a misé sur la formation de ses agents. Cinq sessions d'une journée ont ainsi été organisées, avec un objectif managerial et opérationnel : « Le but de ces formations était de permettre à chacun de disposer d'un socle commun de connaissances. Avant de travailler sur le fond, il fallait, en premier lieu, définir exactement les notions de parité ou de handicap. Surtout, il s'agissait de rappeler que la discrimination est avant tout un délit », témoigne Michel Daumin, directeur général des services. Ce programme a bénéficié du soutien financier de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acse), qui a également apporté son aide au choix des formateurs (cabinet Aequalis). Quelque 150 personnes, dont 75 cadres, 25 représentants syndicaux et 50 agents de la direction des ressources humaines ont pu se rencontrer lors de ces séances, échanger sur leur méthode de management interne et s'interroger sur leurs pratiques quotidiennes. « Les responsables peuvent être à l'origine de discrimination sans le savoir, complète le DGS. Les cas les plus flagrants sont souvent décelés dans les modalités de gestion des carrières. »

Outils : un diagnostic action
Cette première étape doit déboucher, d'ici quelques mois, sur la réalisation d'un diagnostic-action, qui devra permettre la mise en place de programmes thématiques. Là encore, la méthode participative sera privilégiée, grâce à un comité de suivi du projet associant élus et directeurs de services. Des groupes de travail se pencheront sur cinq thématiques (logement, emploi, sécurité, éducation, culture) et proposeront les cahiers des charges, qui, après validation par les élus, pourront être appliqués dès octobre 2009.

Objectifs : convention et certification
Certains objectifs ont d'ores et déjà été identifiés, comme l'étude de faisabilité d'un projet de certification « diversité » de l'interco, un plan territorial de lutte contre les discriminations à l'emploi, un projet de convention avec le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique, ou encore un plan d'accès aux droits des étrangers.

La Gazette des Communes: "Amiens forme ses cadres à la lutte contre les discriminations"

Arrangement franco-britannique sur le Calaisis - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Sommet franco-britannique du 6 juillet 2009 : signature de l’arrangement administratif visant à sécuriser la frontière commune et lutter contre l’immigration irrégulière.

SOS Racisme dénonce la conclusion de « l’arrangement administratif relatif à l’action conjointe des gouvernements de la France et du Royaume- Uni visant à sécuriser la frontière commune et lutter contre l’immigration irrégulière ». Nous le savons, la situation migratoire du Calaisis est le « fer de lance » de notre actuel ministre de l’immigration, M. Besson : en à peine 6 mois d’activités, il s’est déjà rendu deux fois à Calais pour proposer et mettre en œuvre un paquet sécuritaire qui fait fi des besoins de protections des migrants y transitant pour rejoindre le Royaume – Uni. Dans son second discours de Calais2, M. Besson avait vertement tancé notre voisin britannique. Les torts sont réparés notamment grâce à la conclusion d’un arrangement financier où le gouvernement de Gordon Brown supporte seul les frais de financement des nouveaux outils de lutte contre l’immigration clandestine. Au-delà de cet arrangement financier au service de la lutte contre l’immigration clandestine, les deux puissances se sont entendues pour « prendre immédiatement des mesures concrètes afin de diminuer le nombre d’étrangers en situation irrégulière à la frontière commune ». Pour ce faire, il faudra « participer à des activités conjointes en matière de retour, notamment par voie aérienne » et « mettre en œuvre le retour forcé vers leur pays d’origine d’étrangers de nationalités clés ». Si nous comprenons bien que, dès cet été, des charters communs franco – britanniques vont de nouveau être affrétés afin de procéder à des expulsions massives, nous aimerions beaucoup que M. Besson explicite le sens « d’étrangers de nationalités clés » ? S’agit-il de nous annoncer la reprise de vols communs à destination de pays en guerre, ce qui constituerait un évident déni d’humanité ? Nous rappelons, une nouvelle fois, qu’une part significative des migrants transitant par le Calaisis est originaire de pays en guerre. De ce fait, ils peuvent légitimement bénéficier d’une protection internationale. Or, c’est en raison de l’application du système européen de répartition des demandeurs d’asile - le règlement Dublin II- et des disparités entre les différents régimes d’asile au sein de l’Union Européenne que ces personnes en besoin de protection se retrouvent bloquées dans le no man’s land calaisien. Or, ni l’arrangement administratif conclu, ni la déclaration franco – britannique sur l’immigration ne contiennent de dispositions sur la prise en charge des personnes en besoin de protection. SOS Racisme appelle les gouvernements français et britanniques à recouvrer la raison et, s’ils souhaitent réellement améliorer la situation à Calais, à mettre en œuvre des actions communes en faveur des migrants en décidant d’un moratoire du règlement Dublin II et en examinant les besoins de protection des populations réfugiées.


Arrangement franco-britannique sur le Calaisis - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Hexagone: La Cour des comptes contre Besson et pour la Cimade?

La décision de Besson de mettre fin au monopole de la Cimade dans les centres de rétention administrative (CRA) où sont enfermés les étrangers en attente d'expulsion est-elle plus politique qu'économique? "La démarche du ministère appelle trois remarques au regard de l'utilisation optimale de l'argent public", note la Cour des comptes dans une enquête réalisée à la demande de la commission des comptes du Sénat, et rendue publique ce mercredi 1er juillet.

En août 2008, Brice Hortefeux, alors ministre de l'Immigration décide de faire taire la trop critique Cimade. Solution trouvée: diviser pour régner. A l'avenir, la carte des centres de rétention sera divisée en huit lots, chacun pouvant être confié à une association différente. Après une longue série de péripéties judiciaires, le juge des référés du tribunal administratif donne raison à la Cimade, et suspend le 30 mai le marché pour des motifs tenant aux modalités de l'appel d'offre.

Se refusant à "porter une appréciation sur l'action de la Cimade" et à "déterminer s'il faut une ou plusieurs associations pour assumer cette tâche", la Cour des comptes s'est penchée sur la logique financière de la décision du ministère de l'Immigration. Et n'a visiblement pas été convaincue.

D'abord, "le choix de l'allotissement géographique (en clair la division de la France en huit lots affectés chacun à une seule association, ndlr) censé améliorer l'efficacité de la dépense, n'a pas fait l'objet d'une analyse détaillée préalable de ses coûts et de ses avantages au regard des objectifs fixés".

Ensuite, "il est incertain qu'un dispositif éclaté entre plusieurs intervenants par grandes régions puisse être plus efficace et moins coûteux qu'un dispositif national, dès lors qu'il est réellement souhaité conserver une vision d'ensemble sur les conditions d'assistance juridique et garantir qu'un retenu qui changerait de CRA bénéficie d'une continuité dans l'aide juridique apportée".

Enfin, "sur le plan budgétaire, la Cour n'est pas convaincue par les arguments donnés par le ministère de l'Immigration pour justifier le choix d'un dispositif d'allotissement géographique, de préférence à d'autres modalités pratiques, en vue d'assurer une diversité des personnes morales intervenantes".

Fermez le ban

Pour l'heure, l'exécution du marché est seulement suspendue. Le Tribunal administratif, également saisi "sur le fond", n'a pas encore rendu son jugement.


Hexagone: La Cour des comptes contre Besson et pour la Cimade?

« Défendre la cause des étrangers en justice » publication du GISTI


Le 8 décembre 1978, le Conseil d'État rendait, à la requête du Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), un arrêt promis à un grand retentissement, dans lequel il reconnaissait l'existence d'un principe général du droit dont pouvaient se prévaloir aussi bien les étrangers que les nationaux : le droit de mener une vie familiale normale.

Cet arrêt a marqué le début d'une longue série d'actions en justice grâce auxquelles le Gisti et d'autres associations ont tenté de faire respecter et progresser les droits des étrangers.

Quel bilan peut-on tirer de cette forme de mobilisation ? C'est à cette question qu'entend répondre le présent ouvrage, qui réunit les interventions présentées lors du colloque organisé par le Gisti le 15 novembre 2008 à Paris, à l'occasion du trentième anniversaire de l'arrêt de 1978.

À partir des combats contentieux engagés devant différentes instances juridictionnelles ou non juridictionnelles - le juge administratif, bien sûr, mais aussi les juridictions judiciaires, la Cour européenne des droits de l'homme, la Haute autorité de lutte contre les discriminations... -, il s'agit de mettre en lumière les stratégies développées par les associations, les syndicats, les avocats dans le cadre de la défense des étrangers, d'analyser les raisons qui, trop souvent, privent d'effectivité les victoires obtenues, de faire finalement le bilan de trente ans de jurisprudence concernant la condition des étrangers.

Juillet 2009, co-édition Dalloz/Gisti, 346 pages, 38 € (40 € - 5 %)* + 4 € de frais d'envoi
ISBN 978-2-247-08369-5

Violences au Xinjiang. - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme est extrêmement préoccupée suite aux violences qui ont embrasé la province du Xinjiang depuis dimanche dernier. Pour mémoire, une manifestation pacifique de la minorité ouïgoure a été violemment réprimée. Or, elle faisait suite au lynchage de deux personnes appartenant à l’ethnie ouïgoure - accusées de viol et livrées à la vindicte populaire - avec pour revendication que toute la lumière soit faite sur ce drame et que cesse les exactions subies par cette population. Depuis, les violences inter ethniques, opposant les Hans aux Ouïgours ne cessent de croître, attisées par le pouvoir central sur fond d’arrestations massives, de détentions au secret et de décès, à ce jour, indénombrables. De son côté, le gouvernement chinois, pour justifier ses exactions, se pare des oripeaux de la lutte contre le terrorisme, accusant tantôt le Congrès Mondial Ouïghour et plus généralement les séparatistes d’entretenir des liens avec Al Qaeda. Ne nous y trompons pas : les causes de la révolte trouvent leur source dans les discriminations et les traitements vexatoires que subit la minorité ouïgoure et non dans une prétendue contamination de l’intégrisme religieux. Les causes de cette contestation sont les mêmes que celles ayant embrasé le Tibet il y a plus d’un an et qui demeurent à l’œuvre dans ces deux provinces. Au Tibet comme au Xinjiang, la minorité tibétaine comme la minorité ouïgoure sont soumises à une acculturation forcée, dans laquelle elles se retrouvent empêchées de pouvoir vivre en toute sérénité leur langue, leur religion, leur culture et de pouvoir accéder à une pleine égalité sociale. SOS Racisme presse la communautaire internationale de prononcer une condamnation ferme et immédiate afin que cesse la répression et que les Ouïgours puissent jouir d’une égalité de traitement et du respect de leur culture.

Violences au Xinjiang. - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

Ouïgours : révolte et massacre

Les médias titrent sur des affrontements inter-ethniques entre Hans et Ouïgours.
Le terme est ambigu et évoque des bagarres de bas étage entre des populations qui en seraient demeurées au stade de l'ethnie. Ainsi les Ouïgours ne constitueraient pas un peuple opprimé et dominé par la dictature chinoise.
Celle-ci utilise pourtant intensément le chauvinisme contre les minorités nationales, comme au Tibet l'an dernier.
De plus en tant que musulmans et turcophones, les Ouïgours sont immédiatement stigmatisés comme islamistes. Le régime chinois a ainsi protesté après la libération par les Etats-Unis d'un groupe d'Ouïgours qui étaient détenus depuis plusieurs années à Guantanamo. La Chine réclamait qu'ils lui soient livrés, mais l'administration Obama a heureusement décidé de les libérer dans un archipel du Pacifique.
Dans la répression et les massacres actuels, il s'agit de bien autre chose, qui rappelle le sort des populations du Caucase dans la Russie de Poutine. Le régime russe reprend à son compte la conquête tsariste et l'oppression stalinienne, discrimine les populations caucasiennes de la fédération et les massacre quand elle se révoltent comme en Tchétchénie. Le parti communiste chinois poursuit également la tradition de l'oppression des nationalités dans l'Empire du Milieu...
http://memorial98.over-blog.com/article-33611957.html

Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ? « Caroline Fourest

Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ?

By Caroline Fourest

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Il s’appelle Vahid Kiani Motlagh. Il est iranien, gay, menacé d’être pendu dans son pays, mais la France s’apprête à le renvoyer chez lui. Il traversait notre pays pour rejoindre la Belgique, où il voulait se marier avec l’homme qu’il aime. Mais la France l’a arrêté, mis en centre de rétention et s’apprête à faire de lui l’un de ces numéros expulsés dont on tire un bilan politique satisfait.

En Iran, il se fera sans doute arrêter. Par des bassidji, des gardiens de la révolution ou de simples policiers. On l’accusera de viol et de “sodomie”, et on le pendra. C’est la coutume dans un pays dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, refuse de reconnaître qu’il existe des homosexuels… mais veut bien les tuer quand même. Un ennemi parmi les autres, les opposants politiques, les esprits libres, les journalistes, les femmes qui ne veulent pas se soumettre et porter le voile. On le pendra comme on a tiré sur Neda, cette étudiante de 27 ans qui voulait simplement “plus de libertés”. Pour éliminer toute opposition, toute résistance.

Le voile de Neda, le sang qui coule sur ses yeux, la corde qui attend Vahid, ce sont les signes d’un monde en lutte. Pour l’émancipation. Pendant ce temps, sur les trottoirs de France, des Samia ou des Marie-Christine ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre l’émancipation. Elles prennent le voile intégral pour rester “pures”, se protéger du monde extérieur (tous les autres). Elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent. Elles, ce qui les choque, c’est le manque de pudeur, “tous ces pédés dans la rue” et ces “femmes qui ne se marient pas”. Elles sont nées en France, sont allées à l’école, elles ne manquent ni d’éducation ni d’intégration. Elles sont françaises et elles ont choisi librement… l’aliénation.

Pour faire plaisir à l’homme qu’elles aiment ou par fierté. Pour montrer qu’elles sont plus pieuses que les autres. Leur voile n’est dans aucun Coran. C’est un uniforme politique encouragé depuis l’Arabie saoudite. Il est censé être plus pudique. Avec lui, pourtant, on ne voit qu’elles.

Elles le portent comme on entre dans une secte, avec la foi aveugle des convertis. Mais les groupes salafistes qui leur suggèrent ce choix, eux, sont dans une démarche politique. Comment ne pas s’interroger sur le message qu’ils envoient à travers le corps des femmes ? Si nous vivions dans un monde où le Ku Klux Klan avait pris le pouvoir aux Etats-Unis et pendait des Noirs… que penserions-nous si des Français se mettaient à porter leur cagoule blanche pour faire leurs courses ? Le fait qu’ils soient consentants suffirait-il à nous rassurer ? Suffit-il de déguiser son sectarisme politique en religion pour que tout soit permis dans l’espace public ?

Ce sont toutes ces questions qui vont ressurgir à l’occasion du débat qui s’ouvre. Elles sont passionnelles. Et pourtant, il faudra mener celui-ci avec sang-froid. En s’écoutant. Les femmes portant le voile intégral diront leur vérité. Elles devront aussi entendre l’effet produit par leur choix en société. Chaque mot de travers sera guetté par les incendiaires pour propager soit le rejet de l’islam soit l’uniforme du martyr. Entre les deux, la Commission va devoir tâtonner. Peut-on convoquer la laïcité pour réglementer le port vestimentaire d’adultes dans la rue ? Au risque de lui rendre un bien mauvais service et d’amalgamer ce débat avec celui sur les signes religieux à l’école ? Peut-on invoquer la protection de la “dignité de la femme” ? Dans ce cas, il faudrait interdire tellement de choses sur la voie publique… Pourquoi ne pas se contenter d’exiger que tout le monde, sans exception, accepte de s’identifier pour des raisons de vivre-ensemble et de sécurité ? Faut-il renoncer à cette exigence pour ne pas ouvrir une brèche ? Le débat tranchera. Mais ne nous y trompons pas. On ne fera pas changer d’avis Samia ou Marie-Christine. Par contre, on peut sauver Vahid. En lui accordant l’asile politique au lieu de l’expulser.

Caroline Fourest

LE MONDE | 26.06.09



Et si on allait en voile intégral à la Gay Pride ? « Caroline Fourest

Est-ce une rumeur ou le CNRS brûle-t-il ? - Le blog de Mohamed Sifaoui

J'avais évoqué dans mon précédent article le cas de ce « chercheur » du CNRS qui souhaite se faire passer pour le capitaine Dreyfus. Et de certains de ses « amis » qui se prennent pour des Zola en tentant de remuer ciel et terre pour qu'aucune sanction ne lui soit infligée en raison de manquements professionnels qui l'ont mené vers le conseil de discipline. Alors, qu'en est-il exactement ? D'abord, posons le sujet calmement, sereinement et méthodiquement. Je vous tranquillise, il n'y a aucune affaire Dreyfus au CNRS. Rassurons-nous, le « chercheur » objet du scandale n'ira pas croupir sur l'île du Diable en Guyane. Son contradicteur n'est pas le colonel Henry, mais un fonctionnaire qui, selon toute évidence, n'a fait que son travail. Et parmi les soutiens de notre « chercheur », il n'y a ni Zola, ni le sénateur Trarieux ni le colonel Picquart. Détendons-nous, l'affaire est fort heureusement beaucoup plus simple que celle qui avait tenu la France en haleine entre 1894 et 1906. De quoi s'agit-il donc ?

L'histoire est limpide et je vais essayer de vous la conter. Depuis quelques années, d'aucuns ont remarqué que le CNRS, ou plus précisément certains de ses laboratoires, ceux travaillant sur les questions de l'islam ou de l'islamisme, étaient pris en otage par un groupe de « chercheurs » et « d'universitaires », censés pourtant faire preuve de neutralité, de froideur, de distance, d'honnêteté, de recul et d'approche scientifique, et qui s'adonnaient en réalité, le plus souvent, à des travaux apologétiques en faveur de l'islam politique et en faveur de l'intégrisme. Mais il n'y a pas que cela : notre « chercheur » et certains de ses amis sont allés jusqu'à entretenir des liens privilégiés avec quelques chapelles françaises des Frères musulmans tout en dénigrant les musulmans progressistes les jetant vers la lame des tueurs fanatiques en les qualifiant « d'islamophobes ». D'ailleurs, dans l'un de ses livres, notre « chercheur » avait dressé une belle liste de musulmans alimentant, de son point de vue, « l'islamophobie » et naturellement il me réservera une place de choix dans cette énumération digne justement de l'époque antidreyfusarde. Le « chercheur » me désigna, avec beaucoup d'autres, à la vindicte intégriste. Lui, l'homme intègre, honnête, neutre, universitaire froid adoptant une méthode scientifique avançant sous la couverture d'une prestigieuse demeure comme le CNRS décida alors, que nous étions bons pour la fatwa et l'excommunication. Ce « chercheur » qui se fait passer aujourd'hui pour Dreyfus a fait ce que tout antidreyfusard aurait fait à la fin du 19e siècle. Il nous a désignés comme des « traîtres ». Jugement équivalant à une condamnation à mort dans l'esprit de tout islamiste et cela, notre « chercheur » ne pouvait l'ignorer.

Alors que les procès et les intimidations sont une arme que beaucoup des amis de notre « chercheur » utilisent à la moindre critique qu'ils reçoivent, j'avais refusé à l'époque de poursuivre l'individu et je ne lui avais même pas répondu ni exigé un droit de réponse. Chez moi, c'est là un principe sacré que d'éviter de traîner mes détracteurs devant les tribunaux, y compris quand je suis diffamé par eux. Plus tard, il fera circuler une rumeur selon laquelle je serais lié aux services secrets algériens. Et quand des journalistes qui enquêtaient sur mon parcours, lui poseront la question « avez-vous des preuves ? », il affirmera face à la caméra, toute honte bue, « Non je n'ai pas de preuves mais on me l'a dit ». Voilà un « chercheur » atypique qui se forge des convictions sur la base de « on me l'a dit » et qui doit certainement lire très souvent certains blogs-poubelles pour rechercher ses vérités de « chercheurs ». Mais passons. Il n'est pas question ici de parler de ses compétences. Après tout, en République, on a le droit d'être nul et de mauvaise foi.

D'un autre côté, l'un des supporters indéfectibles de notre « chercheur » avait déclaré à propos de l'affaire Robert Redeker que ce dernier aurait cherché à « chatouiller la fatwa » à travers ses écrits et ses positions. On peut ne pas aimer les opinions d'un philosophe, on peut ne pas apprécier le travail d'un intellectuel, on peut aussi le trouver totalement ignorant. Mais tout de même, lorsqu'un homme se voit obliger de quitter son emploi, sa maison, vivre en clandestinité sous protection policière permanente pour éviter les menaces qui pèsent sur lui, une certaine décence voudrait - et je ne parlerai que de la décence - qu'on lui foute la paix, qu'on ne jouisse pas en l'enfonçant. Parce qu'en affirmant cela, cet autre « chercheur » souhaitait au fond de lui-même que Redeker se prenne une balle dans la tête. Je l'évoque clairement, penser que Redeker a « chatouillé la fatwa », c'est dire avec la subtilité du « chercheur », ce qu'un voyou formulerait ainsi : « bien fait pour sa gueule, il l'a bien cherché. Donc, qu'il crève ! »

Voilà pourquoi je parle d'indécence quand j'évoque les méfaits de ce genre de « chercheurs ». Ils sont les dépositaires d'une pensée qu'ils souhaitent voir dominer sur le débat public et qui nous interdirait de formuler la moindre critique sur l'islam et l'intégrisme musulman, qui nous empêcheraient d'être impertinents à l'égard des barbus et virulents en direction de ces infâmes qui instrumentalisent la religion à des fins politiques.

Je ne serais donc qu'un vulgaire « islamophobe ». Certains Ayatollahs du CNRS ont décidé ainsi. Depuis plus de vingt ans, je n'ai cessé de répéter que les musulmans étaient les premières victimes de l'islamisme et pour avoir dit ça, je serais un « islamophobe » ? Ai-je saccagé des mosquées ? Brûlé des exemplaires du Coran ? Ai-je profané des tombes musulmanes ? Non ! Rien de tout cela. Durant toute ma carrière, je n'ai fait que dénoncer l'obscurantisme qui gangrène ma religion, condamner le terrorisme qui tue en son nom, critiquer les groupes, les sectes ou les courants qui l'instrumentalisent, fustiger les idéologues qui endoctrinent des jeunes en utilisant l'islam et malgré tout, il eut fallu que je vienne me réfugier en France pour échapper à la barbarie des islamistes et aux injustices du pouvoir algérien pour me faire traiter par un « chercheur » du CNRS, s'il vous plaît, « d'islamophobe », alors que je suis né, que j'ai grandi et que je mourrai musulman. Lamentable ! Pauvre France, pauvre CNRS et pauvre « chercheur ».

Je vais maîtriser cette colère froide qui m'anime à l'évocation de ce sujet et poursuivre mon propos. Je ne veux surtout pas qu'on croie un instant que j'aurais un problème personnel avec ce « chercheur », enfin pas encore. Je ne le connais pas et j'avoue que j'aurais débattu avec lui s'il ne faisait pas partie d'une secte dont certains des membres sont d'une condescendance extraordinaire refusant toute contradiction, estimant que leur seule « vérité » fait foi et pensant probablement qu'un musulman émancipé des dogmes obscurantistes est forcément un suspect.

Quand je parle de l'islam, je sais de quoi je parle. Et quand je parle d'islamisme aussi. L'islam n'est pas seulement un sujet de thèse pour moi. Ce n'est pas juste une spécialité. J'ai consacré ma vie à essayer de comprendre la réalité de ma religion. Dire que l'islam ne pose aucun problème est un mensonge grossier. Affirmer que l'islam ne contient aucune contradiction est le fait d'une ignorance totale. Répéter que l'islam est uniquement une « Religion de paix, d'amour et de tolérance » est d'une bêtise rare. Et dire que celui qui écrit cela ou qui pointe certains sujets liés à l'islam serait un « islamophobe » est une saloperie et un symptôme d'une malhonnêteté intellectuelle qui dans le cas de notre « chercheur » mérite une sanction. En effet, je le dis brutalement, le CNRS gagnerait à remercier les idéologues qui, comme ce fameux « chercheur », ternissent son image. Je le dis calmement, gentiment et sans aucune animosité personnelle, quoique j'aie le droit puisque je suis aussi un « idiophobe »...Mais ça par contre, je le confirme, ce n'est pas une rumeur.


Le siècle des barbares ! - Le blog de Mohamed Sifaoui


Quand des barbares d'extrême droite utilisent la lutte contre l'islam politique et ses symboles, comme prétexte pour laisser libre court à leurs idées nauséabondes, on va tout droit à la catastrophe. C'est exactement ce qui s'est passé en Allemagne, à Dresde, le 1er juillet dernier, lorsque Marwa Al-Sherbini, une Égyptienne voilée de 32 ans a été poignardée à mort dans l'enceinte du tribunal, en présence de son mari et de son fils de trois ans, lui-même blessé. Enceinte de quatre mois, cette jeune femme, une pharmacienne vivant en Allemagne depuis six ans, a été tuée, par un militant d'extrême droite, qu'elle poursuivait pour insultes racistes. Ce dernier l'avait alors traité de « terroriste » alors qu'elle se promenait dans un jardin public.

Mais ce n'est pas tout, le tueur a eu le temps de lui asséner une vingtaine de coups de couteau en pleine audience. À l'évidence, les témoins n'avaient pas jugé utile d'intervenir. Un policier en service dans une autre salle fut appelé à la rescousse, mais il crut bon de tirer une balle sur la jambe du mari de Marwa Al-Sherbini, venu la secourir. Le représentant de l'ordre public aurait pris ce dernier pour l'agresseur. Énième cliché raciste s'il en est, puisque généralement dans nos belles démocraties, une rixe opposant un « arabe » à un « blanc » doit signifier nécessairement, dans l'esprit de beaucoup, que c'est « l'étranger » qui est systématiquement le délinquant ou le fautif. Blessé, l'époux de la victime est toujours hospitalisé.

Naturellement, cette affaire est vite récupérée par les extrémistes de tous bords. Les islamistes égyptiens crient à la vengeance et stigmatisent les défenseurs de la laïcité. La classe politique allemande est restée, elle, silencieuse pendant quinze jours.

Je pense que si nous laissons ce débat sur la question du voile s'installer entre les fous, les fachos et les intégristes, nous filons tout droit vers l'irréparable. Raison supplémentaire s'il en est pour que les forces de la modération et du progrès se mobilisent afin d'empêcher les extrêmes droites européennes de sévir en instrumentalisant ces valeurs que nous défendons et qu'ils piétinent allègrement tout comme les fanatiques musulmans qu'ils prétendent honnir...Nous sommes entrés visiblement dans le siècle d'une nouvelle barbarie.

Le blog de Mohamed Sifaoui

Hénin-Beaumont : stopper la haine - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

SOS Racisme se félicite de la défaite du Front National à l’occasion des élections municipales d’Hénin-Beaumont. Malgré la tentative de Steeve Briois de jouer le "local de l’étape" et celle de Marine Le Pen de donner une image "lisse" du Front National, les électeurs d’Hénin-Beaumont, malgré une colère et un désappointement légitimes, ont su voir derrière ce tandem l’ombre d’un parti qui reste viscéralement raciste.

Une victoire du Front National à Hénin-Beaumont aurait permis à Marine Le Pen, non pas de servir les habitants, mais de se servir de ce bastion inespéré pour relancer une nouvelle dynamique en faveur de l’extrême-droite en France. Pour les habitants de cette ville, cela aurait signifié sans aucun doute un désastre financier dans la mesure où, rappelons-le, le Front National a laissé bien souvent les villes qu’il gérait exsangues sur le plan financier.

En tant que natif de la région Nord-Pas-de-Calais, il aurait plus particulièrement douloureux pour moi que le FN renaisse dans une région qui a connu la dureté d’une occupation nazie que Monsieur Le Pen ne trouvait pas si terrible que cela. Cela aurait été également douloureux dans la mesure où cette région a été historiquement une terre d’accueil marquée par une fraternité issue de sa culture ouvrière.

Après cette défaite, il faut espérer à Hénin-Beaumont que la liste de gauche relèvera les défis qui se posent à la ville. Mais, après cette défaite, il faut aussi espérer à la région que le Front National cesse ses assauts répétés à son endroit. Le Nord-Pas-de-Calais a suffisamment de problèmes à relever pour ne pas se rajouter celui de la présence de réseaux politiques qui viennent diviser et attiser la haine, là où la solidarité est peut-être plus qu’ailleurs un atout fondamental pour construire l’avenir."

Communiqué avant le deuxième tour :

SOS Racisme appelle l’ensemble des forces de progrès, qui se sont profondément divisées lors du Premier tour des élections municipales d’Hénin-Beaumont, à se rassembler afin de faire échec à la liste du Front National.

Profitant d’une division irresponsable des forces de gauche, le Front National est parvenu à se positionner largement en tête de ce premier tour. Le danger d’une victoire du Front National est réel et l’heure n’est plus aux atermoiements ou aux positionnements tactiques. En effet, une victoire du Front National sonnerait comme une catastrophe pour les habitants d’Hénin-Beaumont, qui auraient à connaître ce que d’autres ont déjà vécu dans des villes gérées par le Front National : une gestion pour le moins chaotique et aux lourdes conséquences financières, une politique culturelle digne de la France de Pétain ainsi qu’un climat délétère peu propice au développement et au rayonnement des villes tombées sous la coupe politique de l’extrême-droite.

Mais, au-delà, l’enjeu des municipales d’Hénin-Beaumont est également national. Une ville qui tomberait à nouveau aux mains de l’extrême-droite constituerait un élément de dynamisme nouveau pour cette partie de l’échiquier politique et viendrait servir les ambitions de Marine Le Pen qui, sous des dehors plus lisses que ceux de son père, n’en est pas moins la prétendante à la direction d’un parti à l’idéologie raciste et réactionnaire, idéologie que Marine Le Pen ne remet en rien en cause.

Hénin-Beaumont : stopper la haine - SOS-Racisme - Touche pas à mon pote !

dimanche 26 juillet 2009

Le Progrès de Lyon - Etienne Tête entend bien faire la guerre aux autocollants « anti-racaille »

Le conseiller municipal Vert, Etienne Tête, vient de s'adresser par courrier à Gérard Collomb, évoquant « un groupe de "jeunes identitaires lyonnais" », Rebeyne, qui a annoncé avoir lancé une campagne d'affichage pour cet été. Ces autocollants reprennent un Guignol et un gourdin, avec l'expression « zone anti-racaille ». J'ai donné des indications aux services compétents et de police afin que tout affichage sauvage soit sanctionné a indiqué M. Tête. Par ailleurs, l'association utilise le blason de la Ville de Lyon sur son site internet, ce qui a conduit Étienne Tête à demander au maire « de prendre les mesures nécessaires afin de protéger l'image de la ville et faire interdire l'utilisation du blason. »

Le Progrès de Lyon -étienne Tête entend bien faire la guerre%0d aux autocollants « anti-racaille »: